Marabout

“La bibliothèque de Parc-Ex, c’est la seule, dans tout Montréal, qui passe par une agence de sécurité pour demander aux enfants de faire moins de bruit. C’est une bibliothèques où la diversité ethnique ne concerne que le public, pas les travailleurs. Dix ans de Parc-Extension et je n’ai jamais vu de bibliothécaire noir. Faut croire que les Noirs ne savent pas ranger des livres.”

 Le marabout, Ayavi Lake, vlb éditeur 

Il faut croire que cette dame n’est pas très observatrice ou ne recherche pas les sujets dont elle parle. Ce simple paragraphe comporte de nombreuses erreurs:

  1. Plusieurs bibliothèques de la ville font appel à un service de gardes de sécurité privés. C’est nécessaire quand il y a des lecteurs agités ou violents, des groupes d’ados insolents ou des enfants mal élevés. Il y a des jours où c’est l’armée que j’appellerais…
  2. Les bibliothécaires, peut importe leur couleurs, ne placent JAMAIS de livres. Cette tâche est réservée aux sbires. Car dans la bibliothèque il n’y a pas que des bibliothécaires. Il y a aussi des gestionnaires, des technicien/nes (parfois rousses), des concierges, des commis, des sbires, des gardien/nes et mêmes de petites souris.
  3. La diversité ethnique ne se calcul pas seulement à la couleur visible de la peau… Comme il y a toujours un bon roulement dans le personnel d’une bibliothèque on y a vu ces dernières années une demi-douzaine de Latina, deux ou trois haïtien/es, une asiatique, une maghrébine, une grecque, quelques français/es et je suis sûr que j’en oubli. Bien sûr, pour être représentatif du quartier il y faudrait aussi un ou deux indo-pakistanais mais dans l’ensemble la proportion du personnel d’origine ethnique est assez bonne (certainement plus du quart et probablement moins de la moitié). Qu’est-ce, si ce n’est de la diversité?

On me dit que c’est quand même encore difficile pour quelqu’un avec un “nom étranger” d’obtenir un emploi à la ville (je suis sceptique) mais il y a certainement un effort envers la diversité. Un collègue haïtien trouve l’attitude de cette dame raciste. Je lui ai dit qu’il n’était probablement pas assez noir… (en tout cas du point de vue d’une africaine…) Moi, mes racines en ce pays descendent onze générations; ce n’est pas ma faute si je suis blanc, et je n’y peut rien même si j’ai épousé l’Orient…

La dame n’est sans doute jamais passé au bon moment. Ou bien elle a du ressentiment parce qu’elle a été mal servi (ça arrive même si le personnel fait toujours de son mieux). Ou alors elle s’était levé du mauvais pied et était un peu… marabout!

C’est bizarre de voir quelqu’un avec cette perception de la bibliothèque. J’ignore ce qui l’a amené à cette opinion et cela m’attriste qu’elle n’ai pas une meilleure appréciation de ce merveilleux lieu de savoir et de culture. C’est son droit. Je le respecte mais j’en suis triste. Quoique, après tout, cela n’est que de la fiction, n’est-ce pas?

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Nos racines

Familles souches (définition): Les descendants des premiers défricheurs (au temps où la terre était encore vierge, sauvage et pure, avant qu’il n’y ait des fibres synthétiques, quand la vie était pleine d’embûches…). La manque de diversité proviendrait-il du fait qu’ils faisaient de la coupe à blanc? 

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True Detective, S03

TrueDetectiveS03“An anthology series in which police investigations unearth the personal and professional secrets of those involved, both within and outside the law”. Created by Nic Pizzolatto, with Mahershala Ali (as Wayne Hays), Stephen Dorff (as Roland West) and Carmen Ejogo (as Amelia Reardon). In the deep America Arkansas in the 1980s, two kids go missing a few weeks after Halloween. The boy is found dead and the girl is never seen again… In 2015, the crew for a crime investigation TV show is interviewing the retired detective who was in charge of this unsolved crime. The storytelling keep switching between the two era (and many years in between) as the detective remembers the details of the investigation — that’s IF he can remember, because he is suffering from Alzheimer’s disease. In this rummaging of the past, he becomes determined to solve this mystery once and for all.

The first two seasons (set in Louisiana with Matthew McConaughey and Woody Harrelson, and then in California with Colin Farrell and Rachel McAdams) were more about the horrors of the crime, the darkness and corruption of the human psyche, wrapped in a mysterious aura. This time, the series seems more down to earth as the detectives are investigating a rather ordinary crime that is made to look like a horrible case of pedophile ring by the simple incompetence of the police work and high level political interference. The interest of the story now lies somewhere else, more into the form and less into the content. This simple case is rendered complex through its maniacal storytelling with constant flashbacks alternating with flash-forwards. It’s as if the script had been shred into pieces and we try to reconstruct the plot strip by strip, in random order. This is purposely and skillfully done to make the viewers deeply feel the confusion in the mind of the main character who suffers from dementia. As annoying a device as it could be, it is VERY effective — mostly because of the dazzling acting performance of Mahershala Ali (Academy Awards winner for Best Supporting Actor in Moonlight in 2016 and in Green Book in 2018).

