Sherlock Holmes en bande dessinée (1)

La série des aventures du détective Sherlock Holmes constitue l’oeuvre la plus connue du prolifique auteur britannique Sir Arthur Conan Doyle — à qui l’on doit entre autre des romans historiques comme Les Exploits du brigadier Gérard (1896) ou de science-fiction comme Le Monde Perdu (1912). Le corpus de la série Sherlock Holmes, publié entre 1887 et 1930 et qui comprend quatre romans et six recueils (compilant cinquante-six nouvelles), a révolutionné le genre du roman policier. Il connu de nombreuses adaptations, principalement à la radio, au cinéma et à la télévision (dont la fameuse série mettant en vedette Jeremy Brett), mais aussi en dessins animés et en jeux vidéo. L’oeuvre a fait l’objet de nombreux pastiches ou hommages littéraires (dont La Maison de soie d’Anthony Horowitz) mais j’aimerais ici surtout souligner quelques adaptations des aventures du célèbre détective en bande dessinée.

Dans les adaptations canoniques du neuvième art, on retrouve principalement la série britannique écrite par Ian Edginton et illustrée par Ian Culbard qui a été publiée en anglais chez SelfMadeHero (2009-2011), puis traduite en français chez Akileos (2010-2011).

La vallée de la peur

ValleeDeLaPeur-cov“J’ai été dans la Vallée de la Peur…“

“Un – Danger…” Le message d’alerte décrypté par Sherlock Holmes arrive trop tard pour sauver John Douglas, du Manoir de Birlstone, dans le Sussex, un gentleman américain horriblement assassinée dans son bureau par un ou plusieurs personnages inconnues. Mais qui était John Douglas, pourquoi ne portait-il pas son alliance et quelle est la cruciale signification de l’haltère disparu?

“…je n’en suis pas encore sorti.“

[Texte de la couverture arrière]

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Page 3

Un message codé urgent que Holmes reçoit de la part d’un contact au sein de l’organisation de Moriarty l’averti qu’un certain Douglas, de Birlstone House, est en danger. Mais avant qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit, Holmes reçoit la visite de l’inspecteur Macdonald qui vient lui demander s’il ne l’accompagnerait pas pour enquêter sur l’assassinat d’un Monsieur Douglas, du Manoir de Birlstone!

Holmes, Watson et Macdonald se rendent sur les lieux pour enquêter sur les circonstances du crime, en compagnie d’un inspecteur des forces de police locales, M. White Mason. Ils interrogent la femme de Douglas, les domestiques ainsi que son associé et ami, M. Cecil Barker. Puis Holmes essaie d’en apprendre plus sur la passé de la victime, qui était un américain devenu riche après avoir été prospecteur d’or en Californie. Il aurait subitement quitté les États-Unis pour l’Angleterre. Une sorte de société secrète semblait être à ses trousses pour l’assassiner. Holmes se lance ensuite dans son lot habituel de questions et de comportements bizarres, puis finalement révèle qui est le coupable. Les aveux de celui-ci finissent d’éclaircir le mystère…

La vallée de la peur, publié en 1915, est le quatrième et dernier roman de la série Sherlock Holmes. L’adaptation qu’en fait Edginton est excellente et demeure très proche du texte original. J’ai déjà mentionné le travail de Culbard (pour ses adaptations de H.P. Lovecraft). Son style sobre (à la fois très British mais influencé par la BD Franco-Belge) et son utilisation d’une palette de couleurs glauque se prête bien à l’atmosphère victorienne des aventures de Holmes. Cette bande dessinée est une très bonne lecture et offre un raccourci pratique pour ceux qui veulent découvrir Sherlock Holmes d’une façon succincte et agréable.

