Suggestion list of adult manga

At the library where I work we have a small to medium size collection of manga but only in French (very few in English). That’s to be expected since one of the mandates of our library is to foster the learning of French among the city’s (or the province’s) new-comer population. However, since the population we are serving is in majority anglophone, one of the librarians thought that it would be nice to develop a little more our nearly inexistant English manga collection. I am offering a few suggestions…

Most of the manga publishers target their releases toward kids and teenagers (kodomo, shōnen, shōjo) and just a few publishers put out manga really aimed at adults (seinen, josei, gekiga) — and I am not talking here about manga of sensual or erotic nature (LadiComi, yaoi, yuri, etc.).

The more traditional manga are translated and distributed by publishers like:

while the more serious and alternative titles (and unfortunately often less popular) comes from publishers like:

For this list, I avoided titles that we already had in our collection in French and — considering that we already had a few gekiga in French, that seinen or josei are also often targeted at teenagers, and that I think we should support local publishers like Drawn & Quarterly — I tried instead to favour more classical or serious manga (hence a selection of mostly gekiga, including mangaka in the likes of Shigeru Mizuki, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, or the more recent Jiro Taniguchi). I am indicating in the list if a title is already available in the Montreal Libraries’s network (even if it is only in French or only in one library).

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The Ghost in the Shell 1.5: [Human Error Processer]

GitS-1-5-hummanErrorProcesser-cov“La section 9 est sur les dents ! Il faut dire que les enquêtes s’enchaînent pour la section d’élite et que Kusanagi et Batou n’ont guère le temps de chômer…”

“Découvrez enfin dans sa version perfect ce volume phare de la saga, qui vous éclairera sur la vie quotidienne de la section 9, ses difficultés et ses tensions. Un tome qui conclut à merveille le triptyque de The Ghost in the Shell Perfect Edition.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

ATTENTION: Peut contenir des traces de divulgâcheur (i.e. “spoilers”)! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre la lecture qu’avec circonspection.

La description ci-haut (qui provient du site de Glénat) est totalement erronée! C’est bien la première fois que je vois ça: un éditeur qui ne connait pas son produit ou qui s’en fout! Le Major Kusanagi fait certes une brève apparition mais elle ne fait plus partie de la section 9! Quant à éclairer la vie quotidienne de la section 9, pas vraiment: on y apprends quelques détails nouveaux sur son fonctionnement mais sans plus. Par contre, il est vrai que l’histoire se concentre sur le travail journalier d’enquête de cette force militaro-policière qu’est la section 9.

Si Ghost in the Shell (攻殻機動隊 / Kōkaku kidōtai / lit. “Police anti-émeute blindée mobile”) est mon manga préféré, étrangement, je n’en ai jamais vraiment parlé dans ce blogue (à part brièvement lorsque j’ai commenté le film en live-action et l’animation). Je me dois donc d’abord de donner un aperçu de l’oeuvre en général.

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Nos yeux fermés

NosYeuxFermés-covOuvrez les yeux sur les petits bonheurs de la vie !

La vie n’est pas tendre avec Chihaya… Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

Dans ce conte moderne touchant, Akira Sasô nous invite à voir le monde autrement qu’avec nos yeux, un vrai hymne à la tolérance, à l’acceptation des autres et de leurs différences, mais aussi un hymne à la vie, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau. Les personnages s’animent sous le crayon de l’auteur, qui dépeint avec simplicité la vie quotidienne d’un trait doux qui invite à la réflexion et au calme.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

J’ai découvert cette collection, “Conte Moderne” chez Pika Graphic, quand j’ai lu Un Simple Monde de Mari Yamazaki. J’ai remarqué que la collection offrait trois autres titres Japonais: Nos Yeux Fermés de Akira Sasô (avril 2017), Une douce odeur de café de Yamakawa Naoto (février 2018) et Sunny Sunny Ann! de Yamamoto Miki (mai 2018). Comme le style graphique des deux plus récents ouvrages m’apparaîssait plus alternatif, j’ai préféré me lancé d’abord dans le titre plus classique de Akira Sasô… Nos yeux fermés (花に問ひたまへ / Hana ni Tohitama e / lit. “De temps en temps demander à la fleur”) est un manga seinen qui a été prépublié dans le magazine Gekkan Action (Futabasha) avant d’être compilé en volume en 2015.

