Le chat du rabbin 11. La Bible pour les chats

ChatDuRabbin-11-cov“Le Chat tombe par hasard sur le numéro de téléphone de Dieu. Persuadé d’être le nouvel Elie, il s’en va prêcher la bonne parole à qui veut bien l’entendre (et l’écouter) en délivrant une interprétation toute personnelle des saints textes. La discussion entre le Chat et le Rabbin, et bien sûr, Zlabya est passionnante, instructive, et bien entendu, hilarante et tendre.”

 

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

ChatDuRabbin-11-p005Le chat trouve un bout de papier avec le numéro de téléphone de “D…” Cela ne peut être que “Dieu.” Elysée 613. Il veut en discuter avec Zlabya mais celle-ci est préoccupée car la soeur de sa meilleur amie, Knidelette, a une grossesse difficile et risque de perdre l’enfant. Le chat entreprend donc d’expliquer son interprétation de la Torah, plus précisément l’histoire du prophète Élie. Le message de celui-ci, qui aurait été un chat, est “qu’il faut croire en dieu parce qu’il fait des miracles. Or dans la vraie vie, les miracles, y en a pas.” Le rabbin argumente que c’est l’inverse. Comme preuve il raconte l’histoire du sacrifice d’Isaac. Puis il explique la fin de l’histoire d’Élie. “C’est dans le silence que réside Dieu.” Pour avoir le dernier mot, le chat cherche un téléphone pour faire le numéro. Il se fait donner un rendez-vous dans une ruelle. Là il rencontre le prophète Élie qui lui dit, qu’en fait, le numéro c’est celui du plombier! L’histoire se termine bien, avec la naissance du bébé, sa circoncision et une anecdote sur Abraham… C’est le rabbin qui a le dernier mot!                                                                                            

Avec son style brouillon et ondulant, ses couleurs criardes et ses planches à six cases, Sfar pointe avec beaucoup d’humour les contradictions du judaïsme et nous fait réfléchir sur la Torah. C’est une très belle histoire qui nous éduque, nous divertit et nous amuse. Une très bonne lecture, donc, que je recommande mais surtout aux amateurs de chats et de métaphysique! 

Cette fois-ci aucune annonce en fin d’album du prochain titre… Par contre, avec ce onzième tome, le chat du rabbin a déjà vingt ans, que Dargaud célèbre avec la sortie d’une série d’intégral qui compilent plusieurs tomes. 

Le chat du rabbin, 11: La Bible pour les chats, par Joann Sfar. Paris: Dargaud (Coll. Poisson Pilote), novembre 2021. 80 pages, 22.5 x 29.8 cm, 15,00€ / $C 27.95, ISBN 978-2-2205-8911-0. Pour lectorat de tout âge (8+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Voir aussi mes commentaires sur les autres volumes du Chat du Rabbin.

© Dargaud 2021.

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Le clan des Otori t.2

ClandesOtori2-covL’adaptation en bande dessinée du roman de Lian Hearn. 

Takeo, sauvé du massacre des siens par Otori Shigeru, est maintenant au coeur des luttes entre les seigneurs de la guerre. Kaede, otage des Tohan, est promise à sire Otori pour sceller une réconciliation politique. Pièges, trahisons, combats sanglants… Takeo et Kaede doivent parer les coups mortels pour accomplir leur destin.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

ClandesOtori2-p008

T. 2, Page 8


Maintenant que le cadre de l’histoire est en place et que les personnages nous ont été présenté (voir mon commentaire sur le premier tome), le récit peut vraiment se mettre en mouvement. Kaede, otage des Tohan promise à Otori Shigeru (officiellement pour établir une alliance mais en fait pour l’attirer dans un piège), prends la route de Tsuwano. Shizuka, sa servante, a en fait été placé à ses côtés par Araï pour la protéger et lui apprendre le maniement des armes. Elles arrivent à Tsuwano une semaine avant les Otori et cette période est utilisée pour son entrainement. Lors des présentations officielles des futurs époux, elle est un peu déçu par sire Otori mais elle est irrésistiblement attiré par Takeo. L’attraction est mutuelle… Ils reprennent tous ensemble la route vers Yamagata pour une halte avant la destination finale: Inuyama. Les entrainements continuent et, pour Takeo, il s’agit d’aiguiser ses sens dans l’art de la Tribu. Mais sa compassion d’Invisible l’amène à prendre des risques. Arrivé à Inuyama, ils rencontrent le maître des lieux, sire Iida — leur ennemi! La nuit venu, Takeo se prépare à accomplir sa mission mais, avec la complicité de Kenji, la Tribu s’empare de lui avant qu’il ne puisse agir!

Le récit est un noeud d’intrigues et de complots mais qui se déroule avec brio et fluidité ce qui le rend captivant. On continue à en apprendre beaucoup sur chacun des principaux personnages. Le dessin, toujours dans un style brouillon et angulaire, m’agace encore un peu mais on s’y habitue vite et on finit même par le trouver charmant. J’aime bien la palette de couleurs. C’est une bonne lecture qui, en plus de nous divertir agréablement, nous introduit en douceur à l’univers créé par Lian Hearn. 

Le clan des Otori : Le silence du rossignol, t. 2, par Stéphane Melchior (texte, d’après l’oeuvre de Lian Hearn) et Benjamin Bachelier (dessin). Paris: Gallimard BD, octobre 2021. 80 pages, 23.7 x 31.7 cm, 17.80 € / $C 22.99, ISBN 9782075123389. Pour lectorat adolescent (12+). Extraits disponibles. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Liam Hearn, 2002. © Gallimard 2021 pour la présente édition.

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Revue de ‘zines [002.022.080]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

dBD #159 (Décembre 2021 – Janvier 2022)

dBD-159Dans le cahier actualités, je remarque un documentaire sur les chats en BD (Chats en cases: Entre Histoire de la BD et Histoire de l’Animal par Philippe Delisle aux Éditions Karthala) et un sur Jacques Martin (Alix) qui aurait eut cent ans (Jacques Martin: le voyageur du temps par Patrick Gaumer chez Casterman). On trouve encore une pleine page de nouveautés mangas: One Piece t.100 (par Eiichiro Oda, chez Glénat), Les architecte de Babel (par Akira Ashimo, chez Glénat), Kirby Fantasy T.1: Gloutonnerie à Dreamland (par Ibuki Takeuchi, chez Soleil), Is it love? Blue Swan Hospital: À Coeur Ouvert (par Rossela Sergi, chez H2T), Alice in Borderland Retry T1 (par Haro Aso, chez Delcourt/Tonkam), Mermaid Saga T1: Mermaid Forest (par Rumiko Takahashi, chez Glénat), One-Punch Man: Le Guide Officiel (par Yusuke Murata & One, chez Kurokawa), Un Assassin à New York (par Jinpachi Mori & Jiro Taniguchi, chez Pika), Mars Red (par Kemuri Karakara, chez Panini) et Hellbound T1: L’Enfer (par Yeon Sangho & Choi Gyuseok) [ndlr: ils ont une définition plutôt large de ce qui compte comme manga chez dBD!].

