Monnaies anciennes 90

Pièce grecque (4)

IMG_1950-1957Ma quatrième pièce de monnaie grecque est une très petite dénomination de bronze (AE12, G [Good], AE [Bronze], 12 mm [0.47 po], 1.665 g [25.7 grs], payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine bronze recouverte d’une légère concrétion de vert-de-gris; die-axis: ↑↓). L’avers représente une tête d’Athena (ou du monarque?) à droite coiffée d’un casque corinthien à crête (parfois orné d’une corne de taureau?). Le revers illustre la proue d’une galère à droite, entourée en haut de l’inscription “BA” (dont je ne suis pas sûr de la signification; peut-être Basileus Asia [roi d’Asie] ou simplement basileus [roi]?), à droite d’un labrys (hache à double tranchant ou bipenne, symbole de pouvoir — sur ma pièce, si l’on se fie au rebord pointillé du revers, il ne semble pas y avoir de place à droite pour un symbole mais par contre il y aurait de l’espace à gauche où l’on distingue une forme qui est peut-être un labrys) et d’un monogramme en-dessous (sur ma pièce on ne le distingue pas bien mais, si l’on compare aux pièces similaires, ce serait un “AP” ligaturé qui est le monogramme d’un monarque, Démétrios Poliorcète (Δημήτριος ὁ Πολιορκητής / “Demetrios le preneur de ville”), qui a régné sur une partie de l’Asie Mineure (306-301 AEC) et sur la Macédoine (294-288 AEC).

Ce type de pièce, combinant une tête d’Athéna et une proue de navire surmonté d’un “BA”, ne semble être associé qu’à Démétrios 1er. Toutefois, les pièces recensées ont une format plus grand (avec un diamètre de 14 à 16 mm) que la mienne (qui fait à peine 12 mm). Cette pièce se situe dans le contexte historique de la guerre des Diadoques — les généraux d’Alexandre le Grand, qui lui succédèrent, se sont partagé son Empire selon l’accord de Babylone et ont formé plusieurs dynasties dont les principales furent les Lagides (Ptolémée), les Séleucides (Séleucos) et les Antigonides (fondée par Antigone le Borgne, père de Démétrios). Antigone et son fils tentent de se tailler une place dans le monde méditérannéen en s’opposant à leur rivaux que sont Ptolémée, Séleucos, Cassandre et Lysimaque. Après un début mitigé (une première victoire à Gabiène en 316, puis une défaite à Gaza en 312), une victoire navale décisive contre Ptolémée à Salamine de Chypre en 306 leur permet de s’imposer en Asie, où ils se proclament roi, initiant l’époque des monarchies hellénistiques. Après le siège de Rhodes en 305, ils étendent leur conquêtes vers le Péloponnèse et, malgré la défaite d’Ipsos en 301 (où meurt Antigone), Démétrios se saisit du trône macédonien. Il commet toutefois l’erreur de se retourner contre son allié Pyrrhus, qui se ligue avec les autres Diadoques contre Démétrios. Il perd la Macédoine (en 388) et, après une tentative de siège à Athènes, décide de regrouper ses forces en Asie Mineure où il finit par être vaincu par Séleucos en 385 puis par mourrir de maladie à Apamée (en 283). 

Cette pièce aurait donc été frappé par Démétrios en 306 AEC (ou dans les années subséquentes, soit 306-288 AEC — Karagiorgis propose 300-295 AEC) pour célébrer sa victoire navale contre Ptolémée à Salamine. La pièce aurait peut être été frappée à Salamine même (ou du moins dans un atelier d’Asie Mineure, comme Tarse en Cilicie). Fait intéressant, Démétrios aurait aussi, possiblement, pour célébrer cette même bataille, fait ériger une statue à Samothrace représentant une Victoire (Niké) sur la proue d’un navire (la célèbre “Victoire de Samothrace” qui réside maintenant au Musée du Louvre à Paris).

Sources: FAC (Demetrius, Labrys); Sear 6775, Newell 20, SNG Cop 1185cf; Réf. en ligne: Google, CoinArchives, CoinTalk, CoinWeek, ebay, numismatics, vcoins, vcoins, WildWinds (text, image). Voir aussi ma fiche.

Bibliographie:

La semaine prochaine je vous présente une cinquième pièce de monnaie grecque.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Monnaies anciennes 89

Pièce grecque (3)

IMG_1867La troisième pièce de monnaie grecque est malheureusement dans un état assez médiocre. Elle présente toutefois assez de détails pour que l’on ait une bonne idée de ce qu’elle est mais pas assez pour pouvoir faire une attribution précise. C’est donc une pièce qui échappe à l’identification. Malgré tout, il est cependant certain qu’il s’agit ici d’une pièce de monnaie grecque de petite dénomination en bronze (AE17, quatre chalkoi ou un hemiobole) datant du IVe siècle AEC (P [Poor], AE [Bronze], 16 x 17 x 2.5 mm [0.67 po], 5.562 g [85.8 grs], payé environ $7, caractérisée par un flan épais, bombé sur l’avers, avec un relief prononcé mais recouvert d’une épaisse concrétion rougeâtre et un peu de vert-de-gris dans les creux; die-axis: ↑↑). 

IMG_1852-1857L’avers présente une tête de Hercule (barbu?) à droite, coiffée d’une peau de lion. Le revers pause un peu plus de difficulté. Si la thématique de l’illustration est claire (les attributs d’Hercule: l’arc et le gourdin) les détails sont rendu flous par la concrétion et la disposition des objets est incertaine. J’y vois deux possibilités. Dans la première, le revers illustre (de gauche à droite) un arc, une massue et un carquois d’où dépasse une flèche avec, à l’extrême droite, une possible inscription à la verticale (HPA? pour Herakleia). Dans la seconde possibilité, le revers illustre (de gauche à droite) un arc et un carquois superposés, une inscription verticale complètement embrouillée par la concrétion (possiblement AΛEΞANΔ[POY] [Alexandre], ou BAΣIΛEΩΣ [Basileos = roi], ou B.A. [pour Basileos Alexandroy, roi Alexandre], ou ΦIΛIΠΠOY [Philipoi], ou encore le nom d’une cité émettrice), une massue et, à l’extrême droite, un pictogramme (éclair, trident) ou une lettre grecque (Delta, Epsilon, etc., comme marque d’atelier).

