Le Guide du Mauvais Père (4)

Guide_du_mauvais_pere_4-covToujours aussi parentalement incorrect, Guy Delisle retrouve son rôle préféré : meilleur (mauvais) papa du monde ! Sa recette : une bonne dose de mauvaise foi, des colères importunes, un tas de gamineries et surtout BEAUCOUP d’humour !

Défier son fils aux jeux vidéo quand il travaille, oublier sa fille dans un magasin et lui faire croire le contraire, parler à ses enfants de sa vie merveilleuse d’étudiant… quand ils n’existaient pas… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Guy Delisle nous fait encore rigoler avec son alter-égo qui représente le summum du mauvais parent: distrait, égocentrique et enfantin. Il s’agit de quatorze petites histoires d’en moyenne un douzaine de pages chacune (entre dix et dix-huit pages): Coup de blues, La dent III, La signature, Au magasin, Compétition, Sortie scolaire, Le jeu, Une histoire, Les invités, Savoir résister, Le test, Un petit film, Le placard, Tunnel of life.

Somme toute c’est quand même très similaire aux trois premier volumes. Je suppose qu’il y a une limite à étirer la sauce avec toujours le même genre d’histoires inspirées de son quotidien. C’est pourquoi ce quatrième volume sera sans doute le dernier. Dans la dernière histoire, Tunnel of Life, le père s’amuse bien avec les enfants dans un parc d’attraction mais se rend compte soudainement que ceux-ci ont grandit (Alice a maintenant 11 ans et Louis 14 ans) et n’ont plus autant le goût du jeu…

À travers cette série (et la plupart de son oeuvre) Delisle réussit le tour de force de raconter des histoires complexe et riches en émotions de façon très succincte et avec un trait de crayon très simple. C’est un livre amusant (et terrifiant à la fois) mais, avec en moyenne deux dessins par page, cela se lit plutôt vite. C’est tout de même une bonne lecture, légère, pour le transport en commun ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 4, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), juin 2018. 18 x 13 x 1.75 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-413-00280-2. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Voir aussi mes commentaires sur les trois premiers volumes:

Le Guide du Mauvais Père © Éditions Delcourt, 2018.

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Mystery solved!

I used my sherlockian power again! This time not to identify, locate and defeat a sunflower thief, but rather to identify a mystery flower. Last year we came upon this strange flower in the park and we were unable find out which genus or species it belong to and I was quite flustered by that.

Last year’s pictures

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2017-10-22 ]

This year’s pictures

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2018-09-29 ]

Last year, the plant we found was more developed and mature. This year, it is a little earlier in the fall, so it is at a younger stage of its development. However, it is clearly the same plant, with several stages of flower on top of each other, tubular flowers (undeveloped this year) and long lance-like reddish leaves.

Today, thanks to the Reader’s Digest A-Z Encyclopedia of Garden Plants (I tried before with various other books like Daigle’s Les fleurs Sauvages du Québec or Parent’s Fleurs des champs du Québec et des Maritimes, without success), I was able to find enough clues to establish that the mystery plant that eluded identification for nearly a year was… the Monarda Punctata, also known as the spotted beebalm or horsemint.

It is from the family of the Lamiaceae (to which many herbs like mint belong) and it seems that at least one of its sub-species (Monarda punctata var. villicaulis  / Monarde ponctuée à tige velue) is  pretty rare in Quebec (see also this study, in French). There are several variety of Monarda in Quebec (like the Monarda fistulosa / wild bergamot or the Monarda didyma / Crimson beebalm) but, after comparing plenty of pictures, I am pretty sure that my mystery plant is one of the two varieties (var. punctata or var. villicaulis) of the Monarda punctata.

Mystery solved!

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A walk in the park in late September

Today was the time to relax. In the morning, I read a pile of couple of weeks-old newspapers (mostly The Gazette) while listening to smooth jazz on the internet. Then, in early afternoon, I went for a walk in the park with my lovely wife. It was a beautiful day of late September!

The deep blue sky was dotted by luminous clouds. There was still plenty of colours in the field and a great variety of flowers: a few Sweet William, many Asters and Sunflowers, Thistle and Chicory, those tall Dandelions like in spring, some Mint and plenty others that I couldn’t put a name on. It was full of life as grasshoppers and crickets were jumping all over in front of our steps, bees and bumblebees buzzing in the air, as well as blue and orange butterflies dancing around in the wind. We also saw a dead rat, a murder of crows and even a flight of Canadian geese flying high toward warmer skies in the south. A great day — even if we could smell in the air that rain would come later…

I took many pictures. Unfortunately no camera could render the richness of details that the human eye can capture. And the memory is fleeting. We have no choice but to rely of those imperfect pieces of frozen time to remind ourselves of this moment: the blue sky, the green grass and yellow flowers…

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2018/09/29 ]

About reading

Each time I see a new book I am taken by the deep desire to read it. However, if I try, I find out that I often don’t have the energy or the attention span to do so anymore. Why reading has gotten so hard? Is it because of age? The fact that I have less energy now? Or that having such a large field of interests makes me too busy (or being too spread out) and I have difficulty adding more activity to my schedule? So many books, so little time!

Reading is extremely rewarding but it is also very time consuming. So, I guess I am losing patience after a while, taking the lazy path of watching TV instead. Also, if I am reading, I am not writing about books. And if I am writing about some books, I can’t read other books. I really have to work that out and find the strength and patience to keep reading. There is so much wealth and experience and pleasure in each story! How can I be so weak that I find myself passing on this?

