The Mummy

L9677659I found this action movie rather average and, if they wanted to do horror, well, I wasn’t scared. It is well paced and the acting is good (although Tom Cruise is getting a little old for this, his two female co-stars, Annabelle Wallis & Sofia Boutella, are great), but the story is rather predictable — however, mixing Jekyll & Hyde (Russell Crowe) with it was a surprise! I also like the “Egyptian” designs (the flashbacks, the look of Princess Ahmanet, the tomb & sarcophagus — a little reminiscent of Giger style). It’s interesting that, just in case the movie would be successful enough, they’ve put an open ending to allow for a sequel. I hope not. This reboot of The Mummy franchise offered a nice mindless entertainment but, alas, nothing more (Rotten Tomatoes concurs with a critical rating of 15% !). What’s scary is that The Mummy is supposed to be the first movie in the reboot of Universal’s Dark Universe (Jekyll & Hyde [with Russell Crowe — now the cross-over with The Mummy makes sense!], Frankenstein [with Javier Bardem], Dracula, Creature from the Black Lagoon, Phantom of the Opera, Hunchback of Notre Dame, Invisible Man [with Johnny Depp], etc.). The next movie in line should be Bride of Frankenstein [dir. Bill Condon, with possibly Angelina Jolie or Gal Gadot in titular role] first announced for Valentine’s Day 2019 but its release has now been delayed!  stars-2-5

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Capsules

In this corner of the world

InThisCornerOfTheWorld-covAnother great animation—this time by a less known director (at least in this corner of the world, but Sunao Katabuchi has also directed the TV series Black Lagoon and the movies Princess Arete and Mai Mai Miracle). This is a very traditional Japanese animation which is not drawn in the cute style we usually associate with anime. It is soft, pastel-like, yet a little sketchy. It is also realistic in its concept but yet cute in its own way. However, despite a good dose of humour (through the awkwardness of the main character and how she sees the world through her drawings), the story is quite serious as it chronicles the life and hardships of a young bride in the pre-war and, later, the WW2-era Japanese countryside in Kure. Despite the cartoony style, it is very precise in the description of the everyday life, the clothings, the food rationing, and the military details (warships, bombings, etc.). It is really touching, beautiful, educational and entertaining (although it is a bit long at 129 mins). Like Grave of the Fireflies describes the life after the firebombing of Tokyo, this movie is painting a detailed portrait of the life of ordinary Japanese citizens in the Hiroshima area before the A-bomb and a little after. It is a must-see movie that has been nominated for and received several awards both in Japan and abroad. stars-3-5

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Capsules

Your name.

your-name-movie-bd-dvd-combo_1I had forgotten how amazing it was to watch an anime that’s so great you are at loss of words, feeling awestruck, almost like it’s a religious experience. I cannot really begin to describe the complex storytelling of this animation. It’s the story of a teenage romance between a Tokyo boy and a countryside girl who swap bodies as they are linked through space and time by some sort of old Shinto god. Or was it just a dream? It’s a truly fantastical tale — as it follows more or less Todorov’s definition of the genre. And yet, it’s also science-fiction because it involves a comet, some meteorites and technology — cellphones, etc. — is instrumental in the storytelling. In that aspect, it might be an allegory on the kind of relationships people can have through social media without never even meeting in person. But the really extraordinary part is the exceptional quality of the animation. It’s so realistic, precise and beautiful that it does really feel like a dream. You want to be there, to visit this remote part of Japan in the Gifu prefecture!

I could say so much about this movie and yet I just cannot find the words to describe how I feel. You really have to see it to understand how great it is. But, of course, if you’re a fan of Makoto Shinkai, you already know all this. He really is a master animator/director. And with each new movie he surpasses himself (mostly Voices of a Distant Star in 2002, The Place Promised in Our Early Days in 2004, 5 Centimeters per Second in 2007, The Garden of Words in 2013). There’s also a light novel and a manga adaptation, both written by Shinkai. Your name. A must! stars-4-0

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Capsules

Nos yeux fermés

NosYeuxFermés-covOuvrez les yeux sur les petits bonheurs de la vie !

