Bonjour Tristesse

Durant le congé des Fêtes j’ai visionné le film Sagan de Diane Kurys, document.write(“”); dont je possédais le dvd depuis un certain temps déjà et que j’étais curieux de voir. Je ne connaissais que peu de choses de Francoise Sagan et je me disais que le film serait sans doute une bonne initiation… Déjà, la pochette nous dit: “Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de “La Sagan”. Un mythe fait de formules brillantes, d’amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l’on qualifie d’anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d’écrire, d’aimer, et de se détruire…”
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Le film est plutôt bien. C’est divertissant et j’ai appris beaucoup de choses sur Sagan. Toutefois, j’ignore dans quelle mesure ce récit est réellement fidèle à la vie du célèbre écrivain. J’ai lu quelques part que des noms et des événements avaient été changé pour des fins de dramatisation, ce qui est inévitable dans toute adaptation cinématographique, même quand il s’agit d’une adapation biographique. Par contre, l’actrice Sylvie Testud est exceptionnelle dans le rôle de Sagan. Même la ressemblance physique est frappante.

Toutefois, je ne peux m’empêcher de penser que, malgré l’importante oeuvre qu’elle a laissé derrière elle, la vie de Sagan est une vie perdue, gaspillée. Elle l’a vécut à fond, un peu à l’image de la Cécile de Bonjour Tristesse, aimant passionément tant hommes que femmes, se perdant dans des dépenses folles, l’alcool et la drogue. Comme beaucoup d’artiste bohème (Piaf par example), elle a finit sa vie pratiquement seule, ruinée et malade. Quelle tristesse…

SAGAN. France, 2008, 117 min.; Dir.: Diane Kurys; Scr.: Diane Kurys, Claire Lemaréchal, Martine Moriconi; Phot.: Michel Abramowicz; Ed.: Sylvie Gadmer; Art Dir.: Maxime Rebière; Set Decor.: Alexandra Lassen; Cost. Des.: Nathalie du Roscoat; Music: Armand Amar; Cast: Sylvie Testud (Francoise Quoirez dite Sagan), Pierre Palmade (Jacques Chazot), Jeanne Balibar (Peggy Roche), Arielle Dombasle (Astrid), Lionel Abelanski (Bernard Frank), Guillaume Gallienne (Jacques Quoirez), Denis Podalydès (Guy Schoeller), Margot Abascal (Florence Malraux), Samuel Labarthe (René Julliard). Rated PG / 14+. Site officiel: sagan-lefilm.com.

Mais je ne me suis pas arrêté là et j’ai décidé de poursuivre l’expérience “Sagan” (car j’aime découvrir les choses d’une façon thématique) avec le visionnement de l’adaptation cinématographique de Bonjour Tristesse, son oeuvre la plus connue. Le film en soi est très bon, comme peuvent l’être la plupart des films de cette époque, mais malheureuse-ment, comme je n’avais pas encore lu le roman au moment du visionnement, je ne pouvais pas le comparer au récit original. Et c’est peut être tant mieux car je préfère toujours juger un film sur ses propres mérites.

Vivant avec un père séducteur, Cécile mène un vie morne malgré qu’elle soit pleine de mondanités et de flirts. Elle serait sans doute heureuse si ce n’était du souvenir douloureux, remplis de tristesse et de remors, d’un été idyllique passé avec son père sur la Côte d’Azur et qui se termina dans le drame. Tout le préambule du film est en noir et blanc mais passe rapidement à la couleur lorsqu’un flashback nous amène dans les souvenirs de Cécile. C’est une très belle histoire, racontée avec brio et une technique visuelle d’une exceptionelle qualité. Au delà d’un bon récit, ce drame psychologique nous offre une intéressante réflection sur la moralité et la maturité. A voir absolument. Malheureusement, il semble que ce film soit assez difficile à trouver: il ne semble plus disponible qu’en usagé et la bibliothèque ne l’a qu’en format VHS. Il est toutefois disponible sur Amazon.com video on demand et le iTunes Store mais ce serait sans doute un titre mûr pour une sortie en format Blu-Ray.

Bonjour Tristesse. USA, 1958, 94 min.; Dir.: Otto Preminger; Scr.: Arthur Laurents (d’après le roman de Francoise Sagan); Phot.: George Perinal; Ed.: Helga Cranston; Art Dir.: Ray Simm; Set Decor.: Roger Furse; Cost. Des.: Hope Bryce, May Walding; Music: Georges Auric; Cast: Deborah Kerr (Anne Larson), David Niven (Raymond), Jean Seberg (Cecile), Mylène Demongeot (Elsa), Goeffrey Horne (Philippe), Juliette Gréco (herself). Rated NR (Suggéré pour 14+).
Extrait du film sur YouTube:

Après avoir vu un film aussi charmant j’étais encore plus curieux d’en lire le récit original. Chanceux que je suis, j’ai trouvé parmi les trésors de mon sous-sol une édition toute jaunie de Bonjour Tristesse (Julliard, 1957; la couverture nous précise que la réimpression a déjà atteint le 700e mille). A cette époque les romans français avaient des couvertures vraiment ennuyantes, par contre j’aime bien l’illustration de couverture de cette édition anglaise (ci-contre) qui représente bien l’esprit du livre. Celui-ci est bien sûr disponible en bibliothèques en de multiple éditions françaises.

La couverture arrière nous dit: “Un homme de quarante ans, charmant, léger, aux aventures faciles et nombreuses, et sa fille de dix-sept ans, Cécile, forment un couple inséparable de camarades. Ils vivent dans la plus grande liberté, une amoralité parfaite, une insouciance totale, jusqu’au jour où, plus dangereuse que toutes les habituelles « passantes », une femme survient… Belle, envoûtante, un peu mystérieuse, Anne, qui fut la meilleure amie de la mère de Cécile, va vouloir enchaîner l’homme volage et préserver la jeune fille d’une dépravation certaine. Devant cette menace, Cécile, avec un machiavélisme à la fois innocent et pervers, provoque la rupture, la catastrophe… Le danger est écarté, mais un nouveau visage hantera désormais l’adolescente : celui de la tristesse. Écrit par une jeune fille de dix-huit ans, ce roman, poétique et ensorcelant, révèle un talent exceptionel.”

L’ouvrage débute ainsi: “Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.” Contraitement au film, le récit original est plutôt linéaire et n’a pas de véritable flashback — quoique la narration se fait au passé. À part cela, il n’y a guère de différences: Cécile a dix-sept ans (et non dix-huit), son jeune amant se nomme plutôt Cyril (au lieu de Philippe) et leur relation est plus poussée (évidemment un film américain des années ’50 ne pouvait pas montrer de sexualité). C’est assez bien écrit (quoique je trouve que le style de Sagan manque un peu de fluidité) et se prête bien à la narration que l’on retrouve dans le film. C’est charmant et c’est court (cent-quatre-vingt-huit pages). La grande popularité de ce roman ne tient pas tant à sa qualité littéraire, qui n’a absolument rien d’exceptionelle, mais plutôt au jeune âge de l’auteur et au sujet qui, pour l’époque, était choquant. Le Vatican avait d’ailleurs condamné l’ouvrage dont les personnages ignoraient complètement la moralité, et, sans le mettre à l’index, tentait d’en dissuader la lecture “comme un poison qui doit être éloigné des lèvres de la jeunesse.” Cela n’en demeure pas moins un ouvrage important de la littérature française.

Sagan © 2009 Équinoxe Films. Tous droits réservés. Bonjour Tristesse © 1954 by René Julliard, Paris.

2 thoughts on “Bonjour Tristesse

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