NosYeuxFermés-p004Nos yeux fermés est un très bon manga qui met en scène Chihaya, une jeune fille malheureuse et amère qui n’a que peu d’égard pour son entourage… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Ichitarô, un jeune homme aveugle plein d’optimisme et d’énergie positive qui semble être contagieuse. Mais tout n’est pas rose dans la vie du jeune homme, marqué par un traumatisme d’enfance qui refera soudainement surface lorsque le fils du riche amant de sa mère défunte tentera d’exproprier le restaurant de sa tante. La relation entre Chihaya et Ichitarô leur sera mutuellement bénéfique—leur faisant découvrir le monde sous un jour nouveau, prouvant qu’un sourire et l’entraîde résout bien des problèmes—avant de fleurir en un sentiment qui va au-delà de l’amitié…

C’est un très beau récit, qui se lit bien. Il nous apprend que la cécité n’est pas nécessairement un handicap car on peut voir tout aussi bien (ou encore mieux) avec le coeur. Le style graphique de Sasô est très simple et propre (trait de plume mince et zip-a-tone) mais demeure assez agréable à l’oeil. C’est donc une bonne et agréable lecture.

Nos yeux fermés, par Akira Sasô. Paris: Pika Édition (Coll. Pika Graphic, série “Conte Moderne”), avril 2017. 272 pages, 17.2 x 24.2 cm, 16,00 € / $26.95 Can. ISBN 978-2-8116-3463-6. Pour un lectorat adolescent (15 ans et plus). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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HANA NI TOHITAMAE © AKIRA SASO 2014 / FUTABASHA PUBLISHERS LTD. © 2017 Pika Édition pour la version française.

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Giacomo Foscari 1

GiacomoFoscari-covUne rencontre subtile entre deux cultures

Giacomo Foscari est un témoin sensible de l’évolution de deux sociétés chahutées au cours du XXe siècle : en Italie, pendant son enfance, il assiste à la montée du fascisme. Quelques années plus tard, il se retrouve jeune professeur au cœur du Tokyo intellectuel des années 1960, en pleines tensions d’émancipation de la jeunesse. C’est via son parcours et ses rencontres hautes en couleurs que Mari Yamazaki nous invite à voyager dans l’histoire, entre cultures japonaise et romaine. 

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Un autre manga de Yamazaki qui m’avait échappé lors de sa parution! Giacomo Foscari (ジャコモ・フォスカリ / Jakomo Fosukari) est un manga josei serialisé dans le magazine Office You (Shueisha) en 2011 et qui a été compilé en volume en septembre 2012. La traduction française est parue chez Rue de Sèvre un an plus tard.

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Grâce à des flash-backs, Yamazaki établit assez vite le personnage de Foscari qui a grandi à Venise dans un milieu bourgeois et cultivé. En observant le bel Andrea, un camarade de classe plutôt voyou, il réalise qu’il n’est pas donné à tous de grandir dans un milieu favorisé et que certain individu sont peut-être encore sous la protection des vieux dieux romains, comme Mercure, le dieu des voleurs. Quelques années plus tard, l’approche de la guerre et la monté du fascisme rend la situation difficile pour sa famille. Il visite le Japon en 1960, invité par Owada, un collègue universitaire, et décide d’y rester. La “culture chrétienne” qui a profondément transformée l’Italie le rendait mal à l’aise et il se sent beaucoup mieux “dans ce Japon sans contraintes religieuses“ qui lui rappelle beaucoup le polythéisme du monde romain antique. Il est témoin de la tourmente étudiante qui frappe les universités japonaises à l’instigation de la nouvelle gauche et du syndicat étudiant Zengakuren. Le gros du récit se déroule en 1966, alors qu’il enseigne l’histoire gréco-romaine à l’Université de Tokyo. Par l’entremise de sa logeuse—la veuve de son collègue Owada—ainsi que ses amis Yoshio Kishiba et l’excentrique Mitsuharu Tabé, il découvre la culture japonaise. Dans un café qu’il fréquente avec Kishiba, il fait la rencontre de Shusuke Koba, un jeune serveur qui lui rappelle Andrea. Il est fasciné par le jeune homme mais aussi par la jeune femme qu’il fréquente (sa petite amie? sa soeur?). 

