Books of Ours

MBAMOn October 16th, after a lengthy trek in the Mount Royal Park to admire the autumn foliage, we went to the Museum of Fine Arts to have a look at a small exhibition about books of hours. Titled “Resplendent Illuminations” the exhibit displays Books of Hours from the medieval and Renaissance eras (13th to the 16th Century) but the interesting part is that they are all from Quebec (seven private and public collections). The exhibit, born from in-depth academic research, offers more than 50 artifacts (leaves, complete manuscripts, prints) and is held at the MMFA (pavillon Jean-Noël Desmarais – niveau S2) from September 5, 2018 to January 6, 2019.

Created for the Christian faithfuls (not for men of the cloth but for lay people), Books of Hours offered a collection of calendar of holy and religious feasts as well as passages from the gospels and prayers. They were used for devotion but also to learn reading. What’s characterize them however is that they were personalized with family information (births and weddings) and illuminated with miniature paintings (illuminations) illustrating the life of Christ, the saints or the Virgin Mary. Very minute and beautiful art.

It is really amazing that the faithfuls of New France would bring such beautiful manuscripts with them (or order them abroad) to express their devotion and that those books ended up being so well preserved. Unfortunately, to satisfy the thirst of modern collectors, such beautiful manuscripts were often cut open and sold by the pages (to maximize profits). That’s why many of the artifacts displayed are simple folio. I am quite surprise to see that most Books of Hours are so small, usually in duodecimo book format (each folio has been folded four times to make twelve leaves or twenty-four pages). A detail that I didn’t know: some books of hours were produced AFTER the invention of the printing press (c1450)… The exhibit display seven of those, where wood- and metal cuts replaced illuminations.

Catalogue_raisonné_des_livres_dHeuresThe catalog of this magnificent exhibit (and more) has been published (in French): Catalogue raisonné des livres d’Heures conservés au Québec, edited by Brenda Dunn-Lardeau. Québec, Presses de l’Université du Québec, 2018. 468 pages. $48 (softcover)/$55 (hardcover), ISBN 978-2-7605-4975-3. [ Amazon / BAnQ / Biblio / WorldCat ]

It is a small exhibit (only two rooms) but it is quite enlightening and well-worth seeing for all (ancient) books lovers. You really should take the time to go see it.

Here are some pictures that I took as a memento:

First room

Second room

More pictures are available on my Flickr album. View the legends for all pictures after the jump

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Un dimanche au musée

IMG_3412J’ai encore visité une exposition au Musée des beaux-Arts de Montréal in-extremis: en effet, l’exposition D’Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d’hier à aujourd’hui se terminait aujourd’hui. Comme toujours, cela en valait la peine (malgré la foule).

Je n’ai jamais beaucoup aimé Picasso (et l’art abstrait en général) mais, comme il se situe aux limites du figuratif et que j’ai toujours été fasciné par la vision du monde qu’il exprime dans son art, il m’intéresse tout de même. J’ai toujours interprété son oeuvre avec l’entendement que, la photographie ayant rendu le besoin de représenter la réalité caduque, les artistes modernes ont délaissé le figuratif pour l’impressionisme, d’abord, puis pour l’expressionnisme et même carrément l’abstrait (cubisme, surréalisme, etc.). On déforme la réalité pour exprimer et inspirer des sentiments. Picasso a commencé à peindre durant une période troublée du XXe siècle, alors ce n’est pas surprenant qu’il exprime des sentiments perturbés, dérangés ou dérangeants. Je me suis toujours demandé comment il pouvait réussir à déformer la réalité d’une telle façon ou s’il voyait vraiment le monde comme cela. Quoiqu’il en soit, j’ai toujours trouvé son art plutôt laid. Mais bon, comme je dis souvent à mon épouse, pas besoin d’aimer ça pour l’apprécier! Pour apprendre, il faut aller au-delà de ses goûts et de sa zone de confort.

Toutefois, ce n’est vraiment qu’en visitant cette exposition, qui met en parallèle des oeuvres de Picasso et de l’art Africain (dans ses très multiples déclinaisons), que j’ai finalement compris son inspiration. À cette époque-là, les artistes tribaux africains tentaient de représenter les esprits de la nature, le divin, la terreur de leur démons. Et c’est dans ces formes là que Picasso a trouvé sa muse.

Étrangement, l’art africain m’a aussi toujours fasciné. J’y trouve quelques chose de surréel, et, là où l’artiste tentait de représenter le surnaturel (esprit, démon), j’y vois une vision d’outre-monde, tantôt lovecraftienne, tantôt l’expression d’une science-fiction accidentelle (extra-terrestre, créature “star trekienne” ou “alienesque”, robot, arme klingonne, etc.). 

Et c’est sous le prisme de ces deux considérations que j’ai visité, et apprécié, cette exposition…

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