Monnaies anciennes 93

Les royaumes environnants (3)

Pièce Ptolémaïque

IMG_2205-2220Cette pièce ptolémaïque est une Hemiobole ou TriChalkon dans un état de conservation relativement médiocre (AE18, P [Poor], Ae [Bronze], 17 x 18 mm [0.7 po], 3.110 g [48 grs], payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisé par une patine vert foncé et une marque de poinçon au centre du flan des deux côté;  die-axis: ↑↑). Tant l’avers que le revers présente un portrait mais l’un des côtés offre une inscription grecque qui est heureusement assez lisible: ΒΑΣΙΛΕΩΣ – ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ (Basileos Ptolemaioy / roi Ptolémée) — ce qui confirme qu’il s’agit bien d’une pièce ptolémaïque. Au départ je n’étais même pas sûr de quel côté était le revers. On pourrait présumer que l’inscription est une titulature et qu’elle se situe sur l’avers mais après comparaison c’est en fait le contraire… Étant donné l’état de la pièce, nous ne possédons que de deux indices pour l’identifier: le fait qu’elle comporte une double portrait et l’inscription du revers. Certaines pièces romaines grecques impériales comportent un double portrait mais si c’était le cas l’inscription serait différente. Ici, l’inscription indique clairement que c’est une pièce qui est associée à la dynastie ptolémaïque. Le problème est que dans cette dynastie tous les rois ont porté le même nom (Ptolémée) et qu’il y en a eut une quinzaine!

Deux éléments vont nous aider dans notre identification. Premièrement, j’ai découvert un troisième indice: le poinçon au centre du flan. J’avais initialement assumé qu’il s’agissait soit d’une contre-marque postérieure à la frappe ou un trou fait pour transformer la pièces en pendentif et qui a été comblé par la corrosion par la suite. Ce serait en fait une marque intentionnelle faite soit sur le flan avant la frappe ou qui a été créé au moment de la frappe. Selon P. Vassiliou et al. (voir bibliographie ci-bas), cette cavité de poinçon apparait systématiquement sur toutes les pièces ptolémaïques après la réforme monétaire de Ptolémée II vers 260 AEC.

Deuxièmement, la très grande majorité des revers frappés par les Ptolémées illustrait un ou deux aigle(s). D’après le guide des types et dénominations du “PtolemAE Project” les seules pièces ptolémaïques qui comportent un portrait tant sur l’avers que le revers seraient celle du type avec un portrait de Ptolémée I sur l’avers et une tête de la Libye sur le revers, frappé à Cyrène (Κυρήνη / Kurḗnē, ville de Cyrénaïque [Libye]) sous Ptolémée III et IV. Si l’on se fit à la dénomination (AE18) les types le plus proche serait Sv 856 (Obv/Rev) et Sv 872 (Obv/Rev).  Ce même type a aussi été utilisé sous Ptolémée VIII (Sv 1658 – Obv/Rev) et IX (Sv 1725 – Obv/Rev). Cyrène a été une cité satellite du royaume lagide (le roi était nommé par le satrape d’Égypte, Ptolémée I) dès 321 AEC et ce n’est qu’après la révolte de Magas, en 250 AEC, que le Cyrénaïque fut complètement absorbé par le royaume ptolémaïque. 

En conclusion, cette pièce présente donc sur l’avers une tête de Ptolémée I, à droite, coiffée d’un diadème (et portant possiblement une égide autour du cou). Le revers illustre un buste de femme (fort probablement une représentation de la Lybie), à droite, coiffée du bandeau (taenia) ou d’un diadème, [les cheveux en longues boucles à l’arrière de la tête, avec une cornucopia sous le menton] et l’inscription grecque ΒΑΣΙΛΕΩΣ – ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ (Basileos Ptolemaioy / roi Ptolémée). Elle aurait été frappé à Cyrène par un monarque de la dynastie ptolémaïque vers 246-180 AEC— c’est-à-dire probablement sous les règnes de Ptolémée III (246-222 AEC), Ptolémée IV (222-204 AEC) ou Ptolémée V (204-180 AEC), et possiblement sous les règnes de Ptolémée II (283-246), Ptolémée VIII (170-163 AEC) ou Ptolémée IX (116-107 AEC).

