Rhamnus cathartica

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

Le Nerprun cathartique (appelé en anglais common buckthorn) est une espèce d’arbrisseau buissonnant à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rhamnales (qui ne comprend que trois familles), à la famille des Rhamnaceae (qui regroupe neuf-cent espèces réparties en une cinquantaine de genres), et au genre Rhamnus (les nerpruns, qui inclus une centaines d’espèces d’arbustes ou de petites arbres). Le nom de l’ordre et du genre provient des termes grecs et latins (Ράμνος / Rhamnos) pour cette plante (Plinius, Naturalis historia: 24, 124) alors que l’épithète spécifique provient du grec (καθαρτικός / kathartikós) et signifie “purgatif”. Quant au nom vernaculaire français il dérive du latin niger prunus (“prunier noir” -> “noir prun”). J’ai déjà mentionné cette plante en 2014.

Cet arbrisseau originaire d’Europe peut atteindre de deux à cinq mètres de haut. Il est caractérisé par une écorce lisse d’un ton gris-brun, un bois dur dont la couleur tire sur l’orangé, des feuilles elliptiques ou ovales, nervurées et finement dentelées (de vingt-cinq à quatre-vingt-dix millimètres de long par douze à trente-cinq de large), des fleurs d’un ton vert-jaune à quatre pétales qui poussent en grappes de cinq à dix, et un fruit qui est constitué d’une drupe de six à dix millimètres de diamètre et qui contient quatre graines. Le fruit est vert durant l’été et tourne au noir par la suite. Le feuillage vire au jaune à l’automne. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées. Un autre trait caractéristique qui permet d’identifier l’arbrisseau est que ses branches se terminent généralement par une épine (au printemps elle est souvent entourée de deux bourgeons ce qui lui donne l’apparence d’une empreinte d’un cerf d’où le nom vernaculaire anglais de “buckthorn”). 

Introduite en Amérique du Nord, le nerprun y est considéré comme envahissant et même nuisible car il a des propriétés allélopathique: certains composés chimiques contenu dans son écorce et son feuillage et exsudé par ses racines empêche la croissance d’autres plantes dans son entourage. Le feuillage et les graines sont même légèrement toxique pour l’homme et les animaux. Les composés d’anthraquinone  et d’emodin qu’il contient ont des propriétés purgatives qui peut causer des crampes violentes (un processus toutefois très utile pour permettre la propagation des graines par les oiseaux). Pour cette raison, l’écorce et le fruit ont parfois été utilisé en médecine traditionnelle comme purgatif. Ils avaient également un usage en teinture. Les fleurs attirent les pollinisateurs et la plante est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles (principalement la chenille du Gonepteryx rhamni).

Le parc Frédéric-Back contient beaucoup de petits arbres fruitiers, surtout sur les bordures nord et sud-est, et il est important de pouvoir les distinguer les uns des autres car leurs fruits ne sont pas tous comestibles. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.023.025]

La nuit des temps (De Metter)

NuitDesTemps-DeMetter-covÀ la veille d’un conflit mondial, dans les profondeurs de l’Antartique, une expédition scientifique internationale découvre un couple cryogénisé, survivant d’une civilisation disparue il y a 900 000 ans. L’héritage de cette population miraculeusement tirée de son sommeil pourrait être le salut de notre monde, fragile entre amours et trahisons…

Les Expéditions Polaires françaises enregistrent le signal d’un émetteur sous la glace de l’Antarctique… L’expédition internationale découvre les ruines d’une civilisation disparue depuis 900 000 ans et les scientifiques du monde entier affluent vers le site pour aider à explorer et comprendre. Ils découvrent un objet ovoïde en or de trois mètres de diamètre dans lequel se trouvent en état de biostase un homme et une femme dont les têtes sont recouvertes de casques d’or. Simon, médecin de l’expédition, décide de procéder au réveil des corps en commençant par celui de la femme, le corps de l’homme montrant des traces de brûlures sur le torse…

