Monnaies anciennes 18

Les femmes romaines (2)

Lucilla

Je suis particulièrement attaché à Lucilla, dont j’ai deux pièces, car elle était non seulement la fille de Marcus Aurelius et Faustina Minor (et donc la soeur de Commodus, contre qui elle complota) mais elle était aussi l’épouse de Lucius Verus, à qui elle donna trois enfants.

Annia Aurelia Galeria Lucilla est née le 7 mars 149 et grandit à la cour d’Antoninus Pius. En 161, son père la fiance à son coempereur, Lucius, qu’elle épouse à Éphèse en 164. Elle reçoit alors le titre d’Augusta. Les époux ne passeront pas beaucoup de temps ensemble. Elle reste auprès de Verus à Antioche la première année, où elle accouche d’une  fille, Aurelia Lucilla, en 165, puis retourne à Rome alors que Verus reste en Asie Mineure pour superviser la campagne contre les Parthes puis se rend sur le front Danubien pour une campagne contre les Marcomans. Elle est considérée comme ayant été “une matrone respectable et influente”. Après la mort de Verus en 169, Marcus arrange un second mariage avec le général Tiberius Claudius Pompeianus Quintianus qui est deux fois plus âgée qu’elle et issue d’une famille syrienne modeste de rang équestre. Elle lui donnera deux fils. Dès 172, elle le suit sur le front Danubien et est donc au chevet de son père à Vindobona lorsqu’il décède en mars 180. Étant l’aîné, elle espérait qu’elle et son mari succéderait à Marcus, mais c’est plutôt Commodus qui devient empereur. En 182, elle participe à un complot pour assassiner son frère et prendre le pouvoir. Ayant échoué, elle est exilée à Capri, où son frère la fait aussitôt exécuter… Cela démontre bien que les femmes romaines n’étaient pas exclues des jeux de pouvoir et des manoeuvres politiques…

IMG_8727-8729Ce beau sesterce (AE, 30 mm, 25.7022 g) présente sur l’avers un buste de Lucilla,  les cheveux ondulés et attachés en un chignon bas à l’arrière de la tête, drapée à droite avec l’inscription LVCILLAE AVG[VSTAE] ANTONINI AVG[VSTI] F[ILIA] (“Pour Lucilla Augusta fille de l’Auguste Antoninus“). Sur le revers on retrouve une Vénus debout à gauche, tenant une pomme dans la main droite et un sceptre dans la gauche, avec l’inscription VE-NVS et un S[ENATUS] C[ONSULTO] (“avec la permission du Sénat”) dans le champ de part et d’autre. Cette représentation exprime probablement un thème de fertilité (puisqu’elle a donné à Verus trois enfants) — quoique la pomme fait allusion à la légende du jugement de Pâris et de la fameuse “pomme de la discorde” alors que le sceptre est un attribut d’autorité. Comme Lucilla a reçu le titre d’Augusta qu’à son marriage en 164 et qu’il est peu probable qu’on ait frappé monnaie à son nom après qu’elle eut cessé d’avoir un statut d’impératrice en 169, cette pièce a certainement été frappé entre ces dates. Par contre, certaines sources réduisent cet intervalle à 164-166. Sources: Wikipedia, RIC III 1763, CoinArchives, CoinArchives, Numismatics, acsearch, Wildwinds, CoinTalk, CoinProject, DeaMoneta, FAC, MAShops, FAC (Lucilla, Venus, Apple). Voir aussi ma fiche.

