Paul à la maison

Paul-a-la-maison-cov“Paul à la maison est le 9e tome de la série. Cette fois-ci, l’action de déroule en 2012, Paul est auteur de bande dessinée à temps plein et lance un nouvel ouvrage au Salon du livre de Montréal. Entretemps, sa fille part travailler en Angleterre, Lucie n’habite plus avec lui et sa mère ne va pas bien… 

Paul à a maison traite du deuil, sous de multiples formes. Un album émouvant.”

[Texte du site de l’éditeur]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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J’adore cette série mais malheureusement je n’en ai que très peu parlé (voir mon commentaire sur Paul dans le nord). Dans ce neuvième tome de la série nous faisons un saut dans le temps. En effet, Paul à Québec se déroulait en 1999 et les deux albums suivant, Paul au Parc et Paul dans le nord, étaient des flash-back dans la jeunesse de Paul (respectivement situé en 1970 et 1976). À l’automne 2012, Paul Rifiorati est maintenant dans la cinquantaine et dessine de la BD à temps plein, ce qui l’amène à faire des rencontres d’auteur dans les écoles et à faire des séances de signature au salon du livre. Il doit non seulement dire adieu à sa tendre jeunesse (il a toutes sortes de petits troubles de santé), mais aussi à son marriage (il est séparé de sa femme Lucie), à sa mère Aline (qui a été diagnostiquée d’un cancer et décide de ne plus combattre) et à sa fille (qui a maintenant dix-neuf ans et décide de déménager à Londres). Il doit faire face à ce deuil généralisé mais aussi à la solitude et au harcèlement de son voisin anglo-italien. Il a de la difficulté à gérer tout cela et se laisse aller un peu. Tout semble à l’abandon autour de lui: son apparence, sa cour arrière, son pommier, sa piscine… Le printemps amènera peut-être un renouveau…

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C’est un très bon album de bande dessinée qui nous ouvre une fenêtre sur la vie quotidienne d’un artiste de BD (Paul est de toute évidence l’alter égo de Michel Rabagliati et le récit est probablement très auto-biographique) et nous offre en bonus une introduction amusante à la typographie et à des techniques d’encrage. Ce qui est fascinant, c’est que Rabagliati réussisse avec un récit un peu triste, mais sincère et sans prétention, un style graphique simple mais très expressif, à toucher beaucoup de gens de ma génération. Comme beaucoup je me reconnais un peu dans le personnage de Paul: j’ai été chez les Scouts, ado j’ai voulu faire un voyage sur le pouce avec un copain, j’ai été en vacance sur les plages de la Nouvelle-Angleterre, J’ai fait du graphisme, j’ai travaillé dans le milieu de l’édition, ma mère est décédée du cancer, etc. C’est aussi un bel hommage à sa ville, car beaucoup de montréalais reconnaitrons leur quartier dans les décors de cet album: la rue Fleury dans Ahuntsic, la rue Masson dans Rosemont, le Parc de l’Île de la Visitation, le boulevard des Laurentides à Laval, le métro, la Place Bonaventure, etc.

Paul à la maison, comme toute l’oeuvre de Rabagliati, est un ode à la vie. C’est une très bonne lecture qui mérite d’être savourée. À lire.

Paul à la maison, écrit et illustré par Michel Rabagliati. Montréal, Les Éditions de la Pastèque, novembre 2019. 208 pages, 19,1 x 20,3 cm, 31,95$, ISBN 978-2-89777-072-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

© Michel Rabagliati. Tout droit réservé. 2019 • © Les Éditions de la Pastèque.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

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Capsules

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