Découvertes littéraires du moment

SDL2018

Screen Shot 2018-10-08 at 17.31.18D’abord, ne pas oublier que le Salon du Livre de Montréal se tiendra la Place Bonaventure du 14 au 19 novembre 2018. L’entrée sera gratuite le mercredi pour les détenteurs d’une carte de bibliothèque de Montréal ou de la BAnQ. J’y serai sans faute soit le mercredi ou le vendredi (journée des professionnels), pour faire mon survol annuel du marché du livre (et tenter de faire quelques contacts utiles pour le blog, comme glaner des services de presse ou rencontrer des collègues blogeurs), et sûrement le samedi (pour rencontrer mes amis d’Alire et de Solaris, dont ce sera le lancement du #208).

Au hasard des livres qui me tombent entre les mains au travail ou du bouquinage chez des libraires locaux, il m’arrive de faire des découvertes intéressantes qui vaillent la peine d’être ajoutées à ma (déjà longue) liste de lecture. Voici donc une quinzaine de titres (Eh oui! À une exception près, ce n’est que de la BD ou du manga…) que j’ai découvert récemment et que j’espère lire dans un futur proche (ha!):

 

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Le Guide du Mauvais Père (4)

Guide_du_mauvais_pere_4-covToujours aussi parentalement incorrect, Guy Delisle retrouve son rôle préféré : meilleur (mauvais) papa du monde ! Sa recette : une bonne dose de mauvaise foi, des colères importunes, un tas de gamineries et surtout BEAUCOUP d’humour !

Défier son fils aux jeux vidéo quand il travaille, oublier sa fille dans un magasin et lui faire croire le contraire, parler à ses enfants de sa vie merveilleuse d’étudiant… quand ils n’existaient pas… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Guy Delisle nous fait encore rigoler avec son alter-égo qui représente le summum du mauvais parent: distrait, égocentrique et enfantin. Il s’agit de quatorze petites histoires d’en moyenne un douzaine de pages chacune (entre dix et dix-huit pages): Coup de blues, La dent III, La signature, Au magasin, Compétition, Sortie scolaire, Le jeu, Une histoire, Les invités, Savoir résister, Le test, Un petit film, Le placard, Tunnel of life.

Somme toute c’est quand même très similaire aux trois premier volumes. Je suppose qu’il y a une limite à étirer la sauce avec toujours le même genre d’histoires inspirées de son quotidien. C’est pourquoi ce quatrième volume sera sans doute le dernier. Dans la dernière histoire, Tunnel of Life, le père s’amuse bien avec les enfants dans un parc d’attraction mais se rend compte soudainement que ceux-ci ont grandit (Alice a maintenant 11 ans et Louis 14 ans) et n’ont plus autant le goût du jeu…

À travers cette série (et la plupart de son oeuvre) Delisle réussit le tour de force de raconter des histoires complexe et riches en émotions de façon très succincte et avec un trait de crayon très simple. C’est un livre amusant (et terrifiant à la fois) mais, avec en moyenne deux dessins par page, cela se lit plutôt vite. C’est tout de même une bonne lecture, légère, pour le transport en commun ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 4, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), juin 2018. 18 x 13 x 1.75 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-413-00280-2. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Voir aussi mes commentaires sur les trois premiers volumes:

Le Guide du Mauvais Père © Éditions Delcourt, 2018.

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Capsules

Crapule

Crapule-cov“Crapule est un petit chat noir, maigre, aux yeux jaunes et globuleux. Dans son appartement vit aussi une jeune humaine célibataire et citadine. Ensemble, ils vont vivre de merveilleux moments insignifiants.”

[ Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur ]

J’ai une collègue qui me recommande souvent des histoires de chats. Voici l’une de ses suggestions…

Crapule-p007Crapule est une bande-dessinée européenne de petit format (6 1/2 x 8 po) en deux couleurs (noir et bleu pâle) qui nous offre cent-vint-cinq petites histoires en quatre cases mettant en scène un chaton timide et malicieux. S’étant fait donner par sa mère le chaton de sa voisine décédée, une jeune citadine célibataire doit donc prendre soins dudit chaton pertinemment nommé Crapule. Il est capricieux dans sa nourriture, fait de nombreux dégâts, il est blessant, empêche sa nouvelle propriétaire de bien dormir, etc., mais il peut être aussi rigolo et, à l’occasion, adorable. Alors qu’il court partout dans l’appartement, elle s’exclame “J’appelle qui? Un vétérinaire ou un exorciste?” Enfin, si vous avez un chat, vous comprendrez.

Les BDs avec des anecdotes de chats sont plutôt nombreuses (le manga Chi, le web comic Simon’s Cat, ou la BD québécoise L’ostie d’chat pour ne nommer que ceux là) et celle-ci ne se distingue pas vraiment par son originalité. Par contre, si le dessin est relativement simple, il est très expressif et le récit est tout de même amusant et parfois attendrissant. À lire pour les amateurs de chats.

Crapule, par Jean-Luc Deglin. Paris: Dupuis, novembre 2017. 128 pages, 20.8 x 16.7 cm, 14,50 €  / $25.95 Can (ePub / PDF $19.99 Can). ISBN 978-2-8001-7400-6. Pour lectorat jeune (6+). Extraits disponible sur le site de l’éditeur. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Dupuis 2017. Touts droits réservés.

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Bug

Bug-cov“Le nouveau récit d’anticipation d’Enki Bilal.