Dans le premier cas il s’agit de pièces frappées par des cités-états grecques dont le patron est Hercule (Ἡρακλῆς / Herakles) ou dont le nom de la cité est Herakleia ou Heraklea (il est existe plusieurs). Cela a été ma première hypothèse lorsque j’ai acheté la pièce dans les années ’80. Toutefois si le type d’avers avec la tête de Hercule est assez fréquent par contre le type de revers avec la combinaison arc-massue-carquoi l’est beaucoup moins. Et comme la documentation sur les pièces est répartie sur une multitude de volumes j’ai maintenant de la difficulté à confirmer cette hypothèse (il y a surtout très peu de visuel pour comparer les pièces). J’ai tout de même trouvé des pièces similaires émisent par les cités de Heraklea (Lucanie) [CGBM v. 1: p. 234; Head HN: p. 60], Herakleia (Iles d’Illyrie?) [Head HN, p. 268], Herakleia Pontica (Bythinie) [CGBM v. 13: p. 140; Head HN, p. 441], Heraclea Lyncestis (Illyrie/Thessalie) [CGBM v.6: p. 78] et, après avoir consulté les catalogues de plusieurs autres régions, je n’ai trouvé aucune pièce qui correspondait exactement à la mienne. Celle qui s’en rapproche le plus est celle de Herakleia Pontica…

Toutefois, en consultant les sources en ligne (voir ci-bas), je me suis rendu compte que les pièces du type “tête d’Hercule avec peau de lion” avec la combinaison “arc-massue-carquoi” étaient beaucoup plus fréquentes en Macédoine. Ce type semble avoir été très utilisé par les rois de cette région, particulièrement Philippe II (359-336), Alexandre III (336-323) et Philippe III (323-316) — quoique j’en ai trouvé un exemple aussi sous Archelaos I (413-399) [Head HN, p. 194; CGBM v.5: p. 166]. Et, à bien y regarder, cette seconde hypothèse offre une similitude avec ma pièce qui est encore plus grande. Il est malheureux que le manque de détails de la pièce nous empêche de préciser sous quel roi, dans quelle cité ou à quelle époque précise cette pièce a été frappé mais il est excitant de penser qu’elle pourrait très bien avoir été frappé sous le règne d’Alexandre le Grand!

Sources: En ligne: Google, acsearch, akropolis, ancients, BeastCoins, CoinArchives, ELO, hourmo, vcoins, vcoins, wikimedia, WildWinds (Herakleia [Illyria], Herakleia [Lucania], Herakleia Pontika [Bithynia]). Voir aussi ma fiche.

Bibliographie:

La semaine prochaine je vous présente une quatrième pièce de monnaie grecque.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Monture alternative

J’aime beaucoup ma monture actuelle (un vélo électrique Écolo Lithium de Green Power HQ) mais il y a plusieurs facteurs qui m’ont fait récemment considérer une alternative.

Premièrement, la principale raison pour avoir acheté l’Écolo c’est qu’il avait un siège confortable qui permettait aussi d’avoir un passager à l’arrière (il a même des appuis-pieds pliants pour le passager). J’imaginais faire des randonnées romantiques avec ma femme pour aller dans des parcs ou au jardin botanique. Le hic c’est que ma femme refuse catégoriquement de monter avec moi sur le vélo! 

Deuxièmement, l’an dernier il y avait une ligne de piquetage devant mon travail. Je ne pouvais pas, en bon syndiqué de bonne conscience, la traverser mais je ne voulais pas non plus arriver en retard au travail. Toutefois, rien ne m’empêchait de passer par l’arrière. Mais pour accéder à la terrasse de l’entrée par l’arrière il faut monter une volé d’une dizaine de marches! Ce fut un vrai calvaire de pousser un vélo de 80 kilos dans un escalier! Je me suis alors juré de le changer pour un vélo beaucoup plus léger!

L’Écolo est officiellement un vélo électrique: il est limité à 32 km/h, il a un pédalier et pas de plateforme pour mettre ses pieds. Il peut donc légalement rouler dans les parcs et sur les pistes cyclables (en limitant sa vitesse à 20 ou 25 km/h). Par contre il a une allure de scooter qui, eux, y sont interdit. Je ne me suis jamais fait arrêté mais les autres cyclistes et piétons ne se gênent pas pour me jeter des regards noirs en me considérant comme un intrus — même si je suis dans mon droit. C’en est presque gênant. Je n’aurais pas ce problème avec un véritable vélo électrique…

Toutefois, le style scooter de l’Écolo a tout de même des avantages qu’un vélo n’a pas. Je dois bien considérer si je suis prêt à me passer de ces quelques avantages… Il est donc bon de comparer les avantages et désavantages de chacun.

Type “Scooter”

Type Vélo

Large siège confortable

Selle de vélo mais possibilité de changer le siège pour une option plus confortable

Très lourd (80 kg)

+ de 2 fois plus léger (+/- 30 kg)

Lumières de signalisation

Doit indiquer manuellement nos intentions

Suspension

Pas de suspension de fourche sur la plupart des vélos

Deux miroirs pour une sécurité accrue

Possibilité d’ajouter au moins un miroir à gauche

Petit rangement à l’avant

Possibilité d’ajouter des sacs de rangement

Pas de support à l’arrière

Support arrière généralement inclus

Écran d’affichage ambigu pour la charge de la batterie et n’affiche pas le wattage

Possibilité d’ajouter un écran qui affiche clairement le niveau de charge, la vitesse, la distance parcourue, et le wattage

Une seule vitesse (engrenage)

La plupart des vélos ont des dérailleurs de cinq à sept vitesses 

Pas d’assistance au pédalage (pedal-assist) “twist grip throttle” seulement

La plupart des vélos ont de trois à cinq niveaux d’assistance, incluant un “twist ou thumb throttle”

Peut pas vraiment pédaler si la batterie est morte

Peu rouler comme un vélo normal (sans assistance) même si la batterie est morte — et faire de l’exercice !