Après Thermae Romae, Yamazaki continue avec ce manga sa recherche pour établir des parallèles entre la culture nippone et la civilisation romaine. Elle avait déjà établi le bain public comme point commun et, cette fois, elle traite de la similarité religieuse (à Rome il s’agissait de polythéisme teinté d’animisme alors qu’au Japon on retrouve un animisme frôlant le polythéisme—sans parler de la relation syncrétique entre le Shinto et le Bouddhisme!) ou de vénération de la nature. La sensibilité du récit et l’ambiance introspective qui invite à la réminescence du passé me rappelle beaucoup l’oeuvre de Jirō Taniguchi. Ce n’est peut-être pas surprenant puisque Taniguchi et Yamazaki sont sans doute les deux mangaka le plus influencés par l’art et la culture occidentale. 

À l’opposé de ses oeuvres plus importantes (comme Thermae Romae ou Pline), le style que Yamazaki utilise ici est plutôt simple, sans beaucoup de détails ou d’arrière-plans, comme c’est le cas dans la plupart de ses one-shots (PIL, Un simple monde). Il n’en reste pas moins élégant et laisse ainsi plus de place au texte. Toutefois, comme la majeure partie du récit sert à établir le contexte et les personnages, on sent que l’histoire va vraiment démarrer avec le tome suivant. Malheureusement, le volume deux n’est jamais paru. Yamazaki en a suspendu la production (Temporairement? Définitivement?) pour se consacrer à d’autres projets (Pline, entre autres). Elle a promis à quelques reprises de s’attaquer à la suite (en 2014, puis en 2017) et on espère bien qu’elle tiendra promesse. Car Giacomo Foscari est fort intéressant à lire tant par son récit touchant que par son sujet captivant pour les historiens: l’intersection de deux cultures que tout semble séparer mais où l’on retrouve des similarités intrigantes. 

Giacomo Foscari, livre 1: Mercure, par Mari Yamazaki. Paris: Rue de Sèvre, septembre 2013. 192 pages, 15.2 x 21.5 cm, 12,50 € / $21.95 Can. ISBN 978-2-36981-007-0. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-0

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Giacomo Foscari © Mari Yamazaki / Shueisha Creative Inc., 2012. © Rue de Sèvre, Paris, 2013 pour la traduction française.

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Pline, vol. 5

Pline-v5-covDans le tome précédent : A Rome, la folie croissante de Néron semble laisser toute latitude à Poppée. De son côté, Pline, après le tremblement de terre qui a ravagé Pompéi, fait la connaissance d’un mystérieux voyageur revenu de lointaines contrées.

Plus que jamais assoiffé de connaissance, Pline comprend que les écrits de ses contemporains ou des auteurs du passé ne lui suffiront pas. L’heure du départ a sonné, cap vers l’Afrique !

Pline-v5p019Pline écoute les récits de Larcius (fils d’un négociant en vin de Pompéi qui a beaucoup voyagé) et cela lui donne l’appétit de faire ses propres voyages de découvertes. Pline, Euclès et Félix raccompagnent donc Larcius à Pompéi afin de voir comment la situation y a évolué. La reconstruction de la ville se fait de façon inégale, au gré des besoins de la politique et des moyens financiers des habitants. Ils retrouvent l’ingénieure Mirabela et font la rencontre de Aselina Eumachia, une riche et influente commerçante de la laine. Sur l’un de ses bateau, à Naples, ils prennent la mer sur la Mare Nostrum en direction de l’Afrique!