Pour remettre cette pièce dans son riche contexte historique, il faut se rappeler (comme je l’ai mentionné dans les pièces grecques) que Alexandre le Grand, roi de Macédoine, a conquit un vaste territoire qu’il ne pouvait gouverner par lui-même. Il a donc confié l’administration de chaque province (satrapie) à ses généraux. Après sa mort (en 323 AEC) ses successeurs se partagent les territoires de son empire selon l’accord de Babylone: Antipater (et son fils Cassandre) conserve la Macédoine et la Grèce, Ptolémée reçoit l’Égypte, Antigone obtient la Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, Lysimaque prends la Thrace, Léonnatos règne sur la Phrygie hellespontique,  Peithon sur la Médie, Peucestas sur la Perside, Asandros sur la Carie, Atropatès conserve la Médie, Néoptolème prends l’Arménie, et Eumène de Cardia reçoit la Cappadoce. Séleucos est d’abord simplement nommé chef de cavalerie (hipparque) mais une nouvelle répartition des territoires lui accorde finalement la Babylonie. Évidemment, l’ambition et la jalousie causa une dispute sur le partage des territoires (322-281 AEC) et ce qui en résulta fut, à l’aube de l’Époque hellénistique, la création de trois grandes dynasties: les Antigonides (fondée par Antigone le Borgne), les Lagides (ou ptolémaïques, fondée par Ptolémée I) et les Séleucides (fondée par Séleucos). Les descendants de Ptolémée règneront sur l’Égypte et le Cyrénaïque pendant deux siècles et demi. La dynastie prendra fin en 30 AEC avec Cléopâtre VII (qui co-règna d’abord avec son frère Ptolémée XIV, puis avec son fils Ptolémée XV (Césarion)) alors que la satrapie d’Égypte est finalement absorbée par la République Romaine…

Sources: Wikipedia (Royaume lagide / ptolémaïque [FR/EN], Dynastie lagide [FR/EN], Cyrène [FR/EN]), FAC (Ptolemaic Kingdom); BMC v.7: #87, 96-99 (Ptolémée V); Svoronos: Sv 856 (pl. XXXIV, 7), Sv 871 (pl. XXXIV, 33-34), Sv 872 (pl. XXXIV, 35-37), Sv 873 (pl. XXXIV, 38), Sv 1658 (pl. LXIII, 5), Sv 1725 (pl. LXIII, 10). Réf. en ligne: Google, acsearch, FAC (Sv 871), FAC (Sv 871), FAC (Ptolemy V), FAC (Sv 871), Hearst, MRB, numismatics, WildWinds: Ptolemy II, Sv 856 (text, image), WildWinds: Ptolemy IV, Sv 873 (text1, image1 / text2, image2), WildWinds: Ptolemy V, BMC 76 (text, image), WildWinds: Ptolemy IX, Sv 1725 (text, image). Voir aussi ma fiche.

Bibliographie: 

La semaine prochaine nous continuons la présentation de pièces de monnaie des royaumes environnants l’Empire Romain avec une pièce Séleucide.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.022.152]

Quid est? / Qu’est-ce que c’est?