La vallée de la peur : une histoire illustrée de Sherlock Holmes (t.4), écrit par Arthur Conan Doyle, adapté par Ian Edginton et illustré par Ian Culbard. Talence: Akileos, avril 2011. 130 pages couleurs (122 planches), 16.5  x 24 cm, ISBN 978-2-35574-078-7.  Inclus quatre pages de croquis et dessins préparatoires. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2011 SelfMadeHero • Akileos pour la version française.

ValleyOfFear-BurbanksIl est impossible d’aborder La vallée de la peur sans mentionner l’adaptation en dessin animé Sherlock Holmes and The Valley of Fear réalisé pour la télévision australienne en 1983 par Burbank Films. Le film de 50 minutes a été produit par Tom Stacey et George Stephenson, adapté par Norma Green, animé sous la direction de Warwick Gilbert, et l’on note les voix de Peter O’Toole (Sherlock Holmes), Earle Cross (Dr. Watson) ainsi que Brian Adams, Colin Borgonon et Judy Nunn. Ce dessin animé faisait partie d’une série où Burbank Films avait adapté pour la télévision les quatre romans de Sherlock Holmes. L’animation est plutôt moyenne — quoique typique pour les années ’80 (loin de nos standards actuels) — mais l’adaptation est assez fidèle. On en trouve encore une version (d’assez mauvaise qualité) sur Youtube. [ IMDb ] stars-2-5

Le chien des Baskerville

ChienDesBaskerville-cov“Que signifie toute cette histoire, Holmes?”

Un bâton de marche noueux; une botte disparue; un portrait de famille négligé; un détenu criminel en cavale… et l’ancestrale malédiction d’un chien fantôme… Le grand détective Sherlock Holmes a besoin de toutes se forces de déduction “élémentaires”, ainsi que le soutien sans faille de son ami le Dr Watson, pour résoudre le terrifiant mystère de sa plus fameuse affaire…

”Il s’agit d’un meurtre, Watson…”

[Texte de la couverture arrière]

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Page 84


Le chien des Baskerville
est le troisième roman de Sherlock Holmes écrit par Doyle en 1902, après qu’il ait tué son personnage. C’est un récit où le duo de détectives célèbres doit résoudre plusieurs mystères: le meurtre d’un riche propriétaire terrien sur les landes du Devonshire, protéger son successeur d’une menace surnaturelle — qui s’avère bien réelle — lié à une malédiction qui afflige sa famille, ainsi que quelques autres intrigues périphériques (un prisonnier évadé, les comportements étranges des domestiques ou des voisins, etc.) plus ou moins reliés au cas.

C’est la première adaptation de Sherlock Holmes en bande dessinée par le duo Edginton/Culbard. L’adaptation est bien réussie car elle demeure assez fidèle au texte original tout en rendant la lecture agréable. L’ouvrage est complété par des croquis de travail où Culbard explique la genèse du design des personnages dont il exagère les traits tels que décrit dans le récit (ou dans d’autres histoires du canon de Sherlock Holmes) — dont le menton “proéminent et carré” de Holmes — ce qui les rends un peu caricatural. Il conservera plus ou moins ces designs pour les trois autres adaptations.

Comme dans le cas de La vallée de la peur, c’est une histoire intrigante et divertissante qui nous offre une très bonne lecture.

Le chien des Baskerville : une histoire illustrée de Sherlock Holmes (t.1), écrit par Arthur Conan Doyle, adapté par Ian Edginton et illustré par Ian Culbard. Talence: Akileos, juillet 2010. 138 pages couleurs (125 planches), 16.5  x 24 cm, ISBN 978-2-35574-068-8.  Inclus quatre pages de croquis et dessins préparatoires ainsi qu’un extrait de quatre pages de Une étude en rouge. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2009 SelfMadeHero • Akileos pour la version française.