Peut porter un passager

La plupart ne permettre pas de passager

En cas de difficulté doit se faire remorquer car trop gros et trop lourd pour être mis dans une voiture

Certains modèles sont pliables et peuvent facilement être mis dans le coffre d’une voiture

Gros phare avant qui éclaire bien

Lumière avant qui éclaire peu

Freins à disque ou à tambour

Freins à disque

6 points d’avantages

8 points (1/2 pt pour les “possibilités”)

Le type “vélo” offre clairement plus d’avantages et de flexibilité. Il reste à voir quelle seraient les meilleures options disponibles sur le marché en ce moment. Voici donc les différents modèles que j’ai considéré (par ordre de prix et de préférence — à noter que tous ces modèles ont des moteurs de 500 watts et tous, sauf un, ont des pneus plus large qu’un vélo standard [“fat-bike”]):

Modèle

Prix

Batterie (v/Ah)

Dist. Max (Km)

Poids (Kg)

Siège

Niv. Assist.

Vit.

Autres caract.

Banana Boss

$2499

48 / 17.5

85

?

Banane

5 + throttle

1

Passager

Shadow Step

$2399

48 / 20

200?!

36.3

Banane

5 + throttle

1

Rack, scooter look

Radrunner+

$2399

48 / 14

72

34

Selle

5 + throttle

7

Rack, Passager, suspension

RadCity+ step 5

$2299

48 / 14

80

29

Selle

5 + throttle

7

 

Reaper

$2099

48 / 17.5

90

37

Banane

5 + throttle

7

Rack

FASTER KS-D

$2095

48 / 16

90

27

Selle

5

7

Pneu régulier, rack

RadCity step 3

$1949

48 / 14

72

29

Selle

5 + throttle

7

Rack

Radrunner1

$1799

48 / 14

72

30

Selle

4 + throttle

1

Rack, pas de garde-boue

RadExpand 5

$1599

48 / 14

72

28

Selle

4 + throttle

7

Rack, pliable!

Tous ces modèles ont des caractéristiques assez similaires. J’ai donc décidé de concentrer mon attention sur le prix, le poids et la flexibilité (tranportabilité, possibilité d’ajouter des accessoires ultérieurement, etc.). Pendant longtemps mon modèle préféré a été le Banana Boss de Dyad. Il offre un gros siège confortable (style banane), une possibilité de passager et plusieurs niveaux d’assistance au pédalage mais c’est également le modèle le plus cher et il n’a pas de support arrière (rack). Le second modèle est encore très cher, est un des plus lourds et a un peu une allure de scooter: alors pourquoi changer un dollar pour quatre vingt-cinq sous? Un autre favori est le Radrunner Plus qui offre de multiples vitesses et niveaux d’assistance ainsi que la possibilité de porter un passager mais qui demeure encore trop cher. Si je veux un modèle plus léger qui ressemble plus à un vélo il y a le RadCity Step-Thru 5 ou le Faster KS-D de Kolo. Malheureusement, ils sont tous deux encore au-dessus de la marque des deux mille dollars et le Faster a des pneus réguliers (alors que les “Fat-bike” ont l’avantage d’avoir une meilleurs traction hors-sentier ou sur la neige).

Mon choix s’est finalement établi sur la première version du Radrunner qui est beaucoup moins cher que sa version plus récente car il vient avec un minimum d’option (une seule vitesse, pas de “passenger kit” d’inclus et même pas de garde-boue!) mais il peut être complété ultérieurement avec de nombreux accessoires. Toutefois, peu de temps avant que je me décide à faire une commande, j’ai découvert le RadExpand 5 qui est une version améliorée du RadMini (sans la suspension mais avec un rack inclus), a à peu près la même armature que le RadCity ou le RadRunner mais possède 7 vitesses. C’est également un des modèles les plus légers et le moins cher de tous. Il est également pliable ce qui fait qu’il peut aisément être transporté dans une voiture (vers des lieu de randonné plus distant ou vers une boutique de réparation en cas de problème). Mon coeur était conquit!

J’ai fait ma commande en ligne chez Rad Power à la fin mars et cela devait être expédié d’ici au 11 avril. Malheureusement, à cause de la demande croissante pour les vélos électriques et le fait qu’ils ont eut des problèmes avec leur système informatique qui les forçait à remplir les bons d’expédition manuellement, cela a causé des retards considérables dans l’envoi des commandes. Cela est très frustrant. Un peu plus d’un mois plus tard, ils ont déjà chargé l’achat sur ma carte de crédit mais le vélo n’as toujours pas été expédié! Ce qui n’aide sans doute pas dans les délais est le fait que j’ai aussi commandé des accessoires (un miroir et un écran d’affichage avancé). Et comme les vélos de Rad Power sont expédié en pièces détachées et nécessitent un peu d’assemblage, je l’ai fait expédié chez VeloFix qui s’occupera de l’assemblage et de la livraison finale à mon domicile. Dans le cas du RadRunner (dont l’assemblage est plus simple car il n’a pas de dérailleur) je l’aurais fait livrer directement chez moi. Mais dans le cas du RadExpand, RadPower précise qu’il “nécessite une certaine compétence technique” et ils recommandent l’utilisation de leur service d’assemblage (VeloFix). Toutefois, on m’a aussi préciser que les délais de VeloFix ne serait que de quelques jours (évidemment cela dépend de leur niveau d’achalandage).

Il ne me reste plus qu’à attendre patiemment. Je ferai un commentaire sur le RadExpend dès que je l’aurai reçu et aurai eut le temps de l’essayer un peu. En attendant je me tiens informé en lisant les commentaires des autres: sur Electric Bike Reviews et les groupes Facebook de Rad Power Bikes Québec et RadExpand Owners. Dépendant de combien j’aime l’expérience avec le RadExpand je vais considérer par la suite vendre mon Écolo. Je suis sûr que je n’aurai pas de difficulté à trouver des intéressés…

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Monnaies anciennes 88

Pièce grecque (2)

Laissons maintenant de côté l’Empire Romain et reculons de quelques siècles en arrière. La civilisation grecque s’est développée en une myriade de cités-états d’abord sur et autour du Péloponnèse, puis dans la mer Égée (incluant la côte anatolienne) et finalement en plusieurs colonies sur le pourtour de la Méditerranée. J’ai déjà parlé de la plus puissante de ces cités-états, Athènes, en vous présentant un superbe tétradrachme de chouette. Avec cette nouvelle série d’articles je vais vous présenter cinq autres de ces cités-états ou colonies.

