La lanterne de Nyx

LanterneDeNyx-1-covVol. 1

Quand le Japon découvre la France. 1878, la France fait rayonner sa puissance industrielle et culturelle en organisant des expositions universelles, tandis que le Japon s’ouvre au monde après 200 années d’isolationnisme. À Nagasaki, Miyo, orpheline qui a pour seul talent le don de clairvoyance au travers des objets qu’elle touche, parvient à trouver un emploi chez Vingt, commercialisant des objets importés d’Europe. Au contact de l’Occident, elle découvrira un monde nouveau qui la conduira jusqu’à Paris…

Dans cette série en 6 tomes, Kan Takahama continue d’explorer la découverte du monde occidental par les Japonais, thème déjà évoqué dans Le Dernier envol du papillon et Tokyo, amour et libertés, mais ici rendu encore plus accessible via le regard de la jeune Miyo.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 1, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), mars 2019. 188 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03370-8. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

LanterneDeNyx-2-covVol. 2

“1878, Nagasaki. Miyo, la jeune orpheline aux dons de voyance récemment embauchée dans une boutique de produits d’importation, continue d’en apprendre davantage sur les gens qui l’entourent : son oncle renfrogné, son étrange employeur Momotoshi et les liens qui l’unissent à Kei Oura, l’ancienne plus grande exportatrice de thé de Nagasaki. Mais elle n’est pas encore au bout de ses surprises. Momotoshi a en effet de grands projets tirant parti de la vague de japonisme qui déferle sur l’Europe…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 2, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), juin 2019. 216 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03371-5. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

LanterneDeNyx-3-covVol. 3

“1878, Nagasaki. Après avoir importé des articles dernier cri d’Europe, Momotoshi veut maintenant se rendre à Paris pour y vendre des produits d’art et d’artisanat japonais. Au moment du départ, Miyo lui avoue enfin ses sentiments. Seulement, Momotoshi garde encore dans sa montre le portrait d’une belle femme aux yeux bleus…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 3, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), septembre 2019. 244 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03372-2. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

LanterneDeNyx-4-covVol. 4

“1878, Nagasaki et ailleurs. Momotoshi a ouvert une petite boutique à Paris pour y vendre des articles importés du Japon. Mais Judith, la demi-mondaine dont il est éperdument amoureux, s’évanouit suite à une hémorragie pulmonaire. Et un incident imprévu à Nagasaki vient mettre en péril son commerce…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 4, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), janvier 2020. 228 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03524-5. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

LanterneDeNyx-5-covVol. 5

“1879, Nagasaki et ailleurs. Miyo n’a pas oublié Momotoshi, ni son rêve de partir à l’étranger. C’est un bon génie inattendu qui va exaucer son souhait : Gisuke Matsuo, le patron de la Kiryu Kosho Kaisha, l’invite à travailler dans sa boutique à Paris. Et Miyo quitte Nagasaki pour un long voyage de deux ans…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 5, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), août 2020. 224 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03525-2. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

LanterneDeNyx-6-covVol. 6

“À l’aube d’une vague de japonisme sans précédent, alors que Miyo découvre Paris et que Momotoshi fait découvrir l’ukiyo-e aux Français, la rencontre de Miyo et Judith risque de provoquer des étincelles… La boucle est bouclée dans ce dernier tome qui conte la fin des aventures de Miyo à la Belle Époque et ce qui l’attend au-delà.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La lanterne de Nyx, vol. 6, par Kan Takahama. Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen Manga), janvier 2021. 272 pages, 14.5 x 21 cm, 10.75 €, ISBN 978-2-344-03526-9. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-4-0