Après une tempête, ils rencontrent l’épave d’un navire attaqué par des pirates. Le seul survivant est un enfant très doué pour la navigation et son corbeau. Les vents ont fait dériver leur navire vers les Iles Éoliennes. Ils font escale à Strongyle pour attendre que se calment les vents et charger un cargaison d’obsidienne mais l’équipage les abandonne sur l’île! Le Stromboli choisit ce moment pour faire éruption et Pline désir observer le phénomène en détail et de près. Il constate que les volcans forment une ligne du sud vers le nord, de l’Etna au Vésuve en passant par Vulcano et Stromboli. Il remarque aussi que l’éruption du Stromboli est différente de celle de l’Etna qu’il a observé précédemment…

Avec ce cinquième volume, il me semble que l’action commence vraiment alors que Pline décide de se lancer dans l’aventure. Il est surtout amusant de constater que le destin de Pline est décidément marqué par les volcans: l’Etna, puis le Vésuve, et maintenant le Stromboli! Réussiront-ils tous à survivre à cette éruption et s’échapper de cette île volcanique? C’est ce que nous saurons dans le volume six, qui vient tout juste de paraître en Europe!

Ce manga historique demeure tout aussi fascinant. Le récit est bien mené et capte notre attention alors que Mari Yamazaki et  Tori Miki nous font découvrir de nombreux aspects de la société romaine: géographie, politique, architecture, commerce, etc., sans oublier quelques anecdotes d’histoire naturelle! Le travail des deux artistes nous offre un graphisme toujours aussi beau et détaillé, et qui gagne même en assurance. Un très bon manga historique qui s’avère une lecture à la fois agréable et instructive. Vivement recommandé!

Pline, vol. 5: Sous les vents d’Éole, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), Jan. 2018. 200 pg, 13.4 x 18 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-2031-5359-2. Pour lectorat adolescent (14+). Voir couverture arrière. stars-3-5

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Pline © 2015-2016 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2017 Casterman pour la traduction française.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

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Capsules

Ad Astra, vol. 4-5

“Bravoure, complots et stratégie… Plongez au coeur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !”

AdAstra-v04-cov“Fabius parvient à attirer Hannibal près de Capoue, dans la plaine de Campanie, où les troupes romaines l’attendent de pied ferme. Hélas, son plan est réduit à néant lorsque son maître de cavalerie, lassé par sa stratégie d’usure, contrevient à ses ordres : grâce à une nouvelle ruse, les Carthaginois réussissent à briser l’encerclement romain.”

“Le dictateur perd donc la confiance du sénat et voit ses pouvoirs transférés à Minucius, qui contre toute attente vient de l’emporter sur un détachement ennemi ! Enivré par sa victoire, le guerrier se lance à la poursuite d’Hannibal à la tête de deux légions, mais se retrouve bien vite en difficulté… Et si tout cela faisait partie du plan du monstre de Carthage ?” [Texte de la couverture arrière]

Ad Astra: Scipion l’Africain & Hannibal Barca (アド・アストラ -スキピオとハンニバル- / Ad Astra – Scipio to Hannibal) est un manga seinen historique par Mihachi KAGANO (dont c’est le premier titre) qui raconte les faits saillants de la deuxième guerre punique qui opposa Rome et Carthage. Il a été prépublié dans le magazine Ultra Jump (entre mars 2011 et février 2018), puis compilé en treize volumes chez Shūeisha. La version française paraît chez Ki-oon. J’en ai déjà commenté les trois premiers volumes.

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Dans le volume quatre, avec maintenant le support du Sénat, Minucius décide d’attaquer avec tous ses hommes les troupes d’Hannibal qui semblent prendre position sur une colline. Mais c’est évidemment une embuscade et des soldats carthaginois sortent de derrière chaque rocher ou crevasse, alors que les frondeurs bombardent les romains du haut de la colline. Trop fier, Minucius refuse de sonner la retraite. Il est blessé par Giscon en combat singulier. Il y aurait laissé la vie si Hannibal n’avait pas retraité à l’arrivée des renforts de Fabius, que Scipion avait convaincu d’intervenir. De retour à Rome, Scipion sauve sa jeune fiancée Aemilia qui est prise à partie par la foule car son père, Aemilius, se présente au Consulat en même temps que Varron.