Camarina (413-405) SicileLa première de ces pièces de monnaie grecques est un très très beau Tetras (F/VF [Fine/Very Fine], Ae [Bronze], 13.5 mm [0.5 po], 2.994 g [46.2 grs], rare, patine d’un vert foncé, très bel état de conservation;  die-axis: ↑↓). L’avers nous montre une tête de Pallas Athena à gauche, coiffée d’un casque athénien à cimier avec une aile sur le côté. Le revers illustre une chouette debout à gauche, tenant un lézard dans ses serres de la patte droite, avec dans le champs droit l’inscription rétrograde KAMA (pour la cité de Camarina en Sicile) et trois points (•••) en exergue (comme marque de valeur, indiquant une dénomination de trois onkia ou un Tetras).

Entre les VIIIe et VIe siècles, une explosion démographique amène un mouvement de “colonisation” où les Grecs fondent de nouvelles cités-états sur le pourtour du bassin Méditerranéen en commençant par la Grande-Grèce (sud de l’Italie et Sicile). La cité de Camarina a été fondé vers 598 AEC par des colons de Syracuse. Elle a connu de nombreux conflits qui l’on opposé à Syracuse, à Athènes (lors de la Guerre du Péloponnèse, en support à Syracuse durant l’expédition de Sicile de 415-413 AEC) et à Carthage (en 405 AEC) ce qui fait qu’elle a été détruite et reconstruite à de nombreuses reprises. 

Le métal de préférence pour les pièces de monnaie grecques a presque toujours été l’argent mais certaines régions d’Italie et de Sicile ne possédaient pas de mines de ce métal et ont donc été parmi les premières régions a frapper leur monnaie en bronze (vers 440-420 AEC). La dénomination sicilienne de base est le onkia. Le tetras vaut trois onkia et le trias vaut quatre onkia. Le litra — l’équivalant de l’obole athénienne (un drachm vaut 6 oboles [5 litra / 60 onkia] et un tetradrachm vaut donc 24 oboles [240 onkia]) — vaut douze onkia. Tetras et trias sont souvent confondu.

Selon les sources (en ligne et académiques — voir ci-bas) cette pièce aurait donc été frappée par la cité grecque de Kamarina vers 420-405 AEC (quoique certains la date plutôt de 415-405 ou même 413-405).

Sources: Wikipedia (Athena [FR/EN], Camarina [FR/EN], Monnaie grecque antique [FR/EN]), FAC (Greek coins, Greek Coin Denominations, Bibliography, SNG, SNG ANS); Réf. en ligne: Google, FAC, CoinTalk, vcoins, WildWinds (text, image). Voir aussi ma fiche.

Bibliographie:

La semaine prochaine je vous présente une autre pièce de monnaie grecque.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Salon du V.E. 2022

Ce week-end se tenait au Stade Olympique le Salon du véhicule électrique (et hybride rechargeable). Celui-ci promettait aux visiteurs “trois jours pour voir, essayer, analyser et comparer toutes les dernières innovations technologiques en matière de mobilité électrique.” Je dois toutefois avouer que pour $12.25 c’était plutôt décevant. J’en ai fait le tour en moins d’une heure. J’étais intéressé voir ce qu’il y avait sur le marché dans le cas des voitures électriques mais aussi des vélos électrique… 

Pour ce qui est des voitures électriques ce salon n’offrait rien comme information qu’on ne peut pas trouver sur l’internet ou dans des dépliants. Par contre, si vous vouliez vous assoir dans un véhicule pour avoir une meilleure idée des dimensions et du confort, ou si vous désiriez faire des essais de route, là le salon en valait la peine. Mais il fallait s’armer de patience car il y avait foule! J’ai tout de même trouvé la brochure «Choisir un véhicule rechargeable qui répond à vos besoins» qui fournit plein de renseignements utiles pour comparer les différents modèles (il est disponible pour téléchargement sur le site de roulonselectrique.ca). Cela m’a permis d’établir les tableaux suivants:

Voitures Électriques (en-dessous de $45,000)

Modèle

Catégorie

Prix de base

Prix après rabais

Batterie (kWh)

Autonomie (km)

Nissan Leaf SV

Compact

$37,500

$25,500

40

240

Chevrolet Bolt EV

Sous-compact

$38,200

$26,200

65

417

Nissan Leaf S Plus

Compact

$40,100

$28,100

62

363

Chevrolet Bolt EUV

VUS sous-compact

$40,200

$28,200

65

397

Mazda MX30

VUS sous-compact

$42,150

$30,150

35.5

161

KIA Soul Premium

VUS sous-compact

$43,000

$31,000

39.2

248

Volkswagen ID.4

VUS compact

$45,000

$33,000

82

400

Subaru Solterra

VUS compact

$45,000

$33,000

71.4

366

Toyota BZ4X

VUS compact

$45,000

$33,000

71.4

354

Hyundai Kona

VUS sous-compact

$45,000

$33,000

64

415

KIA Niro

VUS sous-compact

$45,000

$33,000

64

385

KIA EV6

VUS Compact

$45,000

$33,000

58

373

Hyundai Ioniq-5

VUS compact

$45,000

$33,000

58

354

Tesla Model 3

Compacte de luxe

$60,000

$60,000

50

438

Voitures Hybrides (en-dessous de $45,000)

Modèle

Catégorie

Prix de base

Prix après rabais

Batterie (kWh)

Autonomie (km)

Toyota Prius Prime

Compact

$33,750

$28,750

8.8

40

KIA Niro PHEV

VUS sous-compact

$34,600

$29,600

8.9

42

Hyundai Ioniq

Compact

$35,150

$30,150

8.9

47

Ford Escape PHEV

VUS Compact

$42,000

$37,000

14.4

60

Subaru Crosstrek

VUS sous-compact

$43,200

$38,200

8.8

27

Hyundai Tucson

VUS Compact

$43,700

$38,000

13.8

53

Mitsubishi Outlander

VUS Compact

$44,200

$39,200

13.8

39

Toyota RAV4 Prime

VUS compact

$45,000

$35,000

18.1

68

KIA Sorento

VUS Intermédiaire

$45,000

$40,000

13.8

51

BMW 330e xDrive

Compact de luxe

$45,000

$45,000

12

32

Première constatation: Les hybrides n’en valent pas la peine car elle sont aussi chères que les voitures électriques. Cela est dû au fait que les gouvernements n’offrent que $5000 de subventions ($2500 pour le Fédéral et $2500 pour Québec—quoi que ce montant peut varier selon le modèle; en effet il n’y a aucune subventions pour les modèles de luxe) alors que les subventions pour les voitures électrique sont de $12,000 ($5000 pour le Fédéral et $7000 pour Québec). Aussi, quand les voitures à essence seront interdites (2030? ou 2035?), il y a de bonne chance pour que cela inclus aussi les hybrides !

