Manifeste du parti communiste

“Redécouvrez les grandes idées de Karl Marx et de Friedrich Engels et de leur Manifeste du parti Communiste, document.write(“”); par le biais de cette fiction prenant place dans l’Europe de la révolution industrielle. Revivez les aventures de Bill, de Frank et de Simon, qui vont oser se lever et remettre en question un système capitaliste injuste et opposant les bourgeois aux prolétaires”.
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[ Texte du
site de l’éditeur ]

Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes !

“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de lutte de classes, expliquaient Karl Marx et Friedrich Engels. (…) Accessible à tous et très didactique, cette adaptation en manga de classique est une magistrale leçon d’histoire sociale.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Le manifeste du Parti Communiste (??????: ????? (???????????) / Manga de dokuha: Ky?san T?sengen / “Lire en manga: Manifest der Kommunistischen Partei”) est le quarante-troisième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2009 (le #967 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le sixième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mars 2012 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables et Guerre et Paix). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans l’ensemble cette adaptation en manga respecte assez bien les idées de bases et la structure du Manifeste du Parti Communiste, mais au lieu de l’exposer d’une façon magistrale elle l’illustre à l’aide d’une histoire qui met en scène trois ouvriers d’une usine quelque part en Europe. Le texte du Manifeste est largement cité tout au long du récit.

Dans la première partie, “Bourgeois et Prolétaires” (pg. 5), Bill, Frank et Simon réalisent qu’ils sont outrageusement exploité par les bourgeois propriétaires de l’usine où ils travaillent et cela dans le seul but de s’enrichir alors qu’eux gagnent à peine de quoi survivre et que leur travail éreintant ruine leur santé et ne leur laisse que peu de temps avec leur famille. [ci-contre: pg 94] Inévitablement, face à ce traitement, les ouvriers se soulèvent. Ils découvrent que l’un des gestionnaires de l’usine, Normann, est en fait un agitateur en mission secrète pour établir un syndicat dans ce district, dans le but ultime de créer un parti. L’idée est d’éventuellement fonder un lieu (une ville, puis un pays) “qui hébergera un socialisme critico-utopique (…) [où] il n’y aura pas de classes et toute la production sera répartie équitablement…” L’idée exprimée dans cette partie du Manifeste est que “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. (…) La société bourgeoise moderne (…) n’a fait que de substituer aux anciennes de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression (…). [N]otre époque (…) a simplifié l’opposition des classes. La société toute entière se divise de plus en plus (…) en deux grandes classes (…) : la bourgeoisie et le prolétariat.”

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Prolétaires et Communistes” (pg. 100), nos ouvriers sont allé travaillé à Utopie, la ville du socialisme. Ils y trouvent “Un bon environnement de travail… Des horaires de travail raisonnables… Une cantine et des boutiques réservés aux employés… Des infrastructure scolaires… un logement pour tous..” Tout semble bien dans le meilleurs des mondes. Vraiment? Dans une société où tous reçoivent un salaire identique, tous doivent travailler équitablement. Les contrevenants, les fainéants, seront sévèrement punis! Mais l’homme derrière tout cela, Bruno, a des motivations cachées. Il a mis en marche cette révolution non pas pour abolir la domination du prolétariat et établir une société plus juste et équitable, mais dans le but de reconstruire une société féodale! Lorsque la vérité est découverte, Normann élimine Bruno, mais trop tard car l’armée envahit Utopie et tout est perdu. Dès la page 110, le récit introduit Marx et Engels comme narrateurs et commentateurs. Le message exprimé ici est que la seule façon de mettre fin à la lutte des classes et à l’oppression du prolétariat est d’abolir la propriété privée, de centraliser le capital et tous les instruments de production entre les mains de l’état et d’organiser par la révolution le prolétariat en classe dominante : c’est-à-dire le communisme.

Cette partie du manga inclut également (pg 132-133) la troisième partie du Manifeste : “Littérature socialiste et communiste.” En réponse aux révolutions citoyennes, les aristocrates et bourgeois ont développé des modes de pensées socialistes afin d’apaiser le prolétariat tout en continuant de l’opprimer: le socialisme réactionnaire (féodal, petit-bourgeois, allemand), conservateur ou bourgeois. Les tout premiers systèmes socialistes et communistes (les écrits critico-utopiques de Saint-Simon, Fourier, Owen, etc.) finissent tous malheureusement par un échec, en retombant dans la catégorie des socialistes réactionnaire. Il y a toutefois eut quelques succès, comme la Commune de Paris en 1871. Mais le véritable communisme est inévitable. Car “le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.”

