Mujirushi: Le Signe des rêves 1

signe-des-reves-1-futuropolisKamoda Takashi est un japonais crédule et malchanceux qui se fait constamment embarquer dans des magouilles où il se fait exploiter financièrement. Acculé à la faillite, sa femme le quitte. Mais un corbeau lui apporte un message d’espoir… mais ce n’est que pour se faire embarquer dans une autre magouille par un japonais francophile et mystérieux. Il se retrouve à Paris en compagnie de sa fille Kasumi avec mission de voler La Dentellière de Vermeer au Louvre! Kasumi raconte tout à Michel, un pompier parisien qui parle japonais et qui semble lié à leur mission par un mystérieux destin…

planchea_341960Le dessin d’Urasawa, sans être désagréable, est tout de même assez ordinaire. Par contre son récit — souvent empreint de fantastique — est toujours captivant. Si ses personnages sont peu crédible (l’éternel “looser” pathétique et l’amateur d’art manipulateur aux dents géantes), sa description des salles du Louvre est plutôt charmante. Dans l’ensemble c’est un très bon manga mais la première partie se termine abruptement sur un suspense. La suite au deuxième volume!

Cette série est intéressante pour deux raisons: d’abord il s’agit d’une oeuvre de Naoki Urasawa qui a produit de très bon manga sur une base très consistante (Yawara!, Master Keaton, Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat). Deuxièmement, elle fait partie de la série de BD sur le Louvre publié conjointement par Futuropolis et Louvre Éditions (dont nous avons déjà commenté Les Gardiens du Louvre et  Les chats du Louvre). Le Signe des rêves vaut donc la peine d’être lu — mais je réserve mon jugement définitif en attendant d’avoir lu la suite.

Mujirushi: Le Signe des rêves 1, par Naoki Urasawa. Paris: Futuropolis / Louvre Éditions, août 2018. 144 pages, 19.5 x 26.5 cm, 20,00 €  / $39.95 Can. ISBN 978-2-7548-2577-1. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2018 Futuropolis / Urasawa Naoki.

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Capsules

20 Years of Protoculture

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This article was first published in Protoculture Addicts #94 (Nov.-Dec. 2007): 21-27. It was celebrating the 20th anniversary of the magazine. For this version, I have added a few details and corrections, and I have omitted some illustrations (but added some new ones), as well as removed the sidebars (Uh?! for episodes 1-6, Top Uh?!, Where are they now) and the articles’ index that were part of the original article.

It might be hard to believe, but this magazine has been in publication for twenty years. I, myself, am amazed by this fact. Twenty years already? It didn’t feel that long. But, yeah, I’ve spent nearly half my life working on Protoculture Addicts, and I don’t regret a single moment of it. Like any anniversary, it makes me nostalgic (well, the fact that I am listening to soundtracks from Macross, Mospeada and Robotech while writing this certainly add to this feeling). It makes me think of the good ol’ years, of friends that I have not seen in a long time. But there’s no time for melancholy— anniversaries need to be celebrated! In the past, when I wanted to do a special issue, I usually added more colour. 

Unfortunately, I cannot do that now since we are already full-colour and we are still not big enough to add goodies like a free DVD. However, I quickly realized that the best way to celebrate the magazine was to tell you its story. I am sure that, once you know a little more about where it’s coming from, you’ll better appreciate the magazine. After all, it started like an episode of Comic Party or Doujin Work—a crazy idea in the mind of a bunch of idle college kids. So please, gather around, be quiet (gee, I feel like Uncle Carl when he was telling one of his anecdotes), and listen to this very special anime story… 

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Un commentaire déplacé

Les bibliothèques de Montréal sont rendu folles ! Faire passer de la section adultes à la section enfants des titres de manga comme Nausicaa ou Bride Stories ! Ça n’a aucun sens.

