Images du mer-fleuri [002.021.062]

Achillea borealis

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[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0955L’Achillée boréale (connu sous de nombreux noms, dont Boreal Yarrow ou Woolly Yarrow en anglais) est une variété de l’Achillea millefolium (Achillée Millefeuille communément appelé Yarrow en anglais). C’est une espèce de plante herbacée vivace, à fleurs, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae et du genre Achillea (qui inclus près de mille espèces). Elle est caractérisée par des feuilles dentelées, velues et aromatiques, ainsi que de nombreuses petites fleurs composées (ou capitules) rassemblées en corymbes, de couleurs variées (souvent blanches mais aussi jaunes, oranges, roses ou rouges) et qui attirent de nombreux insectes. Selon Pline, son nom fait référence à Achille, le héros grec légendaire de la guerre de Troie, qui en aurait fait usage pour panser ses blessures. Même si elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe, on en fait une utilisation ornementale, mellifère et même comme fourrage. D’un point de vu phytochimiques il semble qu’elle contient de nombreux éléments bioactifs ce qui fait qu’elle a été utilisée en médecine traditionnelle depuis des millénaires. La plante entière, y compris les fleurs, peut être utilisée pour faire un thé qui soulage la toux et les ulcères. En cataplasmes elle peut également arrêter les saignements de nez ou contrôler les saignements dans les plaies, apaiser les éruptions cutanées, les coups de soleil et les piqûres d’insectes. Les jeunes feuilles sont comestibles (cuites ou fraîches en salades) et les fleurs peuvent être utilisées pour aromatiser des liqueurs ou même remplacées le houblon dans la bière. (Sources: Wikipedia, Nature).

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Monnaies anciennes 27

Les Julio-Claudiens (3)

Claudius (41-54 EC)

Comme je l’ai mentionné dans l’entrée précédente, Caligula (don’t je n’ai malheureusement aucune pièce car c’est un empereur très connu et recherché sans doute à cause du film de Tinto Brass) succède à Tiberius mais n’a régné que trois ans et dix mois. Son règne a bien commencé et il était bien aimé du peuple mais il est rapidement devenu mentalement instable. Il a chaviré en un despote sanguinaire et a été assassiné par sa garde rapprochée le 24 janvier 41. À l’encontre du sénat (qui aurait préféré restaurer la République) l’armée acclame le dernier des Julio-Claudiens, qui était resté dans l’ombre jusqu’alors, Tiberius Claudius Drusus. C’est un empereur que j’ai toujours apprécié (grâce à l’oeuvre de Robert Graves et son adaptation télévisée par la BBC où le rôle de Claudius est magnifiquement interprété par Derek Jacobi — et aussi sans doute à cause de l’homonymie).

Claudius est né à Lugdunum (Lyon) le 1er août 10 AEC. Il est le fils de Drusus (frère de Tiberius, fils de Tiberius Claudius Nero et de Livia Drusilla) et de Antonia (fille de Marcus Antonius et d’Octavia, la soeur d’Augustus). Il est tout l’opposé de son frère aîné Germanicus : il est tellement maladif et faible qu’il boite, a des mouvements de tête incontrôlés et des problèmes d’élocution, au point qu’on le considère dans sa famille comme un débile. Des historiens avaient proposé la poliomyélite ou la maladie de La Tourette comme diagnostique mais de nos jours on crois plutôt qu’il souffrait de paralysie cérébrale (infirmité motrice ou diplégie spastique) suite à un accouchement difficile. Il est néanmoins fort intelligent et studieux. Il grandit probablement dans l’entourage d’Auguste mais ne fera pas de carrière civile ou politique. Il ne sera sénateur pour la première fois qu’à l’âge de quarante-six ans, sous Caligula. Il se consacre plutôt à une carrière d’érudit, écrivant des livres d’histoire (sur le règne d’Augustus, sur les Étrusques, sur Carthage et même une autobiographie — mais aucun de ces ouvrages ne nous est parvenu). 

