The month in review (2014-01-28)

January was a very cold and depressing month. Actually, document.write(“”); the most depressing day of the year, called Blue Monday, was on January 20th… I didn’t do much and nothing exciting happened. I kept reading the news nevertheless and here’s a few news worthy of interest after the jump:
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[ Traduire ]

Cesare (5)

“Un soir de tempête, document.write(“”); alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”
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“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

[Note: la citation latine en couverture Reddite quae sunt Caesaris, Caesari, et quae sunt Dei, Deo signifie “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu”]

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Le cinquième volume de Cesare: Il creatore che ha distrutto (????? ?????? / Ch?zare – hakai no s?z?-sha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de K?dansha Morning avant d’être compilé en tank?bon (volume) en juillet 2008. La version française est parue en septembre 2013 chez Ki-oon. Pour plus de détails sur cette série, vous référez à mon commentaire sur le premier volume.

Cesare et Angelo continue leur petite escapade en ville. Ils font la rencontre d’un groupe de jeunes filles, puis Giovanni, Roberto et Draghignazzo leur tombent dessus par hasard. Draghignazzo, sans doute jaloux qu’Angelo ait été nommé directeur du chantier, met en doute ses capacités et même sa version des faits quant à l’incendie. Pour se débarrasser tant des filles que du groupe de la Fiorentina, Cesare propose une balade en barque et se désiste à la dernière minute prétextant un engagement qu’il avait complètement oublié. Car en fait, Cesare a repéré un individu louche qui les suit depuis un bon moment. C’est sans doute l’assassin qui en voudrait à la vie de Cesare. Tel était le plan de Cesare avec cette petite escapade: forcer l’assassin à agir de sorte qu’il puisse le confronter! [ci-contre: page 40]

Cesare réussit à immobiliser son adversaire et entreprend de l’interroger sur la personne qui l’envoi. Toutefois, il n’a pas remarqué que son adversaire cache une arme dans sa manche mais, avant qu’il ne puisse l’utiliser, Miguel intervient et le tue. Cela rend Cesare furieux car à cause de Miguel il n’a pas pu obtenir d’information de l’assassin. Les deux se querelle. Plus tard, Cesare offre à Angelo un nouveau costume pour remplacer les vêtements qu’il avait emprunter pour l’escapade en ville. Cesare propose une nouvelle escapade pour aller rejoindre les filles rencontrées à la foire, mais Angelo insiste que toute nouvelle sortie devrait inclure Miguel. Angelo fait cadeau à Cesare d’une nouvelle boite à secret pour remplacer celle qui avait été détruite dans le combat avec l’assassin. À l’intérieur, elle contient le message Nulla est tam faciles res, quin difficiles siet, quum invitus facias. Semper avarus eget. [Note: le manga traduit “La soif de savoir aide l’homme à avancer. L’avidité ne sait que le faire trébucher” mais il s’agit en fait de deux citations latines: la première, tiré de la pièce Héautontimoroumenos (Le Bourreau de soi-même, Acte IV) de Térence, signifie “Il n’y a rien de si facile en soi, qui ne devienne difficile quand on y oppose sa volonté”; la seconde, tiré des Épîtres d’Horace (Livre I, Épitre II), se traduit “Qui est avare est toujours dans le besoin”], ce qui fait bien rire Cesare.

Les préparatifs pour les réjouissances qui auront lieu la semaine suivante vont bon train. Il s’agit de simulations militaires qui opposera deux “armées”: l’armée du nord, composée des étudiants de Pise, de France, de Lombardie et de Flandre, combattra l’armée du sud, réunissant les étudiants Florentins, Napolitains, Romains, Siciliens, Portugais et Espagnols (royaumes d’Aragon et de Castille). Lors d’une chevauché dans la campagne, Cesare constate qu’Henri s’est remis de ses blessures et que les fameux frères Balue (des alliés de della Rovere) l’on rejoint pour prendre la tête de l’armée du nord. Henri mise sur sa cavalerie lourde (et leur armures intégrales) pour enfoncer l’ennemi et demande à ses alliés de concentrer leur efforts contre les Espagnols. [ci-contre: page 117] Il désire tirer avantage de cette rencontre amicale pour se venger de Cesare. Celui-ci décide d’équiper les cavaliers de son armée d’armures légères afin de gagner en mobilité et rapidité. Les jeunes brodeuses rencontrées à la foire sont présente pour encourager Angelo et Cesare.