AdAstra-v05-cov“À Gerunium, Minucius paie au prix fort son entêtement : ses troupes sont décimées, et lui-même n’échappe à la mort que de justesse grâce à l’intervention de Fabius ! Ultime humiliation pour le guerrier, son combat contre Giscon lui coûte deux doigts de la main droite.”

“Mais sa dictature, tout comme celle de Fabius, touche à sa fin. Après une campagne acharnée, c’est Varron qui est nommé consul, aux côtés d’Aemilius ! Et le nouveau chef des armées compte bien écraser l’ennemi par le nombre. C’est donc 86 000 soldats qu’il envoie contre Hannibal dans la plaine de Cannes, théâtre d’une des plus grandes batailles de l’histoire…” [Texte de la couverture arrière]

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Dans le cinquième volume, Varron est élu premier Consul et promet de lancer une armée de quatre-vingt-six-mille hommes contre Hannibal. Fabius compte sur Aemilius, élu second Consul, pour tempérer l’audace de Varron. Les deux armées convergent vers la plaine de Cannes pour ce qui deviendra l’une des batailles majeures et décisive de la guerre. Malgré son infériorité numérique (seulement cinquante-mille hommes), Hannibal profite de son avantage tactique et attaque en premier. Grâce à sa fine stratégie il réussi à prendre l’armée romaine en tenaille!

Ad Astra est le manga parfait pour les amateurs d’histoire et de la Rome Antique. Il nous donne une vue intéressante de la politique et des stratégies militaires de l’époque, tout en nous donnant un récit captivant des intrigues et des sentiments qui opposent et rattachent les personnages.

Le style graphique de Kagano est clair et précis, souvent très détaillé, et même si il dépeint bien les scènes d’action et de combat, il me semble toutefois que le dessin est statique et manque un peu de vie.

Un manga très beau et passionnant, mais qui étire le récit un peu trop. Cependant, j’ai quand même hâte de lire la suite: plus que huit volumes (si l’on compte le treizième et dernier tome qui paraîtra en France en novembre 2018) avant d’en découvrir le dénouement!

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. 4, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon,  décembre 2014. 178 pages, 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 978-2-35592-752-2. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-0

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. 5, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon, mars 2015. 178 pages, 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 978-2-35592-797-3. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-0

[ AmazonBiblioGoodreadsWikipediaWorldCatYoutube ]

Ad Astra Publius Cornelius Scipio Africanus Major & Hannibal Barca © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.

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Isabella Bird: Femme Exploratrice, vol. 1-2

IsabellaBird-v1-cov“À la fin du XIXe siècle, le Japon s’ouvre au monde et s’occidentalise à marche forcée. Mais le pays reste un vrai mystère pour la plupart des Européens, ce qui en fait une destination de choix pour la célèbre exploratrice anglaise Isabella Bird ! Malgré son jeune âge, elle est déjà connue pour ses écrits sur les terres les plus sauvages. Isabella ne choisit jamais les chemins les plus faciles et, cette fois encore, elle étonne son entourage par son objectif incongru : Ezo, le territoire des Aïnous, une terre encore quasi inexplorée aux confins de l’archipel… Le voyage s’annonce long et difficile, mais rien n’arrête la pétillante jeune femme !

Accompagnée de son guide-interprète, le stoïque M. Ito, la jeune femme parcourt un pays en plein bouleversement. Dans ses lettres quotidiennes à sa sœur, elle narre avec sincérité et force détails la suite de chocs culturels qu’elle expérimente. Elle veut tout voir, tout essayer, quitte à endurer chaleur, fatigue, maladie ainsi que les sarcasmes de ses pairs !

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Comme je l’ai déjà mentionné lorsque j’ai introduit ce manga, Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji. Ce manga historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta de Enterbrain. Jusqu’à maintenant il a été compilé en quatre volumes (le dernier en date étant paru en novembre 2017). La version française est publiée par Ki-oon et trois volumes sont paru jusqu’à maintenant (le quatrième devrait paraître en août 2018).

L’auteur, dont c’est le premier manga publié, a basé son récit sur l’ouvrage Unbeaten Tracks in Japan (1880) qui rassemble la correspondance d’Isabella Bird avec sa soeur Henrietta durant son périple au Japon.

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