Si ses contemporains n’ont pas été tendre avec lui (encore une fois, les historiens romains (tel Tacite, Suétone ou Dion Cassius), qui provenaient surtout de la classe sénatoriale, ne donnent que rarement un traitement positif des empereurs qui se sont opposé au Sénat), les historiens modernes, eux, considèrent maintenant que son principat a été très prospère: il est un bon administrateur car il centralise le pouvoir, continue les réformes administratives d’Auguste (notamment dans la fiscalité et la législation), construit de nombreux monuments, poursuit l’expansion de l’empire en annexant des royaumes clients (Judée, Norique, Pamphylie et la Lycie) et conquiert la Bretagne, la Thrace et la Mauritanie. Claudius se marie quatre fois. Ses deux premières épouses (Plautia Urgulanilla et Ælia Pætina) sont sans véritable conséquence. Sa troisième épouse est Messalina, qui lui donne deux enfants (Britannicus et Octavia), mais ses moeurs scandaleuses et son implication dans des complots contre l’empereur l’amènent à être répudiée et exécutés en 48. Sa quatrième épouse est Julia Agrippina (fille de Germanicus et soeur de Caligula) qui convainc Claudius d’adopter son fils d’un précédent mariage (avec Cneius Domitius Ahenobarbus), Néro. Lorsqu’il meurt possiblement d’un empoisonnement le 13 octobre 54, à l’âge de soixante-quatre ans, Britannicus étant trop jeune c’est Nero qui lui succède. Claudius est immédiatement divinisé.

Je n’ai que deux pièces de Claudius qui ne sont malheureusement pas dans un très bon état.

IMG_8881-8883La première pièce est un relativement beau Quadrans (VG [Very Good], Ae [bronze], 16 mm, 2.787 g, payé 5£ à Londres le 1986/02/05, caractérisé par un dépôt vert et une triple égratignure dans le bas droit des deux côtés; die-axis: ↑↓) qui présente en avers l’inscription TI[BERIVS] CLAVDIVS CAESAR AVG[VSTVS] autour, non pas d’un portrait de l’empereur, mais d’un modius (une mesure de blé). Le revers nous offre l’inscription PON[TIFEX] M[AXIMVS] TR[IBVNICIAE] P[OTESTATE] IMP[ERATOR] CO[N]S[VL] DES[IGNATVS] IT[ERVM] (“Consul élu pour la seconde fois”) autour d’un large S[ENATVS] • C[ONSVLTO] (“avec la permission du Sénat”). Claudius reçoit la plupart de ses titres (Caesar, Augustus, Imperator, Pontifex Maximus, puissance tribunicienne) lors de son accession en 41. Il reçoit toutefois son second consulat en 42 (mais COS DES IT ne semble PAS être l’équivalent de COS II. Quel en est donc la signification?). Toutes les sources datent cette pièce de 41 EC.

Il est à noter que le quadrans est une dénomination monétaire de bronze de l’époque républicaine (une fraction [généralement le quart] de l’as) qui a survécu aux réformes monétaires d’Augustus et qui sera frappé jusque durant le règne d’Antoninus. Les quadrans émis sous le règne de Claudius sont assez connu car il n’en existe que deux types (d’avers): l’un représentant un modius, l’autre une main tenant une balance (RIC I: p. 118). Le modius, l’équivalent du boisseau, est une mesure de capacité pour les matières sèches (8.7 litres/1.9 gal) mais qui était surtout utilisée pour le blé. Comme Rome connait une pénurie de vivre au début du règne de Claudius, ce dernier s’empresse d’améliorer l’approvisionnement de la ville en blé et c’est sans aucun doute cette réforme qui est commémorée par cette pièce. L’approvisionnement en blé était évidemment important puisqu’il permettait la distribution de pain au peuple par l’empereur — une sorte d’assistance sociale pour l’époque et l’un des deux piliers de la paix sociale romaine: le pain et les jeux du cirques [panem et circenses] (Malgré les apparences, cette pièce ne commémore donc PAS une victoire contre une invasion de Daleks ! 🤣)

Sources: Wikipedia (Claudius [FR/EN]), Google; Sear RCV: 540, RIC I: 84, C 70, BMC 179; CoinAarchives, WildWinds, Numismatics, FAC (Claudius, Modius, COS DES IT, quadrans), ERIC (Claudius). Voir aussi ma fiche.

