Crapule

Crapule-cov“Crapule est un petit chat noir, maigre, aux yeux jaunes et globuleux. Dans son appartement vit aussi une jeune humaine célibataire et citadine. Ensemble, ils vont vivre de merveilleux moments insignifiants.”

[ Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur ]

J’ai une collègue qui me recommande souvent des histoires de chats. Voici l’une de ses suggestions…

Crapule-p007Crapule est une bande-dessinée européenne de petit format (6 1/2 x 8 po) en deux couleurs (noir et bleu pâle) qui nous offre cent-vint-cinq petites histoires en quatre cases mettant en scène un chaton timide et malicieux. S’étant fait donner par sa mère le chaton de sa voisine décédée, une jeune citadine célibataire doit donc prendre soins dudit chaton pertinemment nommé Crapule. Il est capricieux dans sa nourriture, fait de nombreux dégâts, il est blessant, empêche sa nouvelle propriétaire de bien dormir, etc., mais il peut être aussi rigolo et, à l’occasion, adorable. Alors qu’il court partout dans l’appartement, elle s’exclame “J’appelle qui? Un vétérinaire ou un exorciste?” Enfin, si vous avez un chat, vous comprendrez.

Les BDs avec des anecdotes de chats sont plutôt nombreuses (le manga Chi, le web comic Simon’s Cat, ou la BD québécoise L’ostie d’chat pour ne nommer que ceux là) et celle-ci ne se distingue pas vraiment par son originalité. Par contre, si le dessin est relativement simple, il est très expressif et le récit est tout de même amusant et parfois attendrissant. À lire pour les amateurs de chats.

Crapule, par Jean-Luc Deglin. Paris: Dupuis, novembre 2017. 128 pages, 20.8 x 16.7 cm, 14,50 €  / $25.95 Can (ePub / PDF $19.99 Can). ISBN 978-2-8001-7400-6. Pour lectorat jeune (6+). Extraits disponible sur le site de l’éditeur. stars-3-0

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© Dupuis 2017. Touts droits réservés.

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Bug

Bug-cov“Le nouveau récit d’anticipation d’Enki Bilal.

Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), Enki Bilal nous prive de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires…”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

J’ai découvert cette récente BD de Enki Bilal peu après le Salon du Livre de Montréal en novembre dernier et il m’a fallut un peu de temps avant de mettre la main dessus…

Bug-p28Sur Terre, un phénomène inconnu et soudain terrace tout ce qui est numérique. Les réseaux sont toujours en place, mais vide. Toutes les données ont disparu. Dans l’espace, une expédition revient de Mars. Tout les occupants du vaisseau sont mort, sauf un: Kameron Obb. On l’examine sur la station spatiale international pour découvrir qu’il est infecté par un corps étranger et qu’il semble  être au courant d’un tas d’information qu’il ne devrait pas connaître. Serait-il devenu le récipiendaire de toutes les données disparues sur Terre, la mémoire de l’humanité? Cela fait de lui une personne très désirée. Recherché par son employeur, Lifedust, et poursuivi par tous les gouvernements et les mafias de la planète, il réussi à regagner la Terre avec Junia Perth, une des docteurs de l’ISS. Il échappe aux griffes du Califat de Gibraltar et, malgré le chaos qui enveloppe la planète, tente de rejoindre son ex-femme à Paris et surtout de retrouver sa fille, Gemma, qui est poursuivie par un psychopathe et a été kidnappé par la mafia vénitienne, pour le forcer à se rendre…

“Bug” fait ici référence tant à la bestiole qui a infecté Obb (i.e insecte ou pathogène) qu’au problème informatique qui a anéanti les réseaux mondiaux. Le récit de ce premier tome est un peu lent — mise en place de l’intrigue et des personnages oblige — mais tout de même riche en action.

Bilal est toujours égal à lui-même dans son superbe style de crayonné couleur, aux tons à la fois sombre et vifs, parfois un peu flou ou brouillon, qui est tellement approprié pour illustrer ses futurs dystopiques où l’humanité se plante tantôt par la dictature, tantôt par l’abus de son environnement et, ici, par une sur-dépendance à la technologie numérique. Au coeur de ses mondes violents, secoués par des cataclysmes aux sources inconnues ou mystiques, il y a toujours quelques révoltés pour brandir le flambeau de l’espoir et du renouveau…

Bug nous offre une thématique qui n’est pas très nouvelle mais qui est traitée tout de même de façon originale: Une société devenue amnésique ou Alzheimer… 

Cela fait réfléchir mais c’est aussi une menace réelle qui n’a pas besoin de venir d’une origine extra-terrestre. Cela pourrait bien se produire de façon tout à fait naturelle avec une impulsion électro-magnétique — par une attaque nucléaire ou même accidentelle, par exemple, avec une éruption solaire intense qui frapperait la Terre de plein fouet ou une inversion des polarités du champ magnétique terrestre, etc. Serait-on prêt à affronter une telle catastrophe si elle survenait?