La Nuit des temps est un roman pacifiste et assez anarchisant. Russes et Américains, renvoyés dos à dos, travaillent malgré tout ensemble, à l’image de l’effort de dépassement des oppositions nationales, assez répandu dans le milieu des sciences de l’époque. Les savants court-circuitent les décisions des gouvernants. Notre civilisation paraît barbare face au raffinement et à la sagesse des savants des temps anciens, leur savoir immense risquant d’être perdu par la bêtise humaine. ”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai été fortement impressionné par la lecture du roman La nuit des temps lorsque j’étais adolescent (voir mon commentaire). Puis j’ai découvert que René Barjavel s’était fortement inspiré du roman de l’australien Erle Cox, alors je l’ai lu aussi. Et quelle ne fut pas ma joie de découvrir qu’un artiste que j’admirais beaucoup, Philippe Gauckler, avait adapté ce(s) roman(s) en bande dessinée: Kébek t.1: L’Éternité et t.2: Adamante. Le dessin est superbe mais il s’agit bien d’une “adaptation” puisqu’il déplace le récit dans le nord du Québec et le place dans un contexte socio-politique futur fictif. Il serait plus juste de dire que la bande dessinée est “inspirée” du roman de Barjavel. Finalement, je découvre récemment qu’un autre artiste a adapté le roman graphiquement. Je ne pouvais évidemment pas résister à la tentation de lire cette nouvelle interprétation par Christian de Metter et de vous en partager mes impressions. Toutefois, comme j’ai déjà amplement parlé du le récit de Barjavel alors je ne m’attarderai pas trop sur l’histoire…

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Page 16

Cette bande dessinée est presque l’opposée de celle de Gauckler. Le style de dessin de De Metter, en couleur directe à l’aquarelle dans des tons plutôt glauques, ne m’enthousiasme pas vraiment. Je trouve que cela fait un peu brouillon (stars-2-0). Par contre, si quelques aspects du récit sont éclipsés ou peu développés, cette bande dessinée est une excellente adaptation du roman (stars-4-0). Le récit reste très proche de l’histoire originale et la visualisation du monde de Gondawa que fait De Metter correspond bien à l’image que je m’en faisait à la (re)lecture du roman. Toutefois, pour rendre son récit plus pertinent auprès de son lectorat, De Metter n’a pas vraiment eut le choix, lui non plus, de l’adapter en le situant dans le contexte socio-politique actuel. Barjavel situe son roman à l’époque où il a été écrit c’est-à-dire dans un contexte de guerre froide tendue, de menace nucléaire et de la révolution sociale de Mai ’68 dans le monde et particulièrement en France. Il était donc tout à fait naturel de transposer le récit dans le contexte actuel de nouvelle guerre froide (exacerbé par le conflit russo-ukrainien) et de crise climatique. Mais ce n’est qu’un tout petit aspect du récit qui n’apparaît vraiment que dans les dernières pages (tant du roman que de la bande dessinée).

Dans l’ensemble, cette adaptation graphique du roman de Barjavel offre une bonne lecture, divertissante et intelligente, qui plaira sans aucun doute tant aux amateurs nostalgiques de Barjavel qu’à ceux qui apprécient la science-fiction à son meilleure.

La nuit des temps, par Christian De Metter (d’après le roman de René Barjavel). Paris: Éditions Philéas, décembre 2021. 184 pages (170 planches), 21.5 x 28 cm, 25.00 € / $45.95 Can, ISBN 978-2-491-46713-5. Pour un lectorat adolescent (14+, nudité, violence). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Roman © Presses de la Cité. Adaptation © 2021, Éditions Philéas.

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Marie-Antoinette

Marie-Antoinette-1-covSa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.

Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice. 

Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen par Fuyumi Sōryō qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kōdansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016, soit quelques jours après la parution du volume en français!

