Réflexions avant un autre petit saut de puce

Ces derniers temps je n’ai guère écrit sur ce blogue, document.write(“”); me contentant de la solution facile des photos de chats et de fleurs. J’ai totalement échoué dans ma résolution de l’année (mais où est-elle donc passée cette année qui pourtant s’achève bientôt?). J’ai encore écouté trop de télé, pas assez lu et pas assez écrit de commentaires de lecture. My bad.
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Il faut dire que mon dernier saut de puce pour rapprocher mon travail de la maison a été un peu malheureux. J’avais le souvenir d’une belle bibliothèque super organisée mais, hélas, c’était devenu une vrai maison de fou par la faute de trop de changements de direction et de “coupures” subtiles. C’est le problème des petites bibliothèques quand on s’imagine que la culture doit être un service rentable. Trop peu de personnel et de trop grandes attentes (des stats, des stats, plus d’activités et que ça saute!). Je me sentais toujours à la course, hors d’haleine psychologiquement. Et c’était devenu pire ces derniers temps. J’étais physiquement et moralement épuisé. A bout, je n’en pouvais plus. Imaginant toutes les possibilités pour me sortir de là: de la mutation en fonction supérieure (agent de bureau, chargé de rédaction et de diffusion, préposé à l’information policière, etc.) à aide-bibliothécaire dans un arrondissement plus proche, et même une année sabbatique. Plus d’une cinquantaine d’emplois postulés dans les dernières années sans le moindre succès. Ces dernier temps, le stress était si fort que j’avais de crampes dans les épaules et dans le cou. J’avais aussi parfois un sommeil troublé et peu réparateur. Tout ça me laissait trop peu d’énergie pour vraiment être productif.

Faute de pouvoir me perdre dans la lecture, j’échappais à l’implosion en rêvant que je gagnais à la loterie et prenais une retraite anticipée, ou que je dénichais l’emploi de rêve. Dans mon cas, ce serait de m’occuper d’un blogue de lecture pour les bibliothèques de la ville, où les bibliothécaires et les usagés commenteraient et discuteraient de leur lectures, épicé de bibliographies thématiques et de toutes sortes d’information dont le but serait de promouvoir l’imposant catalogue du réseau des bibliothèques et ses outils de recherche. Malheureusement, il existe déjà une sorte de bloque pour les bibliothèques de la ville mais il laisse beaucoup à désirer. De toute façon, ce genre de projet n’est jamais confié à des sbires de bas étages comme moi (même si j’ai plus de scolarité et d’expérience de gestion que la plupart des bibliothécaires). Mais on peut toujours rêver. Je me contente donc de faire mon propre blogue de lecture (aussi peu populaire soit-il).

Étrangement, quand je touche le fond du baril je fini toujours par m’en sortir. Il faut croire que quelqu’un veille sur moi (not really) ou que ma balance de karma était due. Cette semaine, on m’a appelé pour une mutation dans une bibliothèque situé dans le même arrondissement où j’habite. je vais commencer en janvier. Yatta! Bull’s eye!

Un autre saut de puce donc. Ce genre de changement est toujours un peu angoissant mais le changement est vraiment bienvenu. Ça ma l’air d’une bonne place pour être heureux tout en faisant partager mon amour de la lecture et des livres — non: de la connaissance, du savoir! Je ferais bien quelques années là avant d’envisager le prochain saut de puce. De toute façon il ne reste plus que treize ans et demi à faire (sept-cent-trois semaines — ou moins, si les libéraux tiennent leur promesse) avant une retraite bien méritée où je pourrais écrire à volonté et lancer de nouveaux projets d’éditions…

Avec ce renouveau d’optimisme et la réalisation que la vie est bien trop courte (le décès de mon père n’y étant pas étranger), je tente un dernier effort pour ne pas faire de ma résolution annuelle une perte totale. On va donc essayer d’écrire un peu plus. So many books and so little time!

Ça tombe bien parce que ces dernières semaines j’ai travaillé sur un petit essai traitant des genres littéraires (à raison de quelques heures par jour, surtout le week-end). J’espérais finir en fin de semaine mais il m’a fallut donner un peu de temps aux derniers préparatifs de l’hiver sur la maison. En prenant ma marche de santé cette après-midi, je me suis décidé à le scinder en deux. En voici donc la première partie. La seconde suivra bientôt si tout va bien.

Wish me luck!

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Genres et littératures

(0) Introduction

Je trouve qu’il y a souvent de la confusion concernant la définition des différents genres littéraires que ce soit parmi les simples lecteurs ou même parfois parmi les libraires et bibliothécaires. C’est particulièrement évident quand on regarde les notices bibliographiques du catalogue des bibliothèques de Montréal (qui sont souvent créées à partir de données fournies par la firme SDM). C’est une lacune déplorable sur un sujet qui est pourtant enseigné au CEGEP. Cela peut sembler trivial — après tout un bon livre demeure un bon livre qu’il soit de la SF ou un roman historique — mais j’ai toujours trouvé que la compréhension des choses commençait avec l’utilisation de la bonne terminologie et une définition claire, précise et exacte. Je vous offre donc ici un petit guide sur les genres littéraires qui ne se veut pas exhaustif mais qui vise simplement à introduire les principaux genres.

Pendant longtemps, les puristes ont considérés que la véritable littérature se limitait aux grands classiques romanesque, de la poésie et du théâtre (classiques anciens — avec des auteurs tel que Aristophane, Aristote, Cicéron, Euripide, Hérodote, Homère, Horace, Ovide, Platon, Socrate, Sophocle, Thucydide, Tite-Live, Virgile, Xénophon, etc. — ou classiques modernes — avec des auteurs tel que Austen, Balzac, Baudelaire, Brontë, Dickens, Dostoïevski, Dumas, Flaubert, Hemingway, Victor Hugo, Joyce, Molière, Montaigne, Maupassant, Proust, Shakespeare, Stendhal, Tolstoï, Voltaire, Zola, etc.), et qu’elle excluait tout autres genres de récits. Puis on a tranquillement accepté que la littérature populaire était une littérature à part, une para-littérature, avant de finalement admettre que les littératures de l’imaginaire et autres genres de récits populaires étaient indubitablement de la vrai littérature et pouvaient être étudiées comme telle. Évidemment, plusieurs des “classiques” cités plus haut sont considéré maintenant comme de la littérature de genre. Et cela n’empêche pas que je rencontre encore souvent aujourd’hui des collègues qui me disent que ce que publient des éditeurs comme Alire, un des rares éditeurs spécialisés en littérature de genres au Québec, ce n’est pas de la “vrai” littérature.

Je vais commencer par diviser les littératures en deux groupes: les littératures rationnelles, qui sont ancrés dans le réel, et les littératures de l’imaginaire, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Pour chacun de ces groupes, je vais vous présenter les principaux genres, les définir, en expliquer les sous-genres majeures et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

Poursuivre la lecture avec: (1) Les Littératures rationnelles

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