SDL: Jour 1, mercredi

SDL2018

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Mercredi, 14 novembre, le salon du livre (SDL) était ouvert gratuitement au grand public. Tel que promis, j’y étais. J’avais peur qu’il y ait une foule monstre mais finalement il n’y avait pas tant de monde que ça. La journée des bibliothèques (où l’on peut entrer gratuitement avec une carte de membre des bibliothèques de Montréal ou de la BAnQ) est maintenant le jeudi! Il est clair que le salon fait de grands efforts pour être accessible à un plus grand public.

Cette année, les invités d’honneur sont Joséphine Bacon, Samuel Champagne, Martine Devaux, Marianne Ferrer, Dany Laferrière, Heather O’Neill, Alain Vadeboncoeur et Bernard Werber. On note quelques innovations dont une zone SDL ADO (c’est tout un engagement de tenter de dynamiser les visites des adolescents au salon. Bonne chance!) et une présence accrue d’éditeurs et d’écrivains anglophones, entre autre avec la présence de l’Association of English Language Publishers of Quebec et la Quebec Writer’s Federation, ainsi que des librairies anglophones (Drawn & Quarterly et Paragraphe).

IMG_3895Comme à mon habitude, j’en ai fait le tour dans tout les sens, afin de prendre le pouls de l’édition cette année. Mais il y a tellement de chose à voir (des BD, des romans, des tonnes de documentaires, des livres pour enfants, des livres audio, et j’en passe) que s’en est accablant. La tête me tourne juste à y penser…

Je note d’abord l’absence du cahier-guide habituel qui a été remplacé cette année par une charmante carte beaucoup plus pratique et, surtout, écologique. On a pas vraiment besoin des articles qu’offrait auparavant le cahier. C’était la carte qui était le plus utile. Bon choix.

Chrysanthe1GFCette année, je n’ai rien vu dans les nouveautés qui ait particulièrement éveillé mon désir. Un livre m’a intrigué: Shinrin Yoku; Les bains de forêt, le secret de santé naturelle des Japonais par Pr. Yoshifumi Miyazaki [Biblio-Mtl]. Et il y a bien sûr les plus récentes parutions chez Alire: Les Pierres et les Roses 2: La voie des roses et Les Pierres et les Roses 3: La Balance et le Sablier par Élisabeth Vonarburg, Radio Vérité: la radio du vrai monde par Jean-Jacques Pelletier, Neiges Rouges par François Lévesque, Chrysanthe 1: La Princess perdue  par Yves Meynard, et Les Traitres du Camp 133 par Wayne Arthurson. Ne manquez pas de mettre la main sur leur Catalogue 2018-2019!

J’ai profité du salon pour prendre contact auprès des distributeurs de BD et de manga pour quêter quelques services de presse. Je n’ai pas eu recours à des services de presse pour faire des commentaires de lecture depuis très longtemps (pendant plus de vingt ans j’ai écris sur la SF francophone quand je faisais Samizdat et sur les mangas en anglais quand je faisais Protoculture Addicts). Mais je fais ce blogue depuis plus d’une dizaine d’années alors il serait temps que commente un peu plus de nouveautés… Et pour ça, je vais avoir besoin de recevoir des services de presse. On verra ce que ça donne.

IMG_3900J’ai aussi assisté sur l’Espace TD à une intéressante conférence sur la “Philosophie fiction” avec Karoline Georges, Elisabeth Vonarburg, Esther Rochon et Bernard Werber. Mais n’est-ce justement pas l’attribut de la science-fiction (et des littératures de l’imaginaire) de raconter des histoires qui se déroulent hors de notre quotidien ou de notre réalité pour se questionner sur la nature humaine et ses possibles devenir? Des extraits video de la conférence seront ajouté au blogue dans les jours qui suivent.