La vie de la reine Marie-Antoinette a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations en mangas (notamment par Mamoru KURIHARA & Natsuko WADA, KOMAGATA & Mayuho HASEGAWA, et sans oublier Riyoko IKEDA) mais il n’est pas surprenant de voir Fuyumi Sōryō y consacrer un ouvrage puisqu’elle avait déjà touché à la biographie avec son superbe manga traitant de la jeunesse de Cesare Borgia (que j’admire beaucoup — voir mes commentaires sur ce manga. J’ai d’ailleurs récemment découvert qu’un treizième, et semble-t-il, dernier volume est paru au Japon en janvier 2022. J’ai bien hâte qu’il paraisse en France mais aucune date n’a encore été annoncée). Je avais déjà lu Marie-Antoinette en 2017 mais j’avais omis d’en parler sur le blog (j’en avais toutefois touché quelques mots lors de la découverte de son existence). Le visionnement d’un épisode de la récente sérié télévisée franco-britannique Marie-Antoinette (par les créateurs de la série Versailles) m’a donné le goût de le relire et d’en parler. J’ai vu beaucoup de similitudes entre le premier épisode de la série et le manga de Sōryō.

Ce que j’admire le plus dans le travail de Fuyumi Sōryō c’est la qualité extraordinaire de son dessin. Les traits sont fins, clairs et précis, les personnages sont beaux et, surtout, les décors et les arrières-plans sont incroyablement détaillés (probablement grâce à la contributions d’assistants). C’est tout simplement superbe. C’est ce que je croyais avec Cesare mais avec Marie-Antoinette Sōryō se surpasse encore une fois. Malheureusement, le récit est très décevant. D’une part il ne s’y passe pas grand chose et c’est même un peu ennuyant. Il n’offre qu’une tranche de vie très brève: suite à un mariage arrangé la jeune archiduchesse Maria-Antonia doit quitter avec appréhension son Autriche natale pour se rendre à Versailles, y découvrir la complexité et l’absurdité des rituels de la cour, et peu à peu apprivoiser l’affection du jeune prince Louis-Auguste, futur Louis XVI. En France, on a beaucoup reproché à ce manga son inexactitude historique et le fait que l’histoire est romancée. Cela me surprend car Sōryō est reconnue pour ses recherches rigoureuses et elle a d’ailleurs travaillé étroitement avec le château de Versailles lors de sa création. C’est justement là, selon moi, qu’est le problème: ce manga, malgré son réalisme, est de toute évidence une “commande” de Versailles et c’est pourquoi tant la future reine que la famille royale sont présenté sous un jour un peu trop positif et rose à mon goût. Cela reste une bonne lecture, divertissante et intéressante. À lire surtout par les amateurs de beaux mangas et d’histoire.

Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine, par Fuyumi Sōryō. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.50 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2016 Fuyumi Soryo. All rights reserved.

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Salix exigua

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/10/11 ]

Le saule coyote (appelé en anglais sandbar ou narrowleaf willow) est un espèce d’arbuste à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Salicales, à la famille des Salicaceae (les saules et les peupliers) et au genre Salix (qui comprend plus de trois-cent-cinquante espèces). Le nom scientifique provient du terme latin pour le saule alors que l’épithète spécifique fait simplement référence à l’étroitesse des feuilles (exiguë, de petite taille). Le nom vernaculaire aurait pour racine le germanique salχaz et l’indo-européen wel (“rouler, tourner”) et ferait référence à la flexibilité du bois.

Native de l’Amérique du Nord, cette plante pousse en arbustes denses, qui se répandent par les racines en colonies clonales, et qui peuvent atteindre de quatre à sept mètre de haut. Elle est caractérisée par ses branches minces et très flexibles, ses feuilles étroites lancéolées et légèrement dentelées (de quatre à douze centimètres de long par deux à dix millimètres de large) et une inflorescence formée par des chatons (de huit à dix centimètres de long) qui apparaissent après le feuillage à la fin du printemps. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées.

C’est un arbuste ornemental dont les branches servent à faire de l’osier, utilisé en vannerie et comme matériau de construction. L’écorce peut également produire des fibres pour fabriquer toiles, ficelles et cordes. Riche en tannin, l’écorce est aussi utilisée en tannerie. L’écorce et le feuillage ont de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre toux, douleurs et fièvres). Riches en vitamine C, les feuilles sont comestibles en plus d’avoir des propriétés antispasmodiques, sédatives, ou anaphrodisiaques. De façon similaire, c’est à partir de l’écorce de saule blanc (Salix alba), réduite en poudre et bouillie, que l’on produit la salicyline à partir de laquelle a été synthétisé l’acide acétylsalicylique (aspirine).

