Antiquarian Book Fair

MtlAntiquarianBkFairLast March I went to the Westmount Book Fair (organized by Mr. Wilfrid M. de Freitas) where I acquired a new title for my collection of old books. I would like to remind everyone that a similar (but bigger) book fair is scheduled to happen in a couple of weeks. 

The 36th edition of the Antiquarian Book Fair (organized by the Confrérie de la Libraries Ancienne du Québec) will be held at the Concordia University (Pavillon McConnell, 1400 boul. Maisonneuve O.) Saturday September 28th (from 12:00 to 18:00) and Sunday September 29th (from 11:00 to 17:00). It will feature a wide selection of collectable books, rare, illustrated, first editions and fine bindings of all genres but with a particular focus on fantasy books. The admission fee will be 6$ for the 2 days. 

I am planning to go have a look in hope to find some interesting books (I will particularly be looking for classical author editions of the 16th or 17th century) — although I also despair that temptation will make me spend too much!

[ Traduire ]

Revue de zines [02.19.203]

dBD #135 (juillet-août 2019)

dBD-135Enfin un numéro avec d’excellentes nouvelles! Ce numéro double — un peu plus volumineux (132 pages pour 10,00 € !) — nous offre à la une un interview avec le bédéiste gaspésien François Miville-Deschênes sur Zaroff qu’il dessine avec le scénariste Sylvain Runberg chez Lombard. On retrouve également des interviews avec François Schuiten (qui explique qu’il prends sa retraite de la BD parce qu’il en a marre des conditions difficiles que les éditeurs imposent aux créateurs), avec Gaétan Nocq sur Le Rapport W: Infiltré à Auschwitz aux Éditions Daniel Maghen, avec José Roosevelt sur CE T.13: Acrostiche aux Éditions du Canard, avec les québécois Émile Gauthier et Sébastien Lévesque sur Distorsion: 13 histoires étranges de l’ère numérique aux Éditions de l’Homme (des récits fantastiques tirés de leur podcast et illustrés par RUN), et avec KIM sur Un rêve d’ailleurs aux Éditions du Long Bec.

Dans les actualités, on retrouve notamment un article sur le 30e anniversaire du manga Akira par Katsuhiro Otomo, sur Les compagnons de la libération: Pierre Messmer  par Catherine Valenti & Philippe Tarral aux Éditions Grand Angle, et on mentionne la publication du manga Hi Score Girl par Rensuke Oshikiri chez Mana Books.

dBD nous propose également un dossier sur leur “7 coups de coeur de la rentrée” (avec extraits): Le roi des bourdons par David de Thuin chez Glénat, Les Deux Vies de Pénélope par Judith Vanistendael chez Le Lombard, La Boîte de petits pois par GiedRé & Holly R chez Delcourt, Le Boiseleur T.1 par Hubert & Hersent aux Éditions Soleil, Kebek T.1: Le puits du temps par Philippe Gauckler aux Éditions Daniel Maghen, Louisiana T.1 par Léa & Toussaint chez Dargaud, et Dans la forêt par Lomig d’après Hegland aux Éditions Sarbacane.

Dans le cahier critiques je remarque des commentaires sur Quenotte et le monde fantastique T.1 par Ryô Hirano chez Casterman (“Bien; On s’étonne de moins en moins de la surenchère surréaliste, on rit moins aussi. On est perdu, (…) dans ce qui semble (…) se limiter à une expérience narrative et graphique.”), Humanitas par Aki Yamamoto chez Glénat (“Super: trois belle réflexions sur l’humanité, servies par un graphisme incisif et efficace. À découvrir”), Mes voisins les esprits T.1 par Ushio Shirotori chez Doki-Doki (“Bien: bien fichue (…) dessin efficace, malgré un petit goût de déjà-vu”), Mermaid Prince par Kaori Ozaki chez Delcourt/Tonkam (“Bien; À découvrir”), BL Métamorphose T.1 par Kaori Tsurutani chez Ki-oon (“Super”), et Time Shadows T.1 par Tanaka Yasunori chez Kana (“Super: un premier tome très dense, qui ouvre beaucoup de piste, et qui rend cette série particulièrement prometteuse”).