On y trouve également un article qui fait le bilan de la BD en France pour la décennie 2010-2020. La diminution des ventes de BD Franco-Belge et les mutations du marché affectent grandement les conditions de vie et de travail de auteurs et artistes, se traduisant par leur paupérisation croissante ce qui exige un plus grand effort pour obtenir la reconnaissance et la revalorisation de leur métier. La relation entre l’éditeur et l’auteur doit changer (avec par exemple un contract-type) ou alors les auteurs doivent s’orienter vers l’autoédition et le financement participatif.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Dominique Grange et Jacques Tardi un sujet de Élise et les Nouveaux Partisans chez Delcourt.  Les entrevues se poursuivent avec Christophe Blain (sur Le Monde sans fin, avec Jancovici, chez Dargaud), Wilfrid Lupano (sur La Bibliomule de Cordoue, avec Léonard Chemineau, chez Dargaud), Cyril Lieron et Benoit Dahan (sur Dans la tête de Sherlock Holes t.2: L’Affaire du ticket scandaleux, chez Ankama), Pascal Rabaté (sur Sous les galets, la plage, chez Rue de Sèvres), Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg (sur Sousbrouillard chez Dargaud, Le Don de Rachel et Enferme-moi si tu peux chez Casterman), Ugo Bienvenu (sur Total, chez Denoël Graphic), Timothé Le Boucher (sur 47 Cordes: 1ere partie, chez Glénat), Lucas Méthé (sur Scènes de la vie de Papa Maman Fiston, Maman amoureuse de tous les enfants, Papa Maman Fiston, chez Actes Sud BD), Olivier Ledroit (sur Le Troisième Oeil Acte 1: La Ville Lumière, chez Glénat), Pascal Croci (sur Anorexie, chez Éditions Paquet), ainsi que Corbeyran et David De Thuin (sur Zélie & Compagnie: Einstein et les Robots, chez Des Ronds dans l’O). On retrouvèrent également un article sur Street Cop (par Art Spiegelman et Robert Coover, chez Flammarion).

Dans le Cahier Critique je note Astérix et le Griffon par Conrad & Ferri d’après Uderzo & Goscinny (Top!; “leur meilleur album”) et Goldorak par Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac & Guillo chez Kana (Top!; “fan art ultime (…) une véritable pépite, qui rend hommage au modèle, tout en proposant un récit original, palpitant, formidablement écrit, et brillamment mis en images”).  [ndlr: ils en beurrent épais chez dBD!]

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

dBD #160 (Février 2022)

dBD-160Dans le cahier actualités, je remarque la parution de deux nouvelles intégrales de classiques de la BD Franco-Belge: Tif et Tondu, nouvelle intégrale t.5 (par Maurice Rosy & Will) et Lucky Luke, nouvelle intégrale t.4 (par Goscinny & Morris) tous deux chez Dupuis. On note également la parution de Les Pharaons d’Alexandrie, une BD historique par Rafael Moralès (chez Glénat) qui compile le trois volumes de la série Hotep, une autre adaptation BD de La nuit des temps de René Barjavel par Christian de Metter (chez Philéas), le premier tome de l’intégrale de Lone Wolf & Cub par Goseki Kojima et Kazuo Koike chez Panini, Demain les Oiseaux par Osamu Tezuka chez Delcourt/Tonkam, et Les trésors cachés de la BD érotique par Bernard Joubert chez Revival. Avec “Le territoire des Mangas” on trouve finalement un deux pages de nouveautés mangas: Mon Coloc’ est une Gameuse t.1 (par Renjuro Kindaichi, chez Delcourt/Tonkam), Le Livre des sorcières v.1 (par Ebishi Maki, chez Glénat), Oshi no Ko t.1-2 (par Aka Akasaka & Mengo Yokoyari, chez Kurokawa), Crush of a Lifetime (par Jeon Ha-lim & Kim Yeonwoo, chez Kbooks Verytoon), Le Secret des Écailles Bleues t.1 (par Yoko Komori, chez Delcourt), Pilote Sacrifié t.1 (par Shoji Kokami & Naoki Azuma, chez Delcourt/Tonkam) et Sans Préambule (par Akane Torikai, chez Akata).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec François Boucq et Nicolas Juncker sur Un Général, Des Généraux chez Le Lombard. Les entrevues se poursuivent avec Yves Bigot (sur son roman Katrijn chez Encre de Nuit), Anlor (sur Ladies with guns, avec Olivier Bocquet, chez Dargaud), avec Patrick Gaumer (sur Jacques Martin: Le voyageur du temps chez Casterman) — cette entrevue est complétée par un article sur l’expansion de l’univers d’Alix avec deux nouvelles séries: Alix Senator (le dernier paru étant t.12: Le Disque d’Osiris chez Casterman) et Alix Origines (t.1: L’Enfance d’un Gaulois et t.2 Le Peuple de feu), Tony Sandoval (sur Volage, Chronique des Enfers, avec Stephen Desberg, chez Daniel Maghen), Bruno Bessadi (sur L’Ogre Lion t.1: Le Lion barbare, chez Drakoo), Vincent Turhan (sur Les étoiles s’éteignent à l’aube, d’après Richard Waganese, chez Sarbacane), Marc Pichelin (sur les trente ans de l’éditeur Les Requins Marteaux) et Dav (sur Sous les arbres t.4: Le Premier printemps, chez La Gouttière).

Dans le Cahier Critique je note Blue World t.1 par Yukinobu Hoshino, chez Pika (Super!; suite de “Blue Hole”, “hommage appuyé à Voyage au Centre de la Terre, de Jules Verne (…) va beaucoup plus loin dans l’explication scientifique”), De nous il ne restera que des cendres par Akira Kasugai chez Kana (Super!; “personnage non-binaire (…) l’action est également au rendez-vous de cette série en quatre tomes qui, sans casser la baraque, tente et parvient à renouveler un genre largement éculé”), Opérations dans le Pacifique par Seiho Takizawa chez Paquet (Super!; “recueil d’histoires courtes qui (…) décrit le quotidien des pilotes de l’aéronavale nippone (…) à la fois précis, rythmé, poignant et toujours d’une justesse épatante”) et Manchuria Opium Squad t.1 par Monma & Shikako chez Dupuis/Vega (Super!; “évoque cette période mal connue è travers un point de vue original, celui d’un paysan situé tout en bas de l’échelle”). 

