Nuphar lutea 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2015/07/05 ]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 & 2018/06/26 ]

La semaine dernière je vous ai montré des spécimens de nénuphars roses. Cette fois-ci j’aimerais m’attarder sur les nénuphars jaunes. Ils appartiennent à la même famille mais à des genres différents. Tout comme le nénuphar rose le nénuphar jaune (appelé “yellow water-lily” en anglais et セイヨウコウホネ [Seiyou kouhone] en japonais) est une plante aquatique qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales (EN /  スイレン目 [Suiren-me]), à la famille des Nymphaeaceae (EN) mais, au lieu du genre Nymphaea [EN / スイレン属 (Suiren zoku)], il appartient plutôt au genre Nuphar ([EN / コウホネ属 (Kōhone zoku)] qui regroupe une dizaine d’espèces). Le nom du genre prends son origine dans l’arabe nīlūfar ou l’égyptien nfr (lys d’eau ou lotus) alors que le nom de l’espèce (lutea) signifie simplement “jaune” en latin. 

Le nénuphar jaune partage les même caractéristiques que son cousin rose (racines et rhizomes subaquatiques, feuilles flottantes à la surface) mais se distingue par l’apparence de sa fleur dont les pétales sont beaucoup plus petits que ses quatre à six sépales de couleur jaune vif (qui sont eux-même très courts comparé aux longs et abondants pétales des nénuphars roses ou blancs). Autre singularité, le fruit du nénuphar jaune mûri hors de l’eau, en restant sur sa hampe, alors que celui des Nymphaea mûri sous l’eau après la fermeture de la fleur. 

Il semble que dès le début du néolithique cette plante ait été utilisé comme nourriture d’appoint (tubercules bouillis et graines rôties) et même dans la médecine traditionnelle (avec des usages aussi divers que comme anaphrodisiaque, antifongique, anti-inflammatoire, antimicrobien, astringent, hypotenseur, sédatif, vasoconstricteur, etc.). De nos jours elle est surtout cultivée comme plante ornementale mais sa riche biochimie offre des composées qui ont récemment suscité de l’intérêt pour le traitement de maladies comme le cancer ou l’Alzheimer. En plus de composer de charmant jardins aquatiques (surtout en juxtaposition avec des Nymphaea) elle a également la propriété de bioaccumuler des contaminants présents dans l’eau ou dans les sédiments (comme les radionucléides et certains métaux lourds comme le cuivre) en les absorbant et les concentrant dans ses rhizomes et ses feuilles et contribuant ainsi à purifier l’environnement. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.040]

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