Dans la troisième partie du manga (pg. 179; mais la quatrième du Manifeste), Marx et Engels expliquent “La position du communisme [à l’égard des différents partis d’opposition].” Ils ont déjà établit dans la préface qu’étant donné que le spectre du communisme hante l’Europe et qu’il est maintenant reconnu comme une puissance, il est grand temps qu’ils exposent, par ce manifeste, leurs conceptions et leurs objectifs. Ainsi, “les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant” (que ce soit les chartistes anglais, les réformateurs agraires en Amérique, le partie démocrate-socialiste français, les mouvements en Suisse et en Pologne avec le soulèvement de Cracovie) et cela même s’ils ne sont pas foncièrement “ouvriers”. Ils concluent :

“Les communistes enfin travaillent partout à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes dédaignent de dissimuler leurs conceptions et leurs desseins. Ils expliquent ouvertement que leurs objectifs ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout ordre social passé. Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Comparaison des pages 14-15 de l’édition originale et française

L’histoire et le traitement du Manifeste du Parti Communiste est assez similaire à l’adaptation manga du Capital. C’est bien une fois mais à la longue cela devient un peu ennuyeux. Cette adaptation est toutefois intéressante en soi. Le récit est assez bon mais je ne crois pas que l’on puisse rendre adéquatement un ouvrage théorique comme le Manifeste dans un manga. Chose surprenante, malgré tout, l’essentiel est là (je n’ai bien sûr pas lu le Manifeste en détails mais je l’ai cependant feuilleté suffisamment en bibliothèque et en ligne pour établir cette opinion).

La grosse faiblesse du manga est son dessin dont la qualité varie entre médiocre et moyen. Encore une fois, les dessinateurs réussissent quand même, malgré tout, à illustrer le récit efficacement. Toutefois, si le fait que tout les ouvrages de la collection “Classiques” de Soleil Manga sont présenté dans le sens de lecture occidental ne m’avait pas déranger jusqu’à maintenant, je suis ici horrifié de constater qu’on a omit de réajuster certaines cases après avoir “flippé“ la page, avec pour résultat une carte du monde à l’envers (voir page 14, ci-haut) ! Ce n’est déjà pas un chef d’oeuvre d’adaptation alors on aurait pu au moins éviter d’empirer la situation ici en faisant un petit effort!

En conclusion, c’est tout de même une introduction intéressante au Manifeste du Parti Communiste. C’est un ouvrage qui exprime l’idéologie d’une autre époque (quoique certains le trouvent toujours pertinent) mais dont la connaissance demeure encore plutôt utile de nos jours, du moins pour ceux qui ont a coeur la compréhension de leur histoire et de la géo-politique actuelle. Sinon c’est à lire pour les curieux.

Le manifeste du Parti Communiste, écrit par Karl Marx & Friedrich Engels, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mars 2012. 12,8 x 18,2 x 1,75 cm, 224 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-877-8. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Manifest der Kommunistischen Partei by Karl Heinrich Marx and Friedrich Engels © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2012 MC Productions.

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365 expressions latines expliquées

“Certaines expressions latines et mots directement transcrits du latin sont d’un usage si courant qu’on en a presque oublié leur origine : a priori, document.write(“”); post-scriptum, nota bene, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, intra muros, modus vivendi, quota, et caetera ! D’autres expressions sont moins limpides. Parmi les plus simples à comprendre, certaines formules bien connues : Veni, vidi, vici…, Errare humanum est… dont il est intéressant d’apprendre l’origine si on veut les employer à bon escient. Ce livre se présente comme une session de rattrapage, parfois très amusante, pour tous ceux qui n’ont pas « fait latin ».” [ Texte du site de l’éditeur ]
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A priori, post-scriptum, nota bene, intra muros, modus vivendi, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, referendum, quota, audit, consensus, lapsus, et caetera ! Les expressions et mots latins entrés dans notre langage quotidien ne manquent pas. Et tout le monde les comprend. Les choses se compliquent pour les non latinistes avec certaines formules pourtant courantes : in cauda venerum, fluctuat nec mergitur, ite misa est, prorata temporisa… Chez le juriste ou le médecin, les termes venus de Rome peuvent en déconcerter plus d’un : ab intestat (qui a plus à voir avec un testament qu’avec l’intestin !), in paribus (« dans les parties », mais au sens de « régions occupées par des infidèles »). Que de contresens possibles ! (…)” [ Texte de la
couverture arrière ]