 

 

Je remarque qu’il n’y toujours pas de présence des bibliothèques de Montréal au SDL (en fait, cette année, je crois que même la BAnQ n’avait aucun kiosque). Cela est très décevant car le SDL est pourtant l’endroit idéal pour rejoindre des lecteurs. Étrangement, beaucoup de citoyens de Montréal ignorent qu’ils ont accès à un vaste réseau de bibliothèques où ils peuvent emprunter gratuitement tout les livres qu’ils désirent (ou presque)!

En fait, plus je fréquente les bibliothèques et plus je me rends comptes que je n’ai plus (et ne ressent plus) le besoin d’acheter des livres, puisque je trouve tout ce que je veux dans les bibliothèques (même les nouveautés — avec un léger délai). Je n’achète donc plus de livres — à moins, bien sûr, d’un énorme coup de coeur (ça arrive). Et puis, il faut tout de même en acheter quelques uns pour faire vivre les libraires, les éditeurs et, surtout, les auteurs!

IMG_3898Le SDL est donc à voir absolument. C’est l’endroit idéal pour avoir une vue d’ensemble de l’édition francophone, pour découvrir les dernières nouveautés et pour faire ses emplettes des fêtes!

Moi, j’y retourne samedi pour le lancement du numéro 208 de la revue Solaris (au kiosque d’Alire). Au plaisir de vous y voir!

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Pline vol. 6: Carthage La Grande

pline-v6-cov“Dans le tome précédent : Au terme d’une traversée mouvementée, Pline, Euclès et Félix, flanqués de deux nouveaux compagnons, débarquent à Stromboli. Les uns exultent de se rapprocher de leur terre natale, d’autres se réjouissent simplement de fouler à nouveau la terre ferme… Les plus clairvoyants sentent planer le danger.”

“L’Histoire a retenu son nom. Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?”

“Après une traversée mouvementée, Pline et sa suite débarquent enfin sur la côte africaine. Carthage et son animation, puis le désert et ses dangers, s’offrent au regard du naturaliste pendant qu’à Rome, les intrigues politiques et l’instabilité de Néron annoncent de funestes événements.”

Pline et ses compagnons arrivent enfin dans le port affluent de Carthage. Il y rencontre son ami Vespasien, qui attend de prendre officiellement le poste de gouverneur de la province d’Afrique. On apprend que le jeune garçon que Pline à recueillit est d’origine Phénicienne. L’expédition se lance  alors dans la désert en direction d’Alexandrie!

Pendant ce temps à Rome, Poppée donne naissance à une fille, qui ne survit malheureusement pas longtemps. Néron retrouve l’esclave Plautina qu’il abuse pour oublié que ses responsabilités le rendent misérable. Et Tigellin complote afin de faire d’une pierre deux coups — à la fois contre les chrétiens et pour la spéculation immobilière — d’une façon qui changera le visage de Rome à jamais…

Extraits des pages 5 à 9

Ce fascinant manga historique nous offre un récit à la fois instructif et captivant. Le graphisme de Mari Yamazaki et Tori Miki est plutôt détaillé (de plus en plus avec chaque nouveau volume) et fort agréable à l’oeil. Ce manga est très recommandé particulièrement si la Rome antique vous intéresse. J’attend avec impatience le volume 7 qui devrait paraître en janvier 2019!

Pline, vol. 6: Carthage La Grande, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), juin 2018. 200 pg, 13.3 x 18.2 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-15361-5. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldcat ]

Pline © 2017 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2018 Casterman pour la traduction française.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

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Capsules

Boréal 2018 — Jour 3

Dernière journée de Boréal (dimanche, 6 mai), le congrès québécois des littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy)! [ Voir aussi mes commentaires sur la première et seconde journée du congrès ! ]

J’arrive trop tard pour voir le “documentaire hommage à Joël Champetier” (mais il sera mis disponible sur Youtube plus tard). Malheureusement le panel sur “L’héritage d’Ursula Le Guin” est en concurrence avec mon premier panel…

