Grave problème de gestion animalière

Hier, document.write(“”); suite à une expérience consternante la semaine précédente, j’ai écrit un courriel à mon Conseiller municipal de quartier afin de lui faire part d’une grave préoccupation concernant la gestion animalière de l’arrondissement:

Cher Monsieur le conseiller,

J’aimerais porter à votre attention un grave problème de gestion animalière. La ruelle derrière mon duplex est envahie par des chats errants et je suppose que c’est le cas de la majorité des ruelles du quartier. Ce n’est pas tant la présence de ces chats errants qui m’embête que les graves lacunes dans leur gestion. En fait, ils mettent un peu de vie dans un milieu urbain parfois trop dénaturé et contribuent à éliminer la vermine (rats, souris, mulots, pigeons, etc.).

Je ne les blâme aucunement pour leur prolifération car ils n’en sont pas responsables. C’est nous, les humains, qui avons créés cette situation en abandonnant des animaux (particulièrement des chats) et les laissant se reproduire librement sans la moindre intervention ni contrôle. Je ne crois pas que ces animaux devraient souffrir inutilement suite à une situation dont ils ne sont pas responsables. Nous devrions tenter de gérer la situation le plus humainement possible mais ce n’est pas le cas: la gestion actuelle n’est ni adéquate, ni humaine.

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Les chats errants du coin ont depuis notre arrivée dans la quartier St-Michel adopté comme tanière la remise dessous mon balcon arrière, où je met mes outils de jardinage. Chaque année une femelle y a ses petits. On s’habitue à leur présence et leur donne des noms affectueux. Ils vont et viennent dans la ruelle et notre cour arrière en ignorant notre présence d’une manière très féline. Cette année, une très belle femelle (qui est elle-même née sous notre galerie l’an passé) y a eut une portée de trois charmants chatons: une femelle et deux mâles. À l’approche de l’hiver, je me suis dit que je devrais les capturer pour leur éviter les rigueurs d’un premier hiver et leur trouver une famille d’adoption pour partager le bonheur et l’affection que ces petites boules de poils ont en abondance. J’ai donc d’abord attrapé les deux jeunes mâles.

Malheureusement, les expériences passées m’ont démontré qu’il est très difficile de trouver une famille d’accueil pour des chatons. Il y en a tellement… J’ai moi-même déjà adopté deux chats et ne peut en prendre plus. Aussi, comme les annonces classées sont peu efficaces et que les refuges privés en zone urbaine sont débordés et très peu nombreux, j’ai dû me résoudre à les amener au seul refuge institutionnel qui accepte le animaux de notre quartier: le Berger Blanc. Je suis toujours mal à l’aise d’y amener des animaux car ce refuge a une très mauvaise réputation. Il y aurait un taux très élevé d’euthanasie. Toutefois, je me suis dit que ces deux chatons mâles étaient tellement mignons qu’ils n’auraient aucune peine à être adopté rapidement et éviteraient ce sort terrible qu’est une mort futile. Malheureusement, pour la première fois, je me suis fait dire clairement par un membre du personnel, APRÈS qu’ils aient été pris en charge par le refuge, que les chats errants étaient AUTOMATIQUEMENT euthanasiés! Je suis revenu à la maison attristé, atterré et en colère.

Plusieurs arrondissements environnants, comme Montréal-Nord et Rosemont, font affaire avec la SPCA pour leur gestion animalière. Ce refuge institutionnel a une meilleure réputation (quant au taux d’euthanasie) que le Berger Blanc. Alors comment ce fait-il que notre arrondissement fasse affaire avec le refuge qui a les pratiques de gestion les plus ignobles et intolérables? Pourquoi ne pas utiliser les services de la SPCA ? Évidemment, la situation idéale serait d’avoir un refuge qui ne pratique pas du tout l’euthanasie (“no-kill”).

La plupart des animaux en santé, dans le cadre d’un refuge bien organisé, seront adoptés par une nouvelle famille si on leur en donne la chance et un peu de temps. Ce n’est pas le cas au Berger Blanc. De plus, dans le cas de prolifération hors contrôle, plusieurs grandes villes nord-américaines ont également adopté la méthode de gestion animalière “catch & release”. Les animaux sont capturés, stérilisés, marqués, puis relâchés. Le fait qu’ils occupent un territoire empêche d’autres animaux d’y venir et le fait qu’ils soient stérilisés les empêche de se reproduire; la population diminue éventuellement à un niveau contrôlé. Cette technique n’est malheureusement pas pratiquée à grande échelle à Montréal. Dans le pire des cas, si nous avions accès à une stérilisation abordable (subventionnée par l’état ou la ville, c’est-à-dire à un coût plus près de $20 que du coût actuel de $80 ou même $150 pour une femelle) des individus comme moi ou des refuges privés pourraient pratiquer sans peine le (“catch & release” et ainsi contribuer à contrôler la situation. Malheureusement ce n’est pas le cas. Pourquoi?

Finalement, la ville a annoncé en 2014 qu’elle construirait son propre refuge animalier (incidemment dans notre arrondissement). Je n’ai rien entendu depuis à ce sujet dans les médias ou dans les communiqués de la ville. Est-ce toujours le cas? Si oui, quand se fera l’ouverture de ce refuge? Quelles en seront les politiques (au niveau de l’euthanasie notamment)? J’aimerais bien le savoir.

Merci d’étudier la situation et de faire en sorte de la corriger.

(La lettre a été co-signée par mon épouse et ma soeur, qui sont co-propriétaires de notre duplex).

J’espère bien avoir une réponse (du moins un accusé réception) mais je suis réaliste quant au peu de résultat que cela apportera. Mais cela fait du bien de s’exprimer…

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4 thoughts on “Grave problème de gestion animalière

  1. Une semaine déjà et toujours pas de réponse, ni même d'accusé-réception! Bravo la ville de Montréal pour les services aux citoyens. Je suppose qu'il va falloir que j'appel au 311 pour me plaindre (pour ce que ça a donné les fois précédentes…). Le mieux c'est de se présenter au bureau de son élu (ça a assez bien fonctionner les deux fois que je l'ai fait) ou de le coincer dans un coin au party de noël…

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  2. Presqu'un mois et toujours pas de réponse ou d'accusé-réception… Par contre (coincidence ?) l'édition du 14 décembre du Journal de St-Michel a publié un article (en page 5) qui confirme que “Montréal construira son refuge animalier à Saint-Michel”. On y précise que “le future centre sera situé (…) sur la boulevard Pie-IX (…) à l'angle de la 45e rue et devrait ouvrir en 2018”.Il continue: “La construction de ce nouveau centre animalier devrait remplacer à terme, en 2018, les contrats de tous les arrondissements avec des organismes et entreprises tels: le Berger Blanc et la SPCA.” 2018, c'est loin. On fait quoi en attendant?Pour plus de détails vous pouvez lire l'article lui-même. Malheureusement, il n'est pas disponible en ligne, alors je vous en fournis un scan: http://dl.dropbox.com/u/53330/pics/Journ.St-Michel-20161214p05.jpg.

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  3. Pingback: Lettre aux élus: Problème d’élagage | Clodjee's Safe-House

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