Une étude en rouge

EtudeEnRouge-cov“Le fil rouge du meurtre se mêle à l’écheveau incolore de la vie…”

Le corps d’un homme mort est retrouvé dans une pièce maculée de sang… alors même qu’il n’y a aucune trace de blessure sur celui-ci. Un nom a été partiellement écrit en lettres de sang sur le mur. Une alliance de femme a été trouvée… La sensationnelle histoire que Sherlock Holmes suit à la trace, d’un immeuble miteux de Londres aux plaines sauvages de l’Ouest américain, offre un cas de jurisprudence à sa “science de déduction”… alors que pour son nouvel ami le Dr Watson, la plus grande énigme c’est Sherlock Holmes lui-même.

“Et il est de notre devoir de le révéler!”

[Texte de la couverture arrière]

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Page 68

Une étude en rouge est le premier roman de Sherlock Holmes d’abord publié dans le magazine Beeton’s Christmas Annual en novembre 1887, puis en volume l’année suivante. C’est le récit initial qui forme la genèse des personnages. Doyle introduit d’abord le Dr Watson qui revient blessé d’Afghanistan et arrive à Londres où il se cherche un logis. Un de ses subalternes, rencontré par hasard, l’introduit à Holmes avec qui il pourrait partagé un appartement. Stamford le décrit comme un chimiste aux idées bizarres dont les recherches désordonnées et fantasques lui ont permis d’amasser d’énorme connaissances! Le personage intrigue Watson et il découvre que ce qui intéresse surtout Holmes c’est la science de la déduction. Lorsqu’un nouveau cas se présente, une affaire de meurtre bizarre sur lequel les deux inspecteurs en charge — Gregson et Lestrade — lui demandent conseil, Holmes invite Watson à se joindre à l’enquête. Avec la méthodologie qui le rendra célèbre (observation, filature — parfois en utilisant les “irréguliers de Baker Street”, déduction d’une rigueur scientifique) Holmes a tôt fait de mettre la main sur le coupable. Ce dernier raconte alors son histoire: comment il échappe à la secte des Mormons en Utah, la mort de celle qui aime, la poursuite de ses enemies en fuite et sa vengeance. 

Doyle réutilisera souvent la même structure de narration (dans La vallée de la peur par exemple) et, même si il l’utilise ici pour la première fois, ayant lu les histoires dans le désordre, j’ai l’impression que ce récit manque d’originalité — d’autant plus que Doyle s’est fortement “inspiré” d’une nouvelle de R.L. Stevenson pour l’épisode sur les Mormons. Il me semble que cette histoire manque de mordant et qu’elle est un peu maladroite — ce qui est possible puisque c’est la première aventure de Sherlock Holmes — sans que je puisse vraiment mettre le doigt sur le problème… Toutefois, Edginton et Culbard font — quant à eux — un excellent travail d’adaptation, sur le même niveau que les deux précédentes. Le mystère et l’intrigue est bien rendu. Le style caricatural et la palette de couleurs glauques de Culbard expriment bien l’atmosphère victorienne du récit. Malgré une impression un peu décevante, Une étude en rouge reste donc une bonne lecture, à la fois intéressante et divertissante. Une bonne façon de découvrir sans trop de tracas l’oeuvre de Doyle.

Une étude en rouge : une histoire illustrée de Sherlock Holmes (t.2), écrit par Arthur Conan Doyle, adapté par Ian Edginton et illustré par Ian Culbard. Talence: Akileos, août 2010. 138 pages couleurs (127 planches), 16.5  x 24 cm, ISBN 978-2-35574-069-5.  Inclus deux pages de croquis et dessins préparatoires ainsi qu’un extrait de quatre pages pour Le signe des quatre. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

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© 2010 SelfMadeHero • Akileos pour la version française.

Le signe des quatre

SigneDesQuatre-cov“Pour l’amour de Dieu, de quoi s’agit-il?”

Quand Mlle Mary Morstan passe au 221B Baker Street, l’histoire “totalement inexplicable” qu’elle raconte chamboule le coeur du Dr John Watson, et sort son ami Sherlock Holmes de la léthargie dans laquelle il s’était plongé. Qui d’autre que le seul détective en consultation de Londres pourrait résoudre le mystère de l’officier de l’armée disparu, de l’unijambiste, de son complice aux pieds nus, du coffre au trésor disparu et du… “signe des quatre” ?

