Vision morbide en rondel

Hier, j’ai pleuré ma propre mort
Étendu sur ta tombe, j’ai répandu ma vie
Car mon navire s’appelait Utopie
Et le naufrage le prit au sortir du port

On descend ce cercueil où je dors
Ils sont tous là, interdits
Hier, j’ai pleuré ma propre mort
Étendu sur ta tombe, j’ai répendu ma vie

Ainsi tel est mon sort
Tout n’est qu’une funeste tragédie
Que je joue, muet, mal-mort

Hier, j’ai rêvé ma propre mort.

Isléaval
1982/09/22-23

Publié originalement (page 31) dans Inscriptions sur une pierre tombale icosaédrique datant de 1986, par Claude J. Pelletier. Laval: Publications Ianus, Février 1990. 54 pages. ISBN 2-9801683-1-9. Édition limitée à soixante-quinze exemplaires.  [ BAnQWorldCat ]

Série “Poésie du dimanche” : La danse du cafardDivagation sous la pluie • RideauJe veux m’évader [Et pourtant je suis libre!] • Sabbat

Voir aussi mes haïku

Note: le rondel est un forme poétique — qui n’est pas respecté ici mais qui a servi d’inspiration. J’ai toujours résisté à l’envie d’y faire un petit ajout pour le conformer à la forme…

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