IMG_2270Le premier événement de la journée est “Le club de lecture de la République”, animé par Geneviève Blouin, avec Caroline-Isabelle Caron, Yves Meynard, Jean-Louis Trudel et Élisabeth Vonarburg. Les panelists nous parlent de livres traduits en français qu’ils recommandent comme porte d’entrée à la SF (ils ont fait ces recommendations sur le webzine de la République du Centaure: Jean-Louis, Yves, Élisabeth, Caroline-Isabelle). Élisabeth propose l’oeuvre de Cordwainer Smith, ou de Jean-Claude Dunyach, Yves propose Les Enfermés de John Scalzi mais également l’oeuvre de Robert Reed. Jean-Louis propose principalement Rivage des intouchables de Francis Berthelot. On propose aussi la trilogie climatique de Kim Stanley Robinson (et sa suite, pas encore traduite en français: 2140 New York). Il est aussi question de Solarpunk! J’ai été tout particulièrement intéressé par les suggestion de Caroline-Isabelle. Elle nous fait découvrir l’Afro-futurisme à travers l’oeuvre de l’auteure africaine Nnedi Okorafor, Qui a peur de la mort ? Elle propose également Angelica Gorodischer (SF brésilienne). Encore plus de titre à ajouter à ma liste de lecture!

IMG_2271Mon second panel (et celui qui m’intéressait le plus de tout le congrès) est “Booktubeurs, blogueurs et réseaux sociaux”, animé par Raphaëlle B. Adam (coordonnatrice à l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, contributrices sur Brins d’Éternité et Le Fil Rouge), avec Catherine Girard Ratté (bibliothécaire jeunesse et La Biblio Geek sur Youtube et Facebook; elle parle surtout de BD), Pascale Laplante-Dubé (contributrice sur Les Amazones, émission radio et podcast qui donne voix aux femmes et aux minorités geeks, et à la République du Centaure), Joëlle Rivard (contributrices sur Le Fil Rouge et sur Instagram) et Stéphanie Sylvain (elle co-produit Les Filles de Joual, un blogue sur la littérature québécoise, et elle est sur Facebook et Youtube). Ici on s’interroge sur la part qu’occupe les média sociaux dans l’écosystème du livre au Québec et comment cela influence-t-il la critique littéraire. Dans la plupart des cas, il n’est pas vraiment question de critique mais plutôt de suggestions littéraires. On lit ce qu’on a envie de partager ou on partage ce qu’on envie de lire (ses coups de coeur, et, bien sûr, les services de presse que l’on reçoit). C’est plus facile avec les média sociaux car on a un feed-back immédiat. Évidemment, si tu parle seulement de ce que tu aimes, c’est plus plaisant mais c’est moins populaire. Il faut donc être à l’écoute de ce les gens veulent savoir. Le hic est de savoir rejoindre ses lecteurs: en utilisant des mots-clés (comme bookstagram ou livrestagram), en étant constant dans sa diffusion et en publiant préférablement aux heures de plus grand achalandage, en utilisant plusieurs autres plate-formes de diffusion (i.e. Facebook, Youtube, Instagram, etc.) en plus de son blogue, et en utilisant le réseautage (se faire des contacts). Il y a aussi le “Book Haul”, où l’on présente les livres achetés (ou reçu en service de presse) durant le mois courant. Très intéressant tout ça. Et ça fait plaisir de rencontrer d’autres blogueurs (parce que, paradoxalement, malgré que l’on utilise les média dit sociaux, cela ne fait souvent pas de nous de créatures très “sociales”).