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Avant même de faire du latin à l’université, j’ai toujours été très intéressé aux locutions (ou expressions) latines que l’on trouvaient dans les fameuses « pages roses » du Petit Larousse Illustré, insérées entre les noms communs et les noms propres. Il parait qu’elles ne se trouvent plus dans les éditions récentes du Petit Larousse… Dommage. C’est sans doute pour combler cette lacune que les Éditions du Chêne ont publié ce petit ouvrage, qui offre, nous dit-on, une liste plus complete et plus actuelle que celle des dites « pages roses ».

Il est inévitable, en effet, de rencontrer des expressions latines dans la langue française, que ce soit dans notre parlé quotidien ou dans des usages plus techniques ou scientifiques. Que ce soit pour faire preuve d’un peu plus de culture, pour approfondir notre lecture d’Astérix ou simplement pour permettre aux non-latinistes de s’y retrouver, ce petit guide est d’une utilisation pratique et agréable.

L’ouvrage est agrémenté de nombreuses petites illustrations, souvent anciennes, tirées des archives d’Hachette. Ces illustrations n’ont généralement aucun rapport avec le texte, mais elles y mettent un peu de graphisme et de couleurs. Le gros avantage de cet ouvrage (comparé par exemple aux « pages roses ») c’est qu’il n’offre pas seulement la traduction française des expressions latines mais aussi explique leurs origines et leurs usages, ce qui est fort intéressant. Toutefois, le seul caveat [cette expression n’est d’ailleurs pas dans l’ouvrage puisqu’elle est surtout utilisée en anglais] est que les expressions ne sont pas présentées dans un ordre alphabétique. En fait, il semble n’y avoir aucune logique dans l’ordre utilisé, mais heureusement il y a un index alphabétique à la fin de l’ouvrage. Ce n’est pas une liste exhaustive des expressions existantes mais avec trois-cent-soixante-cinq d’entre elles (une pour chaque jour de l’année) on fait assez bien le tour (en 360° ?) du sujet…


Voici une sélection de vingt expressions latines notables:

1. Fugit irreparabile tempus (Le temps fuit irréparablement)
7. Sapere aude (Ose savoir, aie le courage de savoir)
16. Ira furor brevis est (La colère est une courte folie)
34. Timeo hominem unius libre (Je redoute l’homme d’un seul livre)
43. Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)
70. Oderint, dum metuant (Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent)
74. Mens sana in corpore sano (Une sprit sain dans un corps sain)
91. Sustine et abstine (Supporte et abstiens-toi)
94. Sed quis custodiet ipsos custodes (Mais qui surveillera les surveillants eux-mêmes?)
152. Verba volant, scripts manant (Les paroles s’envolent, [amis] les écrits restent)
194. Post coitum omne animal triste (Tout animal est triste après l’amour)
197. Nulla dies sine linea (Pas un jour sans une ligne)
219. Stultorum infinitus est numerus (Le nombre des sots est infini)
240. Credo quia absurdum (Je crois parce que c’est absurde)
249. Modus omnibus rebus (De la mesure en toute chose)
250. Aequo animo (D’une âme égale)
292. In medio stat virtus (La vertu se tient au milieu)
297. Dum spiro, spero (Tant que je respire, j’espère)
350. Carpe diem (Cueille le jour)
359. Sol omnibus lucet (Le soleil brille pour tout le monde)

Vous trouverez sur internet une liste de locutions latines plus complète ainsi qu’un extrait d’une dizaine de pages de cet ouvrage.

Je recommande donc ce livre pratique et amusant qui figure bien sur toute table à café, table de chevet ou simplement dans votre bibliothèque de références. Ce n’est pas le genre d’ouvrage que l’on lit d’un trait, du début à la fin, mais que l’on savoure par petite portion, de temps en temps, et à répétition.

365 expressions latines expliquées, écrit par Paul Desalmand & Yves Stalloni. Paris, Éditions du Chêne (Hachette Livre, Coll. Littérature), septembre 2013. 13.5 x 18.5 x 3.0 cm, 288 pg., 15,90 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-81230-829-1.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

365 expressions latines expliquées © 2013, Éditions du Chêne • Hachette Livre.

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