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Deux mangaka semblent être particulièrement appréciés en Europe pour leur affinités avec la BD franco-belge: le regretté Jirô Taniguchi et la très prometteuse Kan Takahama. Cette dernière débute sa carrière au début des année 2000 en publiant des histoires courtes, qui utilisent un style un peu expérimental, dans Weekly Morning et Garo. Ses premières publications sont donc quatre collections d’histoires courtes (Kinderbook, Mariko Parade, L’eau amère et Sad Girl, tous traduit en français chez Casterman). Après un bref hiatus dû à des problèmes personnels, elle publie sa première histoire complète en 2010. Ainsi, entre 2002 et 2021, elle a publié une douzaine de titres. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses qui peuvent être souvent complexes, difficiles, impossibles ou tragiques et qui se terminent généralement par une séparation. Même dans Le goût d’Emma, qui est d’abord et avant tout un manga gastronomique, la protagoniste a une relation difficile qu’elle finit par rompre. Récemment, sans toutefois s’éloigner de cette thématique, elle s’est intéressé au manga seinen historique avec Tokyo, amour et liberté, qui se déroule à Tokyo durant l’ère Taisho, L’Amant (situé en Indochine dans les années ’30) et sa “Trilogie de Nagasaki” (Le Dernier envol du papillon, La lanterne de Nyx et Ougishima Saijiki) qui se déroule au tout début de l’ère Meiji.

 Les mangas de Kan Takahama

Titre

Titre original

Année / Vol.

Édition française

Yellowbacks

イエローバックス /Ierōbakkusu

2002

Kinderbook (Casterman, 2004)

Mariko Parade

まり子パラード / Mariko Parādo

2003

Mariko Parade (Casterman, 2003, en collaboration avec Frédéric Boilet)

Awabi

泡日 / litt. “Jour d’écume”

2004

L’eau amère (Casterman, 2009)

Nagi Watari – Oyobi Sono Hoka no Tanpen

凪渡り ― 及びその他の短篇 / “Le Ferry calme” et autres nouvelles

2006

L’eau amère (Casterman, 2009)

Two Espressos

トゥー・エスプレッソ / Tū esupuresso

2010

2 Espressos (Casterman, 2010)

Sad Girl

サッドガール

2012

Sad Girl (Casterman, 2012)

Yotsuya-ku Hanazono-chō

四谷区花園町 /“Arrondissement de Yotsuya, quartier de Hanazono”

2013

Tokyo, amour et libertés (Glénat, 2017)

Chō no michiyuki

蝶のみちゆき / “Le papillon de Michiyuki

2014

Le Dernier envol du papillon (Glénat, 2017)

Nyukusu no Kakutou

ニュクスの角灯

2016, 6 vol.

La lanterne de Nyx (Glénat, 2019-2021)

Emma wa Hoshi no Yume wo Miru

エマは星の夢を見る / “Emma rêve d’une étoile”

2017

Le goût d’Emma (Les Arènes BD, 2018)

Aijin

情人

2019

L’Amant (Rue de Sèvres, 2020, d’après le roman de Marguerite Duras)

Ougishima Saijiki 

扇島歳時記 / Ougishima Seasonal Words List

2019, 2 vol. (En cours)

???

???

???

2021

Invincibles, Au pays du Dalaï-Lama (Massot Editions, en collaboration avec Sofia Stril-Rever)

La lanterne de Nyx (ニュクスの角灯 / Nyukusu no Kakutô / lit. “La lanterne [lanterne carrée] de Nyx [déesse grecque de la nuit]”) est une série de manga seinen historiques et romantiques par Kan Takahama, sérialisé dans le magazine mensuel “Comic Ran” entre mai 2015 et juin 2019 puis compilé en six volumes chez Leed Publishing. Il a été traduit en français chez Glénat. Elle constitue la partie médiane de la “Trilogie de Nagasaki” en reprenant deux personnages secondaires du Dernier envol du papillon (la petite servante Tama et le cuisinier Ganji). L’histoire tragique de Tama — une adolescente de quatorze ans qui a grandi dans le monde des courtisanes de la maison close Maruyama à Nagasaki et celui de Dejima, où la culture traditionnelle japonaise du Kachô Fûgetsu [花鳥風月 / lit. “fleur, oiseau, vent, lune”, i.e. la découverte de soi au travers de la nature] s’entrecroise avec les cultures étrangères — se poursuit dans le plus récent ouvrage de Takahama, Ougishima Saijiki, sérialisé dans Comic Ran depuis novembre 2019 et dont deux volumes sont déjà paru au Japon (en septembre 2020 et avril 2021) sans encore avoir été traduit (quoi que l’on peut s’attendre à ce qu’il soit éventuellement publié par Glénat).

