Un parc toujours glacé

Constatant que les rues et les trottoirs étaient largement libre de glace, j’ai décidé d’aller prendre ma marche de santé sans mettre mes crampons. Quelle Erreur! Le Parc Frédéric-Back est lui toujours glacé sur la majorité de ses sentiers (et ceux qui sont libre de glace sont évidemment plutôt boueux)…

J’ai pris le sentier polyvalent par le parc Champdoré, comme à mon habitude, et dans ce secteur c’est toujours une patinoire qui nécessiterait un épandage généreux d’abrasifs. C’est le cas jusqu’après la côte, passé l’entrée Legendre, et après cela c’est fondue. Toutefois, n’ayant pas été déneigé de tout l’hiver, l’accès Émile-Journault vers l’intérieur du parc est encore enneigé et glacé. Par contre, comme la neige a fondue un peu et est durcie, cette entrée est maintenant accessible sans trop d’acrobaties. À partir de là, le sentier qui fait le tour de la butte du “boisé” est en grande partie dégagé.

Je suis donc très déçu que le Parc Frédéric-Back, qui devrait normalement être accessible en toute saison tant aux piétons, coureurs et cyclistes, qu’aux skieurs et raquetteurs, n’a reçu que très peu d’entretien cet hiver, le rendant pratiquement inaccessible aux randonneurs qui n’ont pas de crampons et le laissant au plaisir exclusif des skieurs et raquetteurs. Cela n’a d’ailleurs rien à voir avec la quantité de neige ou de pluie reçue cet hiver et tout à voir avec la quasi absence de déneigement et d’épandage d’abrasifs dans le parc. Le parc était beaucoup mieux entretenu durant l’administration précédente. Comme la mairesse de VSP m’a informé que le “parc se trouve dans notre arrondissement cependant la gestion ne nous reviens pas” et qu’il “fait partie du réseau des grands parcs et donc c’est la ville centre qui le gère,” je vais donc dorénavant adresser mes doléances à la ville centre (Ville de Montréal, Valérie PlanteParc Frédéric Back) qui malheureusement réponds pas mal moins souvent (jusqu’à maintenant je n’ai jamais eut de réponses) aux commentaires que les arrondissements…

Voir mes autres commentaires sur l’état glacé des sentiers du Parc Frédéric-Back avec mes billets Coeur de glaceN’ice park, et Stat’ice report.

Aussi, suite à cette malencontreuse chute sur le sentier polyvalent du parc (où j’ai  déchiré mon pantalon), j’ai décidé de faire une réclamation à la ville (pour le remplacement de mon pantalon et l’achat de crampons!). J’ai reçu une confirmation écrite (dans un language un peu intimidant!) et par téléphone. On me demande si j’ai reçu des dommages physiques. Je réponds que si c’était le cas je l’aurais mentionné dans ma réclamation. “À part le pantalon déchiré et une petit ecchymose, non, il n’y a pas eut de dommage physique”. Sur ce on me répond (je paraphrase), “une ecchymose? Ben là, à cause de ce dommage à votre personne il va y avoir un délais d’un mois avant que l’on puisse poursuivre la réclamation” ! Maudite ville à marde!

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Deserved end

I am exasperated by human behaviours. Most animals will never shit where they eat and will never hurt others unless in self-defence, self-preservation or to eat. While humans, lately, don’t care about anyone but themselves and will go out of their way to hurt others simply by pleasure, by revenge or even for no reasons at all. It is a mean, selfish creature that is slowly killing everything on this planet just because it wants stuff. Frankly, why fight against our own destructive nature and try to save ourselves? Or why try to even give our worthless selves a peaceful end? Why not go all the way toward a well deserved end?

I wish I was a recluse, away from all this stupidity. But I am not, so I always do my best not to hurt anyone and to help when I can. To give the other cheek. And it hurts to see all the others not giving back the same respect. People act selfishly, stupidly, against their own interest because they don’t make the effort to understand, to learn, to follow logic. I am exasperated and I am afraid. Afraid that I will eventually become like them, a beast. I am already becoming grumpy and resentful. If it is indeed our true nature to be not an animal but a beast, maybe it is also for me a deserved end…

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Stat’ice report

Pour suivre l’état des choses dans le parc…

Suite à mes commentaires sur l’état glacé des trottoirs du quartier VSP et des sentiers du Parc Frédéric-Back (voir mes billets Coeur de glace et N’ice park), je constate — une semaine plus tard — que, si il y a encore un effort pour déglacer les trottoirs, il n’y a par contre aucune amélioration du côté des sentiers du parc. Ce sont toujours de véritables patinoires, inaccessible à quiconque n’a pas de bons crampons aux pieds.