IMG_8876-8878La second pièce est un moins beau (ou à la rigueur passable) As (G [good] / Fair, Ae [Bronze], 24 x 26 mm, 5.835 g, payé environ $5, caractérisé par une contremarque en ⊕ sur l’avers; die-axis: ↑↓) qui représente un buste nu de l’empereur à gauche avec l’inscription TI[BERIVS] CLAVDIVS CAESAR AVG[VSTVS] P[ONTIFEX] M[AXIMVS] TR[IBVNICIAE] P[OTESTATE] IMP[ERATOR] P[ATER] P[ATRIAE] (on note une contremarque sur la tête). Le revers offre une Minerva casquée et drapée, debout à droite, tenant un javelot de la main droite et un bouclier arrondi dans la main gauche, avec un S[ENATVS] • C[ONSVLTO] dans le bas du champs de part et d’autre. Il n’y a aucune autre inscription. La représentation d’une “Minerve combattante (…) symbolise bien le règne de Claudius le soldat-érudit.” (RIC I: p. 119). On date ces pièces (de façon bien imprécise il faut le dire) selon la présence ou pas du titre de “Père de la Patrie” (que Claudius a reçu en 42) dans la titulature. Les pièces qui ne comportent pas le P.P. dateraient de 41-50 (comme dans RIC I: 100; ou parfois 41-42 selon d’autres sources). Les pièces où le P.P. apparait dateraient de 50-54 (comme dans RIC I: 116). Dans le cas de ma pièce, cette partie de l’inscription n’est pas vraiment lisible mais la position de l’inscription (le CAESAR par exemple) par rapport à la tête m’incline à penser que l’inscription inclus le P.P. et donc que la pièce date de 50-54 EC.

La présence d’une contremarque rends cette pièce intéressante. Une contremarque est une marque poinçonnée sur une pièce après qu’elle ait été mise en circulation pour indiquer soit un changement de valeurs, soit une mise hors-circulation, une remise en circulation ou encore pour des raisons de propagande. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un cercle divisé en quatre quartiers (⊕, quartered circle en anglais et aussi appelé “sun cross”). Je n’ai cependant trouvé aucun exemple de contremarque similaire. Il pourrait s’agir d’une marque postérieure à l’Empire Romain (possiblement au Moyen-Âge?)…

Sources: Wikipedia (Claudius [FR/EN], countermark, Minerve), Google, Sear RCV: 539, RIC I: 100 / 116; CoinArchives, numismatics, acsearch, acsearch, coinproject, ARC, Wildwinds, Wildwinds (text, image), CoinTalk, CoinTalk, FAC (Minerva, countermark), Museum of countermarks. Voir aussi ma fiche. 

Bibliographie:

Si il est relativement aisé d’attribuer une pièce de monnaie à un empereur précis, il est beaucoup plus difficile d’obtenir une datation exacte. Il faut que la pièce soit en suffisamment bon état pour pouvoir lire l’inscription et que celle-ci contienne une titulature datable. Dans tout les cas, ces pièces de monnaie nous fournissent des éléments pour mieux comprendre la société romaine et son histoire. 