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Aubrieta x cultorum

Lorsque je me promène dans le parc (ou ailleurs dans la nature) et que je prends des photos de plantes, d’oiseaux ou d’insectes, j’aime bien savoir ce que c’est. Prendre une photo pour moi est une occasion d’accroître mon savoir. Il y a plein de gens qui prennent des photos et les mettent sur leur blog ou leur FB sans se donner la peine de les identifier et si cela offre une belle photo qui nous fait tous admirer les merveilles de la nature, je trouve cela tout à fait inutile si je ne peux pas identifier le sujet de la photo. Au jardin botanique c’est plutôt facile puisque la plupart des plantes sont présentées avec une fiche signalétique. Au festival de la tulipe d’Ottawa c’est un peu plus compliqué car il n’y a rien qui ressemble plus à une tulipe qu’une autre tulipe et que si le festival identifie le contenu d’un parterre il n’offre aucune aide pour associer chaque nom au cultivar qu’il représente (une image sur la fiche signalétique serait fort utile — quoi que cette année le festival offre une carte interactive des plates-bandes qui fait cette association). Toutefois, dans un parc nature, nous sommes tous laissé à nous même. Et même si j’ai déjà identifié une plante dans le passé, comme j’ai une très mauvaise mémoire, c’est toujours à recommencer…

J’ai d’abord essayé des applications d’identification de plante mais, malheureuse­ment, les applications gratuites ont un taux de réussite très bas quand il s’agit d’identifier une plante. J’ai alors vite abandonné et me disant qu’il valait mieux de simplement prendre un bon cliché de la plante et que je l’identifierais plus tard. Pour ce faire j’ai longtemps utilisé de bon vieux livres de botaniques mais cela demandait de longues heures à feuilleter des références à la recherche de photos similaires à la plante que je voulais identifier. Puis j’ai découvert Google Images, qui est un engin de recherche par image. Il suffit de “glisser/déposer” (“drag & drop”) une image dans la plage de recherche et Google vous suggère une identification. Encore une fois le taux de succès de ces suggestions est plutôt bas (par exemple, la plante ci-dessous est identifiée comme étant possiblement du jasmin !) mais Google fournit aussi une sélection d’images visuellement similaire que l’on peut parcourir et notre cerveau peut alors les analyser plus efficacement que l’intelligence artificielle de Google. Cela demande encore beaucoup de temps mais le fait d’avoir des suggestions de départ réduit de beaucoup le temps de recherche. Toutefois, j’ai récemment découvert une application encore plus facile et efficace.

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/05/30 ]

Ce que j’admire chez Apple c’est leur volonté de sans cesse améliorer leurs applications, souvent en y ajoutant des fonctionnalités qui n’étaient auparavant offertes que par de tiers parties. Je me promenais récemment dans le Parc Frédéric-Back et j’y ai vu un arbre avec une superbe floraison très odorante. Je me souvenais vaguement d’avoir déjà identifié cette espèce mais la mémoire me faisait défaut (et, pour une fois, mon épouse n’a pas pu m’aider — pour ce qui est de plantes elle est d’habitude une excellente ressource). J’ai tenté alors de voir si je ne pouvais pas directement, sur place, fournir l’image de l’application “Photos” à “Google Images” pour l’identifier. 

En tâtonnant sur mon iPhone, j’ai remarqué deux étranges logos: une feuille dans un cercle blanc qui apparaissait au centre de l’image et un “i” dans un cercle avec un scintillement apparaissant dans les icônes de menu au bas de l’écran (j’ai par la suite découvert que ces icônes apparaissaient aussi dans l’app “Photos” de mon MacBook Pro). Cliquer sur l’un ou l’autre de ces icônes appel la fonctionnalité “Recherche Visuelle” qui utilise les connaissances de Siri (“Siri Knowledge”) pour identifier les différents éléments qui apparaissent dans les photos (sites touristiques, œuvres d’art, plantes, fleurs, animaux, etc. — fonctionnalité disponible uniquement dans certaines régions pour l’instant. J’ai ainsi découvert par hasard, à mon grand étonnement, que Apple avait amélioré son appli “Photos” dans sa dernière mise à jour (MacOS 12 Monterey / iOS 15 et iPadOS 15) en lui donnant une fonctionnalité similaire (mais O combien supérieure!) à Google Images: nous pouvons maintenant interagir avec nos photos non seulement en identifiant le contenu (“Recherche visuelle” [Visual Look Up]) mais aussi avec le texte présent dans les photos (“Texte en direct” [Live Text] qui permet de copier/coller le texte, le rechercher, le traduire, le partager, activer une adresse web ou un numéro de téléphone, etc.!!). C’est vraiment incroyable car, jusqu’à maintenant, les essais que j’ai effectué ont démontré un taux de réussite très élevé dans les identifications de plantes. Bon, ce n’est pas parfait (il y a parfois des erreurs où l’application donnera une mauvaise identification, ou une identification trop générique — une rose sera simplement un rose, une tulipe simplement un tulipe, mais au moins le genre est identifié correctement même si l’espèce ou le cultivar exacte n’est pas précisé) mais c’est un outil qui me sera dorénavant extrêmement utile.