Deuxième constatation: Si le gouvernement veut encourager l’achat de voitures électriques suffisamment pour complètement retirer les véhicules à essence d’ici dix ou quinze ans, il va falloir que les prix baissent considérablement. C’est encore beaucoup trop cher!!! Évidemment, ce qui n’aide pas est le fait que pour l’instant la plupart des modèles électriques sont des VUS…

Le modèle qui m’apparait le plus intéressant pour l’instant est la Chevrolet Bolt. Elle semble avoir une bonne capacité de coffre arrière et est un des meilleur modèle tant au niveau du prix que pour les performances.

IMG_1792Bien sûr on rêve tous d’avoir une Tesla mais elle demeure très dispendieuse (je l’ai inclus dans le tableau qu’à titre de comparaison). Toutefois Tesla a annoncé un nouveau modèle à $25,000 US ($32,000 CAD) pour l’an prochain mais Elon Musk a par la suite contredit cette annonce… J’ai d’ailleurs été très déçu de constater que Tesla n’était pas présent au salon. Il y avait seulement des membres du Club Tesla Québec qui exposaient leurs voitures personnelles… derrière des cordons de sécurité, ce qui fait que personne ne pouvait s’en approcher. J’aurais bien aimé m’assoir derrière le volant d’une Tesla juste pour le plaisir!

Pour ce qui est des vélos électrique, il y a eut ces dernières années une véritable explosion du marché. Je connaissais déjà les modèles des boutiques locales — Kolo (Faster-KS), Dyad (Banana Boss), ou FABulous (Reaper, Shadow-Step) — mais on peut aussi trouver une pléthore de modèles sur l’internet: Rad Power Bikes, Biktrix, eBikeBC, Dost, Ohm, Quantum, YulBike, KBO, Morfuns, etc. Tellement que c’est difficile de s’y retrouver dans cette forêt de modèles différents mais similaires… Je m’attendais donc à retrouver ces modèles connu au salon. Mais non, à part YulBike, j’y ai découvert d’autres boutiques et d’autres modèles dont j’ignorais l’existence! Comme Bolton, iGO, Ride Bike Styles, ou Velec. Même Téo (de Téo Taxi) fait des vélos! J’aurais tant aimé voir un kiosque de la boutique VéloTric de Coaticook avec un échantillonnage de modèles de Rad Bikes! Déception, ils n’y étaient pas… Je me suis imaginé dans mes vieux jours au volant d’un tri- ou quadriporteur mais je trouve ça lourd, encombrant et cher. J’ai été ravi de découvrir une compagnie qui fabriquait de simples tricycles électriques (E.T. Ride)!

Finalement, en périphérie du salon, on retrouvait de nombreux kiosques qui offrait des bornes de recharges, des batteries, des technologies vertes (de l’équipement solaire comme des thermopompes), des pièces d’auto, et autres produits écologiques (du savon!). Cela aurait pu être intéressant mais la plupart des kiosques n’étaient pas vraiment attrayants… Je ne regrette pas y être aller mais j’ai vraiment été déçu…

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Mésaventures de monture

Ma monture, c’est un vélo électrique Écolo de Green Power HQ. Il a une allure de scooter mais c’est bel et bien un vélo (pour plus de détails voir mon entrée “Écolo Lithium” ou le tag “eBike”). Je l’adore mais je dois avouer qu’il m’est arrivé plusieurs mésaventures durant la dernière année qui me font me questionner sur sa fiabilité. D’abord la saison dernière a débuté — et s’est terminé — avec de la malchance. 

IMG_9066-20220420En avril 2021, sur la 2e avenue près du Cirque du Soleil, j’ai roulé sur un nid de poule particulièrement profond que je n’ai pas pu éviter. Je ne m’en suis pas rendu compte tout d’ensuite mais un peu plus tard dans la journée j’ai remarqué que la jante de mon pneu arrière était légèrement déformée. Comme cela ne semblait pas affecter le roulement de la roue, j’ai décidé de la faire réparer plus tard. Mon mécano m’a assuré que c’était pas une grosse réparation et que ça coûterait environ $30 à $50.

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Pédalier cassé

L’été s’est bien déroulé et j’utilisais mon vélo électrique surtout pour me rendre au travail. C’est plus rapide que le métro et l’autobus, cela m’évite de côtoyer les gens qui ne veulent pas porter le masque (ou ne savent pas bien le porter) dans le transport en commun et je trouve cela agréable de me promener en vélo (sauf quand il pleut, évidemment). J’ai donc utilisé le vélo aussi longtemps que j’ai pu et cela même si cela commençait à être froid (le matin en novembre la température peut facilement descendre près du point de congélation et même sous zéro). J’ai toujours été craintif de conduire sur la neige car j’ai l’impression que les pneus manquent de traction dans ces conditions. Toutefois, vers la fin novembre, nous avons eut une petite neige durant la nuit, cela semblait vouloir fondre rapidement et les rues passantes étaient déjà dégagées. J’ai décidé de me risquer à prendre le vélo malgré tout. Malheureusement, les abords de mon lieu de travail était encore un peu enneigées et quand j’ai tourné pour entrer dans la stationnement j’ai dérapé! Le vélo est tombé sur le côté droit et a glissé. J’ai légèrement déchiré mon pantalon de neige et mon genou avait une bonne ecchymose mais j’était heureusement indemne. Toutefois ce n’était pas le cas du vélo: le pédalier était cassé. On m’a expliquer que la pièce qui attache la tige (l’arbre?) du pédalier au vélo est en fibre de verre et conçue pour se rompre afin d’empêcher le pédalier de tordre sous le choc. Le vélo roule très bien même sans le pédalier alors j’ai pu revenir à la maison sans trop de difficultés. J’ai tout de même décidé de ranger le vélo pour l’hiver et de le faire réparer au printemps.