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Images du mer-fleuri [002.021.055]

Chenopodium quinoa

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0950Le quinoa (qui porte le même nom en anglais) est une espèce de plante herbacée à fleurs de l’ordre des Caryophyllales, de la famille des Chenopodiaceae (ou Amaranthaceae en classification APG III) et du genre Chenopodium. Il en existe plus de trois milles variétés. Si elle est surtout connu pour ses graines, elle n’est toutefois pas une gramminée et est en fait plus proche de plantes comme l’amarante, la betterave ou l’épinard que des céréales comme le blé, le riz ou l’orge. Elle est donc considéré comme une pseudo-céréale (tout comme le Sarrasin ou la Chia). Elle est cultivé depuis des millénaires en Amérique du Sud et son nom dérive de kinwa en langue quechua. Elle a longtemps été ignoré des Européens car elle a un goût plus amère (due à la saponine de l’enveloppe) et sa farine (qui ne contient pas de gluten) n’est pas panifiable. La graine de quinoa est très nutritive car elle est non seulement riches en protéines mais aussi en minéraux, vitamines et antioxydants. Dès les années ’70 sa culture s’est étendu à l’Amérique du Nord et à l’Europe, pour devenir la coqueluche des passionnés de nourriture saine. Ici il s’agit du cultivar “Oro di Valle”. (Source: Wikipedia)

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Monnaies anciennes 26

Les Julio-Claudiens (2)

Tiberius (14-37)

Je n’ai pas de pièce de Tiberius proprement dite mais j’ai une pièce grecque impériale que je crois avoir été frappée sous son règne… (Quoique, après vérification, je n’en suis plus si sûr. C’est le problème avec l’identification des pièces anciennes: parfois on ne pourra jamais obtenir une identification et une datation avec certitude. Je vous parle tout de même de Tiberius…)

Tiberius Claudius Nero est né le 16 novembre 42 AEC au sein d’une vieille famille patricienne (la gens Claudia). Il porte le même nom que son père (qui a été questeur et pontif sous César, ainsi que préteur sous le triumvirat) mais sa mère, Livia Drusilla, se remarie peu de temps après sa naissance (en 39 AEC) avec l’empereur Auguste. Il poursuit une carrière militaire selon le cursus honorum (tribun en 25, questeur en 23, préteur en 16, consul en 13, tribun de la plèbe en 6 AEC) et est adopté par Auguste en 4 EC. Lorsque ce dernier meurt, le 19 août 14 EC, il lui succède, à la demande du sénat et après quelques hésitations, le 18 septembre de la même année. Son règne est plutôt paisible: il maintient les frontières et fait une bonne gestion de l’empire. Toutefois, il est considéré par ses contemporains comme un tyran, probablement à cause de tout les complots qui l’ont entouré et parce que durant ses dernières années de règne (31 à 37), possiblement souffrant de paranoïa, il s’est renfermé dans sa villa de Capri.  Il meurt vraisemblablement de maladie le 16 mars 37 et, après que ses deux successeurs désignés (son neveu Germanicus et son fils Drusus II) soient mort dans des circonstances douteuses, il doit se rabattre sur le fils de Germanicus comme successeur, Caius Julius Cæsar Germanicus surnommé Caligula.

La pièce que je vous présente cette semaine est une monnaie romaine provinciale, qu’on appelle généralement grecques impériales. Comme je l’ai déjà expliqué dans le cas de ma magnifique pièce de Quadratus, les pièces grecques impériales se divisent en deux types. Il peut s’agir d’une monnaie frappée dans une province ou une colonie romaine mais qui conserve la dénomination impériale, la titulature et le portrait de l’empereur. Elles peuvent également être des pièces municipales (dites “quasi-autonome”), frappées par des cités grecques qui ont obtenu une permission spéciale de l’empereur. Ces dernières sont généralement en bronze et conservent des attributs locaux: dénominations locales (comme chalques ou oboles), inscriptions en grecs et, à la place de l’empereur, les avers représentent des divinités grecques (tels Zeus, Artemis ou Apollon) et les types de revers offrent une plus grande variété de sujets. Elles ont été émise en grande quantité à partir du premier siècle et pendant une partie considérable du deuxième siècle. Certaines des pièces les plus anciennes sont datées selon l’ère actienne, mais la plupart portent des dates de l’ère césarienne (WROTH, p. lix). 