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

Cамовар C-19 (2021)

Samovar-c19Selon la tradition Yves Meynard sort un numéro de Samovar annuellement pour le congrès Boréal. Comme ces dernières années le congrès a été virtuel, alors le Samovar se distribue aussi de façon digitale (en format PDF). Le titre est un clin d’oeil au fanzine que j’ai publié avec Philippe Gauthier et auquel Yves s’est éventuellement joint en avril 1988 (#11-12): самиздат (Samizdat, 1986-1993). Le sous-titre du fanzine est “Science • Thé • Fiction”, un clin d’oeil génial à la fonctionnalité véritable du samovar. Le fanzine nous offre une collection de calembours, jeux de mots, fausses nouvelles, critiques bidons, photos hilarantes et autres “inside jokes” tournant autour des membres (auteurs, éditeurs, amateurs) du milieu de la science-fiction (principalement SFQ, SFCF ou même SFFFEOEF). Humour, donc, pour les gens du milieu… stars-3-0

Capsules

Solaris #221 (Hiver 2022)

Solaris-221Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre (dites de l’imaginaire, spéculative ou “paralittérature”) au Québec et parfois d’ailleurs. Celle-ci s’ouvre à nous en trois volets: le volet fiction comprend quelques nouvelles qui nous offrent l’occasion de se divertir tout en échantillonnant ses différentes saveurs actuelles. Le volet documentaire nous offre des articles pour découvrir et mieux comprendre ses différents aspects. Finalement, le volet critique se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste.

Dans le volet fiction ce numéro nous offre six courts récits:

  • “Les Yeuses de Noire-Épine” par Anne Wattel. Lauréat du Prix Joël-Champetier 2022 (s’adressant aux auteurs non canadiens), ce texte est décrit par les membre du jury comme “une exploration audacieuse des limites du langage, des structures narratives et de l’imaginaire mythique.” Personnellement, je trouve que c’est écrit par quelqu’un qui aime trop les mots. C’est beau, poétique, certes, mais pas vraiment divertissant — pénible même… stars-2-0
  • “Focus” par Gautier Langevin. Un jeune garçon rencontre une conseillère en orientation bien particulière. Ce texte, décrit par Jean Pettigrew dans la présentation du numéro comme “anxiogène, bien que toute en nuances et subtilités”, me semble bien intriguant… stars-3-0
  • “Sciété” par Alain Ducharme. Décrit par la présentation comme “un texte déjanté qui nous rapelle que le future ne sera pas de tout repos” c’est une histoire cyberpunk où AJA et Joya tente de retracer la cyber-identité de leur ami Tom-Tom kidnappé par des serveurs en quête d’émotions… stars-3-5
  • “Point amphidromique” par Ariane Gélinas et Loïc Henry. Ce récit “nous propose un double parcours qui culmine avec une rencontre fantastique, qui souligne d’une certaine façon la symbiose littéraire pan-Atlantique à la naissance de ce texte.” Au milieu de l’océan, une porte s’ouvre permettant la rencontre de deux-monde… stars-3-0
  • “Rivière-Morte” par Michel Lamontagne. “Une vignette fantastique toute en finesse.” stars-2-5
  • “L’Art de la création” par Frédéric Parrot. “Un texte avec une forte charge émotive et qui propose une réflexion peu commune sur ce qu’est (ou pourrait être) la réalité.” Par la méditation Zoé réussit a affecter la trame du temps et son environnement (à la Matrix?). Et si la réalité était en fait une simulation? stars-3-0

Le volet documentaire offre un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui s’intéresse cette fois aux “Tours de Babel modernes: visions, constructions, anticipations” s’attardant sur l’histoire du gratte-ciel et sa place dans la littérature. On retrouve également une nouvelle chronique, “Le DALIAF présente…”, qui se veut une sorte de mise à jour du Dictionnaire des Auteurs de Littératures de l’Imaginaire en Amérique Française, introduisant cette fois Rodolphe Lasnes et son roman Pinsonia (1500-2011). Pour finir, le volet critique nous offre un impressionnant trente-deux pages de commentaires couvrant vingt-et-un titres! (pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne)

Solaris, qui se veut “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire”, nous offre comme toujours un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur… stars-3-5

Capsules

 

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Revue de ‘zines [002.022.057]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #236 (Octobre-Décembre 2021) 

Animeland-236Ce numéro de 144 pages nous offre deux dossiers: un sur Demon Slayer (présentation de l’oeuvre, Qui est qui?, l’art de Koyaharu Gotouge, l’art de l’anime, analyse de la mythologie, un succès mondial, entretien avec Haruo Sotozaki et Akira Matshima) et un sur le Festival d’Annecy (ambiance festive en petit comité, panorama du cinéma d’animation africain, panorama des régions exposantes à Annecy, ainsi qu’une présentation des titres notoires présents au festival: Jiang Ziya: The Legend of Deification, Flee (Cristal du long Métrage), La Traversée, Gyoko no Nikuko-chan, Rotzbub (Snotty Boy)).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Batman: The Long Halloween, Nos mots comme des bulles, Satoshi Kon l’illusionniste, Jeune dragon cherche appartement ou donjon, Joran: The princess of snow and blood, Le Dragon Génie, Le Sommet des dieux, Même les souris vont au paradis, Sonny Boy, Le Roi Cerf, What if…?, Otherside Picnic, et Godzilla: l’origine de l’invasion.

Dans “Ça ferait un bon anime” on nous introduit à quelques bons mangas comme Autour d’elles (Akata), Analog Drop (Akata), Les liens du sang (Ki-oon), Mon bourreau de père est enfin mort (Meian), Le lien du destin (Komikku), Sensor (Mangetsu), Teenage Renaissance (Akata), 50 nuances de gras (Doki Doki), Le Couvent des damnés (Glénat), Search and Destroy (Delcourt/Tonkam), Summer of lave (Lézard Noir), et Dans la prison (Lézard Noir).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Shingo Natsume, Kazuo Nakazawa, Jean-Charles Osterero et Patrick Imbert), Focus (Star Wars Vision, Coin lecture: Anime Architecture), Fermez les Yeux (Hommage au compositeur Shunsuke Kikuchi), Jeu vidéo (les trailers de l’E3), Séance Studio (Studio 4’C), Figure de Pro (Aton Soumache), Trouvaille (Trese), Hommage (Masami Suda, Interstella 5555), Il était une Pub (Taco Bell), Pourquoi (…le terme manga doit encore être nuancé ?), Crowdfunding (Nazca Éditions), et Humeur.

L’incontournable magazine francophone de l’anime nous offre encore un numéro très riche en information. À lire pour tous les amateurs d’anime… stars-3-5

Capsules

dBD #158 (Novembre 2021)

dBD-158Dans le cahier actualités, on nous parle de trois adaptations cinématographiques de BD: l’animation Le sommet des dieux réalisé par Patrick Imbert d’après le manga de Jiro Taniguchi, Le trésor du petit Nicolas réalisée par Julien Rappeneau d’après Gosciny et Sempé ainsi que Les Olympiades réalisé par Jacques Audiard d’après Les Intrus de Adrian Tomine. Je note également la parution du 3e tome de Ad Romam: Le camp du Légionnaire (par Allali, Bertorello, Espinoza & Stoffel chez Plein Vent). Finalement, on nous présente une pleine page de nouveautés mangas: Lone Wolf & Cub Édition Prestige t.1 (par Kazuo Koike & Goseki Kojima chez Panini), Suidoken III Complete Edition (par Aki Shimizu chez Soleil), Mon Coloc’ est une gameuse (par Renjuro Kindaichi chez Delcourt/Tonkam), Room (par 61chi, chez Éditions H) et Kaiju No 8 t.1 (par Naoya Matsumoto chez Kazé).