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), Enki Bilal nous prive de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires…”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

J’ai découvert cette récente BD de Enki Bilal peu après le Salon du Livre de Montréal en novembre dernier et il m’a fallut un peu de temps avant de mettre la main dessus…

Bug-p28Sur Terre, un phénomène inconnu et soudain terrace tout ce qui est numérique. Les réseaux sont toujours en place, mais vide. Toutes les données ont disparu. Dans l’espace, une expédition revient de Mars. Tout les occupants du vaisseau sont mort, sauf un: Kameron Obb. On l’examine sur la station spatiale international pour découvrir qu’il est infecté par un corps étranger et qu’il semble  être au courant d’un tas d’information qu’il ne devrait pas connaître. Serait-il devenu le récipiendaire de toutes les données disparues sur Terre, la mémoire de l’humanité? Cela fait de lui une personne très désirée. Recherché par son employeur, Lifedust, et poursuivi par tous les gouvernements et les mafias de la planète, il réussi à regagner la Terre avec Junia Perth, une des docteurs de l’ISS. Il échappe aux griffes du Califat de Gibraltar et, malgré le chaos qui enveloppe la planète, tente de rejoindre son ex-femme à Paris et surtout de retrouver sa fille, Gemma, qui est poursuivie par un psychopathe et a été kidnappé par la mafia vénitienne, pour le forcer à se rendre…

“Bug” fait ici référence tant à la bestiole qui a infecté Obb (i.e insecte ou pathogène) qu’au problème informatique qui a anéanti les réseaux mondiaux. Le récit de ce premier tome est un peu lent — mise en place de l’intrigue et des personnages oblige — mais tout de même riche en action.

Bilal est toujours égal à lui-même dans son superbe style de crayonné couleur, aux tons à la fois sombre et vifs, parfois un peu flou ou brouillon, qui est tellement approprié pour illustrer ses futurs dystopiques où l’humanité se plante tantôt par la dictature, tantôt par l’abus de son environnement et, ici, par une sur-dépendance à la technologie numérique. Au coeur de ses mondes violents, secoués par des cataclysmes aux sources inconnues ou mystiques, il y a toujours quelques révoltés pour brandir le flambeau de l’espoir et du renouveau…

Bug nous offre une thématique qui n’est pas très nouvelle mais qui est traitée tout de même de façon originale: Une société devenue amnésique ou Alzheimer… 

Cela fait réfléchir mais c’est aussi une menace réelle qui n’a pas besoin de venir d’une origine extra-terrestre. Cela pourrait bien se produire de façon tout à fait naturelle avec une impulsion électro-magnétique — par une attaque nucléaire ou même accidentelle, par exemple, avec une éruption solaire intense qui frapperait la Terre de plein fouet ou une inversion des polarités du champ magnétique terrestre, etc. Serait-on prêt à affronter une telle catastrophe si elle survenait?

Bilal présente avec Bug à la fois une intéressante critique sociale et un bon récit de science-fiction. Il est encore un peu tôt pour vraiment juger de l’histoire mais le récit est bien mené, captivant, et laisse entrevoir beaucoup de potentiel. Du grand Bilal. À lire (et à suivre)!

Bug, livre 1, par Enki Bilal. Paris: Casterman, novembre 2017. 88 pages, 19.2 x 27.1 cm, 18,00 € (ePub/PDF: 12,99 €) / $32.95 Can. ISBN 978-2-203-10578-2. Pour lectorat jeune adulte (14+). Extraits disponible sur le site de l’éditeurstars-3-5

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© Casterman 2017

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Le chat du rabbin, vol. 7: La Tour de Bab-El-Oued

Chat_du_Rabbin-v7-cov“Ce nouvel épisode nous ramène à Alger. Le rabbin Sfar et son cousin l’imam Sfar devisent sur leurs différences qu’ils pensent inconciliables. Pourtant, lorsque la mosquée est inondée, le rabbin et l’imam s’entendent pour que les musulmans puissent, le temps des travaux, prier à la synagogue. Pendant ce temps, le chat du rabbin traverse des moments difficiles: non seulement Zlabya a mis au monde un adorable bébé, ce qui le plonge dans une profonde jalousie, mais, pour ne rien arranger, des chatons se sont réfugiés dans la synagogue… Comment de petits chats étrangers peuvent-ils avoir l’audace de boire son lait ?”

[ Texte du site de l’éditeur — voir aussi la couverture arrière ]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheur” [spoilers]! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même pris connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

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Pilote Spécial Valérian

Pilote-Special_Valerian-cov“Issus de l’imagination débordante de Pierre Christin et de Jean-Claude Mézières, les personnages de Valérian et de Laureline sont apparus pour la première fois dans les pages du magazine Pilote en 1967. Par son inventivité et son audace, cette série est très rapidement devenue la référence absolue pour les lecteurs de bande dessinée de science-fiction.

Cinquante ans plus tard, à la veille de la sortie du film Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson, ce numéro hors-série rend hommage à la saga et à ses auteurs.”

[ Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur ]

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Valérian: Shingouzlooz Inc.

Shingouzlooz_inc-covVers l’infini, et on verra… 

Une oeuvre majeure ayant inspiré autant de créateurs, parcouru autant d’univers, ne pouvait totalement s’arrêter. Et d’ailleurs, dans les abîmes interstellaires, où se situent la fin et le commencement ? 

C’est pourquoi Pierre Christin et Jean-Claude Mézières ont souhaité confier Valérian et Laureline à quelques auteurs, triés sur le volet, non pas pour une suite mais pour une figure libre, une relecture d’un univers propice à toutes les interprétations. 

Après un Valérian réinterprété avec brio par Manu Larcenet, Wilfrid Lupano et Mathieu Lauffray revisitent, à leur façon, un épisode de cette série culte : quand le scénariste des Vieux fourneaux et le dessinateur de Long John Silver s’emparent de cet univers, le résultat est forcément décoiffant… 

 (Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur)

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