La vie n’est pas tendre avec Chihaya… Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau. Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

J’ai découvert cette collection, “Conte Moderne” chez Pika Graphic, quand j’ai lu Un Simple Monde de Mari Yamazaki. J’ai remarqué que la collection offrait trois autres titres Japonais: Nos Yeux Fermés de Akira Sasô (avril 2017), Une douce odeur de café de Yamakawa Naoto (février 2018) et Sunny Sunny Ann! de Yamamoto Miki (mai 2018). Comme le style graphique des deux plus récents ouvrages m’apparaîssait plus alternatif, j’ai préféré me lancé d’abord dans le titre plus classique de Akira Sasô… Nos yeux fermés (花に問ひたまへ / Hana ni Tohitama e / lit. “De temps en temps demander à la fleur”) est un manga seinen qui a été prépublié dans le magazine Gekkan Action (Futabasha) avant d’être compilé en volume en 2015.

NosYeuxFermés-p004Nos yeux fermés est un très bon manga qui met en scène Chihaya, une jeune fille malheureuse et amère qui n’a que peu d’égard pour son entourage… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Ichitarô, un jeune homme aveugle plein d’optimisme et d’énergie positive qui semble être contagieuse. Mais tout n’est pas rose dans la vie du jeune homme, marqué par un traumatisme d’enfance qui refera soudainement surface lorsque le fils du riche amant de sa mère défunte tentera d’exproprier le restaurant de sa tante. La relation entre Chihaya et Ichitarô leur sera mutuellement bénéfique—leur faisant découvrir le monde sous un jour nouveau, prouvant qu’un sourire et l’entraîde résout bien des problèmes—avant de fleurir en un sentiment qui va au-delà de l’amitié…

C’est un très beau récit, qui se lit bien. Il nous apprend que la cécité n’est pas nécessairement un handicap car on peut voir tout aussi bien (ou encore mieux) avec le coeur. Le style graphique de Sasô est très simple et propre (trait de plume mince et zip-a-tone) mais demeure assez agréable à l’oeil. C’est donc une bonne et agréable lecture.

Nos yeux fermés, par Akira Sasô. Paris: Pika Édition (Coll. Pika Graphic, série “Conte Moderne”), avril 2017. 272 pages, 17.2 x 24.2 cm, 16,00 € / $26.95 Can. ISBN 978-2-8116-3463-6. Pour un lectorat adolescent (15 ans et plus). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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HANA NI TOHITAMAE © AKIRA SASO 2014 / FUTABASHA PUBLISHERS LTD. © 2017 Pika Édition pour la version française.

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Giacomo Foscari 1

GiacomoFoscari-covUne rencontre subtile entre deux cultures

Giacomo Foscari est un témoin sensible de l’évolution de deux sociétés chahutées au cours du XXe siècle : en Italie, pendant son enfance, il assiste à la montée du fascisme. Quelques années plus tard, il se retrouve jeune professeur au cœur du Tokyo intellectuel des années 1960, en pleines tensions d’émancipation de la jeunesse. C’est via son parcours et ses rencontres hautes en couleurs que Mari Yamazaki nous invite à voyager dans l’histoire, entre cultures japonaise et romaine. 

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Un autre manga de Yamazaki qui m’avait échappé lors de sa parution! Giacomo Foscari (ジャコモ・フォスカリ / Jakomo Fosukari) est un manga josei serialisé dans le magazine Office You (Shueisha) en 2011 et qui a été compilé en volume en septembre 2012. La traduction française est parue chez Rue de Sèvre un an plus tard.