IMG_8731-8733Cet as (Ae, 24 mm, 10.091 g, payé $8 le 1985/12/17), d’une qualité passable (ou même médiocre), nous offre un buste de Lucilla à droite avec l’inscription LVCILLA – AVGVSTA. Le revers représente une Hilaritas debout de face, regardant à droite, tenant une longue feuille de palmier dans la main droite et une corne d’abondance dans la gauche, avec l’inscription HILARITAS et un S[ENATUS] C[ONSULTO] (“avec la permission du Sénat”) dans le champ de part et d’autre. L’inscription est illisible mais la longue palme est assez typique pour identifier le sujet représenté sans le moindre doute. Hilaritas est une vertus, la personnification divine et allégorique de l’allégresse qui, dans ce cas-ci, exprime probablement la joie suscitée par le mariage de Lucius et Lucilla ou la naissance d’un enfant. Les branches de verdure (une longue palme) étaient signe de réjouissance et la cornucopia un signe d’abondance. Cela me rappel, sans y être vraiment lié, la fête romaine de Hilaria, qui était célébré le 25 mars (trois jours après l’équinoxe du printemps), en l’honneur de de Cybèle (la Magna Mater) et d’Attis — cette festivité carnavalesque serait possiblement à l’origine du “poisson d’avril”. Pour les même raison que la pièce ci-dessus, celle-ci aurait été frappée entre 164 et 169 (quoique la même source suggère que les pièces avec l’inscription “Lucilla Augusta” auraient probablement été frappé plus tardivement, soit en 166-169). Sources: Wikipedia, RIC III 1741, Wildwinds (text, image), acsearch, ACsearch, acsearch, British Museum, Numismatics, FAC, FAC (Hilaritas, Palm, Hilaritas), Hilaria. Voir aussi ma fiche.

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Images du mer-fleuri [002.020.358]

Ranunculus acris

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

Le bouton d’or ou renoncule âcre (appelé meadow buttercup ou encore common buttercup en anglais) est une espèce de plante herbacée à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Ranunculales, de la famille des Ranunculaceae et du genre Ranunculus. En fait, on appel souvent “bouton d’or” toutes les espèces de renoncules à fleurs jaunes (principalement R. acris, R. bulbosus, R. gramineus, R. repens, etc.) — il en existe près de six-cent mais plusieurs d’entre elles sont aquatiques (R. aquatilis, R. peltatus, etc.), d’où leur nom qui signifie “petite grenouille” en latin. Elle est caractérisée par des feuilles nervurées et palmatilobées, ainsi que des fleurs en forme de coupe, composées de cinq pétales d’une couleur vive et brillante qui évoque le beurre (d’où leur nom dans les langues germaniques, comme l’anglais, l’allemand ou le néerlandais) et qui les rend attrayantes pour les insectes (favorisant la pollinisation entomophile). Elle a parfois été utilisé pour ses propriétés tinctoriales (comme colorant à mordant), alimentaires (les jeunes pousses ou tubercules, si séchée ou bouillie quelques heures et parfois même crues, ont un goût fade, “acidulé et légèrement épicé, riches en vitamine C”) ou médicinales (pour ses “propriétés diaphorétiques, antispasmodiques, analgésiques et rubéfiantes”) mais c’est avant tout une plante toxique qui a des propriétés inflammatoires et irritantes (vésicante). Toutefois, on l’apprécie surtout pour ses mignonnes petites fleurs jaunes… (Source: Wikipedia [Fr/En]).

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Happy / Joyeux Solstice

Like every year, I want to wish everyone a happy solstice. 

The celebration of the solstice goes back to the beginning of time (or at least, as far as we know, to the Neolithic). The winter solstice is when the polar axis of the planet reaches its maximum tilt away from the sun, making it appear at its lowest on the horizon and resulting in the longest night and the least amount of daylight. For all prehistoric cultures it probably meant the end of winter hardships and the promise of a new beginning. The sun dies behind the horizon only to be reborn, therefore the winter solstice festival is almost always linked to the cult of the Sun and the New Year. With time, those age-old rituals were integrated into each culture beliefs and evolved into the festivities of Christmas / Nativity (Western Europe), Dongzhi  (China), Festivus (geek culture), Hanukkah (Judaic culture), Karachun (Slavic cultures), Kwanzaa (African-American culture), Makar Sankranti (India), Saturnalia / Sol Invictus (Ancient Rome), Yalda (Iran), Yule (Germanic culture), etc.

Those festivities were also often linked with the worship of entities/deities that resurrected (they died and rose again) in correlation with fertility or after-life cults (many being part of mystery cults): Attis, Baldr, Dionysus, Dumuzid, Ishtar, Izanami, Jesus, Mithra, Osiris, Persephone, Quetzalcoatl, just to name a few. That’s what makes comparative mythology so interesting (for which Jesus is a fascinating study case).

Of course, this year everything feels different. We had a very bad year and we yearn for much better time. Therefore, whatever you are celebrating at this time of the year, I want to wish you all Merry Festivities (by yourself) as well as a happy and much better New Year ! Take care and be safe!

