Coeur de glace

Pour la première fois cet hiver j’ai du abandonner une randonné dans le parc parce que les conditions du sentier étaient vraiment trop mauvaise. Tout était complètement glacé. Ce genre de situation est arrivé quelques fois par le passé mais cette année les conditions des sentiers du parc sont systématiquement mauvaises. Il faut croire que la ville confie l’entretien des sentiers à la même équipe qui s’occupe de l’entretien des patinoires! J’ai essayé de marcher sur les côtés du sentier mais comme il y a eut de la neige fraîche récemment je renfonçait trop et marcher dans ces conditions était trop pénible. Il semble que cette année je doive abandonner le parc aux skieurs et aux raquetteurs. Alors je suis simplement rentré à la maison en passant par les rues (dont les trottoirs sont maintenant un peu plus praticable que la semaine dernière car il y a maintenant moins de neige mais encore beaucoup de glace et de flaques d’eau plus ou moins gelées—et glissante!).

Quand j’ai acheté un duplex dans VSP, la proximité du parc Frédéric-Back était une importante considération. Je trouve qu’il est important pour ma santé (et sur recommandation du médecin) de prendre de fréquentes marches (des problèmes de genou et de cheville m’interdisent le jogging) et de faire des randonnées occasionnelles à bicyclette (l’été seulement). Jusqu’à l’an dernier les sentiers du parc étaient suffisamment bien entretenus pour être utilisé en toutes saisons par les marcheurs, joggeurs et cyclistes en plus d’être accessible l’hiver aux skieurs et aux raquetteurs. Étrangement, cet après-midi j’ai remarqué un couple qui faisait du jogging en avançant sans difficulté sur la patinoire du sentier polyvalent alors que j’essayais moi-même de progresser en enfonçant jusqu’à mi-mollet dans la neige. Je me demandais “mais comment réussirent-ils cet exploit?” jusqu’à ce que je remarque qu’ils portaient tous deux de solides crampons à leur chaussures. Je crois que demain je vais aller m’acheter des crampons (et, pourquoi pas, je vais en réclamer le coût à la ville — car le mauvais entretien que la ville fait du parc m’empêche d’en profiter et d’y prendre ma marche de santé !)…

Difficile de marcher dans les sentiers du parc où l’épandage d’abrasif a été trop parcimonieux. Ayoye! [Damn you VSP !]

Comme je l’ai mentionné récemment, l’entretien des rues et des sentiers du parc est déficient ces dernières années (depuis l’arrivé de la nouvelle administration de Projet Montréal, ce qui ne semble pas être une coïncidence — non, ce n’est pas juste à cause du climat). Cessez donc de faire des économies de bouts de chandelles en étant trop parcimonieux avec l’épandage d’abrasif (ce qui est très évident dans le parc) et avec l’utilisation de sous-traitants peu motivés ou inéfficaces et donnez donc le service que vos citoyens méritent! Je ne suis pas contre de constantes augmentations de taxes (je viens d’ailleurs de payer le premier versement sur mon compte de taxe pour cette année) mais cela ne doit pas aller de pair avec une DIMINUTION constante de service! On est vraiment mal servi dans le quartier par nos politiciens qui semblent avoir l’habitude de briller par leur absence (au cours des derniers cinq ans je n’ai jamais réussi à rencontrer mon représentant de quartier, Frantz Benjamin, et je n’ai pas encore vu une seule apparition de son remplaçant, Josué Corvil; même notre député fédéral, Nicola Di Iorio, semble se foutre complètement des citoyens de sa circonscription!)… J’avais beaucoup d’espoir en voyant Projet Montréal détrôner Coderre et c’est pour cela que j’avais voté pour les mairesses Plante/Fumagalli mais jusqu’à maintenant j’ai été extrêmement déçu.

Un petit effort SVP ! Car à Montréal il n’y a pas que des automobilistes : il y a aussi des piétons et des randonneurs (qui votent…) qui aimeraient bien pouvoir utiliser trottoirs et sentiers sans risquer trop de blessures, fractures et ecchymoses !!!