Bilal présente avec Bug à la fois une intéressante critique sociale et un bon récit de science-fiction. Il est encore un peu tôt pour vraiment juger de l’histoire mais le récit est bien mené, captivant, et laisse entrevoir beaucoup de potentiel. Du grand Bilal. À lire (et à suivre)!

Bug, livre 1, par Enki Bilal. Paris: Casterman, novembre 2017. 88 pages, 19.2 x 27.1 cm, 18,00 € (ePub/PDF: 12,99 €) / $32.95 Can. ISBN 978-2-203-10578-2. Pour lectorat jeune adulte (14+). Extraits disponible sur le site de l’éditeurstars-3-5

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© Casterman 2017

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Le chat du rabbin, vol. 7: La Tour de Bab-El-Oued

Chat_du_Rabbin-v7-cov“Ce nouvel épisode nous ramène à Alger. Le rabbin Sfar et son cousin l’imam Sfar devisent sur leurs différences qu’ils pensent inconciliables. Pourtant, lorsque la mosquée est inondée, le rabbin et l’imam s’entendent pour que les musulmans puissent, le temps des travaux, prier à la synagogue. Pendant ce temps, le chat du rabbin traverse des moments difficiles: non seulement Zlabya a mis au monde un adorable bébé, ce qui le plonge dans une profonde jalousie, mais, pour ne rien arranger, des chatons se sont réfugiés dans la synagogue… Comment de petits chats étrangers peuvent-ils avoir l’audace de boire son lait ?”

[ Texte du site de l’éditeur — voir aussi la couverture arrière ]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheur” [spoilers]! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même pris connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

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Pilote Spécial Valérian

Pilote-Special_Valerian-cov“Issus de l’imagination débordante de Pierre Christin et de Jean-Claude Mézières, les personnages de Valérian et de Laureline sont apparus pour la première fois dans les pages du magazine Pilote en 1967. Par son inventivité et son audace, cette série est très rapidement devenue la référence absolue pour les lecteurs de bande dessinée de science-fiction.

Cinquante ans plus tard, à la veille de la sortie du film Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson, ce numéro hors-série rend hommage à la saga et à ses auteurs.”

[ Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur ]

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Valérian: Shingouzlooz Inc.

Shingouzlooz_inc-covVers l’infini, et on verra… 

Une oeuvre majeure ayant inspiré autant de créateurs, parcouru autant d’univers, ne pouvait totalement s’arrêter. Et d’ailleurs, dans les abîmes interstellaires, où se situent la fin et le commencement ? 

C’est pourquoi Pierre Christin et Jean-Claude Mézières ont souhaité confier Valérian et Laureline à quelques auteurs, triés sur le volet, non pas pour une suite mais pour une figure libre, une relecture d’un univers propice à toutes les interprétations. 

Après un Valérian réinterprété avec brio par Manu Larcenet, Wilfrid Lupano et Mathieu Lauffray revisitent, à leur façon, un épisode de cette série culte : quand le scénariste des Vieux fourneaux et le dessinateur de Long John Silver s’emparent de cet univers, le résultat est forcément décoiffant… 

 (Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur)

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L’armure du Jakolass

ArmureDuJakolass-covL’Ouvre-Temps clôturait en beauté quarante siècles d’aventures spatio-temporelles, une saga grouillante d’humanité (et surtout de non-humains), ayant exploré d’innombrables mondes, dues aux imaginaires conjugués de deux maîtres de la bande dessinée, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières.

Mais une série ayant inspiré autant de créateurs, parcouru autant d’univers, ne pouvait totalement s’arrêter. Et d’ailleurs, dans les abîmes interstellaires, où se situent la fin et le commencement ?

C’est pourquoi Christin et Mézières ont souhaité confier leurs deux héros à quelques amis, triés sur le volet, pas pour une suite, surtout pas, mais pour une exécution en figures libres, une relecture d’un univers propice à toutes les interprétations…

Et quoi de plus amusant, de plus délirant et de plus émouvant, pour commencer, que de découvrir du Valérian vu par Larcenet ? Il ne s’agit bien sûr ni d’un pastiche, ni d’une suite respectueuse. C’est à la fois du vrai space-opéra méditant sur les espaces infinis, et du vrai Larcenet rigolant du tout, que va dévoiler L’Armure du Jakolass.

(Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur)

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Astérix et la Transitalique

Asterix_et_la_transitalique-cov“Célèbres pour leurs nombreux voyages à travers le Monde Connu, Astérix et Obélix vont cette fois découvrir les nombreux peuples de la péninsule italienne : les Italiques !

En effet, si Astérix et Obélix ont plusieurs fois arpenté les rues de Rome, ils vont pour la 1e fois découvrir que les habitants de l’Italie ne sont pas tous des Romains, n’en déplaise à Obélix ! Les multiples régions de la péninsule sont au contraire habitées par une grande diversité de peuples qui tiennent à préserver leur indépendance, et voient d’un mauvais oeil les velléités de domination de Jules César et ses légions.

Pour Astérix et Obélix, s’engage dans Astérix et la Transitalique une grande aventure aux confins de la péninsule, à la découverte d’une Italie telle que vous ne l’avez jamais vue !”  (Texte du site de l’éditeur)

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