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Comme chaque année, je souhaite à tous un joyeux solstice.

La célébration du solstice remonte au début des temps (ou du moins, à notre connaissance, au néolithique). Le solstice d’hiver se produit lorsque l’axe polaire de la planète atteint son inclinaison maximale loin du soleil, le faisant apparaître à son plus bas à l’horizon et entraînant la nuit la plus longue et le moins de lumière du jour. Pour toutes les cultures préhistoriques, cela signifiait probablement la fin des épreuves hivernales et la promesse d’un nouveau départ. Le soleil meurt derrière l’horizon pour renaître, donc le festival du solstice d’hiver est presque toujours lié au culte du soleil et du nouvel an. Avec le temps, ces rituels séculaires ont été intégrés dans les croyances de chaque culture et ont évolué vers les festivités de Noël / Nativité (Europe de l’Ouest), Dongzhi (Chine), Festivus (culture geek), Hanoucca (culture judaïque), Karachun (cultures Slaves), Kwanzaa (culture afro-américaine), Makar Sankranti (Inde), Saturnalia / Sol Invictus (Rome antique), Yalda (Iran), Yule (culture germanique), etc.

Ces festivités étaient aussi souvent liées au culte d’entités / divinités ressuscitées (elles moururent et ressuscitèrent) en corrélation avec la fertilité ou les cultes d’après-vie (beaucoup faisant partie de cultes à mystères): Attis, Baldr, Dionysos, Dumuzi, Ishtar / Innana, Izanami, Jésus, Mithra, Osiris, Perséphone, Quetzalcoatl, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est ce qui rend la mythologie comparéé si intéressante (pour laquelle Jésus est un cas d’étude fascinant).

Bien sûr, cette année, tout est différent. Nous avons eu une très mauvaise année et nous aspirons à de bien meilleurs moments. Par conséquent, quoi que vous fêtiez à cette période de l’année, je tiens à souhaiter à tous de joyeuses fêtes (par vous-même) ainsi qu’une bonne et meilleure année! Prenez soin de vous et soyez en sécurité!

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عطلات سعيدة للجميع

祝大家節日快樂

Feliĉaj Ferioj al ĉiuj

Frohe Feiertage für alle

Ευχάριστες διακοπές σε όλους

Happy Holidays nan tout

חג שמח לכולם

सभी के लिए खुश छुट्टियाँ

Buone Feste a tutti

すべてにハッピーホリデー

Beatus festis in omnes

Счастливые праздники для всех

Felices fiestas a todos

Chúc mừng ngày lễ cho tất cả

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Ad Romam, vol. 1: Le trophée d’Auguste

AdRomam-1-cov« À l’empereur César Auguste, fils du divin Jules, grand pontife, acclamé imperator… le Sénat et le peuple romain, parce que sous sa conduite et ses auspices, toutes les peuplades alpines qui s’étendaient entre la mer supérieure et la mer inférieure ont été soumises au pouvoir du peuple romain. »      – Pline l’Ancien

De Rome jusqu’aux confins de l’Empire, la série Ad Romam nous fait revivre les grandes réalisations de la plus incroyable épopée militaire de tous les temps à travers les voies terrestres et maritimes.

Ce premier tome, Le Trophée d’Auguste, nous met sur les traces des oeuvres de l’empereur Auguste…

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

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Un groupe de jeunes qui cherche le trouble s’introduit de nuit sur le site du Trophée d’Auguste, dans la commune de La Turbie (en Alpes-Maritimes) qui surplombe la principauté de Monaco. L’un d’eux a déniché un livre au musée où son père travaille et ce livre décrit l’emplacement d’un trésor. Il s’agit d’une médaille commémorative d’Auguste. Dès que l’un des jeunes touche à la médaille il se trouve transporté dans le temps, à l’époque romaine. Il fait découvrir la propriété magique de la médaille à ses compagnons, puis à son prof d’histoire. Chaque fois qu’ils voyages dans le temps c’est toujours pour participer à un événement en relation avec le monument. Ainsi l’on découvre l’ultime bataille d’Auguste contre les peuples celto-ligures du sud de la Gaule, le triomphe d’Auguste à Rome, la construction de la via Julia Augusta, puis de la ville de Cemenelum (Cimiez) près du comptoir commercial grec de Nikaïa (Nice) et, finalement, la construction du trophée d’Auguste près de la colonie grecque de Monoïkos (Monaco). Puis ils se retrouvent dans la suite de l’Impératrice Salonine lors d’un voyage dans la région pour rencontrer un évêque et une visite aux thermes, puis ils se retrouvent au Mausolée de Lumone, puis lorsque le site est classé et restauré vers 1860. 