As I often say, I cannot wait to retire and have more time to read. I don’t understand how people can have a job, kids or pets, go out, travel, go run a marathon or train and still have time to read books (without burning out, of course) ! My house (and the world!) is filled with marvellous books waiting for me to appreciate, discover and love them! Well, there’s only 3158 days left before I am liberated from my obligation to work productively for society. Maybe sooner if I manage my stuff well (or if I am lucky). I just need to be a little more patient. And maybe read a book to spend the time…

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Souvenirs d’Emanon

Souvenirs_Emanon-cov“1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.

 Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !

 Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

 Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Souvenirs d’Emanon (おもいでエマノン / Omoide Emanon) est un manga seinen qui a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten à partir de 2008. La série comporte trois autre manga publié en 2012, 2013 et 2018. Le premier volume à été traduit en français chez Ki-oon (dans leur collection grand format, Latitudes) en janvier 2018 et la version française du deuxième volume, Errances d’Emanon (ISBN : 979-10-327-0315-1), y est déjà disponible en Europe depuis le début septembre 2018. L’histoire est basée sur une série de romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon”, une mystérieuse jeune femme dont la mémoire remonte au début de la vie sur Terre, il y a trois millions d’année (et dont le nom, en anglais, signifie “no name” [sans nom] épelé à l’envers).

Le dessin de Kenji Tsuruta (Spirit of Wonder, Forget-me-Not) est plutôt classique et est à la fois clair, précis et détaillé. Le récit de Shinji Kajio, quant à lui, est plutôt simple (l’histoire se déroule principalement durant l’après-midi et la soirée du 24 février 1967) et est essentiellement narratif (sans vraiment d’action). 

Souvenirs_Emanon-p038Un jeune étudiant bohème rentre chez lui après un voyage et, durant le périple de dix-sept heure du traversier qui l’amène sur l’île de Kyushu, il fait le rencontre d’une jeune fille mystérieuse. Elle dit s’appeler “Emanon” et, voyant qu’il est grand amateur de science-fiction, elle lui confesse qu’elle a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale directe depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire! Toute cette mémoire lui pèse lourd et elle se demande pourquoi elle a ce pouvoir et dans quel but? Autour de quelques bières, à la cantine du traversier, ils discutent et spéculent sur les implications d’un tel pouvoir. Puis elle rit et avoue lui avoir raconté une histoire pour savoir ce qu’il en pensait, puisqu’il est fervent de SF. Ils discutent toute la soirée et, au matin, lorsque le traversier accoste au port, elle a disparu. Il la cherche partout mais en vain. Treize ans plus tard, il l’aperçoit sur le quai d’une gare accompagnée d’une enfant. Il l’approche mais elle ne se souvient pas de lui. Toutefois, la fillette lui dit: “C’est moi, Emanon. C’est gentil de te souvenir de moi!” Le pouvoir ne peut résider que dans un seul individu par génération, et lorsqu’un enfant nait, le parent oubli tout des vies précédentes! Il la revoit encore plus tard, alors qu’il est un vieillard…

Souvenirs d’Emanon nous offre donc une intriguante histoire agréablement illustrée par Tsuruta. Un bon moment de lecture que je recommande sans hésitation.

Souvenirs d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), janvier 2018. 180 pages, 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0226-0. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). Un trailer et un extrait de 28 pages sont disponibles sur le site de l’éditeurstars-3-0

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Mary and the Witch’s Flower

Mary_and_the_Witchs_Flower-covThis smooth and beautiful animation was produced by the Studio Ponoc, staffed with people who worked at the famous Studio Ghibli. The movie is directed by Hiromasa Yonebayashi (who was a key animator at Studio Ghibli and director of The Secret World of Arrietty [2010] and When Marnie Was There [2014]), with a screenplay by Hiromasa Yonebayashi & Riko Sakaguchi and character designs by Akihiko Yamashita. It is based on Mary Stewart‘s 1971 children’s novel The Little Broomstick (although it is never mentioned in the staff interview included with the Dvd).

Mary and The Witch’s Flower (メアリと魔女の花 / Meari to Majo no Hana) offers a good storytelling and quite a cute story but it doesn’t really look original at all. It rather feels like it is a mishmash of every Ghibli designs: the witch part is vaguely reminiscent of Kiki’s Delivery Service, the witch school in the sky reminds me a little of Laputa: Castle in the Sky, a herd of animal fleeing seems similar to a scene in Princess Mononoke, a costume design evokes Nausicaä of the Valley of the Wind, the girl being away from home with some distant family members is similar to When Marnie was There, etc. This could be explained by the fact that most animators learned their skills while working at Ghibli. However, the influences are not limited to this source: Doctor Dee’s design makes me think of Dragonball’s Master Roshi and even Harry Potter makes a cameo appearance in one of the school classroom! I guess it was all intended as hommage or humour.

If I found this a little odd, I was not really annoyed by it. The movie is good entertainment (critical rating of 87% on Rotten Tomatoes) and, if you don’t feel the same depth as in Ghibli’s productions,  I was still quite glad that another major studio (even if this is their first real movie) would continue to produce traditional full length anime. Indeed, with the closing of Studio Ghibli after Hayao Miyazaki’s retirement, I really hope that Studio Ponoc will become its rightful heir… So, all in all, it is definitely worth watching. It is available on Netflix and on Dvd. stars-3-0

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