IMG_2275Ma troisième activité de la journée (je dit “activité” parce que c’est plus un jeu qu’un panel) est le “Maltraitement de texte”, animé par Yves Meynard. Une autre événement incontournable du congrès Boréal! Cette année les concurrents sont Dave Côté, Alain Ducharme (qui défend son titre de champion pour une troisième année!), Éric Gauhtier et Isabelle Lauzon. On lit des extraits (plutôt mauvais) de romans ainsi que les suites possibles écrites par chacun des participants. Le public doit alors voter sur lequel des textes constitue la véritable suite! Les participants qui réussissent à berner le public en faisant passer leur texte pour la véritable suite, gagnent des points. Le public gagne aussi des points lorsqu’une majorité vote pour la suite légitime. Tout à fait hilarant! Alain Ducharme demeure le champion mais a annoncé qu’il se retirait de la compétition l’an prochain…

IMG_2277Mon quatrième et dernier panel est “Je veux écrire, par où est-ce que je commence? Comment ont-ils commencé?”, animé par Isabelle Lauzon, avec Jonathan Brassard, Talhi Briones, Ariane Gélinas et Patrick Senécal. Les participants parlent du parcours qui les a amené à être publié et offrent des conseils aux auteurs débutants. Il faut juste se lancer dans l’aventure, travailler fort (écrire tout les jours) et être persévérant. Il n’y a pas de recette magique pour être publié. Chaque auteur suit un parcours différent. Les anecdotes de Patrick Senécal sont toujours succulents!

Le congrès Boréal 2018 se termine avec la cérémonie de clôture et la remise des différents prix: les prix des concours d’écriture: Étudiant (“Le royaume de glace” par Kassandra Del Dotto), Concours d’écriture sur place Catégorie Relève (ex aequo Mariane Cayer avec “Le régal gelé” et Clémence Meunier avec “Tombe la neige”) et Catégorie Pro (Hugues Morin avec “Frill, l’avatar au long museau”), le prix Solaris ( Luc Dagenais pour sa nouvelle “La Déferlante des mères” [sources: Solaris, République du Centaure]), et finalement les prix Aurora-Boréal (Roman: De synthèse par Karoline Georges, Nouvelle: “La nuit aux trois démons” par Philippe-Aubert Côté, BD: Le Seigneur de Saint-Rock par Francis Desharnais & Val Mo, Ouvrage connexe: Petit Guide de la science-fiction au Québec par Jean-Louis Trudel, Création artistique visuelle et audiovisuelle: le film Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, Fanédition: le blogue Horizons imaginaires [sources: Boréal, République du Centaure]).

cloture

Post-scriptum: durant le congrès j’avais le projet de demander aux auteurs participants quel genre de bestioles de compagnie qu’ils avaient. J’aurais compilé ça et écrit l’article pour le fanzine des chats du futur, Chatmizdat. Malheureusement, j’ai manqué de temps (les panels, c’est bien plus intéressant — et puis je suis d’une nature gênée…). Mais bon, on sait tous que Catherine Sylvestre a un cockatiel, Esther Rochon un chat, Julie Martel a un chien et deux rats, Élisabeth Vonarburg a (avait?) des chats, et que Valérie Bédard a un chow-chow et un chat. C’est déjà un début…

À la prochaine (peut-être, parce que, en 2019, le congrès Boréal est à Sherbrooke, alors on verra…)

Voir aussi mes commentaires sur le Jour 1, le Jour 2, et l’album “Visages de la SFFQ”.

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Boréal 2018 — Jour 2

Après une première soirée plutôt tranquille, l’action commence vraiment à Boréal, le congrès québécois des littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy)!

Aujourd’hui (Samedi, 5 mai) j’ai assisté à une enfilade de panels qui m’apparaissaient au départ plus ou moins intéressants, mais qui offraient malgré tout toujours des aspects fascinants qui font de l’événement une occasion incontournable pour en apprendre plus sur la nature du genre ou sur la faune colorée formée par les auteurs et autres intervenants du milieu. J’y ai appris, par exemple, que l’éditeur Rivière Blanche (filiale francophone de l’éditeur américain Black Coat Press) avait été créé pour prendre la suite et rendre hommage à Fleuve Noir (non seulement en publiant des textes nostalgiques des années ’70, en pastichant ses couvertures mais aussi en poursuivant la numérotation de ses volumes là où Fleuve Noir s’était arrêté!); que Jo Walton écrivait de l’ “uchnonie discrète”; ou que l’on pouvait faire de la poésie de science-fiction (c’est le cas avec Nous rêvions de robots de Isabelle Gaudet-Labine)… Et le lieu où se déroulait les panels (le Temple Maçonnique de Montréal!) était vraiment fascinant…

