La couleur du Jazz

La semaine dernière j’ai visité l’exposition “La couleur du Jazz” au Musée des Beaux Arts de Montréal. Cette exposition nous propose de vivre la modernité des années 1920 à Montréal avec le groupe de Beaver Hall. Il s’agit de la première grande étude sur ce “regroupement éphémère d’une vingtaine d’artistes dont la production a donné, document.write(“”); comme le soulignait la critique de l’époque, « une nouvelle impulsion » à la vie artistique montréalaise, québécoise et canadienne”.
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Le
Groupe de Beaver Hall est en quelque sort le pendant montréalais au Groupe des Sept qui était basé à Toronto. Et plutôt que de se limiter à “proposer une image identitaire du Canada à travers la représentation de la nature sauvage du Nord” comme le faisait le Groupe des Sept, le Groupe de Beaver Hall exprime la modernité de l’époque à travers des portraits et les paysages humanisés de la ville et de la campagne. Le groupe a eut une existence très courte (1920-1923) mais ses membres ont continué par la suite leur travail individuellement et contribué à la formation du Groupe des peintres canadiens en 1933. L’exposition couvre toute cette période.

Ce qui est remarquable dans ce groupe ce n’est pas tant qu’il “constitue l’une des manifestations les plus originales de la modernité picturale au Canada“ mais bien la parité hommes-femmes au sein des membres du groupe qui dénote encore une fois la grande modernité de ce courant artistique. Pour plus de détails sur le contexte historique et les thématiques de l’exposition vous pouvez consulter le site internet que le musée y consacre.

J’ai bien aimé l’exposition. Il y a de très belle pièces et c’est rafraichissant de voir que des artistes montréalais ont pu avoir un tel impact (et d’en apprendre plus sur eux). Les portraits sont fascinants (certains détails, comme les mains, sont parfois très réaliste). On retrouve beaucoup de paysages hivernaux (après tout c’est le Canada). Les paysages urbains (dont le style varie beaucoup d’un artiste à l’autre, allant du réalisme détaillé et précis au quasi impressionnisme) nous font presque voyager dans le temps (Archambault sur la rue Sainte-Catherine, l’Église Saint-Jacques [qui a passé au feu et a été “cannibalisé” par l’UQAM] sur Saint-Denis, etc.).

J’ai toutefois trouvé l’exposition un peu courte et j’aurais bien aimé y voir une peu plus de média (photos des artistes, petits documentaires videos, etc. — il existe d’ailleurs un film de l’ONF sur trois des membres féminins du groupe). J’ai aussi trouvé que le titre de l’exposition ne se retrouvait pas vraiment dans la sujet. Oui, le jazz représente bien la modernité de l’époque et on a reproché aux membres du groupe de faire des oeuvres trop colorées qui furent à l’époque comparées aux notes dissonantes du jazz. Mais l’analogie s’arrête là. Une petite musique de fond jazzée aurait aussi sans doute contribué à donner plus de couleur à l’atmosphère de l’exposition.

En souvenir de cette exposition, je vous offre sur Vimeo (et ci-bas) un petit diaporama des oeuvres qui m’ont le plus marqué. J’ai aussi créé un album sur Flickr (avec le détail de chacune des pièces).


Vous trouverez également sur Youtube quelques courts videos sur l’exposition.

Si ça vous intéresse, dépêchez-vous car l’exposition prends fin le 31 janvier!

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