Extrait des pages 169, 201 et 207

Bien sûr, la simulation militaire dégénère en véritable mêlée. Après un certain temps, Henri hurle “Cette comédie a assez duré… Massacrez-les tous!” Henri charge Cesare avec sa lance et lui fait perdre son casque. Ayant brisé sa lance, Cesare prends son épée et charge en retour. Visant les jambes du destrier, il désarçonne Henri. Une second cavalier le charge alors qu’il est sans défense mais Miguel intervient en chargeant l’adversaire. Pendant ce temps, Angelo, qui est resté en arrière, se demande quoi faire. Il remarque que le porte-étendard de l’armée du nord est resté sans protection et il le défit donc en duel. Celui-ci, qui n’est nul autre que Pierre Balue, n’est pas très enthousiaste à participer à ces jeux et désire surtout éviter de se blesser. Alors Angelo et lui font semblant de combattre et Angelo remporte l’étendard donnant ainsi la victoire à l’armée du sud! Mais Henri désir toujours régler ses comptes avec Cesare et le défit en combat singulier. La cotte légère de Cesare le désavantage clairement contre la cuirasse lourde d’Henri. Quelqu’un lance donc à Cesare un bouclier. Les deux adversaires s’affrontent violemment pendant un temps puis, à moitié épuisé et à moitié assommé, ils tombent tous deux sans connaissance. Le match est nul!

Extrait des pages 176-177: Cesare charge Henri à l’épée

Ce qui rend ce volume des plus intéressant c’est qu’il contient beaucoup plus de scènes d’action et offre un récit plein de dynamisme: le combat contre l’assassin, la mêlée de la simulation, le combat singulier d’Henri et Cesare, et surtout beaucoup de très belles scènes équestres comme Fuyumi Soryo aime bien les dessiner. Le manga se poursuit donc en conservant toujours la même grande qualité tant dans le récit que dans le dessin. Toutefois, avec toute cette action, l’histoire, elle, progresse peu dans ce volume. C’est tout de même agréable à lire et plein de détails historiques intéressants. J’en recommande donc encore chaudement la lecture.

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 5 (Cinque), par Fuyumi Soryo (supervision: Motoaki Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, septembre 2013. 13 x 18 x 2 cm, 236 pg., 7,90 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-35592-578-8. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

CESARE © 2008 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 Ki-oon.

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Le rouge et le noir

Je renie ce monde où tout est réparti selon le rang de naissance!
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“La France du XIXe siècle est dominée par les aristocrates. Julien Sorel est un fils de charpentier qui a grandi sans savoir ce qu’est l’amour. Fasciné par Napoléon, document.write(“”); son naturel intelligent et sa beauté séduisent les nobles qui lui mettent entre les mains un billet pour le succès. Inspiré d’un fait divers réel de l’époque, ce manga, adaptation d’un chef-d’oeuvre de la littérature française, offre une décomposition de la psychologie amoureuse autant que de la pensée politique.”

Car en vérité, vous avez peur de moi, n’est-ce pas? Cuistres que vous êtes…

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le rouge et le noir (?????????? / Manga de dokuha: Aka to kuro) est le quatorzième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en mars 2008 (le #655 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le second titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu et Le Capital). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

À Verrières au début du XIXe siècle, le jeune Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon. Il aurait bien aimé suivre les pas de celui qui démontra que la naissance et la classe sociale ne déterminait pas son destin. Il rêvait d’une brillante carrière militaire qui lui permettrait de conquérir le coeur d’une noble parisienne. Hélas, depuis la chute de Napoléon, la noblesse avait reprit ses droits et le fils d’un charpentier de village ne pouvait aspirer à un tel poste. La seule alternative pour obtenir une position de pouvoir étant l’Église, il étudiait donc, sous la protection de l’abbé Chélan, afin de devenir prêtre. Mais son père, qui ne voyait pas d’un bon oeil toutes ces études, fit des arrangements pour qu’il devienne le précepteur des enfants du maire.