kebek-t1-le-puit-du-tempsPour moi la meilleure nouvelle c’est l’annonce d’un nouveau Gauckler (voir ci-haut dans les coups de coeur de la rentrée). J’avais vu sur Facebook qu’il travaillait sur un nouvel album (j’espérais une suite à Koralovski mais cette révélation est encore mieux!). Il en parlait depuis longtemps mais là, c’est fait, il nous offre finalement son adaptation libre de La nuit des Temps, le chef-d’oeuvre de René Barjavel (il s’inspire également un peu du roman La sphère d’or de Erle Cox qui avait aussi probablement influencé Barjavel). Cette série d’au moins deux albums, dessinée en couleurs directes sur papier, prend cette fois pour décor (au lieu de l’Antarctique) le nord du Québec (et l’avocat qui apparait dans les premières pages est inspiré par un ami commun!). C’est très prometteur: un de mes romans préférés adapté par un artiste que j’admire beaucoup! J’ai bien hâte de lire ça!

Kebek T.1: Le puits du temps par Philippe Gauckler aux Éditions Daniel Maghen, 88 pages, 19€, ISBN 978-2-35674-074-8, disponible (en Europe) dès le 22 août. dBD nous présente un extrait de cinq pages!

Donc, un numéro plein de découvertes et de bonnes nouvelles. Une excellente lecture! stars-4-0

[ Translate ]

Capsules

Miss Hokusai

MissHokusai-1-covMiss Hokusai tenait de son père son talent et son obstination. C’était une femme libre qui fumait la pipe, buvait du saké et fréquentait les maisons de plaisir pour croquer les belles femmes sur le vif. Autour d’elle et de Hokusai se déploie la chronique fantasque d’une vie de bohème au début du XIXe siècle, où se côtoient peintres, poètes, courtisanes et acteurs du kabuki.

Sugiura Hinako (1958-2005) est une mangaka et une historienne spécialisée dans la vie et les coutumes du Japon de l’ère Edo. Elle travaillait beaucoup pour le cinéma et son manga a été adapté en film en 2015.

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

MissHokusai-1-p014

Page 14

Miss Hokusai (百日紅 (さるすべり) / Sarusuberi / lit. “Cent Cramoisi” qui est le nom que les Japonais donnent au Lagerstroemia [lilas des Indes ou crape myrtle en anglais] un groupe d’espèces d’arbres et arbustes indigènes du sous-continent indien) a d’abord été publié en feuilleton entre 1983 et 1987 dans le magazine hebdomadaire Manga Sunday avant d’être compilé en trois volumes par l’éditeur Jitsugyou no Nihonsha en 1987, puis en deux volumes par Chikuma Shobō (format bunko) en 1996. Il a été traduit en espagnol chez Ponent Mon et en français chez Philippe Picquier. Ce manga seinen historique, écrit et illustré par Sugiura Hinako, nous raconte des épisodes de la vie de Hokusai, le célèbre artiste d’ukiyo-e de l’ère Edo, et de O-ei, sa troisième fille qui l’assiste dans son travail. Il a été adapté en dessin animé en 2015 par Production I.G. sous la direction de Keiichi Hara.

Ce qui rend l’oeuvre de Sugiura Hinako intéressante, c’est qu’elle est probablement la seule mangaka a s’être autant inspiré de la tradition japonaise tant pour ses sujets que pour son style de dessins. Née dans une famille de fabriquant de kimonos, elle a grandit avec un grand sens de la tradition. Alors qu’elle devient de plus en plus fascinée par le Japon féodal, elle abandonne des études universitaire en arts graphiques et designs pour étudier avec Shisei Inagaki, écrivain et spécialiste de l’époque d’Edo, et être assistante pour la mangaka Murasaki Yamada.