IMG_8873-8874Ma pièce appartient au second groupe et est une petite dénomination en bronze (AE15) dans un assez bon état (VG/G [very good/good], Ae [bronze], 15 mm, 3.199 g, payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisé par un dépôt verdâtre; die-axis: ↑↑). L’avers représente une tête laurée d’Apollon, à gauche, avec une inscription qui est illisible. Le revers illustre une lyre (ou possiblement une kithara) avec une inscription illisible dans le champs gauche (trois ou quatre caractères), un 𝜞 sur le dessus et un 𝜪 dans le champs droit. 

En procédant par comparaison, j’ai trouvé que ce type semble surtout prévalent à Antioche (province de Syrie, Seleucis et Pieria) — mais il n’y est cependant pas exclusif puisqu’on le retrouve dans d’autres cités comme Megara (selon HEAD, p. 329, mais il s’agit de pièces en argent datant du IIIe siècle AEC; il en recense également à Thera, Myrina, Mytilene, etc.). L’inscription de l’avers serait soit ΑΝΤΙΟΧΕΩΝ (Antiocheon / “[émis] par le peuple d’Antioche”) ou ΑΝΤΙΟΧΕΩΝ ΜΗΤΡΟΠΟΛΕⲰϹ (Antiocheon Metropoleus / “[émis] par le peuple de la cité d’Antioche”). L’inscription sur le revers serait ETO ou ETOY (abréviation de ETOYΣ (έτος) / “année”), le 𝜞 serait une marque d’officine (la troisième officine, celles-ci étant numérotées A, B et C) et le 𝜪 daterait la pièce de 21/22 EC (𝜪 = 70; 70 + -48/49 [début de l’ère Césarienne] = 21/22) soit la neuvième année du règne de Tiberius. Toutefois la plupart des exemples de ce genre de pièces (tant dans les références en ligne [Wildwinds, RPC] que bibliographiques [HEAD, p. 657 ou WROTH. p. 163-64]) sont plus tardives, avec des datations comme “ZOP” (177 = 128/29), sous Hadrien. Ce pourrait-il que les premiers et derniers caractères de la date aient été effacé ne laissant que le “O” de visible? Cela ne semble pas le cas. Et si j’ai vu des pièces similaires (Artemis / Lyre; cf. SEAR #5189 et WROTH, p. 161) datant du règne de Néron (𝝙I𝝦 = 114 = 96 EC), je n’ai trouvé aucun exemple de pièce datant de l’époque de Tibère. Malgré tout, si ce n’est pas une certitude, je continue à croire que ma pièce date de cette époque. C’est peut-être une pièce rare?

Une pièce intéressante qui nous fait bien découvrir que l’histoire et la numismatique sont loin d’être des sciences exactes…

Sources: Wikipedia (Tibère / Tiberius, Roman provincial currency), Google, FAC (Greek imperial coins, BMCGC III, shining Apollo, Greek imperial, Aera Caesariana, “Coin evidence concerning the Caesarean and Actian Eras”), Wildwinds (Antioch, example [text]), Classic coin collector, Lyre on coins, vcoins, CoinProject, eBay, CoinArchives, RPC (group, example). Voir aussi ma fiche.

Bibliographie:

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Image du mer-fleuri [002.021.048]

Kniphofia triangularis

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[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0964La tritoma (aussi appelé tisons du diable ou red hot poker” en anglais) est un genre de plante à fleurs de la classe des Liliopsida, de l’ordre des Liliales, et de la famille des Liliaceae selon la classification classique de Cronquist. Toutefois, selon la nouvelle classification phylogénétique (APG III – 2009), ce genre appartient à l’ordre des Asparagales et à la famille des Xanthorrhoeaceae. Originaire d’Afrique, il comprend plus de soixante-dix espèces. Son nom latin de Kniphofia rend hommage à Johann Hieronymus Kniphof, un botaniste allemand du XVIIIe siècle. Il est caractérisé par un épis conique de fleurs de couleurs rouge, orangé ou jaune, souvent bicolores, qui se dresse au-dessus du feuillage. Ses fleurs produisent un nectar abondant qui attire tant les insectes nectarivore (abeilles et papillons) que certains oiseaux (colibris et orioles). Dans ce cas-ci il s’agit de l’espèce Kniphofia triangularis triangularis (mais la fiche signalétique ne précise cependant pas le cultivar). (Source: Wikipedia)