Je comprend l’intention pédagogique de faire découvrir l’histoire de leur région aux jeunes lecteurs monégasques mais, si le récit est amusant,  il est trop anecdotique et pas assez fluide pour que la lecture en soit agréable. De plus, je trouve le dessin horrible. La tentative de donner des visages réalistes aux personnages est un échec et le résultat est plutôt laid. Par contre, les détails historiques (arrière-plans, costumes, etc.) me semble assez réussi. Pour le reste, c’est plutôt décevant…

C’est donc une bande dessinée à lire seulement par curiosité, si l’histoire romaine de La Turbie et de Monaco vous intéresse…

Ad Romam, vol. 1: Le trophée d’Auguste. Par Yvon Bortorello, Arnaud Delalande, Hubert Prolongeau (scénario) et Boris Talijancic (illustrations). Monaco: Édition du Rocher, juillet 2020. 60 pages, 24 x 31.7 cm, 15,90€ / $C 26.95, ISBN 978-2-268-10263-4. stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2019, Groupe Elidia.

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Pictorial chronicles [002.020.354]

Dernières nouvelles du parc

Une publication sur FB révélait qu’il y avait encore eut du nouveau dans le Parc Frédéric-Back cette semaine. J’y ai découvert que les dalles de béton qu’on y enterraient la semaine dernière devaient servir de base pour de grand parasols ! Je n’ai pas tardé à aller investiguer par moi-même…

Hier était la journée idéale pour se promener dans le parc et y prendre des photos. Il ne faisait pas trop froid (environ -7 ℃) et le ciel était d’un profond azur. J’ai donc constaté de visu que l’on avait complété l’installation du mobilier dans le parc en ajoutant des bancs dans le secteur Iberville Nord (mais pas encore de tables à pic-nic), des parasols dans le secteur Boisé Est ainsi que des parasols et des chaises longues sur le dessus de la butte du secteur Plaines Est. J’ai bien hâte que ce dernier secteur ouvre au public, probablement au printemps prochain. C’est vraiment un superbe parc pour prendre ne marche de santé…

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/12/18 ]

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Monnaies anciennes 17

Les femmes romaines (1)

Les monnaies romaines ne représentent pas toujours l’empereur sur l’avers. Parfois il s’agit d’une pièce commémorative de la fondation d’une cité, comme Rome ou Constantinople, ou alors elles vont représenter des membres de la famille impériale, généralement les épouses des empereurs. Dans de très rare cas, on retrouve des monnaies d’impératrices. Dans les prochaines semaines, je vais vous monter une dizaine d’exemples de femmes romaines représentées sur les monnaies de ma collection.

Faustina I

Faustina Maior (c. 100-140 EC) était la nièce de Hadrianus et l’épouse de Antoninus Pius (c. 110~115). On dit d’elle qu’elle était belle et sage, et — comme toute première dame de nos jours — s’est consacrée à des entreprises de charité et d’éducation pour les jeunes filles. Elle meurt en octobre ou novembre 140 et est divinisé par Antoninus. Malgré les ragots, elle devait être une bonne épouse et Antonin devait l’aimer suffisamment pour qu’il obtienne une telle chose du sénat. Il est vrai qu’on le disait très pieux…

IMG_8303-8304Ce très beau denier de Faustine l’Ancienne (AR, 18 mm, 2.756 g, payé $8 le 1985/12/17) illustre bien cette apothéose. Sur l’avers, on retrouve un buste drapé à droite (avec les cheveux en chignon au dessus de la tête et un diadème de perles) avec l’inscription DIVA – FAVSTINA. Le revers illustre une Aeternitas (ou Providentia) debout à gauche, tenant un globe dans la main droite et un voile ondulant dans la gauche, avec l’inscription AETER – NITAS. Cette pièce a été frappée après 140/1 EC (soit dans les années suivant son décès, 140-144, ou pour le dixième anniversaire de sa consécration, c. 150-151). Sources: BMC 373, C 32, RIC III 351, RCV (2002): 4578, RCV (4th Ed.): 1348, CoinArchives, vcoins, Wildwinds, FAC, CoinTalk, acsearch, FAC (Faustina Senior, Diva Faustina, Aeternitas). Voir aussi ma fiche.