Ainsi, Siri a correctement identifié cet arbre comme étant un Robinia pseudoacacia (robinier faux-acacia ou “black locust” en anglais). La technologie ne cessera donc jamais de m’émerveiller. Je me promène maintenant en pleine nature, mon iPhone à la main non seulement pour prendre de charmantes images mais aussi comme instrument scientifique, tel un “tricorder” de Star Trek! Où tous cela nous mènera?

NonSequitur-20220505

[ Non Sequitur by Wiley Miller, 2022/05/05 ]

“Génèse 2.0 : Selon la légende, quelqu’un a dit : « Alexa… rend le monde entier meilleur ». Puis, pour faire court, nous avons été redémarré”.

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La guerre des mondes t.2

GuerreDesMondes2-cov“Les Martiens se sont lancés à l’assaut de la Terre ! À cause de leur rayon ardent, rien ne semble pouvoir les arrêter, pas même l’armée anglaise… En effet, après le passage de ces étranges créatures, la ville de Maybury n’est plus qu’un gigantesque tas de ruines.

Le photographe témoin du terrible massacre se fait alors une promesse : si le genre humain doit s’éteindre, il lui faut au moins documenter cette guerre. C’est malheureusement à Weybridge, sur la route de Londres, que le jeune homme a de nouveau l’occasion de braquer son appareil sur les tripodes…

Avec son souci du détail scientifique et son sens inné du suspense, H. G. Wells a ancré depuis plus d’un siècle l’image de l’invasion martienne dans l’imaginaire populaire. La Guerre des mondes réveille l’angoisse qui sommeille au plus profond de nous face à l’inconnu… Et si, vu de l’espace, l’homme n’était qu’un insecte impuissant ?”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La guerre des mondes (宇宙戦争 / Uchû Sensô / lit. “La Guerre de l’espace”) est un manga seinen par Sai Ihara (猪原 賽) et Hitotsu Yokoshima (横島 一) qui a été sérialisé dans le magazine Comic Beam 100 (Enterbrain) depuis octobre 2018 et dans Comic Beam entre mai 2019 et février 2021 avant d’être compilé en trois volumes chez Kadokawa Shoten. Il a été publié en français chez Ki-oon (le troisième et dernier volume est paru en mars 2022). J’ai déjà commenté le premier volume.

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Page 23

En 1901 le martiens débarquent à Maybury Hills et leur tripodes mettent la ville à feu et à sang… Un jeune photographe, séparé de sa femme alors qu’il retournait chercher sa caméra pour documenter l’invasion, tente de rejoindre celle-ci mais la route est coupée. L’armée britannique fait piètre figure face aux armes plus avancées de l’envahisseur. Elle réussit tout de même à abattre l’un des tripodes. Toutefois ceux-ci utilisent une nouvelle arme: une fumée noire toxique. Le photographe observe aussi qu’ils capturent des humains. Réfugié dans une maison en ruine, il peut les observer à son aise. Pendant ce temps, Londres est aussi attaquée. Le frère du photographe doit fuir. Il aide une jeune femme et sa domestique à rejoindre le port pour évacuer vers le contient…

Je dois avouer que ce deuxième tome est bien meilleur que le premier. Le récit est plus fluide et fait un peu plus sérieux. Même le dessin me semble plus travaillé quoique le style reste encore assez ordinaire. Certains personnages (comme les militaires) restent très caricaturaux. Par contre la description des martiens est assez intéressante. Ce manga est finalement une interprétation intrigante du roman de Wells qui mérite sans doute d’être lu si vous êtes curieux. Je vais donc donner sa chance au troisième tome dès qu’il sera disponible en bibliothèque…