Et il n’y a pas des carences seulement dans le déneigement (de la rue, des trottoirs ou des sentiers du parc — voir les billets du 01/06, 01/21 et 02/13), il y a aussi les fois où la ville ne ramasse pas le recyclage (soit parce que ça tentait pas à l’employé ou parce qu’il trouvait qu’il n’y en avait pas assez dans le bac?). Je paie toujours mes taxes alors je m’attends à ce que la ville me donne toujours du service — pas seulement quand ça leur tente! Il ne faut pas oublier non plus le manque de respect et de considérations de la ville envers ses employés — mais ça c’est une autre histoire… Maudite ville de merde!

Il ouvre le bac et le replace sans le vider !

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dBD #130

dBD130-covJe feuillette le plus récent numéro de dBD (février 2019) dans l’espoir de découvrir de nouveau titres intéressants. Malheureusement, je suis déçu car je n’y trouve rien de bien passionnant pour moi. Toutefois, ce numéro nous offre un hommage à Stan Lee par une interview avec Jean-Marc Lainé (biographe de l’artiste américain) et une interview avec Didier Tarquin (Lanfeust de Troy) qui revient avec U.C.C. Dolores, une BD de SF très prometteuse où une nonne hérite d’un croiseur de guerre et se lance vers la Frontière spatiale (voir le sommaire de ce numéro pour plus de détails sur le contenu). 

Dans le cahier critique on retrouve notamment Nymphéas Noirs de Cassegrain, Duval & Bussi chez Dupuis (adaptation d’un thriller de Bussi qui se déroule à Giverny, “quoi de plus naturel que d’adapter un roman policier aux airs impressionnistes en BD”), Journal d’une vie tranquille par Tetsuya Chiba (Ashita no Joe) chez Vega (autobiographie de son enfance en Mandchourie, “extrêmement séduisant”), Avant de partir par Jung & Koo chez Sarbacane (manhwa coréen “merveilleusement étrange”), ABCD de la typographie chez Gallimard (ce collectif, scénarisé par David Rault, ambitionne de tracer “l’histoire de la typographie latine, intimement liés à celle de la BD”), Ragna Crimson par Daiki Kobayashi chez Kana (dark fantasy, histoire de chasseurs de dragons avec des personnages attachants, qui “tient pour l’instant ses promesses”), et Talentless t. 3 de Looseboy & Furuya chez Doki-Doki (“un peu la rencontre entre Battle Royale et les X-Men). Un magazine riche en information pour les amateurs de BD.

dBD #130 — Février 2019. [collectif dirigé par Frédéric Bosser] Boulogne-Billancourt: dBD sarl, février 2019. 100 p., 23 x 30 cm, 8.90 €. ISSN 1951-4050. Lectorat adolescent (12+). stars-2-5

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ Biblio —  Wikipedia — WorldCat ]

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Capsules

Logan

Logan-covThis movie from the Marvel universe is far more darker than the comedic Deadpool movies I commented earlier. Here, an aging Logan (aka Wolverine) is taking care of an Alzheimer Charles Xavier (Prof. X) along with Caliban. The X-men are no more–as mutants has been chased into near extinction. Although Transigen, under Dr. Zender Rice, is trying to create and weaponize new mutants. A compassionate nurse helps a bunch of mutant kids escape, but they are separated. With only one kid left under her care, she seeks Wolverine to help bring them to a sanctuary in the north. He first refused but grudgingly takes up the task when the nurse is  killed and he realizes that the young mutant girl, Laura (aka X-23), has the same powers as he and that his own genes were probably used to create her. It is the end of a generation and the birth of another…

The obvious comment about this movie is that it is very violent. It is even quite troubling to see such a young girl committing extremely violent acts (and even more having such a young actress performing it!). However, the story is very reflective and rich in emotions. You wouldn’t think that those could go well together. It works only because the acting is quite excellent as the actors give superb performances (particularly the young Dafne Keen, Hugh Jackman and Patrick Stewart) in expressing a nuanced range of feelings : angst from not seeing the path forward, rage for being somewhat “powerless“ over their situation, regrets from bygone days and past mistakes, longing for a normal life and family, etc. Also it is clear that the director, James Mangold, has put lots of stylistic research into this movie (notably taking inspiration from film noir and old westerns like Shane, which is featured into the movie).  All this makes of Logan a surprisingly good superheroes movie. And indeed it was successful, both at the box office (earning five time its budget) and in reviews (with ratings of 8.1 on IMDb and of 93% / 90% [critics/audience] on Rotten Tomatoes). It is well worth seeing. stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ AmazonBiblioGoogleIMDbOfficialWikipediaYoutube ]