Pourtant, alors que je prenais ma marche de santé journalière, j’ai croisé une épandeuse qui sortait du parc Champdoré. Elle a laissé l’entrée du parc avec une quantité généreuse d’abrasif. Je me disais que c’était bon signe. Mais non! L’épandeuse n’est pas passé par les sentiers du Parc Frédéric-Back car il n’y avait pas la moindre trace d’abrasif sur la côte du sentier qui prend naissance près de l’édicule du parc Champdoré. Il n’y avais pas plus d’abrasif ailleurs jusqu’à l’entrée Émile-Journault (qui était elle aussi encore une patinoire et l’accès à l’intérieur du parc n’était toujours pas déneigé) ou même jusqu’à l’escalier de l’entrée du Pélican. Les sentiers polyvalents de ce parc devaient être accessible en toutes saisons aux promeneurs et ce n’est pas le cas! On ne peut pas s’y aventurer sans crampons! Je me suis fait dire que, plus tôt cette semaine, la situation était assez similaire dans le Parc Jarry. Cette administration municipale se fout vraiment de la gueules des citoyens! 

Je suis bien déçu… Vivement le printemps et l’été que l’on puisse à nouveau profiter de la nature que nous offre le parc. D’ailleurs la ville n’est-elle pas censé ouvrir une nouvelle section du parc en 2019?

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Vérité évidente en soi?

Une expérience récente m’a fait me questionner sur le racisme et la controverse du “racisme inversé.” Un collègue (d’origine haïtienne) me faisait remarquer que si un blanc dit “il y a trop de noirs ici” ce serait définitivement du racisme. Par contre, lorsqu’un noir dit “il y a trop de blancs ici” (ou similairement “il n’y a pas assez de noirs ici”) ce n’est pas considéré comme du racisme. Pourtant, me disait-il, c’est exactement la même situation (en miroir) et c’est donc dans les faits aussi du racisme. Ou plutôt, c’est ce que bien des gens considère comme du “racisme inversé.” Pourtant, on fait tout un plat en décriant ce concept, en affirmant fortement que le “racisme inversé” n’existe pas, que c’est un mythe.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre cette controverse car j’ai moi-même souvent eut l’impression de subir ce racisme inversé. Pour moi, quand on me fait sentir mal simplement parce que je suis blanc ou que l’on me traite de raciste — moi qui pourtant fait toujours beaucoup d’efforts pour traiter les gens équitablement (cela arrive surtout quand je critique ou fait un reproche à une personne qui passe devant moi dans une ligne d’attente ou qui ne respecte pas un règlement; C’est sans doute un mécanisme de défense quand ils sont pris en défaut, de tout de suite sortir la carte du racisme même si elle n’est pas justifiée). Je ne peux certainement pas comprendre toute l’horreur de subir le racisme (quoi que je vois et ressens ce que mon épouse expérimente parfois) mais je crois pouvoir en comprendre la frustration — ce n’est certes pas amusant de constamment subir l’oppression juste à cause de la couleur de sa peau (alors que pourtant on ne fait jamais de discrimination parce que les gens sont blonds ou roux ou qu’ils ont les yeux bleus ou de gros nez). 

Cela ne devrait pas exister et c’est exaspérant et enrageant de le subir. Ce n’est toutefois pas une raison de passer ses frustrations sur les autres qui eux ne vous ont jamais rien fait. Je comprend que l’oppressé puisse développer de la haine pour l’oppresseur mais si il projète cette haine avec violence (verbale ou physique) contre lui (ou toute autre personne qui lui ressemble sans nécessairement ÊTRE un oppresseur lui-même) cela en fait un acte tout aussi répréhensible, et l’oppressé sombre aussi bas dans l’abîme moral que l’oppresseur. Cela ne fait que renforcer le mépris ou la haine de l’oppresseur, ou de la faire naître chez celui qui, jusqu’alors, n’avait aucune raison de la ressentir. C’est ainsi que se perpétue la haine dans un cycle éternel et que le feu du racisme couve toujours quelques part. Il faut l’éteindre, l’éradiquer à tout jamais. Car, au bout du compte, il n’y aura toujours qu’une seule race d’hommes sur terre: la race humaine.