La guerre des monde 2, par Sai Ihara (scénario, basé sur le roman de H.G. Wells) et Hitotsu Yokoshima (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), septembre 2021. 182 pages, 15 x 21 cm, 13,90 € / $C 25.95, ISBN 979-10-327-0825-5. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© Sai Ihara / Hitotsu Yokoshima 2020

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Bibliographie essentielle de l’anime

Suite à mon commentaire sur Encyclopédie des Animés v. 1, j’ajoute cette bibliographie essentielle de l’anime. J’ai déjà mis en ligne une bibliographie de la culture japonaise (anime, manga, etc.) mais elle n’a pas été mise à jour depuis belle lurette et la plupart des hyperliens (vers d’autres sites et les images) sont morts (faudra que je corrige cela éventuellement). Alors, en attendant, voici une petite mise à jour pour l’Anime 

En français

En Anglais

En Italien

  • BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese. Bologna: Granata Press, 1991. 320 pages. ISBN 88-7248-014-0. 35,000 L. [ GoodreadsWorldCat ]
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Encyclopédie des animés v.1

EncyclopedieDesAnimes-1-covAnimeland H-S
Vol. 1: 1963-1979

“ENFIN LA PREMIERE ENCYCLOPÉDIE DE TOUS LES ANIME JAPONAIS DE 1963 À NOS JOURS !

Sous la plume de l’équipe rédactionnelle d’AnimeLand, retracez pas à pas l’histoire de la japanimation de ses débuts à nos jours. (Re)découvrez des univers vastes et multiples au fil de nos fiches illustrées, complètes et détaillées. Animé après animé, cette mine d’informations vous permettra de comprendre en détail les films et les séries nippones.

Enfin, identifiez facilement les chefs-d’œuvre indispensables à tout connaisseur, dont nous mettons en lumière les points clés et les atouts. Cet ouvrage est le premier d’un vaste projet, unique au monde, qui a pour ambition de lister de manière exhaustive l’ensemble de l’animation japonaise au sein d’une seule et même collection, publiée à un rythme trimestriel. Nous commençons ici notre voyage avec plus de 370 productions qui s’étendent de 1963 à 1979 et dessinent l’extraordinaire écosystème de la japanimation !

Gundam • Goldorak • Candy • Albator • Capitaine Flam • Le Roi Léo • Astro le petit robot • Les Moomins • Gatchaman • Heidi •Casshern • Lupin III • Mazinger Z • Lady Oscar • Zambot 3 •Daitarn 3 • Cherry Miel • Sasuke • Space Battleship Yamato •Time Bokan • Galaxy Express 999 • Judo Boy • Ashita no Joe…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

On trouve beaucoup d’ouvrages de références sur le manga mais relativement peu sur l’animation japonaise. Cette carence est particulièrement dramatique en langue française — il est à noter que la plupart des ouvrages existants ont été produit par l’équipe du magazine Animeland (AM Media Network) et l’éditeur Ynnis. Si il y a eut des ouvrages thématiques ou qui proposent une sélection de titres, il n’y avait pas encore eut jusqu’à maintenant, en français, une encyclopédie qui présente de façon exhaustive toutes les animations japonaises dans un ordre, non pas alphabétique, mais chronologique. Cette encyclopédie comble enfin cette lacune.