Elle fait ses débuts en 1980 dans le magazine Garo, consacré au manga expérimental, et dès ce moment elle s’établit comme chroniqueuse de la vie quotidienne du vieux Tokyo (Edo), et particulièrement du quartier des plaisirs de Yoshiwara, en portant une telle attention aux détails (les coutumes, les vêtements, etc.) qu’elle redonne littéralement vie au passé. De plus, elle innove en poussant l’authenticité jusqu’à adopter un style graphique qui, quoique un peu frustre, s’inspire beaucoup—et même parfois imite carrément—les traditions artistiques de l’époque Edo comme l’ukiyo-e (estampes japonaises) et le kibyōshi (romans illustrés qui sont en quelques sortes l’ancêtre des mangas). Comme nous le dit Frederik L. Schodt dans Dreamland Japan (p. 139), sa principale concession à la modernité est d’adapter le language, car les Japonais d’aujourd’hui ne sauraient lire la langue de l’époque sans dictionnaire!

Malheureusement, insatisfaite de la qualité artistique de son travail et peu disposée à s’imposer le rythme de travail de la publication commerciale du manga, elle prends sa retraite en 1993 pour se consacrer à la recherche et à faire mieux connaître l’époque Edo (en étant consultante pour les média et en écrivant des ouvrages sur le sujet). Elle meurt du cancer de la gorge en 2005. Elle est récipiendaire du Nihon Mangaka Kyōkai Shō (Prix de l’Association des auteurs de bande dessinée japonais) en 1984 pour Gassoh (合葬 / “Enterrement commun”, qui a été adapté au cinéma par Tatsuo Kobayashi) et du Bungeishunjū Manga Shō (prix Bungei shunjū) en 1988 pour Fūryū Edo Suzume (風流江戸雀 / “Élégance du moineau d’Edo”). Le seule autre manga de Sugiura à avoir été traduit en français est Oreillers de laque (二つ枕 / Futatsu makura / Lit. “Deux oreillers”) qui est disponible en deux tomes (1. Du vent sur les fleurs et 2. Promis, c’est promis) aux Éditions Philippe Picquier — ceux-ci offrent d’ailleurs une intéressante collection de manga alternatif ou qui adaptent des classiques de la littérature (voir mes commentaires sur Je suis un chat et La porte).

Si le titre occidental du manga est “Miss Hokusai” et que la présence de O-ei fait le lien entre les différents anecdotes, celui-ci n’est pas à proprement parler l’histoire de la fille de Hokusai comme ce titre le suggère, mais fait plutôt le récit des dernières années de la vie du célèbre artiste et de son entourage (principalement O-ei, Ikeda Zenjirô [qui prendra le nom d’artiste Keisai Eisen] et Kuninao Utagawa, mais aussi Iwakubo Hatsugorô [aka Totoya Hokkei], Kawamura Kotome [seconde épouse de Hokusai et mère de O-Ei], Inoué Masa [aka Hokumei, disciple de Hokusai], et Takachirô [jeune frère d’O-ei et deuxième fils de Hokusai]). Avec ce manga Sugiura nous présente en quelques sorte une vision féministe de l’époque Edo, en faisant ressortir le rôle central que O-ei jouait pour Hokusai (dont elle était un peu la gérante), le fait qu’elle entreprend une carrière qui lui est propre (mais qui n’aura jamais la renommé de son père) et en levant un peu le voile sur la vie quotidienne des geisha de Yoshiwara. Le manga est cependant trop anecdotique pour constituer un bon récit biographique sur Hokusai — sur ce sujet le manga de Shotaro Ishinomori constitue probablement une meilleure lecture (voir mon commentaire sur cet ouvrage).