LanterneDeNyx-1-p034

Vol. 1, p. 34

La lanterne de Nyx c’est l’histoire de Miyo, une jeune orpheline un peu maladroite, qui se trouve un travail d’assistante au “Vingt”, une boutique de produits étrangers importés. L’histoire débute en 1878 dans le quartier de Kajiya à Nagasaki. La rébellion de Satsuma vient de se terminer et l’ère Meiji débute. Le premier volume introduit les éléments de base du récit ainsi que les personnages: Miyo, qui a le don de “percevoir” l’histoire des objets qu’elle touche; Momotoshi, le mystérieux propriétaire de la boutique; Genji, son homme à tout faire; Chojiro Yamaguchi, l’oncle de Miyo qui l’a recueillit à la mort de ses parents;  et Tama, la jeune couturière qui aide à la boutique. 

LanterneDeNyx-2-p056

Vol. 2, p. 56

Avec le second tome, on approfondit un peu les personnages. On apprends que Momotoshi Koura est à demi-Européen (il a les yeux bleus), que sa mère (qui l’a abandonné enfant) est Kei Oura, une négociante en thé de grande influence qui a été ruiné lors d’une mauvaise transaction, et que l’oncle de Miyo est un fameux artisan de laque burgautée. Momotoshi veut aider financièrement sa mère biologique et il lui demande conseil car il veut aussi exporter des objets d’art japonais vers l’Europe. Il convainc l’oncle de Miyo de se remettre à produire et lui passe une commande spéciale pour une broche qui représente Nyx avec une lanterne. Son ami d’enfance Victor Pignatel vient lui donner un coup de main pour se rendre à Paris et ouvrir une nouvelle boutique.

LanterneDeNyx-3-p034

Vol. 3, p. 34

Dans le troisième tome, l’action et la motivation des personnages se précisent. Il semble que le récit démarre vraiment. Momo confie sa boutique à sa mère et, sur le départ, Miyo lui avoue être tombé amoureuse de lui… À Paris, il cherche un bon emplacement pour sa boutique, fait du repérage sur la concurrence (la Kiryu Kosho Kaisha) et surtout tente de retrouver son grand amour, l’actrice et courtisane Judith. Mais celle-ci est atteint de la tuberculose! La boutique de Nagasaki prend un nouvel apprentis nommé Minpei, qui a le coup de foudre pour Miyo. On en apprend plus sur les origines de Momo, alors qu’un flash-back nous raconte l’escapade interdite que sa mère et Genji font à Shanghai. De nombreux personnages font leur apparition: Kazuma, le rival de Momo tant en affaire qu’auprès de Judith; Marie, la demi-mondaine amie de Victor; et Pauline, la serveuse de troquet qui fait des passes dans l’arrière-boutique.

LanterneDeNyx-4-p016

Vol. 4, p. 16

Dans le quatrième tome, on découvre comment Momo et Judith se sont rencontré. L’oncle de Miyo se blesse grièvement à la main et ne peut plus travailler. Momo doit trouver d’autres produits d’exportation susceptible d’être populaire. Il pense aux affiches, ces estampes que l’on appel aussi ukiyo-e. Pendant que Judith est à l’hôpital, Marie présente à Momo et Victor des collectionneurs comme les frères Goncourt, Félix Bracquemond, Charles Baudelaire. Gisuke Matsuo, directeur de la Kiryu Kosho Kaisha et vieille connaissance de Kei Oura, décide d’engager Miyu pour sa boutique de New-York mais avant veut l’envoyer à Paris pour apprendre le métier! 