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Monnaies anciennes 25

Les Julio-Claudiens (1)

J’avais sauté par-dessus la dynastie des Julio-Claudiens (d’Auguste à Néron) parce que j’ai très peu de pièces de monnaies de cette époque et qu’elles ne sont pas en très bon état (évidemment c’est la dynastie la plus fameuse alors elles sont plus en demande et donc plus chère) mais j’avais promis d’y revenir plus tard. Et bien, voici le moment…

Octavius-Augustus (27 AEC – 14 EC)

Caius Octavius est né le 23 septembre 63 AEC dans une famille aristocratique de l’ordre équestre qui avait fait sa fortune dans la finance à Velitrae. Mais ce n’est qu’avec son père que la famille des Octavii entre dans l’ordre sénatorial lorsqu’il devient le premier à obtenir une charge publique (questeur, puis préteur en 61 et gouverneur de Macédoine) devenant ainsi un homo novus. Par sa mère, qui était la nièce de Jules César, Octave appartient également à la famille des Iulii puisqu’il était le petit-neveu de César. Sous l’égide de ce dernier, Octave, malgré sa santé fragile, fait l’apprentissage de la vie civique et militaire notamment en Hispanie et à Apollonia d’Illyrie. Lorsque César est assassiné aux ides de mars 44 AEC, son testament fait d’Octave son héritier et fils adoptif. Il prends alors le nom de Caius Julius Caesar Octavianus (Octavien). Toutefois, il est beaucoup trop jeune (il a à peine vingt ans) et inexpérimenté pour espérer prendre le pouvoir. Il lui faudra dix-sept ans d’influences, d’alliances faites et défaites (le second triumvirat), de conflits (avec le sénat ou Marc Antoine), de guerres civiles (contre les Républicains, contre les alliés de Marc Antoine, contre Pompée, contre Marc Antoine) et même de guerres frontalières (contre les Parthes ou en Illyrie) pour y parvenir. 

Après la bataille d’Actium (en septembre 31) et le suicide de Marc Antoine et Cléopâtre (en août 30), Octavianus restaure la république (car il a toujours besoin du support du sénat) et partage le consulat avec Agrippa (en 28 et en 27). Il entreprend de faire le ménage parmi les sénateurs qu’il juge indique de la position et, en plus des titres de Imperator et Caesar Divi Filius (“fils du divin César” — César avait été divinisé en 42) qu’il avait déjà reçu en 30, le sénat lui décerne en 27 AEC les titres de Augustus (“le plus illustre”) et de Princeps (“le premier entre tous”). Il est dorénavant connu sous le nom d’Augustus. Dès lors, son règne est considéré non pas comme une dictature (comme pour Jules César) mais comme un Principat. Il enlève subtilement ses pouvoirs au Sénat mais ce n’est qu’en 23 AEC, alors qu’il obtient la puissance tribunitienne (potestas tribunicia), que l’on peut considérer qu’il a le pouvoir suprême. Il entreprends de profondes réformes politiques, sociales, administratives, et financières, fait construire de nombreux monuments, réorganise l’armée, agrandie (en Afrique, en Orient et en Germanie) et consolide (en Rhétie et Illyrie) les frontières afin d’établir la Pax Romana et de faire du monde romain un véritable empire. Il s’est lui même chargé d’énumérer ses accomplissements dans les Res gestae Divi Augusti (“Actes du divin Auguste”). Il meurt de maladie (quoi que sa troisième épouse, Livia Drusilla, est soupçonnée de l’avoir empoisonné) le 19 août 14 EC et son fils adoptif Tiberius (fils de Livia d’un premier marriage) lui succède. Ce dernier le fera immédiatement déifier. 