Ce premier volume, qui couvre plus ou moins les deux premières décennies de l’animation japonaise, a été produit par l’équipe d’Animeland sous la direction de Cédric Littardi, la supervision de Sébastien Célimon (Responsable éditorial) et rédigée par Bounthavy Suvilay, Philippe Bunel, Sébastien Célimon, Bruno de la Cruz, Wilfrid Desachy, Cédric Littardi et Ilyes Rahmani. En plus de la filmographie des animés (qui offre les données de production — comme le titre, le réalisateur, le studio, le diffuseur, la date de parution, la source [scénario original ou adaptation], le format — et une brève description), l’ouvrage présente une note de l’éditeur (Cedric Littardi), un avant-propos, une introduction (qui parle un peu des débuts de l’animation japonaise avant 1963), une explication de la méthodologie (la composition des fiches) et des pictogrammes employés, des notices biographiques des rédacteurs, un lexique, un index alphabétique, un index des noms propres, un index des titres en français, une bibliographie et une conclusion qui introduit le volume suivant.

Les rédacteurs admettent volontiers qu’ils se sont fortement inspiré du premier ouvrage à offrir une filmographie exhaustive de l’animation japonaise, Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese, publié à Bologne en 1991 et qui avait le seul défaut d’être en italien! Ils omettent cependant de mentionner que cet ouvrage avait été aussi traduit en anglais (bien maladroitement, je l’admet) par Protoculture en 2000. Mais peu importe, cette information (reformulée, mise à jour et recherchée avec attention) est maintenant disponible pour le monde de la francophonie et c’est un fait que l’on ne peut que célébrer haut et fort.

Encyclopédie des Animés est amplement illustré et très riche en information. C’est donc un ouvrage incontournable et indispensable à tous amateur, érudit ou nostalgique de l’animation japonaise. J’ai bien hâte de voir la suite (qui n’est pas encore en bibliothèque à Montréal, ni sur amazon.ca… Un service de presse serait donc très apprécié… Hint! Hint!). 

Encyclopédie des animés, vol. 1: 1963-1979, Paris: Ynnis Éditions (Animeland HS), décembre 2021, 112 pages, 19.2 x 27 cm, 17,95€ / $29.95, ISBN 9782376972419. Pour lectorat de tout âge. stars-4-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreads • GoogleNelliganWorldCat ]

Ainsi qu’une présentation par Yvan West Laurence sur Youtube:

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Monnaies anciennes 92

Pièce grecque (6)

IMG_2075-2088Ma sixième pièce de monnaie grecque est une assez belle obole de bronze (AE23, G [Good], AE [Bronze], 20 x 23 mm [0.9 po], 6.079 g [93.8 grs], payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisée par une patine verte avec quelques concrétions rougeâtres; die-axis: ↑↓). L’avers représente une tête d’Artémis, à droite, portant un bandeau (taenia), avec possiblement un arc et un carquois par-dessus l’épaule. Le revers illustre une lyre avec l’inscription grecque verticale PHΓI-NΩN (Ῥήγιον / Rhegion pour la cité grecque de Rhegium) dans le champs de part et d’autre.

Les sources (voir plus bas) s’entendent sur le fait que cette pièce a été frappé à Rhegium entre 270 et 203 AEC (quoique certain la date de 260-218 AEC).

Rhegium est une cité de la Grande-Grèce situé à l’extrémité ouest de la Calabre (région que les romains appelait Bruttium, d’après le peuple qui y habitait: les Bruttii). Elle occupait une position stratégique sur le détroit de Messine, juste en face de la ville du même nom, en Sicile. Fondée vers 730 AEC, elle a été l’une des premières colonies grecques en Italie. C’était une cité importante surtout pour le commerce maritime. Elle a longtemps été une allié d’Athènes (particulièrement durant la Guerre du Péloponèse (431-404 AEC), qui opposait Athènes à Sparte, Corinthe et Syracuse). Durant la troisième Guerre gréco-puniques (opposant les Cathaginois et Syracuse pour le contrôle de la Sicile en 398-393 AEC) elle est tombé sous le contrôle de Syracuse. Elle s’est allié à la République Romaine en 282, peu de temps avant la guerre de Pyrrhus. Le romains se sont par la suite emparé de la cité et ont restauré son indépendance en 271 AEC. Elle conserva alors ses coutumes et sa langue grecques ainsi que le droit de frapper monnaie. Toutefois, après la deuxième guerre punique (218-202 AEC) elle fut définitivement absorbée par la République Romaine.