J’ai photographié ce beau bosquet de Salix exigua au début de l’automne. Il grandissait depuis quelques années le long d’un fossé du parc Frédéric-Back. Il a malheureusement été entièrement coupé par les gestionnaires du parc au début de l’hiver… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.023.018]

Corvus brachyrhynchos

Corvus_brachyrhynchos

[ Canon PowerShot S5 IS, Parc Frédéric-Back, 2011/07/01 ]

La Corneille d’Amérique (appelée “American crow” en anglais ou 亜米利加烏 [アメリカガラス/ Amerika karasu] en japonais) est une espèce d’oiseau qui appartient à l’ordre des Passeriformes (ou passereaux, dont c’est d’ailleurs l’une des plus grandes espèces), à la famille des Corvidæ (qui, chose surprenante, inclue également le Geai bleu et le Mésangeai du Canada) et au genre Corvus (qui inclut une cinquantaine d’espèces). La sous-espèce que l’on retrouve dans le sud du Québec est le Corvus brachyrhynchos brachythynchos. Le nom de la famille et du genre veulent simplement dire “corbeau” en latin alors que l’épithète spécifique, lui, dérive du grec (βραχυ / brachy [court] et ρυνχος / rhynchos [bec]) et signifit “à bec court”.

C’est un oiseau caractérisé par le fait qu’il est entièrement noir (au plumage iridescent) et par son croassement rauque (toutefois son chant est assez varié et parfois imitateur). C’est un oiseau monogame, de nature grégaire (il aime se regrouper en large bande qu’on appel “murder” en anglais — il ne semble pas y avoir d’équivalent français), omnivore (mais il est opportuniste et donc s’il est souvent charognard il peut aussi être un redoutable prédateur) et surtout très intelligent. Il fréquente principalement les milieux ouverts (comme les champs et les parcs). L’hiver la plupart migrent vers le sud.

Il ne faut pas le confondre avec le Grand Corbeau (Corvus corax) qui lui ressemble beaucoup mais est plus grand (il fait de soixante-cinq à soixante-dix centimètre de long alors que la Corneille mesure de quarante à cinquante centimètres et dépasse rarement soixante, son envergure d’aile est presque deux fois plus large allant jusqu’à un mètre et demi), a un bec plus massif, une queue plus droite et carrée, un cri plus rauque et fréquente surtout les régions arboricoles. (Sources: Wikipedia et divers sites ornithologiques)

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Jeudi nature [002.023.012]

Verbena hastata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/07 & 08/26 ]

La Vervaine hastée (appelée “American vervain” ou “blue vervain” en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae (qui rassemble un dizaine d’ordres), à l’ordre des Lamiales (qui regroupe seulement quatre familles dans la classification de Cronquist mais une vingtaine dans la classification APG), à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui comprend environ trois mille espèces divisées en quatre-vingt-dix genres), et au genre Verbena (où l’on retrouve pas loin de cent-trente espèces). Le nom de la famille et du genre provient du latin verberare (“frapper”) et désignait dans l’antiquité une plante sacrée ou rituelle que certains prêtres utilisaient pour frapper une personne pour la guérir ou la bénir ou même déclarer la guerre (comme des rameaux de laurier, d’olivier ou de myrte). Pline l’Ancien la mentionne dans son Histoire Naturelle (Liber XXV, cap. LIX). L’épithète spécifique (nom scientifique de l’espèce) signifie simplement “en forme de lance”. J’ai déjà parlé de la verveine des jardins (Glandularia x hybrida qui appartient au genre Glandularia), de la verveine de Buenos-Aires (Verbena bonariensis du genre Verbena) et du lantanier (Lantana camara du genre Lantana). La verveine la plus connue et la plus usuelle est la Verveine officinale (Verbena officinalis).