If solving the crime is the obsession of the mains characters, the story itself is less about the investigation as it is about the conflits between the protagonists: between the two detectives themselves, between the detectives and their higher hierarchy, between the victims’ parents, between Hays and his girlfriend/wife — who are all under tremendous pressure to see the case solved — or even within Hays himself as he struggles to remember. This series might also have a slight supernatural aspect when Hays (haze?) confronts the ghosts of his past (the Viet congs, the conversations with his dead wife) — or is it rather due to the disease? The series exposes the emotional range that the characters go through as they all try to successfully resolve their conflicts — or not. In the end, despite the laboured and twisted storytelling, the mystery will be solved—but the man who once was a ranger in Vietnam slowly gets lost in the jungle of his own mind…

Despite lower Nielsen ratings than the previous two seasons, the series was well received with an overall IMDb rating of 9.0 (for all three seasons) and Rotten Tomatoes ratings of 85% / 83% (compared to 87% / 97% for the first season and 64% / 60% for the second). All in all, for me, it’s an excellent TV series and probably my favourite of the three seasons. stars-4-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

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Capsules

Playlist revisited

I have updated this blog post (Memorable music) with the complete playlist of my top 50ish anime & J-pop soundtracks, with lots of informative links including to a full version of each titles on Youtube (save for two that I couldn’t find)! It’s a basket of nostalgia for the fans and a good introduction to this great musical genre for the novices. I think this post is worth being revisited (or checking if you haven’t read it yet). Music lovers, what do you think? (let me know which are your favourite anime soundtracks). Follow the links and enjoy!

J’ai mis à jour ce billet de mon blog (Memorable music) avec la liste de lecture complète de mes 50 (ish) meilleures bandes sonores d’anime et de J-pop, avec de nombreux liens informatifs, y compris une version complète de chaque titre sur Youtube (sauf pour deux que je n’ai pu trouver)! C’est plein de nostalgie pour les fans et une bonne introduction à ce grand genre musical pour les novices. Je crois que ce billet mérite donc d’être revisité (ou ça vaut un coup d’oeil si vous ne l’avez pas encore lu). Amoureux de la musique, qu’en pensez-vous? (laissez-moi savoir quelles sont vos bandes son préférées d’anime). Suivez les liens et amusez-vous!

N’ice park

Pour faire suite à mes commentaires sur l’état du déneigement à Montréal (“Coeur de glace” et “Trottoir circulatoire – victoire”), je dois avouer que, si la situation semble s’être nettement améliorée pour les trottoirs, il est loin d’en être le cas pour l’état des sentiers du Parc Frédéric-Back!

Après une malencontreuse chute sur le sentier polyvalent du parc (où j’ai non seulement très légèrement égratigné l’écran de mon iPhone mais aussi déchiré mon pantalon au genou droit), j’ai décidé de finalement m’acheter des crampons pour mettre sur mes bottes d’hiver. Malheureusement, après en avoir cherché partout (Jean-Coutu, Dollarama, Walmart) je n’en ai pas trouvé et j’ai dû en commander par Amazon. Je les ai reçu ce midi et j’ai rapidement entrepris de les essayer. Je n’ai pas eu de difficulté à les ajuster à mes bottes et les crampons semblent solides et adhèrent très bien à la glace. Je vais pouvoir enfin profiter du parc et prendre mes marches de santé même si les sentiers sont de véritables patinoires!

Cet après-midi le sentier polyvalent du parc semblait un peu plus praticable car il était couvert de neige et, comme la température était un peu moins froide, la glace était plus spongieuse et moins glissante. J’aurais peut-être pu faire une randonné sans l’usage de crampons. Toutefois, je n’ai noté AUNCUNS signes d’épandage d’abrasif. Aucun efforts ne semblent donc avoir été fait pour améliorer l’accès au parc. Considérant le type d’hiver que nous avons ces dernières années (et que nous continuerons à avoir dans un avenir prévisible), il est nécessaire de faire un épandage d’abrasif abondant et fréquent. Sinon, avec l’effet du gel/dégel et les éventuelles averses de pluie/verglas, l’abrasif est rapidement absorbé par la nouvelle glace qui se forme et perd toute efficacité. Faute d’un entretien assidu, les sentiers restent glacés et impraticables (sauf pour les skieurs ou raquetteurs pour qui des sentiers sont entretenus sur le côté de la voie polyvalente — et les patineurs aventureux)!

De plus, peu des accès au parc semblent déneigés pour la partie est du parc (je n’ai pas vérifié le côté ouest, le long de Papineau). Les seuls accès déneigés pour le côté est du sentier polyvalent sont les entrées de Lille (#15), de Louvain (#16), Legendre (#17), Émile-Journault (#18), l’escalier Pélican/6e Ave (#19—qui n’était pas déneigé par le passé) et l’entrée 2e Ave/Deville (#20). Les entrées des Prairies (#13) et de Martigny (#14) ne sont pas déblayées du tout. C’est pire pour accéder au coeur du parc lui-même: le seul accès possible pour les piétons est par l’entrée 2e Ave/Deville (#20), ce qui est trop loin pour moi. Contrairement aux années précédentes l’accès par l’entrée Émile-Journault (#18) n’a pas été déblayée—et c’est celui qui est le plus proche de chez moi.

En conclusion, le sentier polyvalent est praticable seulement pour les randonneurs et les joggeurs qui utilisent des crampons. Et l’intérieur du parc lui-même n’est vraiment accessible qu’aux skieurs et raquetteurs! Ceux-ci sont donc privilégiés au détriment des autres (ils ne sont pas les seuls à payer des taxes). Tant pis pour les randonneurs, les joggeurs et cyclistes hivernaux! Cette situation est totalement inacceptable!

Mise-à-jour (2019/02/25): la température est redescendue et les sentiers sont redevenus de véritable patinoires! Sans crampons: oubliez ça, c’est inaccessible! Plusieurs accès vers l’intérieur du parc ne sont toujours pas déneigés! Ce parc devait être accessible à tous et en toutes saisons!

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