FFM 2016 annonce les « Chelems d’or »

Le Festival des Films du Monde de Montréal, document.write(“”); qui se tiendra du 25 août au 5 septembre 2016, commence déjà à faire parler de lui.
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Dans un premier communiqué de presse, daté du 13 mai, le FFM annonce que pour son 40e anniversaire il accompagnera ses principaux prix de bourses importantes avec la présentation des premiers « Chelems d’or » du cinéma. Grâce à un généreux mécène, un montant de 1 M $ US sera remis aux producteurs et réalisateurs (sur une base de 50% chacun) afin de contribuer de façon unique à la création cinématographique. La somme total sera divisé en treize bourses de tailles variées: Grand prix des Amériques, Grand prix du jury, Prix FFM du court métrage, compétition mondiale des premiers longs métrages de fiction (or, argent, bronze), prix du documentaire, du meilleurs film canadien (or, argent), compétition spéciale des films chinois (or, argent), et prix du festival du film étudiant (national, international).

Avec une telle innovation qui vise à encourager la relève cinématographique, le festival espère se repositionner comme un centre important du cinéma mondial.

(Voir le communiqué de presse original en français et en anglais)

(Revue de presse: CTVM, La Presse, Le Devoir)

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Weekly notable news [week 31]

Here are a few notable news & links that I came across this week:
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Funnies

Non Sequitur: Monday, March 21, 2016 (The two-party detour)

Dilbert: Tuesday, March 22, 2016 (The Elbonian Religion)

[ Traduire ]

Ice Age chronicle of the earth, vol. 1 & 2

Vol. 1: “Dans le futur, document.write(“”); tandis que l’humanité tente tant bien que mal de survivre aux conséquences d’un nouvel âge glaciaire, Takéru va devoir se lancer dans une odyssée afin de sauver ses compagnons. À son bras, un bracelet sacré en argent, seul souvenir qui lui reste de sa mère…”
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“Saura-t-il faire face à son destin ?”

Vol. 2: “Dans le futur, alors que la fin de l’âge glaciaire se fait sentir, tous les êtres vivants se lancent dans une nouvelle course à l’évolution. Guidé par un Medishin, un Dieu bleu, Takéru devra affronter la Grande Mère pour résoudre le mystère A-D-O-L-F… Le destin de l’humanité pourrait en dépendre…”

Découvrez ce diptyque mythique et visionnaire signé Jirô Taniguchi !

(Texte du site de l’éditeur: Vol. 1 & Vol. 2; voir les couvertures arrières: Vol. 1 & Vol. 2)

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers” (a.k.a. divulgacheurs)! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Comme je l’ai déjà dit quand j’ai découvert ce manga, les éditeurs de français (dans ce cas-ci Kana) continue à nous sortir des vieux Taniguchi qui date de l’époque où il faisait plus dans le récit d’action que dans le contemplatif. Et nous en sommes fort heureux!

Ice Age Chronicle of the Earth (?????? / Chiky? hy?kai-ji-ki) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Morning de Kôdansha en 1987-88 avant d’être compiler en volumes chez Futabasha. Dans les années ’80, Taniguchi écrivait surtout des récits d’action comme Trouble Is My Business, Enemigo ou Garôden, ou des récits qui mettaient en scène la nature et les grands espaces tels que Blanco, K ou Encyclopédie des animaux de la préhistoire. Ice Age Chronicle of the Earth s’inscrit bien dans ces thématiques. Et, si l’on se fit à la bande de couverture de l’édition française ainsi qu’au style de Taniguchi pour ce diptyque visionnaire, c’est une époque où il devait sans doute lire et s’inspirer du magazine français Métal Hurlant

Dans un futur lointain, la Terre est entièrement soumise aux conditions d’un âge glaciaire: la 8e glaciation (glaciation de Murtok). Situé sur Nunatak, une île de l’Arctique, le site minier de Tarpa est exploité par la Régie pour le Développment des Ressources Shivr. Le fils rebel du président de la compagnie, Takéru, y a été exilé afin de le rendre plus mature. Lors d’un accident causé par de l’équipement vieillissant, le directeur de la mine est gravement blessé. Avant de mourir, il remet à Takéru une boite qui contient le bracelet sacré de sa défunte mère et un message de son père qui l’averti que des changements climatiques sans précédents sont sur le point de se produire. Takéru est nommé le nouveau directeur, mais il s’en fout. Toutefois, le cargo qui devait amené le ravitaillement et évacuer la plupart des travailleurs pour le dur hiver arctique est détruit lors d’une attaque de pirate. Un groupe de travailleurs décident d’évacuer quand même dans des navettes de secours mais ils crashent dès qu’ils sont sorti du puit de la mine à cause des vents violents. [ci-contre: p. 33]

