Cesare (10)

“Tout Pise est en effervescence : Giovanni de Médicis s’apprête à passer son grand oral, document.write(“”); ultime étape qui le sépare de la fin de ses études et surtout de son accession au rang de cardinal…”
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“Mais sa réussite n’aura pas seulement des conséquences politiques. À la suggestion de Cesare, Angelo se prépare à partir pour Florence, où il est destiné à devenir le nouvel homme de confiance de Son Excellence. L’avenir des Borgia, des Médicis et de la papauté même repose désormais sur les épaules de Giovanni !”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Le dixième volume (série en cours) de Cesare: Il creatore che ha distrutto (????? ?????? / Ch?zare – hakai no s?z?-sha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de K?dansha Morning avant d’être compilé en tank?bon (volume) en mars 2013. La version française est parue en août 2014 chez Ki-oon. Pour plus de détails sur cette série, vous référez à mon commentaire sur le premier volume. La série se poursuit et un onzième volume est paru au Japon en janvier 2015 (voir page web officielle nippone) et en France en septembre 2015.

Angelo se fait donner des lessons de maniement de l’épée par ses amis espagnol. Cesare et Miguel se battent en duel pour donner l’exemple mais font tombé la statue préférée de son éminence Rafffaele dans le feu de l’action. Alvaro se précipite pour l’attraper et évite le pire. La statue est indemne sauf pour une toute partie cruciale et intime. Angelo fait appel à son ami Michel-Ange pour réparer l’affront.

Le grand jour arrive pour Giovanni. Le moment du grand oral qui mettra fin à ses études et lui permettra d’accéder au rang de cardinal. [ci-contre: p. 49] Bartolomeo Sozzino lui soumet la première question qui demande si il est correct qu’un homme d’Église reste titulaire des charges que lui a conférées la papauté même après la mort du Saint-Père. Giovanni répond correctement en invoquant le droit canon. Le deuxième question est posée par Louis de Forbin qui demande si Giovanni considère comme naturelle la suprématie des aristocrates. Il répond que c’est au peuple de tenir les rênes de son destin. Il argumente en citant l’ancien testament et Thomas d’Aquin. La question suivante est posée par Stefano Portogallo et demande q’il est possible à un homme marié d’entrer en religion. Giovanni croit que oui. C’est alors que Pietro, qui représente le peuple parmi le public, s’exclame que l’examen manque de débat et les érudit se contentent de flatter le fils Médicis dans le sens du poil! Cesare intervient pour poser la dernière question afin de susciter un débat et démonter que le jury n’est pas trop conciliant: “La Bible nous commande de prêter sans rien attendre en retour… Le fait pour un banquier de recevoir des intérêts ne va-t-il pas à l’encontre de ce que nous enseignent les Saintes Écritures?” Giovanni ne le croit pas et argumente que la pratique du change est un travail et que l’intérêt est comme une commission ou un salaire pour le banquier. Il ajoute que l’argent peut contribuer à faire le bien [ci-bas: pages 72-73]. Tout les professeurs jugeant que sa prestation a été très honorable, Giovanni reçoit donc son diplôme.


Giovanni retourne à Florence pour être au chevet de son père qui est souffrant. Angelo se prépare à l’y rejoindre. Le capitaine Colomb entre au port de Pise avec la Santa Maria et offre à Cesare et Angelo une promenade d’essai sur sa caravelle [ci-contre: p. 121]. La couronne d’Espagne a approuvé son projet et le grand départ est proche. Angelo revoit Emilia et lui fait ses adieux mais pas avant d’avoir passé la nuit avec elle! Après avoir pris congé de ses professeurs et salué ses camarades de classe, Angelo fait une promenade de cheval avec Cesare et les deux discutent longuement.

Angelo arrive à Florence et retrouve son grand-père. Il se rend ensuite au palais retrouver Giovanni, qui le présente à son père, Lorenzo. Giovanni revêt les habits de cardinal et est présenté au peuple de Florence qui l’acclame. Angelo quand à lui se remémore sa rencontre avec Cesare, qu’il a finalement vu sous son vrai visage, non pas celui d’un chef inapprochable, mais celui d’un être humain!

Cesare est une intéressante série historique qui est riche en détails et semble faire beaucoup d’effort pour présenter un portrait de l’époque le plus fidèle possible mais, bien sûr, on connait peu de chose de la vie de Cesare ce qui fait que tout l’aspect biographique du récit reste donc fictif. C’est une lecture passionnante pour les amateurs d’histoire, qui est bien agrémenté par le fait que l’aspect graphique est aussi particulièrement réussi. Le dessin est détaillé et précis pour nous donner des planches tout simplement magnifiques.

Il ne se passe pas grand chose dans ce volume, essentiellement consacré à l’examen de Giovanni et aux adieux d’Angelo. L’action prend une pause pour un moment de réflection et pour clore un chapitre du récit. Si je ne savais pas qu’il y a au moins un autre volume (et que vraisemblablement la série se poursuit) j’aurais pu même croire que ce volume est la fin de l’histoire. Mais il semble bien que les aventures de Cesare (et d’Angelo on l’espère) se poursuivent au-delà de Pise. Malgré le manque d’action on ne s’ennui pas vraiment dans ce volume. Je dois toutefois admettre que le récit progresse plutôt lentement et, le rythme de publication (au Japon) étant de surcroit assez lent (avec en moyenne un volume par année), il faut vraiment être patient pour apprécier cette série. Toutefois cela en vaut vraiment la peine. Je recommande encore et toujours cet excellent manga. J’ai d’ailleurs bien hâte de voir quelle direction l’histoire va prendre dans le prochain volume.

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 10 (Dieci), par Fuyumi Soryo (supervision: Molokai Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, août 2014. 13 x 18 x 2.2 cm, 224 pg., 7,90 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-35592-695-2. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:


CESARE © 2013 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved.

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