Il entre donc au service des De Rénal. Il espère que la reconnaissance de son travail et la recommendation d’un gentilhomme lui ouvrira des portes. Élisa, une jeune servante de la famille, tombe amoureuse de lui mais il la refuse car il ne veut pas laisser une passion amoureuse nuire à son ambition. Toutefois, lorsqu’il se rend compte de l’effet qu’il a sur la femme du maire, Louise de Rénal, il décide de séduire celle-ci. Mais lorsque l’un de ses enfants tombe malade, elle est pris de remords et y voit le punition de Dieu pour son péché d’adultère et Julien est renvoyé. [ci-contre: pg 78]

Julien se retrouve donc au séminaire de Besançon, de retour sur la voie de devenir prêtre. En travaillant dur, il acquiert le support du directeur du séminaire, l’abbé Pirard. Mais celui-ci a des ennemis qui, à cause de son association avec l’abbé Pirard, font obstacle à la carrière de Julien. L’abbé Pirard décide donc de quitter ses fonctions et amène Julien avec lui à Paris où il lui trouve un poste de secrétaire chez le Marquis de la Mole.

Un jour, pour échapper à la pluie, il entre dans un café et se fait insulté par un individu que la carte de visite identifie comme le Baron Charles de Beauvoisis. Il le provoque en duel afin de préserver son honneur mais lorsqu’il se présente chez le Baron il découvre que l’individu qui l’a insulté est fait le cocher du Baron. Celui-ci endosse la responsabilité des actes de son domestique et accepte le duel. [ci-contre: pg 114] Les deux duellistes survivent mais devant le courage de Julien, le Baron devient son ami et fait courir la rumeur que Julien est le fils naturel d’un noble. Avec le support tant du Baron de Beauvoisis que du Marquis de la Mole, Julien peut ainsi faire son entrée dans la bonne société!

Lors d’une soirée, Julien croise par hasard Monsieur Valenod, le rival de Monsieur De Rénal, maintenant maire de Verrières. Celui-ci lui demande d’être introduit au Marquis de la Mole mais Julien refuse en invoquant l’excuse qu’il est “un trop petit garçon à l’hôtel de la Mole… pour prendre sur moi de présenter quiconque à Monsieur le Marquis”, ce qui rend Valenod furieux. Julien se découvre des affinités avec Mathilde, la fille du Marquis de la Mole, qui le méprisait en tant que roturier mais qui devient peu à peu intriguée, puis fascinée et enfin amoureuse de Julien. [ci-contre: pg 125] Orgueilleuse, elle joue un peu avec ses sentiments, mais elle succombe définitivement quand Julien tente de la rendre jalouse. Le Marquis est furieux lorsqu’elle tombe enceinte. Alors, pour sauver les apparences, il offre à Julien le titre de Chevalier de la Vernaye, des terres, une rente et un poste de lieutenant des Hussards afin qu’il puisse épouser sa fille. Julien est maintenant heureux car il peut maintenant gravir les échelons de la bonne société.

Toutefois, sa réussite fait des jaloux parmi le clergé et le confesseur de Madame de Rénal la convainc d’écrire une lettre qui dénonce Julien comme un hypocrite qui, pour réussir, “cherche à séduire la noble dame de la maison où il réside…” Fou de rage de voir son rêve détruit, il tire au pistolet sur Madame de Rénal. Elle survit mais il se retrouve en prison. Mathilde fait tout son possible pour utiliser les relations et la fortune de sa famille afin d’obtenir un acquittement au procès en achetant les jurés. Mais cela dégoûte Julien: “Profits, vanité, libertinage… Je ne vois là que des gens assis bien droit dans la hiérarchie sociale et prêt à diriger les honnêtes gens du peuple… Des esprits corrompus et aveuglés par l’argent qui se détournent de la vérité… Plutôt mourir que de demander de l’aide à ces gens-là…” Il avoue donc avoir agit avec préméditation et que son seul crime est celui “d’être issue du peuple… et d’avoir eu l’audace de me mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société!” Louise de Rénal vient le visiter en prison [ci-contre: pg 182] pour lui affirmer encore son amour — l’amour, ce sentiment qui échappe à sa compréhension et qui a déjoué son ambition. Après avoir été guillotiné, Julien est enterré dans une petite grotte de la montagne qui domine Verrières. Avant de refermer le tombeau, en écho à l’amour tragique entre son ancêtre Boniface de la Mole et Marguerite de Navarre, Mathilde serre la tête décapitée de Julien dans ses mains: “Tu es à moi… à jamais.”

