Pièces modernes d’autres pays (2)

La Belgique

La Belgique en tant que territoire distinct a pris forme avec la province romaine de Gaule Belgique, située entre la Germanie Inférieure à l’est et la Gaule lyonnaise à l’ouest, qui incluait plus ou moins ce qui est aujourd’hui le Bénélux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). À l’époque carolingienne, après que l’Empire de Charlemagne ait été divisé entre ses trois petits-fils en 843 EC, elle fait partie de la Lotharingie (qui incluait également l’Italie). Au Moyen-Âge, sous les ducs de Bourgogne, elle fait partie des Dix-sept Provinces mais ces dernières passent sous l’égide espagnole avec Charles Quint, pour être finalement scindées en deux suite à la guerre de Quatre-Vingts Ans et au traité d’Anvers de 1609 pour former les Provinces-Unies au nord (Belgica Foederata, les Pays-Bas indépendants) et les Pays-Bas méridionaux au sud (Belgica Regia, la Belgique, qui demeure un territoire du Saint-Empire romain germanique).

Toutefois, après la chute de l’Empire napoléonien, elles sont réunies à nouveau en 1815 par le traité de Vienne pour reformer l’ancien Leo Belgicus (nommé ainsi car le territoire sur une carte géographique représente plus ou moins la silhouette d’un lion) sous le nom de Royaume uni des Pays-Bas. Cette fois ce sont les différentes factions dopposition Belges qui s’unissent (d’où la devise “L’Union fait la Force”) et se révoltent contre cette imposition en 1830. La Belgique acquiert donc son indépendance l’année suivante mais se dote néanmoins d’une monarchie constitutionnelle: le Royaume de Belgique. Comme monarque on choisit Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha (un oncle de la reine Victoria) qui règnera sous le nom de Léopold Ier, roi des Belges. Dès lors, la Belgique peut frapper sa propre monnaie: le Franc belge (qui aura cours jusqu’à l’introduction de l’Euro en 2002). Celui-ci se divise en cent centimes avec des pièces de monnaie de un, deux, cinq, dix, vingt, vingt-cinq et cinquante centimes. Je vous en présente ici deux exemples.

IMG_2991-2994Le premier exemple est une très belle pièce de cinq centimes de Léopold 1er datant de 1862 (F [Fine], Cupronickel [75 % Cu et 25 % Ni], 19 mm, 3 g, axe: ↑↓). J’ai peine à distinguer l’avers du revers sur cette pièce. Normalement, l’avers (face) offre le portrait du monarque avec sa titulature, alors que le revers (pile) offre une représentation allégorique ou une devise avec la dénomination (valeur nominale) et la date d’émission. Or, ici tout est mélangé alors que la valeur se retrouve avec la nomenclature et l’attribution de l’avers change selon les experts. L’ “avers” présente la valeur nominale de la pièce sur deux lignes (5  / CENTIMES — centimes étant inscrit dans une cartouche pointé — dans un cercle rempli de pointillés) au-dessus d’une étoile (☆) avec l’inscription française (débutant par un fleuron) ❁ LEOPOLD PREMIER ROI DES BELGES. Le “revers” illustre un lion rampant héraldique vers la gauche (également dans un cercle rempli de pointillés) avec l’inscription française (encadrée par deux étoiles) ★ L’UNION FAIT LA FORCE ★ et 1862 en exergue. On note sous le lion une petite cartouche inscrite BRAEMT, qui est la signature du graveur Joseph-Pierre Braemt. 

Sources: Wikipedia, Google, CGB, numista.

IMG_2987-2988Le deuxième exemple est une belle pièce de deux centimes de Léopold II datant de 1873 (VG [Very Good], Cu [Cuivre 100%], 21.5 mm, 4 g, axe: ↑↓). L’avers présente le monogramme du roi (un grand “L” en cursive chargé de fioritures et surmonté d’une couronne héraldique d’où pendent des rubans de part et d’autre) entouré de l’inscription française LEOPOLD II ROI DES BELGES (suivie d’une étoile) ★ et 1873 en exergue. Le revers illustre un lion belge assis à gauche, la tête tournée à droite, posant la patte avant droite sur une double tablette inscrite (sur quatre lignes) “CONSTITUTION / BELGE / 1831 / ★”, entouré de l’inscription française L’UNION FAIT LA FORCE et 2 CENT.s (abréviation de “centimes”; le point et le “s” sont superposés) en exergue. Dessous la valeur nominale, on retrouve l’inscription BRAEMT F[ecit] (latin pour “fait par Braemt”) qui est la signature du graveur Joseph-Pierre Braemt. 

À partir de 1902, le néerlandais étant maintenant reconnu comme langue officielle, cette pièce sera frappée en deux versions: l’une en français (comme ci-haut) et l’autre en néerlandais (LEOPOLD II KONING DER BELGEN ★★ sur l’avers et EENDRACHT MAAKT MACHT sur le revers).

Sources: Wikipedia, Google, CGB, CoinBrothers, numista.

La semaine prochaine je vous présente quelques pièces de monnaie moderne de la France…

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Monnaies anciennes 104

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