Atelier de Belta LangPremier panel de la journée: “Atelier de Belta Lang” avec Hanne Madeleine Gates Paine qui nous introduit au langage parlé par les Belters (habitants de la ceinture d’astéroïdes, regroupés sous la bannière de l’OPA, the Outer Planets Alliance) dans l’excellente série télé The Expanse. J’ai été plutôt déçu car je m’attendais à ce qu’on discute de la génèse de la langue et non à un cours de langue! Amusant tout de même.

La chaîne du livreJe passe donc à l’autre panel : “La chaîne du livre, écosystème du domaine littéraire”, animé par la libraire Josée Lepire (Coop ETS), avec les éditeurs Séléna Bernard (Bragelonne), Jean Pettigrew (Alire) et Guillaume Voisine (Brins d’Éternité). Il est intéressant de voir comment la trajectoire d’un livre peut être complexe, de l’éditeur au distributeur, puis au libraire et au lecteur! Une chaîne du livre en constant changements, ce qui explique la grandes difficultés qu’éprouvent tant les éditeurs que les libraires…

Rétro-futur: steampunk, pulp et autres emprunts au passéDeuxième panel de la journée : “Rétro-futur: steampunk, pulp et autres emprunts au passé”, animé par la libraire Josée Lepire (Coop ETS), avec Frédérick Durand, Cédric Ferrand, Claude Lalumière et Christian Sauvé. En tant qu’historien et amateur de SF, les uchronies m’ont toujours intéressé. Il en est ressorti cet intéressant concept que, lorsque le futur des lendemains qui chantent est mort avec le XXIe siècle (où sont les pistolasers et les voitures volantes que l’on m’avait promis?!), l’imaginaire s’est réfugié dans le passé pour réinventer un futur à la hauteur de nos aspirations. Une discussion vraiment cool!

L’imaginaire a-t-il une langue ?Troisième panel de la journée : “L’imaginaire a-t-il une langue” animé par Alain Ducharme, avec Marie Bilodeau, Derek Künsken, Sylvain Neuvel, Olivier Paquet et Patrick Senécal. Il y a-t-il des différences culturelles dans l’imaginaire anglophone et francophone? Certainement, puisque chacun perçoit son univers au travers de sa propre culture… Étrangement, les trois premiers auteurs mentionnés ci-haut sont francophone mais écrivent en anglais. Mais c’est pas juste une question de marché: j’ai moi-même beaucoup de difficulté à lire de la SF en français. Je ne sais pourquoi, en anglais cela me parait plus sérieux. Alors je comprend que certains préfèrent l’écrire en anglais…

Cyborg et réalités virtuellesQuatrième panel: “Cyborg et réalités virtuelles: corps et l’image en SF”, animé par Mathieu Lauzon-Dicso (Prof au College Marianopolis et instigateur d’Horizons Imaginaires), avec Sabrina Calvo, Isabelle Gaudet-Labine et Karoline Georges. L’identité et la perception de soi sont des thèmes cruciaux de la SF. Et ces auteures ont des imaginaires (ou des processus d’écriture) particulièrement étranges… 

le personnage dans la littérature de genreCinquième panel : “Rétro ou futuriste, humain ou pas: le personnage dans la littérature de genre”, animé par Natasha Beaulieu, avec Sabrina Calvo, Esther Rochon, Patrick Senécal et Élisabeth Vonarburg. Natasha demande à ces auteurs quels sont leur personnage préféré, qui les a inspiré et pourrait-il exister dans un autre contexte, un autre genre? Le personnage préféré d’Élisabeth (réticente à répondre à ce genre de question) est Gilles dans Reine de mémoire. Pour Esther, c’est le prince dans la série Chroniques Infernales. Pour Patrick, c’est Maxime Lavoie dans Le Vide (et il nous révèle que le prof le plus débile de Malphas est actuellement son seul personnage inspiré d’une personne réelle). Pour Sabrina, il s’agit de Colline dans Sous la colline.