Cette adaptation en manga de Le rouge et de noir de Stendhal est une très bonne et agréable lecture. Cela me paraît un condensé (style Readers’ Digest!) assez fidèle au roman. Je n’ai bien sûr pas lu l’original mais je l’ai un peu feuilleté et je peux aussi y comparer l’excellente adaptation cinématographique réalisé par Claude Autant-Lara en 1954 (avec Gérard Philipe et Danielle Darrieux) que j’ai vu maintes fois. Chose amusante, le manga fait sa propre autocritique, en indiquant par des notes lorsqu’il y a des divergences majeures avec l’oeuvre originale. J’ai également remarqué que la scène finale, avec la tête coupée, n’apparaît pas dans le film d’Autant-Lara (c’était sans doute trop fort pour l’époque).

Le style graphique du manga (qui par moment rappelle au peu celui du genre sh?jo) est plutôt bien tout en étant assez inégal: les traits sont généralement simple et naif, quoique les visages des personnages (surtout féminins) sont beaux et expressifs, et les arrières-plans sont souvent bien travaillés. Les artistes ont mis juste assez d’effort pour que le dessin soit agréable mais sans plus.

Si le roman lui-même reste muet sur le sens du titre, le manga met beaucoup d’emphase à l’expliquer en suivant la thèse la plus commune (et évidente) chez les érudits: le rouge représente la carrière militaire à laquelle Julien rêvait (le rouge de l’uniforme) et le noir représente la carrière ecclésiastique à laquelle il s’était résolu (le noir de la soutane). Stendhal se serait inspiré d’un fait divers de l’époque (1827), où un séminariste nommé Antoine Berthet aurait à deux reprises séduit une femme d’une maison où il était précepteur (dans le premier cas, la maîtresse de la maison Michoud, et la fille de la famille Cordon dans le second) et tiré au pistolet sur la première avant d’être arrêté et exécuté. Le roman de Stendhal (Henri Beyle de son vrai nom) est d’abord un roman historique puisqu’il y présente la société française telle quelle était entre le Premier Empire et la Deuxième République (façonnée par les événements tant de la Restauration, que du bref retour de Napoléon, puis de la Seconde Restauration, et enfin de la révolution de 1830 ainsi que la Monarchie de Juillet). C’est également une roman psychologique où il expose et étudie les motivations, l’ambition et les amours des personnages.

Je crois que le manga exprime assez bien l’essence de tout cela. C’est non seulement une lecture agréable mais il nous fait également découvrir tant l’oeuvre de Stendhal qu’une époque intrigante de la complexe histoire française. À lire certainement.

Le rouge et le noir, écrit par Stendhal, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-346-9. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Le rouge et le noir by Stendhal © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Showa: a History of Japan (1926-1939)

A Fascinating period in Japanese history explored by a master of manga.
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Showa: a History of Japan, document.write(“”); 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”

“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa 1926-1939 is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website and from the back cover ]


As I already wrote in my comment on his illustrated biography of Hitler (in french), Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?

With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.

This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius). His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.

Showa: A history of Japan (??????? / Komikku Showa-Shi / lit. “A Comics History of the Showa Era”) was first published in eight volumes (tank?bon), between november 1988 and december 1989, by Kodansha without being serialized in a magazine beforehand as it is generally the case for a manga series. It won the 13th Kodansha Manga Award in 1989 and was reissued in a smaller format (bunkobon) in 1994. The English edition by Drawn & Quarterly will be compiled into four huge volumes (the first volume was released in november 2013 and the second one is due in may 2014). There’s a five-page (pg 348-352) preview available on their website. [opposite: pg 194]

It is always rather difficult to comment on such historical manga, because there is so much material to talk about, so many dates, so many events and historical characters, that it’s a little overwhelming. Fortunately, the superb foreword by Frederik L Schodt says it all about this huge volume and helps us put everything into perspective:

“The long Showa era was arguably the most tumultuous, violent, and tragic of them all, with only brief moments of optimism. (…) It might at first seem odd that a manga artist would create what, I believe, is one of the best histories–of any sort–on Japan’s Showa period.” [foreword, p. 9]