LanterneDeNyx-5-p194

Vol. 5, p. 194

Dans le cinquième tome, Miyo doit apprendre l’anglais et un télégramme de Momo leur demande de trouver de toute urgence des estampes. Heureusement, l’oncle de Miyo en a une bonne collection. Miyo quitte pour la France (avec les estampes) et Minpei lui déclare son amour. À Paris, Miyo retrouve Momo et débute son apprentissage auprès de Kazuma. Momo et Victor présentent leur collection d’estampes au groupe rassemblé par Goncourt et c’est un grand succès!

LanterneDeNyx-6-p234

Vol. 6, p. 234

Dans le dernier tome, Momo fait un exposé très intéressant sur les estampes. Un malentendu le brouille avec Judith mais l’intervention de Miyo les réconcilie. On apprend que Victor st amoureux de Tama mais que celle-ci est atteinte de syphilis (comme sa maîtresse dans Le dernier envol du papillon). Le dernier chapitre se déroule en 1945, à Kumamoto. Miyo, sur son lit de mort, fini de raconter l’histoire à sa petite-fille. Elle a vécu des moments merveilleux à Paris et à New-York. Son séjour qui devait durer deux ans en a duré dix. Elle est devenu une adulte. Elle n’a jamais revue Momo qui a eut un enfant avec Judith. Marie est aussi venu au USA. Une fin étrangement heureuse. Sa petite-fille sort dehors pour chercher de l’eau, juste à temps pour voir le champignon atomique de Nagasaki à l’horizon…

C’est une belle histoire très bien racontée et surtout bien documentée. On en apprend beaucoup sur l’époque (tant au Japon, qu’à Paris), particulièrement sur le mouvement du Japonisme et de la “Belle Époque” de Paris. J’ai bien aimé les capsules informatives (“Cabinet of Takahama”) que l’auteur place après chacun des chapitres et où elle explique le contexte historique des personnages et des objets rencontrés dans le récit. Le style de Takahama, qui me déplaisait beaucoup quand j’ai découvert ses oeuvres, m’apparait maintenant agréable à l’oeil. Non seulement l’artiste s’est améliorée mais je crois aussi que l’on s’y habitue et apprend à apprécié sa façon dessiner. 

C’est donc un très bon manga qui s’est d’ailleurs vu attribué le prix d’excellence du Japan Media Arts Festival en 2018 et le Grand Prix Culturel Osamu Tezuka en 2020. Il nous offre une lecture agréable et éducative. Je le recommande chaudement à tous les amateurs de mangas romantiques et historiques. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

Autres sources: Bédéthèque, Manga-News, Manga-update (Nyx no Lantern, Takahama Kan), Mangapedia [JP / Tr.], Wikipedia [ FR / JP / Tr. ], From Dusk Till Dawn interview, Glénat vidéo interview (Pt 1, pt 2, pt 3, pt 4).

© Kan Takahama

 

[ Translate ]

Les 100 plus beaux oiseaux de chez nous

100PlusBeauxOiseaux-cov“Qui n’a jamais souhaité pouvoir observer les oiseaux du Québec directement dans sa cour? Que vous habitiez en milieu rural, en banlieue ou en ville, ce livre refoule de précieux conseils afin de tout mettre en place pour accueillir une multitude d’espèces ailées chez vous, toute l’année.

Au fil des pages, vous en apprendrez plus sur les différents types de végétaux à inclure dans votre jardin par souci de le rendre plus attrayant pour nos amis à plumes. Arbres, arbustes et fleurs : vous serez en mesure de faire les bons choix pour aménager efficacement votre environnement naturel afin d’offrir aux oiseaux abri et nourriture. Vous découvrirez aussi quels modèles de mangeoires sont les mieux adaptés selon les espèces que vous souhaitez inviter chez vous, ainsi que les variétés de grains, de fruits et d’autres aliments à y placer pour plaire à tout un chacun.