IMG_8722-8724Ce beau sesterce de Faustine l’Ancienne (Orichalque [laiton], 31×32 mm, 22.001 g, payé $10.75 le 1985/11/18) continue sur le même thème. Sur l’avers, on retrouve un buste drapé à droite (les cheveux minutieusement ondulés et enroulés en bandes sur la tête et tirés vers l’arrière, avec un chignon sur le dessus) avec l’inscription DIVA – FAVSTINA. Sur le revers il y a une Juno debout à gauche, tenant une patère (pour faire une libation) et un sceptre, avec l’inscription IVNO, puis un S[ENATUS] C[ONSULTO] (avec la permission du Sénat) dans le champ de part et d’autre. Il semble y avoir plusieurs variantes de ce type, la différence résidant dans la césure de l’inscription sur l’avers (DIVA – FAVSTINA versus DIVA FAV – STINA) et la position du “O” de IVNO sur le revers. Cette pièce a été frappée après 140/1 EC (quoique certaines sources la date de 141 et d’autres de 147). Une caractéristique intéressante est que cette pièce comporte sur l’avers un graffito à l’encre de Chine (dans le champs droit, possiblement “1707 / ?? AES”). Sources: RCV (2000): 4629, RCV (4th Ed.): 1365, RIC III 1143, C 210, BMC 1531, Wildwinds, CoinArchives, CoinArchives, Numismatics, Mantis, Numista, DeaMoneta, MA-Shops, FAC, FAC (Faustina Senior, Diva Faustina, Juno). Voir aussi ma fiche.

Note: Ce qui fait qu’une recherche peut devenir très chronophage c’est quand l’on passe des heures juste pour un petit hyperlien explicatif (l’équivalent des notes en bas de page d’antan) par soucis d’exhaustivité. J’avais prévu couvrir ce sujet en un seul billet mais par le temps que j’alloue habituellement à une entrée de cette série je n’avais recherché et décrit seulement deux des dix pièces prévues ! J’ai donc décidé de couvrir séparément chacune des femmes d’empereurs dont cette sous-série de billets fait l’objet. À suivre, donc.

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Image du mer-fleuri [002.020.351]

Convolvulus arvensis

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[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2018/06/23 ]

Le liseron des champs (appelé field bindweed en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace de la classe des Equisetopsida, de la sous-classe des Magnoliidae, du super-ordre des Asteranae, de l’ordre des Solanales, de la famille des Convolvulaceae (incluant aussi les belles-de-jour, les Ipomoea et même les patates douces!) et du genre Convolvulus (incluant plus d’une quarantaine d’espèces de liserons). C’est une plante rampante ou grimpante, aux feuilles sagittées, offrant des fleurs éphémères blanches ou roses rayées de blanc. C’est une plante envahissante qui est très commune au abords des champs et des routes, mais ses fleurs ne sont pas sans charme. Elle est utilisée (rhizome ou infusion des feuilles) pour ses propriétés laxatives.

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Empereur du Japon, vol. 1-2

EmpereurDuJapon-1-cov“Mis en images pour célébrer les 30 ans de la mort de l’empereur Hirohito, ce manga est la première adaptation du plus long règne d’un empereur japonais, soit 62 ans. Intrigues politiques et familiales, accompagnent ce récit poignant.

Uu géant pris dans la tempête de l’histoire, symbole d’une nation, mais surtout et avant tout un homme. La saga qui lève le voile sur la vie et l’enfance méconnue du prince !