“[Mizuki] is not afraid to tell how an entire nation became first delirious with war fever, and afterward disillusioned with not only war, but nationalism itself.” [p. 10]

“In this first volume of Mizuki’s Showa series, we are given a rare Japanese view of the train of events that led up to the war, and shown what it meant for ordinary citizens–and especially for Shigeru Mizuki–to be dragged deeper and deeper into a world of no escape” [p. 11]

This manga tells us the story of the Showa era, which corresponds to the reign of Emperor Hirohito (1926-1989). This first volume explains the circumstances that brought Japanese expansionism, creating an asian colonial empire (mostly in Manchuria and Korea), and the events (particularly the Mukden incident on september 18th 1931) that led the military (without the consent of the government or the emperor) toward the Second Sino-Japanese war (on july 7th 1937) and later into World War II. I was told that the war was very hard on the Japanese people (and the story told in the first volume of Barefoot Gen by Keiji Nakazawa is an excellent example of what they had to endure). However, I realized while reading this manga that the entire era was one of hardship: from the aftermath of the Great Kanto Earthquake to the financial crisis, from the Great Depression to a virtual military dictatorship, from war to defeat and occupation. The making of the pacific war was much more complex that I had previously thought. [Opposite: pg 234]

Mizuki is telling us two different stories with his manga: first, the History (with a capital “H”) of the Showa era that he presents to us in “a quasi-acedemic approach” and, second, his own childhood memories of that era, which is presented in a more casual and comical way as he portrays himself as a looser. In order to emphasize the difference between the two stories, he uses two different–and even opposite–styles: the historical story is told with rather realistic drawings which use “iconic photographs (…) hand-traced or rendered in super-high contrast” while his personal story is told with his usual “loose and cartoony” style (he even sometimes uses Rat-man, a character from his yokai stories, as narrator) [all quotes are from Schodt, foreword, p. 10]. All in all, he uses for this manga a very simple layout that is made of quite large drawings and very little panels per page (sometimes even only two and rarely more than eight). [Opposite: pg 278]

The manga concludes with an interesting afterword by Hideki Ozaki, followed by explicatives notes and relevant facts that help a lot to better understand the context of the historical events and the actors that participate in them. It is quite an interesting subject, but unfortunately the complexity of the narrative (as I said, many dates, many people) is made even more confusing for readers who are unfamiliar with Japanese history by the fact that Mizuki doesn’t tell his story in a strictly chronological manner but often comes back in time to tell about more events or give more details on previously presented events. [Opposite: pg 412]

However, as an historian, I am compelled to find highly fascinating such a manga which succeeds to summarize an important–but often embarrassingly neglected or distorted–era of Japanese history with simple terms and illustrations. It’s an heavy book (literally!) which is not always easy to read (particularly for us gaijin) but it is a very good (if not always entertaining) story and an excellent way to learn about Japanese history and better understand the culture. So, if you have any interest in classic manga or in Japanese history & culture, I recommend reading this manga.

Showa: a History of Japan, 1926-1939, by Shigeru Mizuki (translation: Zack Davisson). Montreal, Drawn & Quarterly, november 2013. 6.45 x 8.765 x 1.75 in., b&w, paperback, 534 pg., $24.95 US/Can. ISBN: 978-1-77046-135-2. Recommended for young adults (14+).

For more information you can check the following websites:

Showa: a History of Japan © 2013 Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. Translation © 2013 Zack Davisson. Forward © 2013 Frederik L. Schodt. Afterword © 2013 Hideki Ozaki. Relevant facts © 2013 Shigeru Mizuki. English edition © 2013 Drawn & Quarterly. All rights reserved.

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Rappel: nous avons toujours deux chats à vendre (voir la nouvelle affiche et faire circuler)
Reminder: we still have two cats to sell (check the new poster and pass around please)

Cesare (4)

“Angelo, document.write(“”); qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”
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“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le quatrième volume de Cesare: Il creatore che ha distrutto (????? ?????? / Ch?zare – hakai no s?z?-sha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de K?dansha Morning avant d’être compilé en tank?bon (volume) en novembre 2007. La version française est parue en juillet 2013 chez Ki-oon. Pour plus de détails sur cette série, vous référez à mon commentaire sur le premier volume. [ci-contre: page 14]