La verveine hastée pousse sur une tige rigide quadrangulaire qui peut atteindre jusqu’à deux mètres et se divise en plusieurs faisceaux. Elle est caractérisée par ses feuilles simples, opposées, aux marges dentelées, généralement de forme lancéolée (mesurant jusqu’à quinze centimètres de long par trois de large) et par ses épis (panicule) de petites fleurs mauves qui se développent à l’extrémité des faisceaux et peuvent atteindre une quinzaine de centimètres. Les fleurs quinti-lobées, d’un centimètre de long, s’épanouissent par petits groupes à partir de la base de l’épis vers le haut. La floraison s’effectue du milieu à la fin de l’été. Native des États-Unis et du sud du Canada, elle se retrouve surtout dans les milieux humides (bordures de lacs ou de cours d’eau). Comme la plupart des autres verveines, elle attire les pollinisateurs (surtout les bourdons et les abeilles), elle peut être utilisé en cosmétique et avoir des usages médicinales. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.023.011]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Capsules

Animeland #239 (Juil.-Sept. 2022)

AL-239Ce numéro nous offre deux dossiers sur L’Attaque des Titans (Retour sur le manga, Evangelion et L’Attaque des Titans, L’être et le géant, L’Escalade métaphorique des armes, La question politique, Et demain?) et Angoulême (Un cluster d’émotions, Exposition Fujimoto, Exposition Mizuki, Inu-Oh, Entretien avec Masaaki Yuasa, Portrait de Taiyô Matsumoto).

Ce numéro nous offre aussi une série d’Entretiens avec Benjamin Maizak (de Koyohan), Guillaume Le Gros (d’Adult Swim) et Luke (CEO de Piccoma). On retrouve également des Reportages sur Crayon Shin-chan et Cartoon Movie 2022.

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Ao Ashi, Dance Dance Danseur, Police in a Pod, Archipel, L’Enfant du mois de Kamiari, Ma famille afghane, The Witcher: Le cauchemar du loup, Love of Kill, Ma Favorite War, Bubble, Adam by Eve: A life in animation, Thermae Romae Novae, et De l’autre côté du ciel.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Look Back (par Tatsuki Fujimoto chez Kazé), Wandance (par Coffee chez Noeve Grafx), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), On l’a fait (par Mineyuki Kaneshiro & Hikaru Araki chez Noeve Grafx), Miroirs (par Kaiu Shirai & Poussa Demizu chez Kazé), Old Knight Bard Loen (par Shien Bis & Morio Kikuishi chez Noeve Grafx), Nous irons manger du crabe (par Gino0808 chez Noeve Grafx), Millenium Darling (par Midori Iwasawa chez naBan), Chat de Yakuza (par Riddle Kamimura chez Doki Doki), et 300 jours avec toi (par Masaki Kirimoto & Kôhei Nagashii chez Doki Doki)

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Partenariat (Noeve x Animeland), Fermez les Yeux (Comment choisir la musique des anime?), Jeux Vidéo (Elden Ring), Séance Studio (Tôei Animation), Figure de Pro (Noureddine Widad), Trouvaille (Junk Head), Hommage (Fujiko A. Fujio, Jean-Claude Balard), On a lu (Hommage à Illumination) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-0

Capsules

Animeland #240 (Oct.-Déc. 2022)

AL-240Ce numéro nous offre des dossiers sur les trente ans de Sailor Moon (le manga, l’anime, l’expo Sailor Moon Museum, un portrait de la créatrice Naoko Takeuchi et un bilan), sur Annecy 2022 (“On a vu”: Interdit aux chiens et aux Italiens [entrevue avec Alain Ughetto], Le Petit Nicolas, Nayola, Goodbye DonGlees!, My Love Affair With Marriage, Saules Aveugles Femme Endormie, Le Pharaon le sauvage et la Princesse [portrait de Michel Ocelot], Unicorn Wars [entretien avec Alberto Vasquez], Garden of Remembrance [entretien avec Naoko Yamada], panels Sony Pictures et Netflix) et sur Japan Expo 2022 (Conférences animateurs et AnimeLand, Crunchyroll, Animation Digital Network [ADN], Entretiens avec le studio Mappa, Kotteri!, Mika Kobayashi, Yusuke Kozaki et Yuka Nagate).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires comme One Piece: Red, Magical Doremi, L’Enfant et le Maudit, Spy x Family, Tomodachi Game, Love Death & Robot S3, Trese entre deux mondes, The Sandman, Vampire in the Garden, Les Monstres des mers, Mobile Suit Gundam: Hathaway, Dragon Ball Super: Super Hero, et Summer Ghost [entretien avec loundraw]