L’argument contre le “racisme inversé” est que c’est la défense des blancs pour justifier leur racisme. Ce serait l’invention du mouvement alt-right, des suprémacistes blancs et des opposants à la discrimination positive. Il n’en demeure pas moins que le “racisme inversé” est un fait — mais est-il aussi grave que le racisme? Le problème tient en fait à la définition que chacun donne au “racisme inversé” et même au racisme. Peut être que le gens ne parlent pas de la même chose… Si il n’y a pas de concensus (un example est la différence de définition du “racisme inversé” entre les pages française et anglaise de Wikipedia!), on s’entend généralement à définir le racisme comme étant une oppression et exploitation perpétrée par une race dominante contre un groupe minoritaire (par exemple l’esclavage). Les minorités raciales ou ethniques n’ayant pas le pouvoir économique et/ou politique de nuire aux intérêts de la majorité blanche, il ne peut donc pas y avoir de “racisme inversé”. Dans ce cas-ci, il serait donc plus juste de parler de préjudice racial ou de discrimination inversée. Ou alors si une personne a de la haine envers une autre personne parce qu’elle est différente, c’est de la xénophobie. Au delà de tout cet excès de “political correctness”, je crois que c’est jouer avec les mots. Dans l’esprit du commun des mortels, si tu haït l’autre parce qu’il est d’une race différente, c’est du racisme peu importe la race ou le statut sociale.

Sidebar: Qui a oppressé qui en premier?… On en revient à un paradoxe du type de l’oeuf et de la poule qui me rappel beaucoup mon propre questionnement sur l’origine de la souveraineté au Québec: le canadien-anglais hait-il le québécois parce qu’il est souverainiste? Ou le québécois hait-il l’anglais parce qu’il est oppressé? Et est-il souverainiste parce qu’il hait l’anglais qui lui tape dessus parce qu’il est souverainiste? Allez donc savoir où tout cela a commencé! Probablement parce que le québécois hait l’anglais qui l’a conquit et, après une tentative échouée de génocide culturel (lisez le rapport Durham), il l’a oppressé en le gardant longtemps peu éduqué et pauvre. L’anglais hait le québécois qui persiste à être différent (catholique et francophone) et rebel. Mon père, qui a beaucoup voyagé dans l’ouest canadien dans les années ’50 et ’60, a été témoin de cette haine des anglais (voitures avec des plaques d’immatriculation du Québec prisent pour cibles, travailleur québécois tabassés, etc.) et c’est ce qui l’a rendu souverainiste. Ce n’est sans doute pas par hasard que Vallières nous a appelé les “nègres” blancs d’Amérique… Enfin, je m’égare.

Je comprend parfaitement que ce serait une fausse équivalence de prendre la “discrimination” faite envers les blancs par les noirs et de la comparer avec tout l’historique du racisme que ceux-ci ont subi (particulièrement dans le cas des noirs américains et du lourd passé de l’esclavage). De la même manière, la “discrimination” qui m’est faite lorsque l’on me traite de raciste (et la tentative d’intimidation que cela représente) n’est AUCUNEMENT comparable à l’échelle de l’humiliation, de la frustration  et de l’oppression ressenti par la personne de couleurs qui subie le racisme. Toutefois, de mon point de vue, ce que je ressent est de l’oppression aussi — juste à plus petite échelle — et qui ne devrait pas être rendue triviale juste parce que je suis blanc. C’est un peu la faute des média qui ont perpétué le mythe du noir violent et criminel — d’où la réaction immanquable de la vieille dame qui resserre sa sacoche contre elle quand un jeune noir entre dans la pièce ou monte dans l’autobus. Un mythe qui est exploité tant d’un côté comme de l’autre pour générer la peur et un malaise sociale… Et bien sûr, indépendamment de son appartenance ethnique, c’est d’abord le caractère et l’éducation d’un individu qui le fait agir de façon stupide, irréfléchie ou inconsidérée.

Je trouve quand même au peu insignifiant tout ce pointage de doigts, ce “il a commencé en premier” et ce “il me hait plus que je le hait”. Cela en est presque enfantin. Le racisme, peu importe qui le commet, est un acte condamnable. En bout du compte, toute le monde devrait être respectueux envers l’autre — peu importe la couleur de sa peau ou sa culture d’origine. Point.

Note: Le titre de ce billet, “Self evident truth?”, fait référence à la Déclaration d’indépendance Américaine qui proclame “Nous soutenons que ces vérités vont de soi, que tous les hommes sont créés égaux.” C’est beau l’idéalisme…

(Mise à jour: 2019/03/10)

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Apprendre

Il y a des gens qui parlent constamment de ce qu’ils savent — ou pensent savoir. Ils en font l’inventaire et en sont fier. Mais ils portent peu d’attention aux opinions variées des autres. En fait, pour apprendre il faut simplement écouter, être à l’affut de ce que l’on ne sait probablement pas. Il n’y a jamais de fin à ce que l’on peut apprendre. Aucune connaissance n’est insignifiante. Pour connaître le monde, il faut juste s’ouvrir à lui…

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