J’ai trois pièces de monnaies d’Auguste dans ma collection.

IMG_8868-8871Cet assez bel as d’Auguste (G [good], Ae [bronze], 24 x 25 mm, 10.669 g, payé environ $10 le 1985/11/18; Die-axis: ↑↑) nous offre sur l’avers la tête nue de l’empereur à droite avec l’inscription CAESAR. Le revers ne présente que l’inscription AVGVSTVS dans une couronne de lauriers. Selon Sutherland (RIC I) cette pièce aurait possiblement été frappée à Éphèse vers (ou à partir de) 25 AEC. D’autres sources sont plus vagues et parlent d’officines en Asie Mineure (Éphèse? Pergame?) avec une datation entre 27 et 23 AEC. Elle pourrait avoir été émise pour commémorer des événements locaux (comme la réorganisation des frontières orientales, mais celle-ci s’est déroulée surtout vers 22-20) ou, plus simplement (de par le symbolisme de la corona laureata), les victoires (Actium en 30) et nombreux honneurs (Augustus & Princeps en 27, pouvoir tribunicien en 23) qu’Auguste a reçu. Malheureusement, on ne peut pas être plus précis. Sources: Wikipedia, RIC I: 486, CoinArchives, numismatics, vcoins, FAC (Coronae); Sutherland, C.H.V. “The symbolism of the early aes coinages under Augustus” in Revue Numismatique, Année 1965, #7, pp. 94-109. Voir aussi ma fiche.

IMG_8545-8546Ce très bel as impératorial d’Auguste (F [Fine], Ae [Bronze], 26 mm, 9.942 g, acheté à Paris le 1986/02/07 pour 80 FF [± $16]; Die-axis: ↑↘︎) présente sur l’avers la tête nue de l’empereur à droite avec l’inscription TRIBVNIC[IA] POTEST[AS] • CAESAR AVGVSTVS. Le revers n’offre qu’un large S[ENATVS] • C[ONSVLTO] (“avec la permission du Sénat”) entouré de l’inscription L SVRDINVS III VIR AAA FF. Comme je l’ai déjà expliqué avec les pièces républicaines, à cette époque les pièces étaient encore frappées au nom du (ou des) magistrat monnayeur, qui était appelé triumviri monetales (abrégé III VIR) car ils étaient au nombre de trois. Leur titre était tres viri aere argento auro flando feriundo (abrégé III VIR AAAFF), ce qui signifiait “les trois hommes [chargés de] la préparation et la frappe des pièces de bronze, d’argent et d’or”. Dans ce cas-ci, il s’agit du triumvirat monétaire composé de CN F Piso, C Plotinus Rufus et de Lucius Neavius Surdinus. Sur ce dernier, nous savons seulement qu’il a été consul suffectus en 30, triumvir monetalis en 15 et préteur c. 10 (car une inscription commémore le fait qu’il ait fait refaire le pavé du forum). Cette pièce date définitivement d’après 23 AEC (date où Augustus a reçu la puissance tribunitienne) mais la date où a officié Surdinus varie selon les sources: on la place entre 23 et 9 AEC — Karl Pink la situe en 20 et le RIC en 15 AEC. Les sources récentes semblent toutefois tous s’entendre sur cette dernière date. Sources: Wikipedia, RIC I: 386, Cohen 473, CoinArchives, Numismatics, Numismatics, AncientCoins, acsearch, catawiki, vcoins, Wildwinds, FAC (Augustus, III VIR A A A F F);  Pannekeet, C. The moneyers issues under Augustus; Pink, Karl. The Triumviri Monetales and the structure of the coinage of the Roman Republic. (Numismatic Studies #7). NY, American Numismatic Society, 1952 (page 46). Voir aussi ma fiche.