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Grâce à des flash-backs, Yamazaki établit assez vite le personnage de Foscari qui a grandi à Venise dans un milieu bourgeois et cultivé. En observant le bel Andrea, un camarade de classe plutôt voyou, il réalise qu’il n’est pas donné à tous de grandir dans un milieu favorisé et que certain individu sont peut-être encore sous la protection des vieux dieux romains, comme Mercure, le dieu des voleurs. Quelques années plus tard, l’approche de la guerre et la monté du fascisme rend la situation difficile pour sa famille. Il visite le Japon en 1960, invité par Owada, un collègue universitaire, et décide d’y rester. La “culture chrétienne” qui a profondément transformée l’Italie le rendait mal à l’aise et il se sent beaucoup mieux “dans ce Japon sans contraintes religieuses“ qui lui rappelle beaucoup le polythéisme du monde romain antique. Il est témoin de la tourmente étudiante qui frappe les universités japonaises à l’instigation de la nouvelle gauche et du syndicat étudiant Zengakuren. Le gros du récit se déroule en 1966, alors qu’il enseigne l’histoire gréco-romaine à l’Université de Tokyo. Par l’entremise de sa logeuse—la veuve de son collègue Owada—ainsi que ses amis Yoshio Kishiba et l’excentrique Mitsuharu Tabé, il découvre la culture japonaise. Dans un café qu’il fréquente avec Kishiba, il fait la rencontre de Shusuke Koba, un jeune serveur qui lui rappelle Andrea. Il est fasciné par le jeune homme mais aussi par la jeune femme qu’il fréquente (sa petite amie? sa soeur?). 

Après Thermae Romae, Yamazaki continue avec ce manga sa recherche pour établir des parallèles entre la culture nippone et la civilisation romaine. Elle avait déjà établi le bain public comme point commun et, cette fois, elle traite de la similarité religieuse (à Rome il s’agissait de polythéisme teinté d’animisme alors qu’au Japon on retrouve un animisme frôlant le polythéisme—sans parler de la relation syncrétique entre le Shinto et le Bouddhisme!) ou de vénération de la nature. La sensibilité du récit et l’ambiance introspective qui invite à la réminescence du passé me rappelle beaucoup l’oeuvre de Jirō Taniguchi. Ce n’est peut-être pas surprenant puisque Taniguchi et Yamazaki sont sans doute les deux mangaka le plus influencés par l’art et la culture occidentale. 

À l’opposé de ses oeuvres plus importantes (comme Thermae Romae ou Pline), le style que Yamazaki utilise ici est plutôt simple, sans beaucoup de détails ou d’arrière-plans, comme c’est le cas dans la plupart de ses one-shots (PIL, Un simple monde). Il n’en reste pas moins élégant et laisse ainsi plus de place au texte. Toutefois, comme la majeure partie du récit sert à établir le contexte et les personnages, on sent que l’histoire va vraiment démarrer avec le tome suivant. Malheureusement, le volume deux n’est jamais paru. Yamazaki en a suspendu la production (Temporairement? Définitivement?) pour se consacrer à d’autres projets (Pline, entre autres). Elle a promis à quelques reprises de s’attaquer à la suite (en 2014, puis en 2017) et on espère bien qu’elle tiendra promesse. Car Giacomo Foscari est fort intéressant à lire tant par son récit touchant que par son sujet captivant pour les historiens: l’intersection de deux cultures que tout semble séparer mais où l’on retrouve des similarités intrigantes. 

Giacomo Foscari, livre 1: Mercure, par Mari Yamazaki. Paris: Rue de Sèvre, septembre 2013. 192 pages, 15.2 x 21.5 cm, 12,50 € / $21.95 Can. ISBN 978-2-36981-007-0. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-0

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Giacomo Foscari © Mari Yamazaki / Shueisha Creative Inc., 2012. © Rue de Sèvre, Paris, 2013 pour la traduction française.

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Jumanji: Welcome to the jungle

Jumanji-covI don’t remember the 1995 version with Robin Williams, besides that it was silly. This more modern version is a little less silly and has much more action. It’s a teen movie so we must not take it too seriously, but it is quite clever in its storytelling. I enjoyed it quite a lot. The play with the characters getting totally opposite avatars in the game (especially the vain girl becoming the fat man [Jack Black]) is quite funny. The Rock (a.k.a. Dwayne Johnson) is really good at comedy and the movie is worth it just to see Karen Gillan again. It’s a good light entertainment that will make you laugh (or at least smile). It was released as a Christmas movie and was rather successful at the box-office (bringing in nearly ten times its cost in revenue!) and was relatively well received by the critics (76% at Rotten Tomatoes). A sequel is planned for next year. stars-3-0

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