Dans “On a lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme Zingnize (Warainaku, chez Shiba), Dandadan (Yukinobu Tatsu, chez Crunchyroll), La Déesse de 3000 ans (Fumitaka Katô, chez Michel Lafon), Contes merveilleux du Printemps (Monday Recover, chez Mahô), Histoires courtes de Koyoharu Gotouge (chez Panini), Moi Tsushima (Opû no Kyôdai, chez Le Lézard Noir), Boire pour fuir ma solitude (Kabi Nagata, chez Pika) et Les Promeneuses de l’apocalypse (Sakae Saito, chez Doki Doki).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus (remasterisation de Ranma 1/2), Il Était une Pub (Call to Action, webtoon), Expo + Entretien (Masakazu Katsura), Jeux Vidéo (Xenoblade Chronicles 3, The Quarry), Trouvaille (Mad Dog), Séance Studio (Gainax), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #166 (Septembre 2022)

dBD-166Dans le cahier actualités on mentionne une adaptation BD de Le Meilleur des Mondes (par Fred Fordham & Aldous Huxley chez Philéas), Oenologix: Tout savoir sur le vin en bande dessinée (par François Bachelot & Vincent Burgeon chez Dunod Graphic), que les Éditions Akata (dirigées par Bruno Pham et Sylvie Chang) ont choisi le groupe Albin Michel et les éditions Leducs comme partenaires, et que l’anthologie anime Memories par Katsuhiro Otomo, Koji Morimoto & Tensai Okamura sort enfin en salles en France. 

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Alex W. Inker et Thibault Vermot au sujet de Colorado Train (d’après le roman éponyme de Thibault Vermot, chez Sarbacane). Les entrevues se poursuivent avec Quentin Zuttion (sur Toutes les princesses meurent après minuit, chez Le Lombard), Pierre-Henry Gomont (sur Slava t.1, chez Dargaud), Alison Bechdel (sur Le secret de la force surhumaine, chez Denoël Graphic), Jim Bishop (sur Lettres perdues et Mon ami Pierrot chez Glénat), Sylvain Tronchet (sur Très chers élus, 40 ans de financement politique, avec Élodie Guéguen & Erwann Terrier, chez Delcourt/La Revue Dessinée) et Tim Probert (sur Lightfall t.2: L’Ombre et l’oiseau, chez Gallimard).

Dans le Cahier Critique je note Trillion Game t.1 par Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat (Bien; “(…) sans être médiocre (…) un peu poussif (…) personnages (…) déjantés, procédé ultra osé. (…) un peu fades et prévisibles.”) et Corto Maltese t.16: Nocturnes Berlinois par Juan Diaz Canales & Ruben Pellejero chez Casterman (Super; “le scénario élevé, la riche palette de couleurs et les nombreuses planches aux dessins réussis (…) rendent tout de même un bel hommage [à Hugo Pratt] tout en affirmant la personnalité des auteurs. (…) jolie reprise”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: From the Red fog (par Mosae Nohara chez Panini), Du-Ran-Ki (par Studio Gaga & Kentaro Miura chez Glénat), Dead flag t.1 (par Holico & Jun Nishikawa chez Soleil), SinoAlice t.1 (par Takuto Aoki, Himiko & Jino chez Kurokawa), Dynamic Heroes (par Gô Nagai & Kazuhiro Ochi chez Isan) et Arena t.1 (par Le Chef Otaku & Clarity chez Véga/Dupuis).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.stars-3-5

Capsules

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Revue de ‘zines [002.023.008]