miss-hokusai_anime

Miss Hokusai: le dessin animé

D’une certaine façon l’adaptation animée est plus intéressante que le manga car elle organise un peu mieux le récit anecdotique du manga, le restreint un peu plus autour du travail de O-ei et offre un superbe style graphique qui n’a plus rien a voir avec les dessins frustre de Sugiura. Le dessin animé mérite définitivement d’être vu. Toutefois, si le manga est fascinant pour son aspect historique authentique, le plaisir de la lecture en est un peu tempéré par le style graphique plutôt grossier et peu attrayant — quoique les allusions au style des ukiyo-e sont tout à fait charmantes. C’est donc à lire mais surtout pour les amateurs d’histoire nippone. Je réserve néanmoins mon jugement final tant que je n’ai pas lu le tome deux (d’abord annoncé pour avril 2019, il paraîtra en août 2019…)

Miss Hokusai, tome 1 par SUGIURA Hinako. Arles: Éditions Philippe Picquier (Coll. Picquier Manga / BD ), février 2019. 360 p., 15 x 22 cm, 19,00 €  / C$ 27.95. ISBN 978-2-8097-1392-3. Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Masaya Suzuki • Hiroko Suzuki 1996. Tous droits réservés. © Éditions Philippe Picquier 2019 pour la traduction française.

Dreamland-JapanSources sur Sugiura Hinako: Manga-Update, Wikipedia et surtout Dreamland Japan: Writings On Modern Manga, par Frederik L. Schodt. Berkeley: Stone Bridge Press, 1996. 360 pages (pp. 136-140), 6 x 9”, U$ 29.95 / $C 44.95, ISBN: 9781933330952. Cet ouvrage est presqu’aussi essentiel que son Manga! Manga! The World of Japanese Comics. stars-4-0 [ AmazonGoodreadsGoogle booksWikipediaWorldCat ]

Miss_Hokusai_Blu-Ray_DVD_CoverMiss Hokusai (百日紅 / Sarusuberi / Lit. “crape myrtle”): Japan, 2015, 90 min.; Dir.: Keiichi Hara; Scr.: Miho Maruo; Char. Des.: Yoshimi Itazu; Art Dir.: Hiroshi Ohno; Anim. Dir.: Yoshimi Itazu; Mus.: Harumi Fuki, Yo Tsuji; Prod.: Production I.G; Jap. Voice Cast: Anne Watanabe (Oei), Yutaka Matsushige (Hokusai), Gaku Hamada (Zenjiro Ikeda), Kengo Kora (Kuninao Utagawa), Jun Miho (Koto), Miyu Irino (Kagema). Rated PG-13. Intéressante histoire et surtout superbe animation! stars-4-0 [ ANN / Gkids Official website / IMdB / Stream on Demand ]

[ Translate ]

Blue Corner

bluecorner-covBlue Corner nous dépeint le destin d’un challenger de boxe pas comme les autres. Il s’appelle Reggae, il boxe en poids léger. Son palmarès : 12 victoires par KO pour 20 défaites par autant de KO. Pourtant, les connaisseurs savent apprécier le coup de poing dévastateur de ce combattant enfermé dans un mutisme qui ne fait que contribuer à son mythe. Et quand il croise le chemin d’un promoteur qui voit en lui un roi sans couronne, la vie de ce boxeur va dévier vers le tortueux chemin de la ceinture de champion, là où il n’y a pas de place pour le scrupule.

[Texte de la couverture arrière]

J’ai découvert ce manga il y a plus d’un an et il m’a fallut du temps avant d’en arriver à le lire… Le récit est très ordinaire mais cela demeure tout de même un lecture assez intéressante car il nous fait voir le Taniguchi des années ’80, celui qui racontait des histoires d’action. Très peu d’oeuvres de cette période ont été traduite jusqu’à maintenant.