Takéru organise une mission de sauvetage mais tout les passagers des navettes sont mort de froid sauf un, qui restera gravement handicapé. Et l’un des sauveteurs meurt dans un accident. Tarpa est maintenant coupé du reste du monde, sans ravitaillement. Takéru escalade donc à nouveau la paroi du puit de la mine afin d’aller investiguer ce qui arrive à la planète et ramener des secours. Mais le monde extérieur est un environnement glacial et hostile, peuplé d’insectes, de baleines et d’ours géants! Et ce ne sera pas les seules surprises: Takeru entrevoit dans une crevasse, le sarcophage d’un géant bleu! Grâce à une caravane de chameaux des glaces, ils échappent aux tournades et autres dangers de l’Inlandsis, et parviennent à un village. Là, une vieille chamane révèle à Takeru la prophétie: les Medishin, dieux géants bleus qui étaient venu les avertir de la longue saison de glace, se réveilleront pour les guider dans une nouvelle ère. Car “la Terre qui dormait sous la glace depuis des centaines de générations a commencé à ouvrir les yeux. Bientôt… Les montagnes, les forêts, les rivières se mettront en colère…” Les événements sont déjà en marche dans le sud. C’est là que Takéru doit se rendre !

Extraits des pages 15, 21 et 204 du premier volume

Takéru et son petit groupe tente de rejoindre la capitale, Abyss. Ils atteignent d’abord le dépôt logistique de surface Earliss II, où ils trouvent quelques survivants et un vieux cargo de transport aérien. L’ordinateur de la base confirme leur craintes: l’axe de rotation de la planète à changé, il y a une activité volcanique accrue, une hausse de gaz carbonique, un réchauffement de la température et donc une rapide fonte des glace. La période glaciaire est terminée! Les cendres d’une éruption volcanique endommagent les moteurs du cargo qui crash dans une gigantesque forêt vivante et carnivore! Ils continue leur voyage sur une rivière à l’aide d’un radeau de fortune, puis monte à bord d’un prospecteur robotisé. Ils apprennent que la capitale est inondée, envahit par la forêt, en ruine. L’océan végétal ne tarde pas à attaqué aussi leur véhicule, à l’aide d’une sève acide. Takéru ressent la conscience collective d’un arbre géant. Il se souviens avec horreur des êtres sans racines. Mais le dieu bleu apparait et calme l’arbre… Il révèle à Takéru que lui aussi a le pouvoir de communiquer avec la conscience de la planète.

En chemin vers Abyss, Takéru rencontre un transport de troupe écrasé avec de nombreux survivants, qui sont tous des enfants qui avaient été évacués en premiers. Toutes créatures vivantes, végétales ou animales, évoluent à un rythme fou, créant de nouveaux germes mortels. La forêt les attaque à nouveau, plein de haine contre l’humain mais Takéru réussi à la calmer. Pendant ce temps à Abyss, l’ordinateur central est devenu fou et se prend pour dieu, l’architecte d’un nouveau monde. Prenant exemple sur la nature, il utilise sa super-technologie pour créer une nouvelle race d’humain: A.D.O.L.F. (Acides aminés Dieldrine Opéron Ligand Flux cytométrique). Un nouvel ennemi qui tente d’éliminer l’humanité superflue. Mais en s’alliant avec la forêt, Takeru vaincra. Se sera l’aube d’une nouvelle ère où l’humanité, avec une conscience étendue, pourra cohabiter avec la nature…

Extraits des pages 13, 57 et 201 du second volume

Ice Age Chronicle of the Earth (sans blague, l’éditeur ne pouvait pas trouver un titre en français?), offre une bonne histoire de science-fiction cataclysmique, quoique un peu précipité vers la fin. Le style artistique du early-Taniguchi est bien (pas aussi bon que ses oeuvres plus récentes, bien sûr) mais souvent très inégal (on sent les délais de production liés à la prépublication en série dans les magazines!). J’ai aussi déjà noté plus haut qu’il me semblait discerner dans cette oeuvre de Taniguchi l’influence de la BD française de la bonne époque de Métal Hurlant (Moebius, Druillet) mais dans le second volume il me semble possiblement entrevoir dans les scènes cataclysmiques aussi quelques influences du Akira (1982-90) d’Otomo et du Nausicäa (1982-94) de Miyazaki

Dans l’ensemble c’est une très bonne lecture. Une sorte de fable écologique qui est toujours d’actualité. Ce n’est pas parfait mais, avec Taniguchi, un manga ne peut être qu’agréable. À lire.

Ice Age chronicle of the earth vol. 1 & 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Dargaud (collection Kana: Made In), mai et septembre 2015. 272 & 224 pgs, 16.3 x 23.2 x 2 cm, 18.00 € / $31.95 Ca, ISBN: 9782505063643 & 9782505063650. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ice Age chronicle of the earth © 2002 Jirô TANIGUCHI. Édition française © 2015 Kana (Dargaud-Lombard s.a.).

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(Nikkon D3300, document.write(“”); 2016-06-26)

Le chat du Rabbin 06: Tu n’auras pas d’autre dieu que moi

chat_du_rabbin_6-cov“Le grand retour du Chat du rabbin !”

