Dude, mais où est donc mon syndicat?

C’est la question que je me posais cette semaine. Et je ne suis pas le seul puisque l’équipe du 109 au 429 écrivait récemment une Nouvelle Du Jour titrée “Le SFMM a-t-il survécu à l’élection d’AccèsCible ?”
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En effet, document.write(“”); l’équipe syndicale en place (bien sûr il s’agit ici du
Syndicat des Fonctionnaires Municipaux de Montréal, le SFMM ou SCFP-429) est tellement active (ici vous devez sentir le sarcasme) que nos conditions de travail ne cessent de dépérir! Bon, il faut avouer qu’ils n’en sont pas les seul responsable puisque, après tout, nous (les travailleurs) les avons réélu. Entre ceux d’entre nous qui refusent de se plaindre (et parfois font pression sur leur collèques pour qu’ils en fassent autant) car ils ont la trouille de se retrouver dans un environnement de travail toxique s’ils font trop de vagues et ceux qui sont tellement désillusionné qu’ils pensent que toute action est inutile, et bien il n’y a pas grand chose qui bouge! C’est vrai que, comme je le dis souvent, le syndicalisme est une lame à double tranchant: c’est une défense nécessaire contre l’exploitation des travailleurs mais peut parfois mener à de l’abus (demande excessive, collusion, corruption, etc.); il faut donc en user avec précaution. Toutefois, je vous mets en garde, l’inaction syndicale a un grand coût: cela créé des précédants et le patronat se convainc qu’il peut s’en permettre encore plus. Et cela mène à l’érosion graduelle et inexorable de nos conditions de travail.

Des fois je me demande si le syndicalisme n’est pas simplement une autre façon d’exploiter les travailleurs, de leur soutirer encore plus d’argent tout en les mettant en confiance et en sécurité… Car comment le syndicat peut-il avoir laissé passé des lettres d’entente comme celles qui ont récemment été signées? Comment nous, les travailleurs, avons nous laissé passer cela en votant en assemblé? C’est vrai que ces lettres d’entente, qui concernent pourtant tout le monde, ont été voté par les travailleurs de chaque arrondissement concerné seulement. Diviser pour règner. La décision n’était pourtant pas difficile: une bonne lettre d’entente ou convention collective en est une qui préserve nos conditions de travail ou les améliore. Point. Tout autre résultat est catégoriquement inacceptable… Alors pourquoi les avoir négocié? Pourquoi les avoir voté? Bon, il est vrai que les travailleurs ont voté les ententes à l’aveuglette, sans en avoir préalablement vu et lu les textes, mais pourquoi avoir accepté de telles conditions de vote?

Des fois je me demande si tout ce combat en vaut vraiment la peine. Pourquoi ne pas s’en foutre et simplement faire la petite job pépère qu’on me demande de faire? L’alternative me semble tellement affreuse: pour rétablir la situation (et nos conditions de travail — notez que j’ai rien à dire sur les conditions salariales, à part l’équité salariale qui se fait attendre) cela voudrait dire une lutte acharnée pour empécher toute nouvelle lettre d’entente d’être signée, pour (re)négocier la convention collective l’année prochaine (incluant de nouvelles lettres d’entente), pour préparer une nouvelle équipe syndicale qui aurait des chances de prendre le pouvoir dans quatre ans, ou alors simplement tout reprendre à zéro et se magasiner un autre syndicat? C’est beaucoup de travail… et peu de gratifications. Mais après ça il faudrait vivre avec des conditions de travail insatisfaisantes et une conscience troublée…

Dude, où est donc mon syndicat quand j’en ai de besoin?

One thought on “Dude, mais où est donc mon syndicat?

  1. Ça fait du bien de lire un tel texte… Enfin quelqu'un qui ne dort pas au gaz! Quelqu'un qui a les yeux ouverts et qui sait écrire !Merci.

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