Sources: Wikipedia (Artémis [FR/EN], Lyre [FR/EN], Rhegium [FR/EN]), FAC (Artemis, Bruttium, Lyre); Head B.V., H.N.: pp. 75-77, 91-92, 95; Poole R.S., BMCG v.1: Italy: p. 380. Réf. en ligne: Google, acsearch, eBay, Thirion, WildWinds (SNG ANS 729 (text, image), 729ff (text, image), 731 (text, image)). Voir aussi ma fiche.

La semaine prochaine nous reprenons la présentation de pièces de monnaie des royaumes environnants l’Empire Romain avec une pièce ptolémaïque.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.022.145]

Retour au jardin

Après deux ans d’absence due à la pandémie de COVID, nous sommes finalement retourné au Jardin botanique. Équipé de nos cartes Opus et Accès-Montreal, ainsi que d’un pic-nic, nous avons d’abord affronté le transport en commun (le port du masque n’étant plus obligatoire — sauf des certains endroits comme les hôpitaux et le transport en commun — plusieurs personnes défi la règle et ne le porte plus dans l’autobus et le métro). Au jardin botanique nous sommes accueillis par une allée bordée de plates-bandes de tulipes. Je grimace: après le festival d’Ottawa j’ai assez vu de tulipes pour toute l’année! Nous prenons à gauche vers la section des plantes utiles (vivaces, nourricières, médicinales, etc.), et les lilas. Car le mois de mai est le mois des lilas — quoique nous commençons à être tard dans la saison des lilas…

Nous passons la guérite d’entrée en montrant nos cartes accès-montréal qui nous permettent l’accès gratuit aux jardins extérieurs. Nous traversons le jardin des plantes vivaces qui pour l’instant offre surtout de petites fleurs couvre-sol. Nous passons rapidement les jardins nourriciers et des nouveautés qui sont encore en préparation (Il me semble que quand nous visitions le jardin en mai par les années passées ces jardins étaient déjà planté, il y aurait donc du retard cette année) nous rendre au jardin des lilas () qui sont encore en fleurs (quoique certains commencent à être un peu fanés). Nous nous étendons quelques instant à l’ombre d’un lilas, juste pour apprécier la tranquillité du lieu: le chant des oiseaux, un ciel bleu azur troublé que par la trainé blanche d’un avion de ligne, et une température parfaite autour de vingt degré. 

Nous nous rendons ensuite aux étangs surtout pour y observer le monde animal: des bernaches (Branta canadensis), des carouges à épaulettes (Agelaius phoeniceus; le mâle se fait entendre mais seule la femelle est visible), une libellule (il en existe une cinquantaine d’espèces au Québec mais je crois qu’il s’agit ici de Macromia illinoiensis), et des tortues peintes (Chrysemys picta). Nous traversons ensuite le jardin des Premières-Nations pour nous rendre au jardin Japonais. Je ne vois que deux carpes koï dans l’étang (carpe diem semble-t-elle me dire!). Dans la salle Toyota du Pavillon Japonais on retrouve la même exposition sur la culture japonaise qu’il y a deux ans. La salle Nomura offre une exposition sur la vaisselle japonaise avec des thèmes décoratifs basés sur la nature. Nous revenons ensuite vers l’entrée en prenant le temps de contempler ce qui me semble un cerisier en fleur (Prunus serrulata ?), puis nous passons au travers le jardin aquatique et la roseraie encore dénudée de fleurs (il faudra revenir en juin). Finalement, nous faisons un dernier arrêt sur la terrasse du restaurant du jardin pour manger une petite collation (un sandwich et un biscuit) avant d’aller reprendre le métro et l’autobus…

Ce fut une belle journée d’excursion mais tout de même un peu épuisante (on a marché un bon douze milles pas). Toutefois, il faudra essayer de revenir plusieurs fois au cours de l’été pour apprécié les différentes floraisons…

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