“Il s’agit d’un meurtre…”

[Texte de la couverture arrière]

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Page 63

Alors que l’absence de défis et “d’exaltation mentale” pousse Holmes vers les stimulants (une solution de sept pour cent de cocaïne), il passe le temps en démontrant à Watson son talent de déduction (en utilisant sa montre) et parle de ses recherches et publications. Le duo de détective est sauvé de l’ennui par la visite de Mlle Morstan qui leur expose un mystère (depuis la disparition mystérieuse de son père elle reçoit chaque année une perle par la poste) et demande leur aide. Holmes résout une partie du mystère mais cela les mène vers le cas d’un meurtre en chambre close et du vol d’un trésor. Le coupable est vite identifié (un homme avec une jambe de bois et un complice de petite taille qui va pied nu) et, avec ses techniques habituelles (déguisement et surveillance à l’aide des “irréguliers” de Baker Street), Holmes ne tarde pas à lui mettre le main au collet. Celui-ci comble les dernières lacunes du cas en racontant son histoire et ses motivations. Le Dr Watson, impressionné par Mlle Morstan, lui demande sa main en mariage! 

Le signe des quatre est le second roman de Sherlock Holmes écrit par Doyle en février 1889 sur une commande de Joseph Stoddart, directeur de la revue américaine Lippincott’s Monthly Magazine, suivant un dîner littéraire où Stoddart avait rencontré Doyle et Oscar Wilde (ce dernier écrira Le Portrait de Dorian Gray pour le même magazine). Le récit sera réédité en volume en octobre 1890. C’est un excellent récit d’aventure qui comporte certes quelques incohérences (il a été écrit à la hâte en moins d’un mois) mais nous offre beaucoup d’action en peu de pages ainsi qu’une narration plus linéaire que le récit précédent. Doyle est plus intéressé à écrire des récits historique et considère ses romans policier plus comme de la littérature “alimentaire” et c’est pourquoi il décide, pour sauver du temps, de simplement réutiliser les personnages d’Une étude en rouge… Ce sera le début d’une série dont la popularité forcera Doyle à la continuer bien malgré lui.

L’adaptation qu’en font Edginton et Culbard est très bonne tant sur le plan du récit qui reste très fidèle à l’original que sur le plan graphique. Le travail d’illustration de Culbard est à la hauteur des autres volumes de la série. C’est sans aucun doute l’un de mes épisodes favoris de cette série (avec La vallée de la peur). Comme pour le reste de la série, c’est donc une bonne lecture, à la fois intéressante et divertissante qui nous offre une façon de découvrir aisément l’oeuvre de Doyle.

Le signe des quatre : une histoire illustrée de Sherlock Holmes (t.3), écrit par Arthur Conan Doyle, adapté par Ian Edginton et illustré par Ian Culbard. Talence: Akileos, janvier 2011. 130 pages couleurs (122 planches), 16.5  x 24 cm, ISBN 978-2-35574-074-9.  Inclus un extrait de quatre pages pour La vallée de la peur. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2010 SelfMadeHero • 2011 Akileos pour la version française.

SherlockHolmesIntégrale-covL’adaptation de Edginton & Culbard n’est plus disponible en volume individuel mais il existe maintenant une compilation qui regroupe les quatre romans: 

Les Aventures illustrées de Sherlock Holmes (L’Intégrale), écrit par Arthur Conan Doyle, adapté par Ian Edginton et illustré par Ian Culbard. Talence: Akileos, novembre 2015. 536 pages, 16.5 × 24.1 cm, 29,50€ / $C 55.95. ISBN 978-2-35574-232-3. Pour un lectorat adolescent (14+). Voir la couverture arrière.