Finalement, après avoir figuré sur les couvertures des volumes 1 et 3, la jeune soeur de Cesare fait sont apparition dans le manga! Ce volume débute avec Lucrezia Borgia, alors âgée de onze ans, qui confie à Gulia Farnèse (la maîtresse de son père Rodrigo Borgia) qu’elle s’ennuie de son frère qui étudie à Pise et se demande “Pourquoi une soeur ne peut-elle épouser son frère ?” Après avoir envoyé Lucrezia se reposer, Adriana de Mila (préceptrice des enfants, cousine de Rodrigo et mère de Orso Orsini–l’époux de Gulia) se plaint de l’obsession de Lucrezia envers son frère alors qu’elle devrait plutôt penser à son prochain marriage avec Don Cherubino de la famille Valencienne de Centelles. Elle reproche également à Rodrigo sa relation avec Gulia. Lucrezia songe à sa première visite au palais des Borgia à Rome où elle revit son frère pour la première fois depuis cinq ans. Puis elle se remémore les derniers moment qu’elle a passé avec lui avant qu’il parte pour l’université…

Afin de forcer un rapprochement entre les Medicis et Raffaele Riario, Cesare invite Giovanni à dîner à l’archevêché. Comme Giovanni est réticent à manger dans la demeure de l’assassin d’un membre de sa famille, Cesare invite toute la Fiorentina et, avec l’aide d’Angelo, finit par le convaincre. Un soir de tempête, Angelo se rend sur le chantier de la manufacture afin de s’assurer que tout est en ordre et surprend quatre personnages en soutane en train d’y mettre le feu! Cesare enquête auprès de Machiavel pour savoir si les Dominicains seraient bien derrière cet acte de sabotage, puis, le soir du dîner à l’archevêché, demande à Angelo de lui raconter en détails ce qu’il a vu. Il en conclut que malgré le déguisement des soutanes, ce ne sont pas les Dominicains les coupables. Mais sinon qui aurait intérêt à saboter la manufacture?

Extrait: pages 106-107

Cesare aimerait bien inspecter l’état des travaux de la manufacture mais sa présence serait un peu incongrue. Il décide donc de se déguiser en Florentin et de s’y rendre avec Angelo comme guide. Mais auparavant ils font un détour par le festival qui commémore le départ des croisés qui se fit jadis dans le port de Pise. Cela nous offre une scène comique où les rôles d’Angelo et de Cesare sont renversés: cette fois c’est Cesare qui est innocent et commet bévue sur bévues, alors que Angelo devient son guide pour lui apprendre les moeurs des gens du peuple. Toutefois, prendre un bain de foule sans la présence de sa garde rapprochée représente pour Cesare un risque important…

Après avoir sembler vouloir réhabiliter le caractère de Cesare, le manga, avec ce volume, nous montre un aspect plus sombre de Cesare: d’une part la mise en garde de Miguel met en évidence la caractère manipulateur de Cesare et l’obsession de Lucrezia pour son frère laisse présager les accusations (peu crédibles) qu’ils auraient eut des relations incestueuses.

Des plus intéressants de par son contenu historique, très bien écrit et superbement illustré, je dirais — si cela était possible — que ce manga est encore meilleur que les volumes précédents. L’intrigue se ressert et les illustrations me semblent encore plus belles. Fuyumi Soryo était déjà, avant Cesare, une mangaka d’expérience (Mars, ES: Eternal Sabbath), mais il semble qu’elle trouve le moyen d’améliorer encore sa technique: les expressions faciales des personnages me semblent un peu plus variées qu’avant et les arrières-plans architecturaux sont plus détaillés et riches. Magnifique! Je ne peux pas recommander ce manga plus chaudement!

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 4 (Quattro), par Fuyumi Soryo (supervision: Motoaki Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, juillet 2013. 13 x 18 x 2 cm, 236 pg., 7,90 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-35592-554-2. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

CESARE © 2007 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 Ki-oon.

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L’image du mer-fleurie

Ranunculaceae: Ranunculus acris
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Bouton d’or / Buttercup
Jardin botanique (2013/06/18)
https://www.flickr.com/photos/clodjee/11693197594/player/d1fe9860f9
Plusieurs l’ignore sans doute mais cette fleure est poison
Many might ignore this but this flower is poisonous