dBD #121

dBD-121dBD c’est toute l’actualité de la bande dessinée.

dBD, c’est chaque mois de longues et courtes interviews, des dossiers, des analyses, des portraits d’auteurs, un portfolio qui revient sur les images et les planches marquantes d’un créateur, des visites d’ateliers, des retours sur le passé et sur des albums majeurs dans l’histoire de la bande dessinée, des coups de gueules et de cœur mais également un important cahier critiques et un tableau des étoiles établi par des journalistes spécialisés.

dBD n’est pas un magazine que je lis régulièrement, même si je suis un grand amateur de BD et qu’il couvre aussi un peu le manga — que j’adore encore plus que la BD en générale. Et je n’en ai parlé qu’une seule fois jusqu’à maintenant lorsque j’ai commenté le numéro 215, qui mettait Valérian en couverture.

Dans ce cas-ci, dBD #121 a attiré mon attention à cause de sa couverture sur Naoki Urasawa (pour les détails sur le contenu, je vous renvoi au sommaire du numéro sur le site du magazine). Apparemment, c’est la première fois que dBD consacre sa couverture à un artiste japonais — et ce à l’occasion d’une exposition à l’Hôtel de Ville de Paris des planches d’Urasawa, qui avait déjà été mis à l’honneur à Angoulème. L’article de cinq pages passe en revue la carrière du mangaka qui est très connu en France pour ses nombreux succès: Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat. Mais il ne faut pas oublié Master Keaton, Happy!, Yawara!, ou Pineapple Army. Je l’ignorais mais Kana a même publie une anthologie intitulé Histoires courtes de Naoki Urasawa. 

J’ai feuilleté le reste du magazine avec intérêt. Il faut dire que, dans le cas de dBD, c’est surtout les actualités et les critiques qui sont intéressantes. Je connais très peu les auteurs de BD qui publie de nos jours. La scène BD est très différente de l’époque de mon enfance où elle se limitait surtout aux auteurs et artistes orbitant autour des périodiques Pilote et Tintin. La quantité de titres publiés annuellement de nos jours est tout simplement époustouflante! Ah, si j’avais des centaines d’heures pour lire chaque semaine!

Quelques titres ont attiré mon regard: la revue L’Histoire consacre un numéro Hors-Série à la série de BD Alix de Jacques Martin; San Antonio de Frédéric Dard fait un retour en BD avec San-Antonio chez les Gones par Michaël Sanlaville chez Casterman; Delcourt/Tonkam réédite Fruits Basket par Natsumi Takaya en douze volumes doubles (Perfect) et en rajoute avec la publication du spin-off Fruits Basket Another; critique de Le coeur des amazones par Bindi & Rossi chez Casterman (“une relecture féministe du mythe” troyen); critique de Le goût d’Emma par Takahama, Maisonneuve & Pavlowitch chez Les Arènes (les aventures d’une critique culinaire); critique de Osamu Tezuka, Une vie en manga chez Pika (“biographie colossale”); critique de Souvenirs d’Emanon par Kajio & Tsuruta chez Ki-oon (histoire décevante mais “graphisme enchanteur (…), trait d’une élégance rare”); et une critique de L’Atelier des sorciers par Kamome Shirahama chez Pika (“une belle découverte”). Un magazine riche en information pour les amateurs de BD.

dBD #121 — mars 2018. [collectif dirigé par Frédéric Bosser] Boulogne-Billancourt: dBD sarl, mars 2018. 100 p., 23 x 29.7 cm, 8.90 €. ISSN 1951-4050. Lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ Biblio —  Wikipedia — WorldCat ]

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