On retrouve aussi un article qui trace le bilan de la BD en France dans la décennie 2010-2020. Statistiquement, en chiffre de vente, on note la “santé insolente” de la BD en comparaison au déclin constant de l’ensemble du marché du livre. Toutefois, cette hausse est surtout portée par le manga (+59% en volume, +72% en valeur, 42.5% de ventes totales de BD — hausse de tous les sous-genres de mangas sauf le shojo), mais aussi par la BD jeunesse (+58%) et les comics (+127.7% due à l’impact de Walking Dead et des films de Marvel et DC). La BD de genre (i.e la BD Franco-Belge traditionnelle) est en baisse de 9.2% ! On retrouve aussi un article sur les dix ans de la collection BD Kids (fruit de la collaboration des Éditions Bayard et Milan).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Cosey sur le dénouement de la série Jonathan avec le t. 17: La Piste de Yéshé (chez Le Lombard) et le livre d’art À l’heure où les Dieux dorment encore (chez Daniel Maghen).  Les entrevues se poursuivent avec Philippe Francq (sur Largo Winch t.23: La frontière de la nuit, avec Éric Giacometti chez Dupuis), Sara Colaone (sur Georgia O’Keeffe, amazone de l’art moderne, avec Luca de Santis chez Éditions Steinkis), Jean Van Hamme (sur Blake et Mortimer t.28: Le Dernier Espadon (avec Teun Berserik & Peter van Dongen chez Éditions Blake & Mortimer), Riad Sattouf (sur Le Jeune Acteur 1: aventure de Vincent Lacoste au cinéma chez Éditions Les Livres du Futur), Olivia Ruiz (sur La Commode aux tiroirs de couleurs (avec Winoc, Amélie Causse & Véronique Grisseaux chez Éditions JC Lattès/Grand Angle et basé sur le roman éponyme de Olivia Ruiz) ainsi que Amélie Fléchais et Jonathan Garnier (sur Bergères guerrières T.4 (chez Glénat).

Dans le Cahier Critique (section “Ça vaut le détour”) je note Saisi par la nuit de Yoshiharu Tsuge chez Cornélius (rassemble “douze récit parus entre 1975 et 1981. Le contenu est inégal, mais (…) impose le respect général, aussi bien par l’originalité de ses sujets qu’en terme de narration”) et deux titres mineurs de Osamu Tezuka: Debout l’Humanité et Avaler la Terre chez Flblb (“oeuvres (…) assez savoureuses (…) impossible à résumer (…) des passages franchement marrants et d’autres carrément sordides“).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

Solaris #220 (Automne 2021)

Comme toujours, Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre au Québec et ailleurs. Celle-ci  s’ouvre à nous en trois volets. Le volet fiction comprend cinq nouvelles qui nous permettent d’échantillonner les différentes saveurs de la littérature de genre actuelle. 

  • “Le Matin, les arbres et leurs cadeaux“ par Jean-Louis Trudel. La présentation du numéro, par Pascal Raud, nous indique que ce récit “nous entraîne en sol chilien à la suite d’Anghia Chaudhry, une envoyée de la Mère des Arbres chargée du recouvrement de sommes impayées.“ Mais le voyage de Chaudhry à aussi un objectif très personnel… “Une nouvelle dans la veine solarpunk, un genre qui présente un futur où l’humanité a trouvé certains moyens pour contrecarrer, entre autres, les changements climatiques.” C’est un bon récit où l’action est bien rythmée et l’univers décrit est vraiment très intéressant mais malheureusement parfois un peu difficile à suivre. stars-3-0
  • “L’Artisan du déluge“ par Dave Côté. Le protagoniste de ce récit, Aurel, est aveugle. Il “a besoin de la réalité augmentée pour voir, travailler, enfin vivre tout simplement. Lorsqu’un hacker vide son compte bancaire et détruit son interface RA, Aurel fait appel à une amie pour lui reconstruire une interface à partir d’une vieille RA rudimentaire presque gratuite.” Évidemment il y a une malfonction… Encore une fois un concept super intéressant et un texte bien écrit. J’ai bien aimé. stars-3-5
  • “L’Autre Trame du temps“ par Hugues Lictevout. Dans cette histoire “au lieu de prendre des vacances avec sa femme et ses enfants dans une Zone Atemporelle, Louise, une flic du temps, attend son indic en Australie en 1998. Celui-ci prétend avoir des informations qui pourraient bien faire douter Louise…” Si l’on peut manipuler le temps comment savoir quelle version de l’Histoire est la “bonne”? Très bon texte, sur un sujet fascinant. stars-3-5
  • “Le Carrousel“ par Orson Scott Card. Dans ce récit “les morts ne restent pas morts bien longtemps. Cyril s’aperçoit vite que sa relation avec son épouse ressuscitée ne sera plus du tout la même. Un texte fantastique intimiste, traduit par Pierre-Alexandre Sicart.” Dans un monde où les morts nous reviennent mais dépourvu d’émotions, le monde est surpeuplé et cela crée une étrange vie de couple qui trouble le protagoniste jusqu’à ce qu’un tour de carrousel lui permette de rencontrer Dieu… Intéressant concept et superbement écrit. stars-4-0
  • “Les Cosmos invisibles“ par Mario Tessier. Ce récit nous invite “à prendre le café et écouter un «explorateur du multivers, un prospecteur de l’ensemble des mondes possibles» nous narrer des univers fabuleux, étranges, renversants.” Un bon texte qui a malheureusement trop de descriptions et pas assez d’action. Toutefois, il explique très bien la plus récente théorie sur la création de l’univers et offre une parfaite introduction à l’article du Futurible qui suit… stars-3-0

Solaris-220Le volet documentaire n’offre qu’un seul article, un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui nous parle des “Cartes de Tendre, ou la géographie imaginaire.” Il nous explique ce qu’est la géographie imaginaire dans toute ses différentes incarnations, en trace un historique et nous décrit son utilisation dans la littérature. C’est comme toujours passionnant et superbement documenté. Je dois avouer que ce genre d’article est la raison principale pour laquelle je lis Solarisstars-4-0

Finalement, le volet critique (23 p.) se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne.

