Calder

Alexander Calder : un inventeur radicalMercredi nous avons profité d’un rendez-vous en ville pour aller visiter l’exposition Alexander Calder : un inventeur radical au Musée des Beaux-arts de Montréal. Cette retrospective des oeuvres de l’artiste Américain, qui se tient au MBAM du 21 septembre 2018 au 24 février 2019, offre 150 œuvres et documents qui représentent bien les différentes périodes de cet artiste multidisciplinaire. Comme d’habitude, je vous offre ici quelques memento de ma visite…

[ Translate ]

Continuez la lecture après le saut de page >>

Alexander Calder (1898-1976) a commencé très tôt à développer son talent artistique puisqu’il est né dans une famille d’artistes (son grand-père et son père étaient sculpteurs, et sa mère peintre). Il innove en créant des sculptures en fil de fer principalement sur le thème du cirque. Il fabrique des personnages miniatures articulées avec lesquelles il met en scène des spectacles de cirque miniature.

Dans les années ’20, il se rends à Paris où il côtoie l’avant-garde moderne (Arp, Cocteau, Le Corbusier, Duchamp, Léger, Miró, Mondrian, Man Ray, Prévert, etc.). Il y découvre l’art abstrait suite à la visite du studio de Mondrian, ce qui l’amena, dans les années ’30, à produire quelques peintures abstraites et fera évoluer ses sculptures en fil de fer vers des assemblages articulés et dynamiques qui bougent au gré des courants d’air et que Duchamp qualifiera de “mobiles.”

Calder-Trois_Disques

Trois disques

Vers la fin de sa carrière, dans les années ’50 à ’70, il produira de nombreuses sculptures en métal, souvent monumentales, qui s’inspirent un peu des formes de ses mobiles à la différences qu’ils sont immobiles et, pour cette raison, seront qualifiés de “stabiles.” Un excellent exemple de ce style est la sculpture de 24 mètres en acier inoxydable intitulée Trois disques, commandé par l’International Nickel du Canada pour l’Expo ’67. Toutefois, Calder a été un artiste plutôt éclectique, car en plus de la sculpture et de la peinture, il a produits dessins, designs, bijoux, et même des performances musicales, créant près de 22 000 oeuvres durant le demi-siècle que durera sa carrière.

Je ne suis pas un grand amateur d’art abstrait, mais Calder est un artiste suffisamment innovateur pour avoir fait sa place dans l’histoire de l’art. Je ne regrette donc pas d’avoir pris le temps de découvrir sa personne et son oeuvre. Il ne faut jamais se refuser une opportunité d’apprendre. Je remercie donc grandement le Musée des Beaux-arts de Montréal d’avoir rassemblé cette exposition et je vous recommande de prendre le temps d’aller la visiter.

Tant qu’à être au Musée, nous en avons profité pour visiter quelques salles de la collection d’art contemporain du pavillon Jean-Noël Desmarais. J’ai été particulièrement impressionné par “La trilogie de Saint Thomas” par Kent Monkman, où l’artiste d’origine Cris met en scène l’histoire d’amour tragique de l’aventurier canadien Thomas Scott et son alter-ego “Miss Chief Eagle Testickle” afin de réinterpréter de façon coquine la conquête de l’Ouest en interrogeant sa propre identité culturelle et sexuelle. Voici quelques exemples intéressants de cette collection:

Musée des Beaux-arts de Montréal

Musée des Beaux-arts de Montréal

[ Translate ]

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s