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Arzak Rhapsody

ArzakRhapsody-DVDPerché sur son fidèle Ptéroïde anti-gravité (où rien de grave ne peut l’atteindre), Arzak explore le Désert ‘B’, un monde parallèle peuplé de créatures étranges, situé aux frontières du rêve et d’une réalité au-delà du réel. Mais Arzak ne rêve-t-il pas d’un univers qui est en lui…ou en chacun de nous ?

(Texte promotionnel — voir aussi la couverture arrière de la jaquette)

Ce dessin animé est une série de quatorze capsules de 3:30 min. chacunes qui offrent un dessin minimaliste qui est terriblement animé. On y retrouve différentes aventures (et mésaventures) du célèbre guerrier solitaire et (généralement) silencieux alors qu’il parcours le désert B, affrontant l’herbe-serpent ou diverses autres créatures. C’est un peu sans queue ni tête mais les récits sont étoffés par une narration et Moebius donne, pour la première fois, la parole à Arzak. Tout comme les planches de Moebius, ces capsules sont un peu inégales en qualité (et en intérêt). L’univers d’Arzak est un peu tourné en ridicule avec des personnages clownesques (où l’on pourrait peut-être discerner une influence de Winsor McCay?). 

C’est mauvais mais tout de même amusant et intriguant. À la défense de cette curiosité décevante, il faut admettre qu’elle est définitivement produite pour un public jeune alors que la série originale s’adressait aux adultes. On s’attendrait néanmoins à mieux de la part d’un créateur comme Moebius. C’est trop court et plein de potentiel inexploité (quoique le graphisme s’améliore avec les derniers épisodes). Cela aurait pu être tellement mieux…

Il est intéressant de constater que l’on voit déjà le début de la convergence des différents univers (et styles) de Giraud / Moebius avec des éléments qui rappellent Le Garage Hermétique, d’autres qui font définitivement partie du monde SF déjanté et imaginatif de Moebius — parfois hilarant et absurde, parfois mystique et obscure (avec des allusions au Arzach original ou à Edena) — et même des relents d’atmosphère western à la Blueberry. Cette série d’histoires nous laisse donc présager la suite — L’Arpenteur

À voir par amusement ou par curiosité.

Arzak Rhapsody: France, 2002, 51 min., série télévisée d’animation (14 episodes); Dir., Scr., Des.: Moebius; Dir. Art.: Alexandre Brillant; Ass. Réal.: Francois Narboux; Mus.: Zanpano; Studio: Millimages Online; Prod.: Wolfland Pictures, Carrere Group, France 2. stars-2-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonGoogleIMDbWikipedia ]

 

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Capsules

Watership Down

watershipdownWhen I told one of my colleagues that I was watching a TV mini-series about a bunch of rabbits, she laugh at me saying “You’re watching a kid’s show on Netflix?” I replied that it was far from being a kid show. “Sure, it is about rabbits, but it is a very dark tale of survival”. 

This 2018 four-part TV mini-series tells the story of a group of rabbits who flee their warren and seek a new home. They are led by Hazel after his brother Fiver had a vision of destruction. Indeed, the sandy hill that was their home was invaded by bulldozers and backhoe excavators to create a new neighbourhood for humans. The journey is full of danger as rabbits in an open field can become prey to numerous predators (birds of prey, cats, dogs, foxes and… humans!). Before finding the ideal down (a gently rolling hill) to start anew, they will encounter two other rabbit communities which — having somehow lost their natural ways and surrendered their freedom in two opposite manners — will bring unimaginable perils to the group.