“L’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire” nous offre un numéro très riche avec, cette fois, une sélection particulièrement intéressante de fictions. C’est donc une lecture incontournable pour tout amateur de littératures spéculatives qui cherche à se divertir et à en apprendre plus sur le sujet… stars-3-5

Capsules

 

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Kebek 2: Adamante

“Un récit de science-fiction situé dans la province de Eeyou Istchee Baie-James, région des Monts Otish, au Québec. Roy, gravement brûlé à la fin du tome 1, guérit de ses blessures à une vitesse que les médecins ne peuvent expliquer. La découverte de la femme à l’intérieur du sarcophage a enflammé les réseaux sociaux et le monde entier suit cette découverte humaine et scientifique. Qui est-elle, d’où vient-elle et surtout de quelle époque ? Les fresques murales découvertes à proximité de la sphère dateraient de 400.000 ans, bien avant homo-sapiens. Et pourtant la sphère semble issue d’une technologie encore inaccessible à la science actuelle. «Elle» est vivante, et va bientôt pouvoir répondre à ces questions…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Page 11

Pour en savoir plus sur le début de l’histoire, voir mon commentaire sur le premier tome. Roy récupère très vite des blessures infligé par le feu bleu et continue son récit des événements à l’avocat qui enquête sur la situation. L’annonce que le sarcophage de diamant noir contenait une femme — et qu’elle est vivante! — bouleverse la planète au point de générer des désordres sociaux qui atteignent la révolte armée dans certains endroit. La météo et les barrages routiers leur ayant coupé la route de l’aéroport, le convoi qui amène Roy se réfugie à la prison de Bordeaux. “Elle” est vivante mais faible. Elle s’appelle Adamante. Le liquide de le sphère lui permet de restaurer — la technologie de sa civilisation semble d’ailleurs beaucoup utiliser cette “eau morphogénique interfaciale”. Elle a apprise notre langue très rapidement et se raconte en images. Elle est humaine mais d’un temps lointain. Un cataclysme cosmique menaçait la planète et la sphère était une sorte de capsule temporelle qui devait préserver le savoir de la civilisation ainsi qu’un mâle et une femelle humaine pour pouvoir tout recommencer. Mais son récit est interrompu par l’arrivé des militaires qui se saisissent d’Adamante. 

Roy, avec l’aide d’une coalition d’autochtones et d’employés de la mine, bloque l’avion cargo militaire qui emportait Adamante mais dans les combats Roy est gravement blessé d’une flèche en pleine poitrine (un incident de “friendly fire”). Il est sauvé par Adamante grâce à sa technologie et à une transfusion de son sang. Mais à son réveille, elle a disparue. Il la cherche près du site de la sphère noire, mais celle-ci s’est transformé en une forêt de cristaux qui contamine tout autour d’elle. Roy trouve Adamante sans vie près de l’entrée de la grotte. Télépathiquement elle lui dit qu’elle sera toujours en lui… Dans les grottes les scientifiques détectent l’émission d’un puissant rayonnement électromagnétique qui supprimes la couleur rouge (c’est pour ça que tout est bleu!) et la sphère pulse comme si elle était vivante. Le processus de métamorphose de la matière s’accélère et la contamination croît sans cesse. Les militaires ont découvert une contamination similaire quand ils ont ouvert le deuxième sarcophage. Ils en concluent que la sphère ne peut apporter rien de bon et décide de détruire la zone contaminée avec des bombes nucléaires! Roy a à peine une minute pour fuir le plus loin possible mais l’explosion le laisse congelé et transpercé de glaçons! Il passe deux mois dans le coma mais la transfusion d’Adamante a transformé sa nature et, contre tout bon sens, il survit. 

Roy et l’avocat quitte Bordeaux pour l’aéroport de Mirabel pour prendre un vol qui les ramène dans le nord. Pendant le vol Roy rêves aux souvenirs d’Adamante. Le récit de celle-ci semble avoir tracé un portrait de sa civilisation plus beau que la réalité: il semble y avoir eut des guerres car les sphères noires sont attaquées par une armées en scaphandres noires, les Krankens, qui réussissent à faire pénétrer une de leur arme (un bâton-venin) dans la sphère juste avant qu’elle se referme. Cela a contaminé sa programmation (c’est pour ça que la sphère ne s’est jamais réactivée, du moins pas avant d’être découverte par les mineurs) ainsi que le compagnon mâle d’Adamante. Arrivé à la base de Polarion, sur Bakon Island dans l’archipel arctique, Roy apprend que le second sarcophage a émis un intense rayonnement qui a tué ou “altéré” ceux qui l’on ouvert. Il découvre alors que l’occupant du sarcophage est son sosie avec qui il partage une sorte de singularité génétique et… le coeur d’Adamante!

[ fin du spoiler, euh, je veux dire divulgacheur ]

Le graphisme de cette BD est tout simplement superbe mais le récit est un peu décevant — surtout la fin… qui m’apparait un peu précipitée. Beaucoup de détails de l’histoire restent non résolu ou inexpliqués  (par exemple: la transformation de la sphère est-elle un processus de terraformation programmé ou simplement le résultat de la contamination par les Krankens?). Il aurait sans doute fallu un troisième tome pour permettre à l’histoire de se développer un peu plus (comme nous montrer un peu plus du quotidien d’Adamante à son époque, son histoire d’amour, comme le faisait Barjavel dans le roman). Par moment, le récit est aussi un peu confus et il est difficile de distinguer ce qui fait partie du flashback narratif et ce qui est le récit principal (la présence de l’avocat aide sur ce point).

La BD remplie tout de même sa promesse d’adapter (librement et en la ré-actualisant) l’histoire de La nuit des temps de Barjavel (en y ajoutant des éléments de La sphère d’or de Cox— comme le fait que les intentions de la sphère ne sont pas nécessairement bienveillantes). L’adaptation est d’ailleurs excellente et l’on peut aisément avoir une idée de tout les détails non expliqués si on a lu les histoires originales (cela nous permet de “lire entre les lignes” en quelque sorte). Malgré ses quelques faiblesses, cette BD est donc très belle, plutôt divertissante et agréable à lire. C’est donc, somme toute, une excellent lecture que je ne peux que recommander (comme la plupart des ouvrages de Philippe Gauckler). 

Kebek: t. 2: Adamante, par Philippe Gauckler. Paris: Ed. Daniel Maghen, avril 2021. 96 pages. 25 x 33 cm. 19.00 € / $C 39.95. ISBN 978-2-35674-084-7. Pour lectorat adolescent (14+). 

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© DM

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Revue de ‘zines [002.022.023]

Revue de ‘zines

Oula!, ma dernière chroniques remonte a de nombreux mois déjà. Il me faut donc faire un peu de rattrapage considérant qu’il y a toujours un flot constant de magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #235 (Janvier-Mars 2021)

Animeland-235Une autre volumineux numéro (144 pages) qui, dans le contexte des jeux olympiques de Tokyo, nous offre un dossier sur la thématique du sport: Pop culture et J.O., lieux emblématiques des J.O., anime de sport (Slam Dunk, Jeanne et Serge, Ippo le Challenger, Touch: Le batte de la victoire, Yuri! On Ice), le sport à la Japonaise (Sumo: Hinomaru Sumo, Judo: Yawara!, Kendo: Kenshin le Vagabond, Kyûdô: Tsurune, Karuta: Chihayafuru), Captain Tsubasa, handisports dans l’anime et le manga (NHK Paralympic Programme, The Breakers, Running Girl, Real), Expo Sport x Manga à Lausanne, les sports WTF (Metal Fighter Miku, Gunnm), autres anime de sport (Sport Billy, Les fous du volant, Foot 2 Rue), les sites de J.O. à Tokyo, sportifs fans de mangas, etc.

Dans “Ça ferait un bon anime” on nous introduit à quelques bons mangas comme Blue Lock, Comet Girl, La Gameuse et son chat, Dédale, Insomniaques, The Elf and the Hunter, L’Homme qui au Nobunaga, Le Tigre des neiges, Les Carnets de l’apothicaire, Les Racailles de l’autre monde, Death Note: Short Stories, et Quand sonne la tempête.