Dès la fin février j’ai commencé à planifier la réparation du vélo (la jante de la roue arrière et le pédalier) ainsi qu’une révision annuelle. Petit problème: la boutique qui m’a vendu le vélo et qui s’occupe des réparations a déménagé. Elle était assez proche, dans Hochelaga, et maintenant elle est rendue dans RDP/PAT! C’est près de vingt kilomètres et une heure de route pour m’y rendre (et une autre heure pour en revenir)! Je commence donc par regarder si il n’y a pas une boutique plus proche qui pourrait faire cet entretien. Malheureusement, la plupart des boutiques préfèrent généralement s’en tenir à travailler sur les marques de vélos qu’ils vendent et servir leur propre clientèle… Mes tentatives de ce côté ont donc été infructueuses… Début mars, j’ai donc amené mon vélo à la boutique un samedi et je suis repasser le prendre la semaine suivante. Le mécano n’a pas réussi à complètement décrocher la jante mais tout de même suffisamment pour que la déformation paraisse moins. La révision a fait une différence car le vélo roulait comme neuf! Et ça m’a coûté moins cher que je pensais ($35 pour la pièce du pédalier, plus une heure de main d’oeuvre à $65, plus les taxes: $115). J’étais très satisfait.

Mes déboires n’étaient cependant pas terminé. À ce temps-ci de l’année les routes sont encore très sales, pleines de gravier et de déchets, que le passage des véhicules repoussent vers la bordure du chemin… où roulent les vélos. Alors sur le chemin de retour de la boutique j’ai fait une crevaison! Enfin, une crevaison lente. J’ai dû rouler sur du verre brisé (il y en a plein partout!) et le lendemain lorsque j’ai voulu prendre le vélo pour aller faire des commissions, le pneu arrière était complètement à plat et l’embout de la chambre à air était renfoncé vers l’intérieur. Je l’ai regonflé pour aller à la pharmacie mais quelques heures plus tard il était de nouveau à plat. Je ne pouvais pas risquer de faire une longue route sur un pneu qui se dégonfle et ne pouvait donc pas me rendre à la boutique en vélo… Heureusement, la boutique offre un service de remorquage pas trop cher. Ils sont donc venu chercher le vélo pour réparer la crevaison (et remplacer un boulon manquant sur le support du garde-boue arrière, qui semblait avoir échappé à leur vigilance lors de la revision) et, comme j’étais très occupé le weed-end suivant et qu’on annonçait de la pluie, je leur ai demandé de venir me le reporter. Comme preuve on m’a redonné la vieille chambre à air (en prenant soin d’indiquer où se situait la crevaison) et même inclus dans une enveloppe le morceau de verre coupable du délit (d’environ 3 x 5 mm). Ça c’est du service! Cette fois-ci la facture était un peu plus salée ($18 pour le tube, quarante-cinq minutes de main d’oeuvre à $50, et, évidemment, $100 pour le remorquage aller-retour, plus taxes, totalisant un peu moins de deux-cent dollars!!!). En deux ans (et un peu plus de deux mille huit cent kilomètres!) je n’ai jamais fait de crevaison. Il fallait bien que cela arrive un jour… Je me demande toutefois si la prochaine fois je n’essaierai pas de réparer ce genre de petit problèmes mécaniques par moi-même…

Mon vélo étant de retour de son dernier voyage (j’espère) chez le mécano je peut enfin recommencer à me rendre au travail sans avoir à utiliser les transports en commun. Première journée: Durant mon trajet de retour je perds ma pédale de gauche en plein milieu de la rue. Je la récupère à grand risque. Heureusement c’est une tâche relativement simple de la reviser en place. Je serre la vis le plus solidement que je peux. Je commence à être légèrement agacé par cette succession de problèmes. Il semble que cette révision mécanique était une vrai farce! Deuxième journée: pas de problème. Troisième journée: alors que je pédale sur un démarrage (sur les arrêts et les lumières de circulation l’accélération est lente et pédaler aide un peu à repartir plus rapidement) le pédalier fait un étrange “crunch” et cesse de fonctionner. Il tourne (“dans le beurre” comme on dit) mais n’a aucune action sur la traction. Ce n’est pas un problème trop grave puisque j’utilise très peu le pédalier (ce type de vélo n’a pas d’assistance au pédalier [“pedal-assist”] mais utilise quasi uniquement la puissance du moteur actionné en tournant la poignée [“twist grip throttle”]). Je peux donc revenir chez moi sans difficulté (mais un peu frustré). Je décide de réfléchir un peu au problème avant d’entreprendre la moindre action. Le lendemain je me rends quand même au travail en vélo. Quatrième journée: sur le chemin du retour je perd encore une fois la pédale de gauche! Mais c’est quoi cette histoire! Vais-je réussir à faire du vélo sans problème cette année?!

Comme je n’ai plus très confiance dans le mécano de la boutique et que c’est le week-end, je décide de régler ces problèmes par moi-même. Je ne suis malheureusement pas bien équipé pour ce genre de projet mécanique mais on se débrouille! J’ai d’abord enlevé la protection en plastique qui recouvre le système d’entraînement du pédalier. C’est simple il n’y a que cinq écrous à enlever. Je découvre rapidement la nature du problème: la vis qui attache l’engrenage d’entraînement à l’arbre du pédalier a perdu son boulon et est tombée. C’est simple à solutionner sauf que le boulon est resté quelques part sur la route… La vis, plus grosse, est restée prisonnière dans le boitier de plastique. J’enligne les ouvertures de l’engrenage et de l’arbre, y replace la vis et je cherche dans ma collection de quincaillerie diverse un boulon d’un quart. Je n’en trouve pas… Je fais donc une courte visite au Canadian Tires local pour m’en procurer un et je le vise en place. Il ne reste plus qu’à replacer la couverture protectrice et reboulonner en place la pédale de gauche, cette fois plus fermement (il me faudra vérifier ce boulon de temps en temps pour faire sûr qu’il tient en place). Je replace le sac de rangement que j’avais enlevé pour les travaux et, voilà!, c’était pas trop compliqué puis j’ai épargné au moins une centaine de dollars de frais de réparation! C’est l’avantage de ce genre de vélo: il n’y a rien de trop compliqué là-dedans.