Nausicaa07Nausicaa offre une histoire mystico-politique vraiment trop complexe (que j’ai moi-même eu de la difficulté à suivre!), des thèmes matures (religion, guerre), de la violence, un graphisme plutôt chargé pour être vraiment compris et apprécié par des enfants. D’ailleurs, les spécialistes le considère comme un manga seinen. Bon, je comprend que l’éditeur français, Glénat, classe lui-même ce manga dans sa collection “Univers Kids” (Kodomo?) [quoi que l’éditeur américain, Viz, le classe comme “Teen”] et que l’anime était “ben cute” mais quand même!

BrideStories10Quant à Bride Stories on y retrouve des thèmes matures et de la nudité ! C’est un manga considéré seinen (donc généralement pour les jeunes hommes de 15 à 30 ans), même par l’éditeur, Ki-oon, quoique certains spécialistes le classe pour 14 ans et plus! Il y a-t-il quelqu’un du réseau des bibliothèques, un bibliothécaire par exemple, qui va se décider à regarder la définition de seinen dans le dictionnaire ?!

Un compromis acceptable aurait été au moins de les mettre dans la section ados… mais qui suis-je pour m’en plaindre. Je n’ai fait que publier un magazine sur la culture populaire japonaise (animé & manga) pendant une vingtaine d’années… Je n’y connaît donc rien en comparaison de bibliothécaires qui viennent de sortir, tout verts, de l’université! Bande d’ignares!

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Isabella Bird: Femme Exploratrice, vol. 3

IsabellaBird-v3-cov“Le Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus !”

“Pour rejoindre Niigata, première étape de son périple, Isabella Bird a choisi une voie secondaire, rarement empruntée par les voyageurs étrangers. Au fur et à mesure que l’intrépide exploratrice s’enfonce dans la campagne japonaise, l’agitation des grandes villes et la splendeur des sites historiques s’effacent devant la misère du monde rural… Aux divers chocs culturels s’ajoutent des conditions de voyage de plus en plus difficiles, si bien qu’Ito lui-même a du mal à faire face à cet aspect de son pays qu’il ignorait. Mais l’aventurière refuse de se laisser abattre, et c’est sans fléchir qu’elle s’engage sur le dernier tronçon de la route d’Aizu !”

“Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre d deux monde; dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, un nouveau talent prometteur !”

[ Texte de la couverture arrière ]

Je continue la lecture de cette série dont j’ai déjà commenté le deux premiers volumes.

IsabellaBird-v3p010Juin 1878. L’exploratrice britannique Isabella Bird et son guide japonais Tsurukichi Ito continuent leur chemin sur la route d’Aizu en direction de l’île d’Ezo (Hokkaido). La route est difficile et les villages qu’ils rencontrent sont plongés dans une pauvreté si grande qu’elle surprend même Ito. Pourtant les villageois semblent travaillants et déterminés. Le palefrenier engagé pour prendre soin des chevaux leur explique que la région a été dévastée par la guerre de Boshin. L’armée de l’ouest, menée par les clans de Satsuma et de Chōshū, y a écrasé l’armée de l’est. Les paysans ont été enrôlés de force dans l’armée, beaucoup sont morts, les villages ont été pillés et brûlés. Dix ans plus tard la région n’a toujours pas récupéré. 

IsabellaBird-v3p020À Tsugawa (Aga), l’expédition fait des emplettes, Ito se bourre de friandises et prépare un repas gastronomique pour Isabella. Elle en profite pour commenter (à sa soeur, à qui elle écrit) que la gastronomie japonaise, par la propreté des ses instruments, “la parcimonie et la précision de chaque geste, la délicatesse de la présentation, l’incroyable variété des mets, absolument tout, est imprégné d’une beauté particulière”. Le lendemain, ils prennent une barque pour un voyage mouvementé sur le fleuve Agano jusqu’à Niigata, où Isabella passe quelques temps chez les Fyson. 