BlueCorner-p066

Page 66

Publié au Japon sous le titre Combattant Bleu (青の戦士 / Ao no Senshi / Blue Fighter) par Futabasha en mars 1982, Blue Corner est illustré par Jiro Taniguchi et écrit par Caribu Marley (pseudonyme de Tsuchiya Garon surtout connu pour avoir scénarisé Old Boy, illustré par Nobuaki Minegishi). Cette oeuvre de jeunesse de Taniguchi nous offre un manga seinen de sport, bien documenté et dédié au monde de la boxe — un sujet un peu similaire à Garôden qu’il publiera dix ans plus tard et qui était, lui, consacré à la lutte. Car bien avant de produire ses manga consacrés à la nature (Blanco, Le Sommet des dieux, L’Homme de la Toundra, Seton) ou encore à la réminescence et à la déambulation introspective (Le journal de mon père, Le Gourmet solitaire, Quartier lointain, Le promeneur), Taniguchi a eut une période où il a dessiné des manga d’action, empreint de violence (Trouble is my business [1980], Enemigo [1985], Tokyo Killers [1986, publié en anglais par Viz sous le titre Hotel Harbour View], Garôden [1989-90]). Sa mort en février 2017 nous prive de nouvelles oeuvres, mais heureusement des éditeurs comme Pika continuent de traduire ses vieilles productions. 

Dans ce manga, Taniguchi dépeint les coulisses de la boxe à travers l’histoire de Reggae, un combattant taciturne (si on ne tient pas compte des onomatopées, il dit à peine dix mots de tout le manga!) et mystérieux qui connait peu de succès jusqu’à ce que le hasard mette sur sa route un promoteur qui voit en lui un nouveau champion. Le récit nous fait découvrir la monté fulgurante du boxeur mais, à part les allusions au passé mystérieux du personnage, il n’offre que peu d’intérêt. Le véritable sujet de Taniguchi est de nous montrer le coulisses sombres du monde de la boxe où les combats de décident comme des transactions louches et maffieuses…

BlueCorner-p272

Page 272

Comme toutes les oeuvres de jeunesse de Taniguchi, il n’a pas encore développé le beau style graphique et narratif qui le caractérise et l’a rendu populaire. Non, s’il montre déjà un grand talent pour dépeindre efficacement les scènes d’action (à grand renfort de ligne de vitesse), son style demeure encore plutôt frustre. Il utilise beaucoup de traits pour dépeindre ses scènes ce qui fait que ses planches sont souvent sombre, comme si il y avait trop d’encre — on est donc assez est loin du style clair et précis de ses oeuvres plus récentes. Pour plus de détails sur la mise en contexte de cette période dans l’ensemble de  son oeuvre, je vous réfère à mon commentaire sur Garôden.

Blue Corner mérite certainement d’être lu, mais surtout si vous êtes un amateur inconditionnel de Taniguchi.

Blue Corner, par Jiro Taniguchi (dessin) et Caribu Marley (scénario). Paris: Pika (Coll. Pika Graphic, série Action), mai 2018. 288 pages, 172 x 242 mm, 18.00 € / $C 29.95, ISBN 978-2-8116-3830-6. Pour un lectorat jeune adulte (15+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Pika Édition 2018 Marley, Caribu/Taniguchi

[ Translate ]

Capsules

Amazon Prime Reading

prime_reading_logo._CB465064760_

Amazon Prime is now not only offering free shipping (Prime Delivery), video and music streaming (Prime Video and Amazon Music), or photo storage (Amazon Photos) but also has unlimited reading on any device (Kindle readers or other devices through the Kindle app) with a selection of hundreds of books in electronic format that you can “borrow”. That new service is called Prime Reading. 

Learn more or browse the catalog. It includes books in French and graphic novels (like Attack on Titan, Battle Angel Alita, Preacher, The Walking Dead, Peanuts compendium, Initial D, Beck, etc. etc.) ! Cool.

It’s worth a look or a try (since I am already a Prime member).

[ Traduire ]