En l’an 37 de l’ère Meiji, soit en 1904, le jeune Hirohito tente de trouver sa place. De son apprentissage, sa régence, au début de son long règne, jusqu’aux événements qui ont conduit le Japon à la seconde guerre mondiale, ce merveilleux manga, très documenté, lève le voile sur la vie et l’enfance méconnues du prince Hirohito, ou empereur Shòwa de son nom de règne.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Empereur du Japon – L’histoire de l’empereur Hirohito, vol. 1. Par Eifuku Issei (scénario), Junichi Nojo (dessin), Kazutoshi Hando (idée originale) et Hidetaka Shiba (supervision). Paris: Delcourt/Tonkam, octobre 2019. 198 pages, 13 x 18.4 x 1.6 cm, 7.99 € / $C 13.95. ISBN 978-2-413-02014-1. Pour lectorat adolescent (14+).

EmpereurDuJapon-2-cov“L’adolescence de Hirohito, l’empereur Shôwa.

L’ “Institut spécial” où le jeune prince va recevoir l’éducation idoine.

Le chemin de ce jeune homme, à nul autre semblable, fut aussi marqué par une adolescence inoubliable !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

 

Empereur du Japon – L’histoire de l’empereur Hirohito, vol. 2. Par Eifuku Issei (scénario), Junichi Nojo (dessin), Kazutoshi Hando (idée originale) et Hidetaka Shiba (supervision). Paris: Delcourt/Tonkam, février 2020. 198 pages, 13 x 18.4 x 1.6 cm, 7.99 € / $C 13.95. ISBN 978-2-413-02406-4. Pour lectorat adolescent (14+).

EmpereurDuJapon-1-extrait

Vol. 1, extrait

Empereur du Japon (昭和天皇物語 / Shouwa Tennou Monogatari / lit. “L’Histoire de l’Empereur Showa du Japon”) est un manga seinen biographique écrit par Eifuku Issei (sur une idée de Kazutoshi Hando) et dessiné par Junichi Nojo. Il est prépublié dans le périodique Big Comic Original et compilé en volumes par Shogakukan (entre octobre 2017 et novembre 2020). La série est en cours et il y a sept volumes de paru jusqu’à maintenant dont trois ont été publié en français chez Delcourt/Tonkam (le troisième est paru en décembre 2020).

Ce manga nous raconte la jeunesse de l’Empereur japonais Hirohito (Showa). Le récit commence avec l’arrivée à Tokyo du général Douglas MacArthur, après la capitulation du Japon, et sa première rencontre avec L’Empereur, qui eut lieu le 27 septembre 1945. Le “shogun” américain se demande quel genre d’homme est Hirohito… Flashback en l’an 37 de l’ère Meiji (1904) alors qu’une jeune institutrice de maternelle, Mlle Taka Adachi, est choisie comme préceptrice/nourrice du prince Michi, petit-fils de l’Empereur Meiji. Puis, en 1914, l’éducation du prince passe entre les mains de plusieurs précepteurs au sein de l’Institut du Palais de L’Est. Le récit s’organise autour de ceux-ci et l’on voit le prince grandir et mûrir.

EmpereurDuJapon-2-extrait

Vol. 2, extrait

Dans le second volume, le prince est adolescent et l’Institut organise des excursions dans divers sites du Japon pour en apprendre l’Histoire. Le prince montre un grand intérêt pour la botanique. Différents clans (Chôsû et Satsuma) intriguent pour influencer le choix de la future épouse du prince. En 1918, on voit un malaise social qui entraine les “émeutes du riz”, l’empereur Taishô est gravement malade et Hirohito est fiancé à Nagako de Kuni.

Comme tout récit biographique et historique, je suis certain que c’est très romancé et qu’on y retrouve de nombreux éléments fictifs (pour ne pas dire de propagande, i.e. qui visent à embellir l’image de l’empereur). Le récit est tout de même intéressant mais demeure plutôt anecdotique. Cela se lit bien et on y apprend tout de même beaucoup sur la jeunesse de Hirohito. Le dessin est très bien. Il est clair, détaillé et décrit bien les scènes de la narration. Mon seul reproche est que les personnages sont parfois représenté le bouche ouverte, ce qui leur donne un air un peu idiot. C’est donc un manga qui mérite d’être lu si vous vous intéressé à l’histoire du Japon. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2017 Junichi NOJO, Kazutoshi HANDO, Issei EIFUKU. All rights reserved. ©2020 Groupe Delcourt pour l’édition française.

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