Après un bon souper, on termine la journée avec “Visionnement par la bande-annonce”, présenté par Christian Sauvé. C’est un événement incontournable de tout congrès Boréal, où Christian nous propose de nombreuse bandes-annonces de films (SF, étonnants, poches, super-héros, animations de Disney), histoire de rigoler. Il inclus souvent quelques videos édifiants (cette fois-ci un video mexicain anti-Trump et un video utilisant la technologie d’édition de visages où l’on voit Trump et ses acolytes se faire arrêter). On s’est bien amusé! Merci Christian!

Voir aussi mes commentaires sur le Jour 1, le Jour 3, et l’album “Visages de la SFFQ”.

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Boréal 2018 – Jour 1

Tel qu’annoncé en janvier, c’était ce week-end le moment de mon immersion annuel dans l’univers étrange de la SFFQ. Un univers auquel j’ai jadis appartenu et dans lequel j’ai maintenant l’impression d’être une épave impuissante. Mais je persiste à y revenir périodiquement, en observateur impassible, témoin silencieux de l’évolution des littératures de l’imaginaire d’ici (et d’ailleurs). Comme chaque année, cet événement me rappel Ô combien dépassé et inadéquat je suis devenu. Je ne lis plus que très peu de SFFQ (ou même de SFF tout court) et maintenant la grande majorité des visages (ou des noms) me sont inconnu. Il me semble qu’il y a pas si longtemps il y a eut une nouvelle vague de “jeunes” qui ont formé les Six Brumes ou Brins d’Éternité, qui maintenant sont devenu des vétérans, et là maintenant j’y vois plein de jeune collégiens (venus d’Horizons Imaginaires) en mal de savoir et sans doute aspirant à devenir la nouvelle génération d’auteurs et d’éditeurs de demain… 

La première journée au Congrès Boréal (vendredi, 4 mai) s’est déroulée à la Maison des Écrivains (UNEQ).  René Gagnon a fait le maître de cérémonie pour la remise du Prix Jacques-Brossard. Pierre Filion, l’éditeur de Jacques Brossard, nous a parlé de sa relation avec l’auteur et a présenté le prix, qui a été décerné à Karoline Georges pour son roman De Synthèse, publié chez Alto (les deux autres finalistes était Philippe Meilleur et Pascal Raud). [Radio-Canada, Le Devoir]

Le deuxième volet de la soirée était consacré aux lancements de Bragelonne Québec, Brins d’Éternité et des Six Brumes. Cette fois, c’est Alain Ducharme qui officie.  Séléna Bernard, de Bragelonne Québec, nous présente Blackwing #1: La marque du corbeau de Ed McDonald. Puis, Dave Côté des Six Brumes, nous parle de la prévente 2018 et nous incite à faire un don de $10 à la République du Centaure pour l’appuyer. Finalement, Guillaume Voisine nous a présenté le #50 de Brins d’Éternité qui offre, en plus de 200 pages, des nouvelles de quinze auteurs! Cela a été suivi par les lectures de quelques uns de ces auteurs: Geneviève Blouin, Michèle Laframboise, Dave Côté et Jean-Louis Trudel.

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Voir aussi mes commentaires sur le Jour 2, le Jour 3, et l’album “Visages de la SFFQ”.