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Demon Slayers Le Train de l’infini, Ex-Arm, Détective Conan The Silent Bullet, Kemono Incidents, La Voie du tablier, My Hero Academia S5, Love Death + Robots v. 2, Ride Your Wave, Invincible, To Your Eternity, Les Mitchell contre les machines, D’Artagnan et les trois mousquetaires, Luca, Spirit: l’Indomptable, et Yasuke.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Bounthavy Suvilay, Kazuki Mukaitoge, Shouta Umehara), Focus (Bilan du marché manga 2), Fermez les Yeux (Tout pour la musique), Hommage (Kintaro Miura, Yasuo Otsuka, Osamu Kobayashi, Shunsuke Kikuchi), Séance Studio (Science Saru), Jeu vidéo (Nier Replicant, Resident Evil VIllage, Scarlet Nexus), l’animation dans la Pub (Wizz pour Head & Shoulders), Figure de Pro (Nathalie Altamann), Pourquoi (tant de différence dans les traductions de titres?), Trouvaille (Shadowz), et Humeur.

L’incontournable magazine francophone de l’anime nous offre encore un numéro très riche en information pour prouver à tous qu’il est toujours pertinent. À lire pour tous les amateurs d’anime… stars-3-5

Capsules

Animeland  HS Studio Ghibli  (Juillet-Septembre 2021)

Animeland-HS-ghibliCe volumineux (144 pages) numéro Hors-Série est entièrement dédié au Studio Ghibli. Un dossier nous présente d’abord les 28 visages et facettes de Ghibli: Ghibli avant Ghibli, fonctionnement atypique, Musée, Parc, Donguri: les magasins officiels, Portraits (Hayao Miyazaki, Isao Takahata, Toshio Suzuki, Goro Miyazaki, Joe Hisaishi, Hiromasa Yonebayashi), Hommage (Michiyo Yasuda, Yazuo Ôtsuka, Yushifumi Kondo), et les autres talents de Ghibli.

Dans le segment Focus on aborde les tapisserie d’Aubusson, l’analyse des spécificités, l’importance de la musique, les femmes chez Ghibli et Ghibli au Musée Art Ludique. On retrouve également une série d’entretiens avec Toshio Suzuki, Goro Miyazaki, Philippe Vallotti et Steve Alpert. Finalement, avec Ghibli par l’écran, on présente en une ou deux pages chacune des productions du Studio Ghibli (en vingt-six topos). Le numéro se conclut avec une bonne bibliographie sur le sujet…

Si vous voulez tout savoir sur le Studio Ghibli ce numéro vous sera indispensable ! C’est la ressource ultime. stars-4-0

Capsules

dBD #156 (Juillet-Août 2021)

dBD-156Dans le cahier actualités, je remarque Moebius métamorphe aux Humanos qui compile de nombreux textes et recherches de Daniel Pizzoli, Florent Chastel et Claude Ecken qui avaient été précédemment inclus dans des anthologies. On retrouve également L’art de Mézières par Mézières et Quillien chez Dargaud. Finalement, on nous présente en deux pages les nouveautés mangas, dont je ne retiendrais que Le chat qui rendait l’homme heureux (Umi Sakurai chez Soleil).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Sylvain Vallée au sujet de Tananarive (avec Mark Eacersall chez Glénat). Les entrevues se poursuivent avec Dominique Bertail (sur Cahiers Madeleine), Jean Dufaux et Jacques Terpant (sur Un roi sans divertissement chez Futuropolis),  Marc Lévy (sur L’Agence des invisibles 1 chez Philéas), Gaétan Nocq (sur Les Grands Cerfs chez Daniel Maghen) et Jean-Michel Dalot et Johan Pilet (sur Ninn t.5: Magic City chez Éditions Kennes).

Dans le Cahier Critique je note Bob Morane t.1: Les  100 Démons de l’Ombre Jaune par Corbeyran, Christophe Bec et Paolo Grella chez Delcourt (Bien), I’m standing on a million lives t.1 par Naoki Yamakawa & Nao chez Pika (Bien), Elle et son chat par Makoto Shinkai & Tsubasa Yamaguchi chez Pika Seinen (Super!), L’Attaque des Titans t.34 [final] par Hajime Isayama chez Pika (Super!), Tetsu & Doberman t.3 par Tsutomu Ohno chez Doki-Doki (Super!), Lonely Worlds t.2 par Iwatobineko chez Ki-oon (Super!), et Undead Unluck t.1 par Yoshifumi Tozuka chez Kana (Super!).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #157 (Octobre 2021)

dBD-157Dans le cahier actualités, je remarque le retour du magazine mythique Métal Hurlant grâce à une campagne de crowdfunding. Le premier numéro est consacré au thème du futur: cinquante intervenants traiterons du sujet à leur façon. Un numéro sur deux sera consacré à la réédition de BD publiées dans les anciens numéros. Cette réincarnation du magazine est trimestrielle et comporte 288 pages couleurs. Wow! On nous présente également une pleine page de nouveautés mangas: One Piece t.99 (Eiichiro Oda, chez Glénat), Coffrets Attaque des Titans (Hajime Isayama, chez Pika), Yakuza Réincarnation t.1 (Hiroki Miyashita, chez Kazé), Yokai Manga (Wilson & Takita d’après Hearn, chez Graf Zeppelin), The Vampire and the Rose (Noriko Asaka, chez Soleil) et My Capricorn Friend (Otsuishi & Masaru Miyokawa, chez Moonlight).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Xavier Dorison, Denis Bajram, Alexis Sentenac, Brice Cossu et Yoann Guillo sur leur interprétation de Goldorak (chez Kana). Les entrevues se poursuivent avec Nicolas de Crécy (sur Villa Transit t. 3 chez Gallimard), Florent Ruppert  et Jérôme Mulot (sur La Part merveilleuse t.1: Les Mains d’Orsay chez Dargaud), Léo Heitz (sur Satchmo chez Jungle-Ramdam), Catel Muller et José-Louis Bocquet (sur Alice Guy chez Casterman), Alex Baladi (sur Revanche chez The Hoochie Coochie), Noah Van Sciver (sur Fante Bukowski, l’oeuvre complète chez L’Employé du Moi) et Konami Kanata (sur Les chaventures de Taï et Mamie Sue t.3 chez nobi nobi!). On retrouve également un hommage à Raoul Cauvin (père des Tuniques Bleues, de Sammy et de Pierre Tombal) décédé en août 2021.

Dans le Cahier Critique je note Mars Red t. 1 de Kemuri Karakara chez Panini (Bien; “adapté d’une pièce de théâtre de Bun-O Fujisawa (…) revisite le thème du vampire dans le contexte de l’ère Taishô”), Un Assassin à New York de Jinpachi Môri et Jiro Taniguchi chez Pika Graphic (Top!; “un très beau livre qui rappelle (…) que Taniguchi (…) avait de multiple cordes à son arc”), ainsi que  Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi chez Pike Seinen (Super!; “un récit intimiste, touchant et délicat, à l’humeur souvent morose et cafardeuse (…), une jolie histoire donc aussi, au dessin fin et expressif”).