IMG_8547-8548Ce très beau dupondius (F [Fine], Orichalcum [laiton], 27 mm, 13.222 g, payé $20 et caractérisé par un dépôt brunâtre dans le champs et une grosse cavité sur l’avers, dans le cou; die-axis: ↑↓ or 180º) est une pièce commémorative d’Augustus frappée sous Tiberius, son fils adoptif et successeur. L’avers présente une tête radiée de l’empereur, à gauche, avec l’inscription DIVVS AVGVSTVS PATER (“Divin Auguste, Père [de la Patrie]”). Sur le revers on retrouve simplement un large S[ENATVS] • C[ONSVLTO] (“avec la permission du Sénat”) dans une couronne de chêne. Sutherland (RIC I) date cette pièce entre 22/23 et 26 EC mais cette datation m’amène deux questions: pourquoi émettre un pièce commémorative aussi longtemps après la mort et la déification d’Auguste? et Comment Sutherland justifie cette datation? Je n’ai pas trouvé de réponse à la première question mais, pour la seconde, Sutherland explique dans un article que les experts se sont basé sur la comparaison entre la qualité de la frappe, le style du design des pièces commémoratives (notamment la conception de l’oeil de l’empereur et même la direction de l’axe de frappe [die-axis]) et les pièces de Tibère qui sont, elles, datées. Laffranchi les voit comparables aux émissions de dupondii avec des “Pietas”, “Iustitia” et “Salus”, datées de 23 EC environ alors que Sutherland s’entend avec Sydenham pour les trouver similaires aux pièces datées TR POT XXIIII, soit de 22-23 EC. Sources: Wikipedia, RIC I (Tibère): 79, CoinArchives, numismatics, Wildwinds, FAC (Pater, Divus Augustus Pater, Quercea Corona, die axis); Sutherland, C. H. V. “Divus Augustus Pater: A Study in the aes coinage of Tiberius” in The Numismatic Chronicle and Journal of the Royal Numismatic Society Sixth Series, Vol. 1, No. 3/4 (1941), pp. 97-116. Voir aussi ma fiche.

Aussi intéressantes qu’elles soient, ce sont des pièces bien sobres pour représenter ce personnage plutôt extraordinaire qui fut le premier de tous les empereurs romains… La semaine prochaine je vous propose une pièce grecque impériale (frappe provinciale) qui représente non pas l’empereur mais une divinité grecque et qui aurait été frappé sous Tiberius !

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Image du mer-fleuri [002.021.041]

Eryngium giganteum

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[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0959Le Panicaut géant (appelé “Miss Willmott’s ghost” en anglais) est une espèce de plante à fleurs vivaces de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Apiales, de la famille des Apiaceae, et du genre Eryngium — dont on retrouve environ deux-cent-trente espèces. C’est un chardon vivace, quoique de courte durée, qui est originaire du Caucase en Asie occidentale. “Il produit des têtes ramifiées de capitules coniques vert pâle entourés de bractées épineuses en été. Les fleurs deviennent bleues à maturité. Elle meurt généralement après la floraison et est donc normalement cultivé comme une plante bisannuelle.” Son utilité est surtout ornementale mais elle est aussi comestible (tant les racines que les jeunes pousses). Elle fait partie de la flore obsidionale française (typique des lieux ayant subit des séquelles environnemen­tales). Elle est souvent associée au champignon Pleurote du panicaut et est appréciée par de nombreux insectes. Le cultivar le plus connu (illustré ici) est le “Silver Ghost”. Son nom scientifique provient du grec eryggos (“barbe de chèvre”, qui fait allusion à la pilosité de sa racine) et le nom vernaculaire français dérive du latin pane cardus (“pain chardon”, qui fait référence au fait que les racines cuites sont comestibles et que les feuilles matures sont piquantes). Le nom commun anglais fait référence à la jardinière britannique Ellen Willmott, qui gardait toujours des graines sur elle afin de les planter dans les jardins de ses collègues. (Source: Wikipedia)

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