Ambrosia artemisiifolia 

IMG_3908[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

IMG_3909La Petite herbe à poux (que l’on appel en Europe Ambroisie à feuilles d’armoise ou “Common ragweed” en anglais) est un espèce de plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae, i.e. “qui germe en deux feuilles”), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, “fleurs composées”), à la tribu des Heliantheae (la troisième plus grande tribu de la famille des tournesols) et au genre Ambrosia (qui comprend une cinquantaine d’espèces, dont la Grande herbe à poux [Ambrosia trifida ou giant ragweed en anglais], qui sont pour la plupart des plantes envahissantes de nature adventice (“mauvaise herbe”) ou rudérale (qui poussent sur les terrains abandonnés et le long des routes) et qui produisent un pollen très allergène).

Elle est caractérisée par des feuilles dentelées, douces et velues (longues de trois à douze centimètres), de couleur vert foncé, qui sont divisées en pennes et poussent d’abord en opposition mais les “feuilles et rameaux supérieurs sont alternes.“ Les multiples branches peuvent atteindre soixante-dix centimètres (parfois même deux mètres!). La floraison se fait entre juillet et septembre sous la forme de fleurs vertes qui poussent en chandelles, i.e. droite sur le bout des tiges, et dont le petit fruit sec (akène de 2-4 mm, en forme de cône inversé) ne produit qu’une seule graine qui persiste en hiver — étant ainsi très apprécié des oiseaux.

Elle contient un composé chimique (psilostachyin) qui est utilisé en agriculture pour éliminé les mollusques (limaces et escargots). La plante elle-même est aussi parfois utilisée pour la décontamination des sols particulièrement les métaux lourds comme le plomb. Certaines tribus autochtones (Cherokee, Dakota, Delaware,  Iroquois, et Lakota) l’utilisaient aussi dans leur médecine traditionnelle. Le nom provient du grec ambrosia (ἀμβροσία / “immortalité”, “qui appartient au dieux”), la nourriture des dieux qui était réputée rendre immortelle. Le nom latin de l’espèce, artemisiifolia, lui, fait référence au fait que ses feuilles ressemblent à celle de l’Artemisia (le genre auquel appartient l’absinthe et dont le nom évoque la déesse Artemis ou à la reine et botaniste Artemisia II).

Comme elle est très allergène pour l’Humain et est la cause de la rhinite allergique (“Rhume des foins”), il est important de l’éradiquer avant qu’elle ne fleurisse à la mi-juillet. Il y a des municipalités où les propriétaires qui négligent de le faire peuvent se voir infliger une amende (comme à Alma, Dorval, Gatineau, Mont-Saint-Hilaire, Québec, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, et Sainte-Thérèse) mais cela ne semble plus être le cas à Montréal (depuis 1996 [suite à un litige], sauf dans des arrondissements comme Saint-Laurent ou L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève — car l’herbe à poux est une responsabilité des arrondissements). Toutefois, on fait régulièrement des campagnes de sensibilisation pour encourager les gens à lutter contre l’herbe à poux par l’arrachage manuel ou la tonte. Certaines municipalités utilisent également des herbicides (du simple chlorure de sodium aux dicamba, glyphosate, triclopyr, ou metsulfuron — qui peuvent avoir de sérieux effets néfastes sur l’environnement), ou des méthodes thermiques (vapeur, flamme ou infra-rouge — qui ont l’inconvénient d’affecter aussi la végétation environnante). L’idéal pour lutter contre l’herbe à poux est d’opter pour une méthode préventive comme l’implantation d’un couvert végétal compétitif (en plantant des près fleuris, du sarrasin, du pâturin, ou du trèfle).

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/07/09 ]

Toutefois, je constate que l’herbe à poux est omniprésente dans le Parc Frédéric-Back. J’ai noté qu’il y a eut récemment une campagne d’arrachage mais on n’a enlevé que les plants de grandes tailles et il y a encore de très nombreux petits plants qui risquent eux aussi de fleurir ! C’est “une obligation pour les propriétaires de l’arracher sur leur terrain” mais la ville semble être assez tolérante en ce qui concerne ses propres parcs. Ce qui n’est guère mieux c’est que j’ai constaté, par les années passées, que la gestion du parc a utilisé des méthodes plus facile mais radicales (j’ignore si c’était de l’épandage chimique ou thermique mais cela a laissé de grandes aires avec des plantes “brûlées”, brunies et desséchées — j’espère qu’il ne s’agissait pas d’herbicides car n’est-ce pas interdit à Montréal? Encore une fois, deux poids deux mesures: c’est interdit pour les citoyen mais la ville ne s’en prive pas !) Si l’entreprise horticole qui gère le parc ne suffit pas à la tâche, la ville devrait peut-être faire appel aux citoyens avec un festival d’arrachage où des primes serait offerte pour chaque kilo d’herbe à poux arraché ? Il faut savoir être créatif — même si il est dommage de devoir faire la guerre à la nature à cause de certaines plantes qui se révèlent nuisibles à notre santé…

(Sources: Wikipedia [FR/EN], Google, Info Mtl,  Info Qc, Santé Mtl, thèse de maîtrise de Martin Ghiovany Bourdeau)

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Images du mer-fleuri [002.021.216]

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