Comme toujours dBD constitue une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-4-0

Capsules

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Le chat du rabbin #10: Rentrez chez vous!

ChatDuRabbin-10-cov“Zlabya et son père, le rabbin, mais aussi le rabbin du rabbin, aidés et interrompus par le Chat, bien sûr, racontent. Ils disent, à travers leurs voyages au Proche Orient de 1870 à 1973, leur quête d’une Terre Promise, d’un endroit où ne pas être en danger. Ils racontent un destin français, celui d’une famille ballotée par l’histoire, le racisme, la volonté de trouver sa place, d’Alger à Nice, en passant par Jérusalem ou la Galilée.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

ChatDuRabbin-10-p009

Page 9

Sur le bord de la mer, au début de l’année, le rabbin, sa famille et ses ouailles, font la cérémonie du Tashlih, où ils secouent les pans de leur vêtement comme pour en chasser le mal. Le chat commente que ”Croire en Dieu, c’est accepter de faire des trucs ridicules en son nom.” Le rabbin acquiesce que c’est absurde et ridicule… mais il est interrompu par des hommes sur la plage qui leur crient “Sales juifs. Retournez chez vous!” S’ensuit une échauffourée dans la mer… Suite à cet événement, le mari de Zlabya veut déménager en Israel. Alors le rabbin du rabbin raconte que quand il était petit il est allé à Jérusalem et ce ne fut pas une bonne expérience. Même Zlabya raconte que quand elle a fait une fugue elle s’est retrouvé dans un kibboutz en Galilée mais elle en est revenue. Le rabbin aussi a essayé d’aller en Israel pour accomplir le souhait d’une ouaille qui voulait y être enterré mais les anglais limitaient l’immigration (même des morts) alors il l’a enterré en Égypte! Mais le mari de Zlabya veut toujours y aller. Et il ira… quand ils seront vieux, en 1973. Zlabya est vieille et grosse (et le chat toujours vivant!!). Mais les gens le prennent pour un arabe et Zlabya ne peut pas supporter la climatisation. Alors ils trouveront le terre promise à… Nice! En fait, l’histoire des Juifs c’est l’histoire du monde… et de la famille de Joann Sfar.

Le style de Sfar m’agace toujours avec ses planches à six cases, son dessin brouillon et ondulant, ou ses couleurs criardes, mais c’est Sfar et on finit toujours tout même par trouver ça beau. C’est un long album avec un récit fort et riche qui diverti, amuse même, et fait réfléchir sur le racisme. Une très bonne lecture que je recommande — surtout pour les amateurs d’histoire, de chats et de métaphysique! Et comme toujours, dans le bas de la dernière page, Sfar nous annonce que le prochain album s’intitulera “Alleluia dans l’autobus!” En fait le tome 11, paru en novembre 2021, s’intitule La Bible pour les chats

Le chat du rabbin. 10, Rentrez chez vous!, par Joann Sfar. Paris: Dargaud (Coll. Poisson Pilote), octobre 2020. 96 pages, 22.5 x 29.5 cm, 16,00€ / $C 27.95, ISBN 978-2205-08003-2. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© Dargaud 2020.

Voir aussi mes commentaires sur les autres volumes du Chat du Rabbin.

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Le clan des Otori #1

ClanDesOtori-1-covGuerre, amour, spiritualité et art incontesté du récit: une fresque puissante au cœur d’un Japon médiéval fantastique sublime. 

Le Silence du Rossignol vous entraîne dans une quête épique, au cœur d’un Japon féodal où se côtoient poésie délicate et terrible violence. Vengeance, traîtrise, honneur et loyauté, beauté, amour fou… Derrière les visages impassibles et les codes immuables se cachent des cœurs passionnés et des sentiments farouches.

L’adaptation en bande dessinée du roman de Lian Hearn.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Je n’ai malheureusement pas encore lu le roman original de Lian Hearn (Tales of the Otoriqui se décline en cinq volumes: Across the Nightingale Floor (2002), Grass for His Pillow (2003), Brilliance of the Moon (2004), The Harsh Cry of the Heron (2006), Heaven’s Net is Wide (2007), plus les prequels Shikanoko (4 vol., 2017) et Children of the Otori (2 vol., 2020)). C’est cependant sur ma liste de lecture (quoi que lire l’adaptation BD pourrait représenter la voie paresseuse…). J’ai toujours cru qu’il s’agissait d’un roman historique mais c’est en fait un récit de fantasy historique qui se déroule dans un Japon féodal imaginaire.

ClanDesOtori-1-p15

T. 1, Page 15

Le Japon de la seconde moitié du XVIe siècle est en proie d’une guerre civile qui oppose trois clans: les Tohan à l’Est (dirigé par Iida Sadamu), les Seishuu à l’Ouest (dirigé par Dame Maruyama) et les Otori au centre. Ces derniers ne possèdent plus que le Nord car, après la défaite de la bataille de Yaegahara, le Sud a été cédé aux Noguchi, vassaux des Tohan. On retrouve également les “Invisibles” (un groupe de pacifistes [des chrétiens] qui se cache dans les montagnes et est persécuté par les Tohan) et la “Tribu” (une caste de ninja aux pouvoirs surnaturels). Lorsque son village est incendié par le seigneur Tohan, Tomasu est recueilli par Otori Shigeru qui l’adopte et le renomme Takeo. Peu à peu celui-ci se découvre des “talents” spéciaux qui le révèle comme une membre de la Tribu. Shirakawa Kaede est une otage des Noguchi que Iida Sadamu désire marier à Shigeru pour établir une alliance entre les Otori et les Tohan. En fait, ce mariage n’est qu’un prétexte où se croiserons des complots d’assassination. Lorsque Takeo et Kaede se rencontrent, ils tombent amoureux…

C’est un récit complexe où l’on voit se développer les destins de Takeo et Kaede au travers diverses machinations politiques. C’est bien écrit et captivant. Toutefois, le dessin appartient à cette tendance récente qui offre un style brouillon et angulaire (comme Johann Sfar) que je déteste. Mais, bon, c’est un genre et on s’y habitue à la longue. L’adaptation m’apparait excellente et dans l’ensemble l’ouvrage nous offre une bonne et agréable lecture. C’est une intéressante façon de découvrir l’univers créé par Lian Hearn. Un deuxième tome est paru en octobre 2021.

Le clan des Otori #1: Le silence du rossignol, par Stéphane Melchior (texte, d’après l’oeuvre de Lian Hearn) et Benjamin Bachelier (dessin). Paris: Gallimard BD, mars 2021. 96 pages, 23.7 x 31,7 cm, 17.80 € / $C 22.99, ISBN 978-2-07-512334-1. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© Liam Hearn, 2002. © Gallimard 2021 pour la présente édition.