Pendant ce temps à Tokyo, un botaniste nommé Charles Maries rencontre le consul général Harry Parkes et James Hepburn car il désir poursuivre en justice Isabella parce qu’elle lui aurait volé son guide, Ito, qui était toujours sous contrat avec lui. Maries considère que son travail pour découvrir de nouvelles plantes est beaucoup plus important que les pérégrinations sans conséquences d’une simple voyageuse. Parkes objecte qu’au contraire l’intelligence sur la géographie et les moeurs des habitants de régions reculées fournit par les aventuriers est indispensable au développement de la diplomatie et des échanges commerciaux de l’Empire Britannique! Il lui refuse donc son support.

Isabella Bird est un autre manga historique au récit passionnant et instructif, mais aussi plein d’humour. La fluidité de l’action est assez bonne. Et, si le dessin est loin d’être parfait (parfois les proportions ou les expressions des personnages sont bizarres), il demeure très agréable à l’oeil et surtout bien détaillé pour donner une très bonne expérience de lecture. À travers le récit divertissant des aventures d’Isabella Bird, nous découvrons deux cultures assez opposées: celles de l’Angleterre Victorienne et celle du Japon de la restauration Meiji. C’est un sujet très intéressant et je recommande donc chaudement ce manga.

Isabella Bird, femme exploratrice T03 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), avril 2018. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,90 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-0248-2. Pour lectorat jeune (7+). stars-3-5

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© 2016 Taiga Sassa. All Rights reserved.

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Pline vol. 6: Carthage La Grande

pline-v6-cov“Dans le tome précédent : Au terme d’une traversée mouvementée, Pline, Euclès et Félix, flanqués de deux nouveaux compagnons, débarquent à Stromboli. Les uns exultent de se rapprocher de leur terre natale, d’autres se réjouissent simplement de fouler à nouveau la terre ferme… Les plus clairvoyants sentent planer le danger.”

“L’Histoire a retenu son nom. Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?”

“Après une traversée mouvementée, Pline et sa suite débarquent enfin sur la côte africaine. Carthage et son animation, puis le désert et ses dangers, s’offrent au regard du naturaliste pendant qu’à Rome, les intrigues politiques et l’instabilité de Néron annoncent de funestes événements.”

Pline et ses compagnons arrivent enfin dans le port affluent de Carthage. Il y rencontre son ami Vespasien, qui attend de prendre officiellement le poste de gouverneur de la province d’Afrique. On apprend que le jeune garçon que Pline à recueillit est d’origine Phénicienne. L’expédition se lance  alors dans la désert en direction d’Alexandrie!

Pendant ce temps à Rome, Poppée donne naissance à une fille, qui ne survit malheureusement pas longtemps. Néron retrouve l’esclave Plautina qu’il abuse pour oublié que ses responsabilités le rendent misérable. Et Tigellin complote afin de faire d’une pierre deux coups — à la fois contre les chrétiens et pour la spéculation immobilière — d’une façon qui changera le visage de Rome à jamais…

Extraits des pages 5 à 9

Ce fascinant manga historique nous offre un récit à la fois instructif et captivant. Le graphisme de Mari Yamazaki et Tori Miki est plutôt détaillé (de plus en plus avec chaque nouveau volume) et fort agréable à l’oeil. Ce manga est très recommandé particulièrement si la Rome antique vous intéresse. J’attend avec impatience le volume 7 qui devrait paraître en janvier 2019!

Pline, vol. 6: Carthage La Grande, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), juin 2018. 200 pg, 13.3 x 18.2 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-15361-5. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

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Pline © 2017 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2018 Casterman pour la traduction française.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

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Capsules

Souvenirs d’Emanon

Souvenirs_Emanon-cov“1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.

 Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !

 Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

 Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Souvenirs d’Emanon (おもいでエマノン / Omoide Emanon) est un manga seinen qui a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten à partir de 2008. La série comporte trois autre manga publié en 2012, 2013 et 2018. Le premier volume à été traduit en français chez Ki-oon (dans leur collection grand format, Latitudes) en janvier 2018 et la version française du deuxième volume, Errances d’Emanon (ISBN : 979-10-327-0315-1), y est déjà disponible en Europe depuis le début septembre 2018. L’histoire est basée sur une série de romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon”, une mystérieuse jeune femme dont la mémoire remonte au début de la vie sur Terre, il y a trois millions d’année (et dont le nom, en anglais, signifie “no name” [sans nom] épelé à l’envers).

Le dessin de Kenji Tsuruta (Spirit of Wonder, Forget-me-Not) est plutôt classique et est à la fois clair, précis et détaillé. Le récit de Shinji Kajio, quant à lui, est plutôt simple (l’histoire se déroule principalement durant l’après-midi et la soirée du 24 février 1967) et est essentiellement narratif (sans vraiment d’action). 

Souvenirs_Emanon-p038Un jeune étudiant bohème rentre chez lui après un voyage et, durant le périple de dix-sept heure du traversier qui l’amène sur l’île de Kyushu, il fait le rencontre d’une jeune fille mystérieuse. Elle dit s’appeler “Emanon” et, voyant qu’il est grand amateur de science-fiction, elle lui confesse qu’elle a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale directe depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire! Toute cette mémoire lui pèse lourd et elle se demande pourquoi elle a ce pouvoir et dans quel but? Autour de quelques bières, à la cantine du traversier, ils discutent et spéculent sur les implications d’un tel pouvoir. Puis elle rit et avoue lui avoir raconté une histoire pour savoir ce qu’il en pensait, puisqu’il est fervent de SF. Ils discutent toute la soirée et, au matin, lorsque le traversier accoste au port, elle a disparu. Il la cherche partout mais en vain. Treize ans plus tard, il l’aperçoit sur le quai d’une gare accompagnée d’une enfant. Il l’approche mais elle ne se souvient pas de lui. Toutefois, la fillette lui dit: “C’est moi, Emanon. C’est gentil de te souvenir de moi!” Le pouvoir ne peut résider que dans un seul individu par génération, et lorsqu’un enfant nait, le parent oubli tout des vies précédentes! Il la revoit encore plus tard, alors qu’il est un vieillard…

Souvenirs d’Emanon nous offre donc une intriguante histoire agréablement illustrée par Tsuruta. Un bon moment de lecture que je recommande sans hésitation.

Souvenirs d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), janvier 2018. 180 pages, 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0226-0. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). Un trailer et un extrait de 28 pages sont disponibles sur le site de l’éditeurstars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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OMOIDE EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD

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Souvenirs Emanon-Logo

Suggestion list of adult manga

At the library where I work we have a small to medium size collection of manga but only in French (very few in English). That’s to be expected since one of the mandates of our library is to foster the learning of French among the city’s (or the province’s) new-comer population. However, since the population we are serving is in majority anglophone, one of the librarians thought that it would be nice to develop a little more our nearly inexistant English manga collection. I am offering a few suggestions…

Most of the manga publishers target their releases toward kids and teenagers (kodomo, shōnen, shōjo) and just a few publishers put out manga really aimed at adults (seinen, josei, gekiga) — and I am not talking here about manga of sensual or erotic nature (LadiComi, yaoi, yuri, etc.).

The more traditional manga are translated and distributed by publishers like:

while the more serious and alternative titles (and unfortunately often less popular) comes from publishers like:

For this list, I avoided titles that we already had in our collection in French and — considering that we already had a few gekiga in French, that seinen or josei are also often targeted at teenagers, and that I think we should support local publishers like Drawn & Quarterly — I tried instead to favour more classical or serious manga (hence a selection of mostly gekiga, including mangaka in the likes of Shigeru Mizuki, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, or the more recent Jiro Taniguchi). I am indicating in the list if a title is already available in the Montreal Libraries’s network (even if it is only in French or only in one library).

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