“Le Chat est désespéré : sa maîtresse, Zlabya, est enceinte… Que va-t-il se passer ? S’intéressera-t-elle encore à lui ? Pourra-t-il encore être caressé, pourra-t-il la voir quand il le voudra ? Quelle sera sa place ? Ne devrait-il pas partir et chercher une autre maison ?”

“Joann Sfar retrouve avec un bonheur évident l’univers du Chat du rabbin et livre une éblouissante histoire pleine de tendresse et d’amour.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Animeland #209

AL209AnimeLand est le 1er magazine français sur l’animation japonaise et internationale, les mangas et tout l’univers otaku en France. News, chroniques, interviews, articles et dossiers vous attendent dans les magazines AnimeLand et AnimeLand X-tra et sur le site AnimeLand.com !”

Comme je l’ai déjà mentionné dans un article précédent (sur l’acquisition du magazine par Anime News Network), j’ai toujours grandement admiré ce magazine fondé par Yvan West Laurence et Cédrik Littardi en avril 1991 (que j’avais d’ailleurs rencontré à San Jose, Californie, lors de la toute première convention nord-américaine entièrement consacrée à l’anime, AnimeCon, à la fin de l’été 1991). AnimeLand est rapidement devenu le meilleurs magazine sur l’anime et le manga hors-Japon et pas seulement en langue française. À tout les deux mois le magazine offre une centaines de pages, toutes en couleurs, pleine à craquer d’information essentielle sur l’anime et le manga. Un must pour le fan averti.

AnimeLand #209 est un numéro un peu spécial car, en plus d’être un peu plus volumineux, il célèbre le vingt-cinquième anniversaire du magazine.

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Haikus par Soseki

“Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, document.write(“”); une part plus secrète et à la fois plus familière de son œuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l’étouffante pression de la vie réelle, où l’esprit fait halte au seuil d’un poème, dans une intense plénitude.”
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“Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu’ils sont pour moi le souvenir de la paix dans cœur… Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m’habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le cœur du lecteur.“

“Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l’auteur, précédés d’une préface par l’éditeur de ses Œuvres complètes au Japon.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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J’ai déjà introduit le haiku quand j’ai commenté Cent sept haiku par Masaoka SHIKI, cet auteur même qui a encouragé S?seki à écrire et l’a initié aux haïkus. Né Kinnosuke Natsume à l’aube de l’ère Meiji, en 1867, il prendra le pseudonyme de «S?seki» en 1888 (utilisant les deux premiers charactères d’une expression chinoise attribuée à Liu Yiqing: ???? / shù dàn zh?n liú ou s?sekichinry? en japonais, littéralement «Se rincer la bouche avec une pierre et faire de la rivière son oreiller»). [ci-contre: p. 43]

Natsume S?seki (?? ??) deviendra l’un des auteur emblématique du Japon moderne. Après avoir étudié la littérature anglaise à l’Université de Tokyo, il part enseigner à Matsuyama (1895), puis à Kumamoto (1896), avant de passer trois ans d’études en Angleterre (1900-03) et de finalement succèder à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l’université de Tokyo. Toutefois, il quitte ce poste en 1907 pour se consacrer à l’écriture. On lui connait plus d’une vingtaine d’ouvrages dont principalement Je suis un chat (??????? / Wagahai wa neko de aru, 1905), Botchan (?????, 1906), Sanshirô (???, 1909), Et puis (???? / Sorekara, 1909), La porte (? / Mon, 1910), et Choses dont je me souviens (??????? / Omoidasukoto nado, 1910-11). Son importance dans la littérature japonaise est soulignée par le fait que son portrait apparait sur le billet de 1 000 yens.

Haikus est un ouvrage assez simple qui se lit très rapidement. Les petits poèmes sont typiquement présenté trois par page, agrémentés de peintures et de calligraphies par S?seki. Dans mon commentaire de Cent sept haiku, j’ai déjà mentionné ma déception de ne pas ressentir la profondeur de la pensée ou des sentiments de l’auteur que l’on s’attendrait à retrouver dans cette forme de poésie. Il est toutefois intéressant d’essayer de comprendre ce que l’auteur désir exprimer. C’est un bel ouvrage et j’ai particulièrement apprécié les illustrations de l’auteur (ci-contre: p. 23) ainsi que la préface et les notes qui lévent un peu le voile sur les intensions et le parcours de S?seki.

Somme toute c’est une très bonne lecture de chevet et pas nécessairement que pour les amateurs de culture nippone ou de poésie.

Haikus, par S?seki (traduits par Elisabeth Suetsugu). Arles, Éditions Philippe Picquier, janvier 2002. 144 pages, 14.5 x 23.0 x 1.0 cm, 8,00 € / $32.95 Cnd, ISBN 2-8097-0125-8. Lectorat: pour tous!

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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