watership_down-movieposterI never read Richard Adams’ novel, but from what I’ve seen by browsing through it, the animated mini-series is a faithful adaptation. However, what I have seen, many years ago, it’s the 1978 animated movie adaptation by Martin Rosen (with John Hurt voicing Hazel). For the time it was a stunningly beautiful animation that was characterized by it’s strong graphic violence that made it clearly aimed at an adult audience. It became for me a sort of cult movie, proving that animation could be taken seriously by adults. Therefore, I was quite curious to see how this new TV series would fare in comparison and I was a little sceptical that it could be as good. In fact, after viewing the first episode of the mini-series, I was rather disappointed that none of the characters had died yet! However, after viewing the whole series, I am happy to see that it compares well with the movie. It even manages to update the adaptation for the twenty-first century (replacing traditional animation with 3D CGI and putting more emphasis on the ecological theme) while making the story more accessible to all audience by giving a more gentle version of it (with far less graphical violence).

watership-down-posterIf it is far from being perfect, the 3D animation is nonetheless excellent. The animation of the rabbits, of the landscapes and the movements is all nearly perfect. However, the animation of the humans and of other animals (cats & dogs notably) really needed more work and is quite disappointing.

The voice-acting is excellent and includes many great actors like James McAvoy (Hazel), Nicholas Hoult (Fiver), John Boyega (Bigwig), Ben Kingsley (General Woundwort), Tom Wilkinson (Threarah), Gemma Arterton (Clover), Peter Capaldi (Kehaar), Olivia Colman (Strawberry), Anne-Marie Duff (Hyzenthlay), Freddie Fox (Captain Holly), Miles Jupp (Blackberry), Daniel Kaluuya (Bluebell), Rosamund Pike (Black Rabbit), Daniel Rigby (Dandelion). However, it is not perfect. For example, as far as I remember, the voice of Kehaar (the seagull) sounded rather German in the movie whilst it was supposed to be Scandinavian. This time, it sounds Scottish (Capaldi)! It also feels strange that all rabbits from the same warren have different accents — but I guess it helps giving them different “personality”.

What I found interesting is that Adams created a culture for the rabbits, a mythology (or at least a creation myth, based around the Sun-god Frith, the folk hero El-ahrairah [the Prince with a Thousand Enemies], and the Black Rabbit as death-figure), and almost a language (the Lapine, or at least a vocabulary that sounds foreign). It is fascinating as it grounds the story in reality, but also gives it the mystical aura of legends.

Beside the very obvious ecological message (the Elils [rabbits’ natural enemies] kill by nature, by necessity and never more than needed, while men kill by pleasure, or simply because they can and will never stop “till they’ve spoil the earth”), to me Watership Down’s story feels like an allegory about the danger of totalitarianism (the later ’30s German fascism for example). However, Adams said that it was rather based on the theme of the classical hero inspired by the epics of Homer (Odyssey) or Virgil (Aeneid).

All in all, it is beautiful, rich, riveting and intelligent. Well worth watching and highly recommended. stars-4-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ GoogleIMDbOfficialWikipediaYoutube ]

The mini-series’ trailer:

Now, compare with the 1978 movie trailer:

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Isle of dogs

IsleOfDogs-covIn a timeless and fictitious Japan, the dictator of Megasaki — a cat lover — has banned all dogs to Trash Island. A twelve-year-old boy will sneak out on the island looking for his dog and unwithingly start a revolution. The stop-motion animation is amazing and quite stunning. The story is clever and cute — but, frankly, I’m a cat lover myself. The movie was well received (with a critic rating of 89% on Rotten Tomatoes) — although there was some harsh critics claiming it was succumbing to “the trope of the white savior” as the white foreign-student is organizing the revolt (but lets not forget that the REAL hero is the young boy!) and that it was a prime “example of racial stereotyping and cultural appropriation” ! On this I totally agree: it was a great hommage to the popularity of Japanese culture in the West (anime & manga, Kurosawa’s movies, etc.) and it’s an outrage that they didn’t select real dogs to play the parts! All in all, it’s beautifully entertaining, a great animation that I fuzzily recommend to everyone (although I am quite sure my cats will not like it). stars-3-5

[ AmazonBiblioGoogleIMdBOfficialWikipediaYoutube ]

[ Traduire ]

Capsules