Dorénavant (du moins en attendant de trouver un autre mécano fiable et plus proche) je vais essayer de faire la maintenance et les réparations moi-même. Il suffira de s’équiper un peu mieux… Pour l’instant j’espère juste que cette série de malheurs est terminé et que je vais pouvoir enfin faire des promenade de vélo sans expérimenter d’autres problèmes mécaniques…

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IMG_1831Update (2022/04/28): Comble de malchance, la pédale de gauche est tombée pour une troisième fois. Malheureusement, cette fois-ci j’ai perdu la vis (et le couvercle protecteur) quelque part sur la route… J’ignore pourquoi cette pédale n’arrête pas de se dévisser et de tomber. C’est probablement due aux vibrations causées par nos routes cahoteuses ou à la rotation du pédalier… Peut-être que ce n’était pas la bonne vis (j’ai remarqué que le diamètre de la tête de la vis de l’autre pédale était différent)? Peu importe… Quoi qu’il en soit, comme j’ignore les spécifications de la vis (diamètre et longueur, est-ce une vis en standard US/Impérial ou métrique? Tout ce que je sais c’est qu’elle a une tête hexagonale, est un peu plus large que 1/4, peut être 3/8?, ou 6 à 8 mm, et 10 à 20 mm de long) ce qui fait qu’il me serait difficile de trouver un remplacement dans une quincaillerie. 

IMG_1830Je contacte donc la boutique où j’ai acheté mon Écolo. Ne voulant pas me rendre à vélo jusque là ou faire se déplacer le mécano pour si peu je lui propose de simplement me vendre une ou deux vis que je passerais chercher en voiture. Il m’offre plutôt de passer chez moi le soir même pour faire la réparation (sans frais!!). Comme il n’est pas sûr lui-même des specs de la vis, il en apporte plusieurs modèles. Il m’explique que le secret est d’appliquer un adhésif sur la vis (Loctite rouge 262 “Threadlocker”) — j’avais pensé sceller la vis avec du verni à ongle mais cela semble beaucoup plus efficace. Il en applique aussi sur la vis de l’autre pédale (et me laisse une vis d’extra, au cas ou…). Avec cela, me dit-il, la pédale ne devrait plus jamais se défaire. Ça c’est du service! J’ai eu tort de douter de lui. J’ai probablement juste été très malchanceux… Maintenant il ne me reste plus qu’à espérer ne plus avoir de problème avec ce vélo!

Monnaies anciennes 87

Pièce mystère (5)

Je conclu cette série sur les pièces non-identifiées par une cinquième pièce mystère. Je croyais que celle-ci serait la plus facile alors que finalement c’est celle qui m’aura complètement résisté… Après une dizaine d’heures de recherche je n’ai rien trouvé d’équivalent. Cela doit être une pièce rare car le revers, qui est en relativement bon état, illustre une scène assez spécifique.

IMG_1773-1780Une chose est certaine ce n’est pas une pièce byzantine. Avec cette pièce nous sommes revenu plusieurs siècles en arrière car le style général des illustrations suggère une pièce du haut empire (du Ier au IIIe siècle, soit les dynasties Julio-Claudienne, Flavienne, Antonine, ou Sévère). On devine des inscriptions mais elle ne sont pas assez clair pour que l’on puisse savoir si elles sont en latin ou en grec. Dans l’ensemble c’est une pièce assez belle (avers médiocre mais beau revers). Si il s’agit d’une pièce impériale (frappé à Rome) c’est probablement un as (qui pèse normalement entre 10 et 12 g). Si il s’agit d’une pièce provinciale (grecque impériale) alors c’est un assarion. (P/G [Poor/Good], As/Assarion [AE25], Ae/Cu [Bronze/Cuivre], 25 mm, 7.875 g, payé environ $11 le 1985/11/18, caractérisé par de fortes concrétions de vert-de-gris; die-axis: ↑↑). 

L’avers ne nous offre pas beaucoup de détails utiles pour l’identification. On peut toutefois distinguer un buste d’empereur probablement lauré et drapé, possiblement barbu?, regardant à droite, mais aucune inscriptions n’est lisible. Le style du portrait suggère que c’est une pièce qui date du haut empire. C’est un personnage qui a une allure noble (Augustus? Hadrianus? Antoninus?), un visage plutôt mince et un nez droit. Cela pourrait même être une impératrice (Faustina? Crispina?). Si c’est une pièce grecque impériale ce n’est pas une pièce quasi-autonome car celles-ci ne présentaient généralement pas de portrait de l’empereur.

Le revers est beaucoup plus informatif. Il illustre un temple distyle (i.e. à deux colonnes; on ne distingue cependant pas le détail du fronton — s’il y en a un) où se tient, de face, une divinité (probablement féminine, soit Aphrodite, Artemis, Astarté, Salus, Tyché ou Vénus), le bras droit levé (tenant soit un sceptre ou une patère pour faire une offrande), le bras gauche replié (pour tenir soit un replis de sa chlamyde, ou une cornucopia), entouré à ses pieds à gauche par un serpent enroulé et à droite par ce qui semble être un oiseau (une oie? un cygne?). L’inscription est illisible sauf pour un A (ou 𝚫? ou 𝚲?) M (ou N?) en exergue, qui pourrait être soit une marque d’atelier (Antioche?) ou plus probablement une datation (année de règne ou ère césaréenne ou actienne — 41? 43? 44? 51? 53? 54?). Les représentations architecturales de temples distyles semblent assez rares sur les monnaies (on préfére illustrer des temples tétrastyles ou octostyles) et elles ses retrouvent surtout sur les pièces grecques impériales.

Je n’ai trouvé que quelques exemples de pièces similaires: une pièce de Valerianus frappée à Adraa (Arabie) représentant Tyché debout à droite dans temple distyle, tenant un sceptre dans la main droite et une corne d’abondance dans la main gauche (BM); un AE36 de Elagabalus frappé à Cidramus (Carie) illustrant un temple distyle contenant une statue d’Aphrodite debout de face, les bras étendus, un serpent enroulé à ses pieds à gauche (Sear D., Greek Imperial Coins and their Value (1982): #3065); un AE31 de Elagabalus frappé à Berytus (Phénicie) illustrant un temple tétrastyle avec une Tyché-Astarté debout de face tenant un stylis et entourée de génies (acsearch); et plusieurs pièces avec des temples mais dont les représentations divines sont différentes (NumisBid, BeastCoins). Réf. en ligne: Google, CoinArchives. Voir aussi ma fiche.

Verdict: Aucune identification possible (pour l’instant).