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Histoire de la Science Fiction en BD

HistoireDeLaSFenBD-covTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la science-fiction ! Découvrez la première bande dessinée documentaire retraçant l’histoire de la science-fiction, narrée par un spécialiste du genre. Plus qu’un simple historique, il s’agit d’une véritable réflexion autour du genre, un panorama riche en anecdotes et en surprises. Qui a écrit le premier récit de science-fiction ? Comment est née la science-fiction américaine ? Quels livres faut-il lire pour tout savoir sur la conquête spatiale ? Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?”

“Aujourd’hui, la science-fiction est présente partout, plus seulement en littérature, mais aussi au cinéma, dans les jeux vidéo et même dans la vie quotidienne. Qui a inventé le mot science-fiction ? Et le mot robot ? Qui sont les grands auteurs du genre ? Quels livres indispensables faut-il avoir lus ? Un spécialiste répond à toutes les questions dans ce livre de référence, raconté en bande dessinée. Tout apprenti lecteur pourra désormais s’y retrouver dans la jungle des créateurs visionnaires qui, d’Asimov à Zelazny, ont compté dans l’histoire de la science-fiction. Préface de Pierre Bordage.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La bande dessinée peut aisément devenir un medium éducatif. J’ai déjà mentionné par exemple qu’au Japon il y avait une tradition de manga éducatif pour enseigner l’histoire entre autre (ceux-ci sont rarement traduit mais Bayard à tout même publié la série L’Histoire en Manga). On retrouve aussi beaucoup de biographies en BD, comme celle de P.K. Dick ou de Brigitte Bardot. Alors pourquoi pas une BD sur l’histoire de la science fiction ? On nous présente ici les origines de la SF (Homère? Lucien de Samosate? Cyrano de Bergerac? Thomas More? Swift? Shelley?), les classiques (Jules Vernes, H.G. Wells), l’importance des magazines Pulps dans le développement du genre, les débuts de la SF française et du merveilleux scientifique (Flammarion, Rosny Ainé, Barjavel, etc.), l’Âge d’Or de la SF américaines (Asimov, Heinlein, van Vogt, Sturgeon, Vance, Blish, Bradbury, Brackett, Leiber, Anderson, Simak, Pohl, Sheckley…), l’Angleterre et la New Wave (Moorcock, Stapledon, Huxley, Orwell, Clarke, Tolkien…), l’Alternative Américaine (Matheson, Vonnegut, Dick, Herbert, Silverberg, Ellison…), la SF américaine féminine (Merril, Moore, Le Guin, Russ, Sargent…), le Cyberpunk (Gibson, Dozois, Vinge…), la SF française moderne (Wul, Moebius, Druillet, Verlanger, Brussolo, Wintrebert, Léourier…) et la SF d’ailleurs (Kepler, Lang, Lem, Tolstoï, Strougatski, Salgari, Aldani, McDonald, Marin, Garcia Marquez, Tezuka, Komatsu, Sansal…).

Ce n’est certes pas exhaustif mais l’ouvrage couvre BEAUCOUP de terrain. C’est tout de même assez bien illustré mais surtout très bien écrit car on utilise toutes sortes de petits trucs très astucieux pour garder captivant un sujet qui, on ne s’en cache pas, pourrait être un peu aride et ennuyeux par moment. On nous transporte dans l’espace et dans le temps, ressuscite des auteurs pour qu’ils nous parlent d’eux même, de leur collègues, ou pour qu’ils argumentent entre eux, et le tout est entre-coupé d’encarts informatifs et de suggestions de lectures. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant et, ma foi, j’en redemandais. L’ouvrage aurait pu s’étendre en discutant des sous-genres, des thématiques, parler de plus d’auteurs, introduire plus de titre, etc., mais bon, ce n’est pas une encyclopédie mais une introduction alors il faut bien se restreindre! 

C’est le parfait ouvrage pour introduire la science fiction (tant littéraire que médiatisée) à un lecteur qui n’en a jamais lu et, si vous êtes déjà un amateur du genre, vous vous rappellerez nostalgiquement des lectures passées et même découvrirez des nouveaux auteurs ou titres que vous ignoriez jusqu’alors! C’est une lecture agréable et très instructive. Donc un ouvrage essentiel pour toute personne qui s’intéresse de près ou de loin aux littératures de l’imaginaire…

Histoire de… en bande dessinée: La Science Fiction, par Xavier Dollo & Djibril Morissette-Phan. Los Angeles: Éditions Critic / Les Humanoïdes Associés, novembre 2020. 216 pages, 19,8 x 26,7 cm, 22,00 € / $C 37.95, ISBN 9782731676006. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-4-0

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© 2020 Humanoids, Inc.

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Demain les chats

DemainLesChats-covAprès la guerre et l’épidémie, qui des chats ou des rats gagnera le pouvoir et le savoir des humains ?

À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui peut se brancher sur Internet grâce à une prise USB greffée au sommet de son crâne. Ces deux-là se rencontrent et se découvrent alors que le monde des humains s’embrase.

Les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine… et éviter que l’effrayant Cambyse ne mène les rats à la conquête du monde.

Après le succès de Demain les chats de Bernard Werber, Bastet et Pythagore s’incarnent en bande dessinée pour gagner la guerre contre la barbarie.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Bastet fait la connaissance de son nouveau voisin, Pythagore: un ancien chat de laboratoire devenu intelligent qui peut s’interfacer avec l’internet et ainsi en apprendre beaucoup sur les humains. Bastet a toujours été intéressé à la communication inter-espèces mais ne semble pas avoir beaucoup de succès avec sa “servante”, Nathalie. À travers leurs points de vues, nous voyons la situation en France dégénéré de terrorisme (avec une référence à l’attentat contre Charlie Hebdo) à guerre civile, puis une grave épidémie finit d’anéantir la civilisation. La ville de Paris semble maintenant sous le contrôle des rats. Seule une petite poignée d’humains semble avoir survécu mais, avec l’aide de Pythagore et de Bastet, ils s’organisent et assemblent une armée de chats qui tentera de sauvegarder la civilisation humaine…

Demain les chats est une bande dessinée scénarisée par Pog et illustrée par Naïs Quin qui adapte le roman de Bernard Werber. Je n’ai pas lu le roman mais cela me semble assez fidèle à l’histoire originale. C’est définitivement un clin d’oeil à Demain les chiens (City) de Clifford D. Simak où un robot et des chiens parlants veillent sur une civilisation post-humaine.

Le dessin me rappel un peu le style un peu brouillon de Joann Sfar mais en plus agréable à l’oeil. Ce n’est certes pas mon style préféré mais on s’y habitue rapidement et cela demeure un support très efficace à la narration. C’est une belle histoire de survie qui, même si elle fait allusion aux aspects les plus sombres de l’humain, offre tout même un peu d’optimisme à la fin. C’est donc un excellent récit post-cataclysmique que je ne peux que recommender.

Demain les chats, par POG (adaptation & dialogues), Naïs Quin (dessin & couleur) et Bernard Werber (récit original). Paris: Albin Michel, avril 2021. 144 pages, 20 x 28 cm, 18,90 € / $C 29.95, ISBN 978-2-226-44930-6, Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© Werber, Pog, Quin. © Éditions Albin Michel 2021.

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