CODEX_TRAVERSÉE DU SILENCE

La salle de diffusion de Parc-Extension (421, rue Saint-Roch) est une fois de plus l’hôte d’une exposition en arts visuels du 5 septembre au 13 octobre. Sous le commissariat de Mariza Rosales Argonza, cette exposition, intitulée Codex_Traversée du Silence est présentée dans le cadre de la 11e édition du Festival LatinArte.  C’est une “prise de parole qui transcende les frontières culturelles et temporelles pour rendre visibles la pluralité et la permanence des voix ancestrales en tant qu’acte conscient afin de percer l’invisibilité“.

C’est une belle “exposition” mais c’est plutôt pauvre puisqu’on n’y retrouve que sept grandes oeuvres par Dinorah Catzalco et deux installations audio-visuelles (par Rodrigo Velasco et Teo Zamudio). Cela vaut quand même la peine d’y jeter un coup d’oeil si vous passez par la bibliothèque de Parc-Extension, qui est juste à côté…

Photos du vernissage, le 5 septembre 2019, on l’on retrouve (dans le désordre) les artistes [Teo Zamudio, Rodrigo Iván Ramírez Velasco et Dinorah Catzalco], la mairesse d’arrondissement [Giuliana Fumagalli], la Conseillère du quartier Parc-Ex [Mary Deros], et les représentants de la salle de diffusion [Martin Hurtubise], du Conseil des Arts de Montréal, et de LatinArte [Mariza Rosales Argonza]. 

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Ceci me rappel que je voulais faire une entrée pour une autre exposition au début de l’année mais que le tourbillon de la vie m’en a empêché…

Il s’agissait de l’exposition conjointe “Identité | Message Textes Pour La Syrie” qui se tenait à la Salle de Diffusion de Parc-Extension du 6 décembre 2018  au 6 janvier 2019. 

La première partie, intitulée “Identité” était une installation interactive par l’artiste bangladeshi Fahmida Urmi Hossain. Elle présentait un “regard sensible sur les mariages précoces et leurs conséquences pour les jeunes filles.”

La deuxième partie, intitulée Messages textes pour la Syrie, était une installation immersive par Liàm Maloney, présentée dans le cadre du Conseil des arts de Montréal en tournée, en collaboration avec la Galerie B-312. À l’intersection de l’art visuel et du photojournalisme, l’oeuvre — “composée de neuf photographies montées sur boîtes lumineuses“ — nous plongeait “au cœur de la lutte des réfugiés syriens“ au travers de leurs textos.

IMG_4099Le concept des deux expositions était très intéressant mais, encore une fois, l’espace restreint de la salle de diffusion ne permet d’y présenter que quelques pièces (cinq ou six illustrations multi-techniques et une installation montrant des objects traditionnels couvert d’un filet de pêche). Il en résulte une présentation un peu maigre qui ne mérite pas toujours le déplacement…

L’exposition comme telle ne m’a pas laissé une forte impression mais, par contre, la performance réalisée lors du vernissage, le 6 décembre 2018 (le choix de cette date était-il une coïncidence?), m’a fortement intrigué. Une musicienne jouait un air sur un instrument traditionnel (une sorte de harpe avec une caisse de résonance en forme de grosse boule — dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom mais qui ressemble à des instruments ouest-africains comme le biram, la kora ou le bolon) alors qu’une danseuse en costume traditionnel bangladeshi déambulait lentement, au rythme de la musique, tout en se délestant de ses nombreux bijoux. Cela représentait sans doute la femme qui perd son identité lors d’un mariage forcé (ou celle-ci qui s’en libère?). C’était fascinant mais malheureusement (si j’en avais pris note) je n’ai pas trouvé trace du nom des deux interprètes… Voici néanmoins un bref vidéo qui vous donne une idée de cette performance:

One thought on “CODEX_TRAVERSÉE DU SILENCE

  1. Je dirais même plus: les expositions de la salle de diffusion sont souvent minables. Cette salle n’a plus de raison d’être depuis la création de la grande Maison de la Culture Claude-Léveillée. L’espace serait mieux mis à profit par la bibliothèque de Parc-Extension qui manque de salles d’animation et de travail. Il serait toujours possible d’y organiser de petites expositions temporaires et des spectacles / conférences mais sous la tutelle de la bibliothèque. Mais, bon, nous savons tous qu’une ville comme Montréal ne réussira jamais à faire une utilisation efficace de ses ressources…

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