La semaine prochaine nous continuons notre retour en arrière avec le début d’une nouvelle série qui vous présente cinq pièces grecques.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Pictorial chronicle [002.022.106]

Le parc au printemps

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, fin mars – début avril 2022 ]

La neige a fondue dans le parc et il est maintenant beaucoup plus agréable de s’y promener (car durant l’hiver, si les pistes de ski étaient bien entretenues, les sentiers piétonniers étaient eux difficilement praticables). Vers la fin du mois de mars nous avons aperçu les premières outardes (bernaches ou “Canada Geese” ou Branta canadensis) et, une semaine plus tard, on pouvait y voir de nombreux couples se prélassant sur la pelouse. Nous avons compté une trentaine d’individus… Puis, encore une semaine plus tard (presqu’à la mi-avril) nous avons aperçu la première marmotte (Marmota monax / ”groundhog“) de l’année. Les premières fleurs du parc, les tussilages (Tussilago farfara), ont également fait leur apparition et nous avons même constaté que certains arbres fleurissaient déjà. Le feuillage ne devrait pas tarder à suivre…

Dans mon jardin, les premières tiges de jonquilles, qui étaient apparu à la fin de mars, commencent à être un peu plus longues mais, hélas, elles n’ont pas fleuri pour Pâques. Cela prendra encore quelques semaines… Les tulipes et les iris sortent de terre également. Mon pommier à survécu à son deuxième hiver et bourgeonne déjà. J’ai bien hâte que tous cela prenne un peu plus de couleurs…

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Monnaies anciennes 86

Pièce mystère (4)

IMG_1660-1667Cette quatrième pièce de monnaie byzantine mystère m’a donné beaucoup de difficultés… Cela semble être un assez beau follis qui, de par la thématique chrétienne, est de toute évidence Byzantine (FR/VG [Fair/Very Good], AE [Bronze], 22 mm [0.87 po], 4.798 g [74.04 gr], caractérisé par une  frappe décentrée vers la gauche sur l’avers, une patine verdâtre avec un important dépôt de vert-de-gris; die-axis: ↑↖︎). L’avers, d’une qualité passable, ne fait guère de sens: on distingue une croix qui occupe toute la moitié supérieure, avec un “X” à gauche et une plus petite croix en bas à droite. Le revers est plus beau et plus lisible: on distingue une longue croix centrale entouré, dans le champs supérieur, par un “C-T” de par et d’autre et, dans le champs inférieur, d’un “X” (ou IC?) et d’une lettre illisible (une autre “X” ou “XC”?) de part et d’autre. 

J’ai concentré ma recherche sur le revers qui était plus facilement reconnaissable. Malheureusement, la longue recherche par comparaison d’images (par style, puis empereur par empereur) a été infructueuse: j’ai commencé à regarder trop bas dans la liste. J’ai bien trouvé plusieurs exemples de folles avec, sur le revers, une croix centrale et des lettres dans chacun des coins (Romanus IV Diogenes (1068-1071) [SB 1866: C-R P-D], Nicephorus Basilacius (1077-1078) [SB 1890: C-B H-B ou C-[B]-N-[B]], Alexius I Comnenus (1081-1118) [SB 1910: C-F-A-D, SB 1931: C-F-AL-D, SB 1932: A-D-K-F]) mais rien ne semblait vraiment correspondre à ma pièce. J’ai poursuivi avec une recherche par mots-clés qui n’a pas donné plus de résultats mais, à force de persévérer, j’ai finalement trouvé une pièce dont le revers correspondait à ma description! 

Il s’agit d’un demi-follis de Constant II (Heraclius Constantinus qui a régné en 641-668 EC; il est appelé parfois Constantinus III, Κώνστας en grec, Constant II en français et Constans II en anglais) frappé à Carthage vers 647-659 EC. L’avers présente un buste de l’empereur de face, barbu?, drapé d’un manteau consulaire et portant une couronne (ornée de trois feuilles ou d’une croix?) et, tenant une mappa dans la main droite et un globus cruciger dans la gauche, avec l’inscription (très souvent illisible) DN CONSTANTN, CONSTANTINVS, ou CONSTANT PP. Le revers illustre une longue croix centrale, surmontée d’une étoile, et entourée d’un “C-T” (avec des points en-dessous des lettres? — possiblement l’abréviation de son nom, ConsTantinus, ou une marque d’atelier pour indiquer CarThage) et d’un “X-X” (marque latine de valeur pour 20 nummi) sur deux lignes. Une fois que je sais ce que je cherche, j’en trouve quelques références en ligne, que je confirme avec les références académiques (Wroth W. Catalogue of the Imperial Byzantine Coins in the BM, v. 1, London, 1908 (IBC): pp. 297-298; Hahn, W. Moneta Imperii Byzantini vol. III, Vienna, 1973-81 (MIB): pp. 253, pl. 30; Grierson, P. Catalogue of the Byzantine Coins in the Dumbarton Oaks Collection and in the Whittemore Collection, Vol. 2, Part 2, Washington, D.C., 1968/1993 (DOC 2.2): pp. 412-413, 480-482, pl. XXIX).

Dans ce contexte, le revers devient assez clair. Toutefois, quel sens donner à l’avers? En scrutant bien on se rend compte que la croix dans la partie supérieure est en fait formée, dans une frappe grossière ou embrouillée par une re-frappe (overstruck), par le nez de l’empereur, le bord de la couronne et l’ornement qui la surmonte (trois feuilles ou croix?). Le “X” à gauche est la main qui tient la mappa, et la petite croix à droite est celle qui surmonte l’orbe crucigère. En connaissance de cause, on peut même maintenant distinguer les yeux et le contour du visage, ainsi que les replis du drapé. L’Inscription, dont on peut vaguement deviner la trace, demeure illisible. Parfois, l’identification d’une pièce requière un peu d’imagination…

Verdict: Cette pièce est donc fort probablement un demi-follis de Constant II frappé à Carthage vers 647-659 EC. 

Sources: Wikipedia (Constant II [FR/EN]), FAC (Constans II, Byzantine Coins); IBC 321-332, MIB 198a; DOC 2.2: 144-145; SB (S-BCV): 1059; Réf. online: Google, acsearch, Bertolami, CoinArchive, FAC, MoneteRomane, vcoins, WildWinds (SB 1059: text1 / image1 + text2 / image2, SB 1059var: text / image, SB 1060: text / image). Voir aussi ma fiche.

La semaine prochaine nous tenterons de décrire ou d’identifier une cinquième et dernière pièce mystère!

Voir l’index des articles de cette chronique.

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