Faux Ziegler but not fake humour

Last week on Facebook I stumbled upon this piece of cartoon signed “Ziegler”:

SenateGOPmeetingThisMorning

I found it extremely funny (but also quite sad) because it embodies everything that is wrong in Washington right now and particularly the Republicans’ hypocrisy (they pledged to never raise taxes but they do; they say they are against raising the deficit but they always  make it worse; they try to impeach a president on moral grounds but elect a treasonous crookserial sexual harasser and bully as president and want to put a child molester in the senate ! They always said they would removed those entitlement and, well, they kind of did… Where’s their moral high-ground now? How can they claim to be “good Christian” and allow this? They should be ashamed of themselves!).

So, kudos to the “cartoonist” for this excellent idea that pinpoint Washington’s ethical fallacies. Or is it? I noticed that the style of the cartoon is quite similar to what we find in magazine like The New Yorker, but the font used for the caption is totally wrong for this style — such cartoons usually put the caption in a italicized serif font… So the creator of this piece must have “repurposed” (meaning stole) a previous cartoon in order to create this hilarious concept by adding his own caption.

RealZieglerCartoonConsidering that the drawing is signed, it didn’t take me long to find the original. The concept is quite similar, so the “thief” just adapted it to the current political situation.

The original was created by Jack Ziegler and was indeed published in The New Yorker, a magazine well known for this style of cartoon. Unfortunately, Ziegler died last March. You can read tributes to his life and work in The New Yorker,  The New York Times and The Washington Post.

You can find many compilations of The New Yorker‘s cartoons in your local public library.

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Weekly notable news (w17-19)

Another few weeks have passed quickly without anything significant happening: More crazy weeks at works and rainy week-ends where I don’t feel I accomplished anything. I am tired and really need a longer vacation. Next week I’ll start a ten-day holiday where I’ll be able to rest (sleep late!), catch up on stuff (writing, work around the house), travel around (Ottawa’s Tulip’s festival, Quebec City, botanical garden, museums, the libraries book sale, bury my mother’s ashes, etc.) and, above all, completely forget about work for a while. Or so I thought!

In hope for greener pastures, I have applied for a new library job (more responsibilities, further from home, but a greater challenge for my skills and a much better salary). However, after a lengthy processus, they scheduled an interview right in the middle of my vacation and at nine o’clock on the morning of my BIRTHDAY! Not only they made me filled a psychological test online (it’s called “an inventory of personality” and it will probably reveal that I am a total psycho) but they didn’t even bother to reply when I asked if it was possible to reschedule, so I’ll do my best to be there and we’ll see. Que sera, sera.

The weather has really been lousy lately. May is supposed to be the nicest month of all (and not only because it’s my birthday). Overall, it has been cold and rainy. It even snowed a little last week. In may! Hopefully, it will not portend that the summer will be likewise, and it will soon improve (at least for my vacations, please!).

Something strange happened at the beginning of the month: out of the blue, one late afternoon, I started to smell a vague odour of gazoline in the basement. It didn’t come from the obvious source, the garage. Usually, such smell comes from the sewage (through a dried P-trap) or from a dead animal but, in this case, it seemed to come from the pit of the water-pipe entry. I called the city and was told not to worry, it was “probably” not toxic and might have come from some work on the pipes in the neighbourhood (I couldn’t locate any nearby). I cracked open a window and the next morning it was gone. I never knew what it was.

The unlucky streak didn’t stop there. Not only I broke a piece of tooth while eating a granola bar during my lunch break at work (and I am still waiting for the dentist to find some spare time for an appointment), but I also discovered that the damage to the rear balcony of the house is more extensive than I first thought. The supporting posts are not planted deep enough (they rest on concrete supports that are just on the surface while they should be in soil deep enough so it never freezes in winter — who are the morons who built this house?!) so the ground expansion due to the freezing is slowly ripping the balcony off the house. So much that it has now become worrisome. We will have to do the repairs sooner than expected and it will probably be quite costly! What an exciting boring life!

Again, I must remind myself not to let the outside world rattle my core. Carpe diem, my boy, carpe diem!

Finally, I managed to stay acquainted with some of the affairs of the world and gathered notable news & links of interest — which I share with you (in both french or english, and organized into a few basic categories), after the jump.

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