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Capsules

dBD #121

dBD-121dBD c’est toute l’actualité de la bande dessinée.

dBD, c’est chaque mois de longues et courtes interviews, des dossiers, des analyses, des portraits d’auteurs, un portfolio qui revient sur les images et les planches marquantes d’un créateur, des visites d’ateliers, des retours sur le passé et sur des albums majeurs dans l’histoire de la bande dessinée, des coups de gueules et de cœur mais également un important cahier critiques et un tableau des étoiles établi par des journalistes spécialisés.

dBD n’est pas un magazine que je lis régulièrement, même si je suis un grand amateur de BD et qu’il couvre aussi un peu le manga — que j’adore encore plus que la BD en générale. Et je n’en ai parlé qu’une seule fois jusqu’à maintenant lorsque j’ai commenté le numéro 215, qui mettait Valérian en couverture.

Dans ce cas-ci, dBD #121 a attiré mon attention à cause de sa couverture sur Naoki Urasawa (pour les détails sur le contenu, je vous renvoi au sommaire du numéro sur le site du magazine). Apparemment, c’est la première fois que dBD consacre sa couverture à un artiste japonais — et ce à l’occasion d’une exposition à l’Hôtel de Ville de Paris des planches d’Urasawa, qui avait déjà été mis à l’honneur à Angoulème. L’article de cinq pages passe en revue la carrière du mangaka qui est très connu en France pour ses nombreux succès: Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat. Mais il ne faut pas oublié Master Keaton, Happy!, Yawara!, ou Pineapple Army. Je l’ignorais mais Kana a même publie une anthologie intitulé Histoires courtes de Naoki Urasawa. 

J’ai feuilleté le reste du magazine avec intérêt. Il faut dire que, dans le cas de dBD, c’est surtout les actualités et les critiques qui sont intéressantes. Je connais très peu les auteurs de BD qui publie de nos jours. La scène BD est très différente de l’époque de mon enfance où elle se limitait surtout aux auteurs et artistes orbitant autour des périodiques Pilote et Tintin. La quantité de titres publiés annuellement de nos jours est tout simplement époustouflante! Ah, si j’avais des centaines d’heures pour lire chaque semaine!

Quelques titres ont attiré mon regard: la revue L’Histoire consacre un numéro Hors-Série à la série de BD Alix de Jacques Martin; San Antonio de Frédéric Dard fait un retour en BD avec San-Antonio chez les Gones par Michaël Sanlaville chez Casterman; Delcourt/Tonkam réédite Fruits Basket par Natsumi Takaya en douze volumes doubles (Perfect) et en rajoute avec la publication du spin-off Fruits Basket Another; critique de Le coeur des amazones par Bindi & Rossi chez Casterman (“une relecture féministe du mythe” troyen); critique de Le goût d’Emma par Takahama, Maisonneuve & Pavlowitch chez Les Arènes (les aventures d’une critique culinaire); critique de Osamu Tezuka, Une vie en manga chez Pika (“biographie colossale”); critique de Souvenirs d’Emanon par Kajio & Tsuruta chez Ki-oon (histoire décevante mais “graphisme enchanteur (…), trait d’une élégance rare”); et une critique de L’Atelier des sorciers par Kamome Shirahama chez Pika (“une belle découverte”). Un magazine riche en information pour les amateurs de BD.

dBD #121 — mars 2018. [collectif dirigé par Frédéric Bosser] Boulogne-Billancourt: dBD sarl, mars 2018. 100 p., 23 x 29.7 cm, 8.90 €. ISSN 1951-4050. Lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ Biblio —  Wikipedia — WorldCat ]

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