Dans le but de bien vous familiariser avec le passionnant loisir qu’est l’ornithologie, vous trouverez une section qui fait la lumière sur certains mythes répandus dans le fascinant monde des oiseaux. Nous vous proposons également un code de conduite qui vise à préserver la pratique de ce merveilleux passe-temps. Finalement, des fiches d’identification des espèces les plus observées au Québec vous permettront de mieux connaître vos visiteurs et de les distinguer afin d’être en mesure de bien les recevoir.

Prêt à prendre votre envol au coeur de cette aventure?”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

100PlusBeauxOiseaux-p016Ce livre nous offre plusieurs conseils pour “attirer, identifier et observer” les oiseaux ainsi qu’un répertoire des cent “plus beaux” oiseaux du Québec. Ils sont classé par environnements: D’abord ceux que l’on peut observer dans les mangeoires (Alouette hausse-col, Bec-croisé bifascié, Bruant [6 espèces], Cardinal [2], Chardonneret jaune, Colibri à gorge rubis, Gélinotte huppée, Gros-bec errant, Junco ardoisé, Mésanges [3], Moineau domestique, Oriole de Baltimore, Passerin indigo, Perdrix grise, Pics [7], Pigeon biset, Plectophane [2], Roselins [2], Sittelles [2], Sizerin flammé, Tarin des pins, Tohi à flancs roux, Tourterelle triste, Troglodyte de Caroline), dans les arbres, arbustes et nichoirs (Durbec des sapins, Geai bleu, Grimpereau brun, Grive solitaire, Hirondelles [4], Jaseurs [2], Merle d’Amérique, Merlebleu de l’Est, Mésangeai du Canada, Moqueurs [3], Moucherolle phébi, Parulines [15] , Roitelets [2], Tyran [2], Viréos [4]), et les fascinants & prédateurs (Carouge à épaulettes, Chouettes [2], Corneille d’Amérique, Crécelle d’Amérique, Dindon sauvage, Éperviers [2], Étourneau sansonnet, Faucon émerillon, Goéland à bec cerclé, Grand corbeau, Grand-duc d’Amérique, Grand héron, Harfang des neiges, Petite nyctale, Pie-grièche grise, Quiscale bronzé, et Vacher à tête brune). L’ouvrage se termine sur des tableaux récapitulatifs et un index par espèce.

100PlusBeauxOiseaux-p211C’est un très beau livre (avec de belles photos) qui n’est pas juste un répertoire des beaux oiseaux (beau étant subjectif) à observer mais aussi un guide plein de bonnes suggestions pour attirer les oiseaux (nourritures, mangeoires), les observer et apprendre à les connaitre. C’est vraiment utile (cela est pratique, par exemple, pour distinguer entre les quinze variétés de Parulines ou entre le pic mineur et le pic chevelu !) et j’ai bien aimé. J’aurais quand même apprécié que l’on donne aussi les noms anglais (on vit dans un univers bilingue après tout) et latins (ça fait plus scientifique et précis).

Toutefois, beaucoup de ces oiseaux ne seront évidemment pas visible à Montréal. Je note d’abord quelques oubli que j’ai pu moi-même observer, tel le Urubu (ils ont bien répertorié le Pigeon biset, le Goéland et le Dindon alors pourquoi pas le Urubu ?!), le Petit-Duc, le Canard colvert, le Pluvier kildir ou la Bernache. Cependant, j’ai pu observé une douzaine de ces espèces juste dans le Parc Frédéric-Back (les habitués comme le Bruant, le Carouge à épaulettes, le Chardonneret jaune, la Corneille, l’Étourneau, le Géoland, le Merle, ou le Moineau, mais aussi ceux qui sont un peu plus discrets ou rares comme le Cardinal Rouge, la Tourterelle Triste, le Faucon Émerillon, la Crécelle d’Amérique, le Roselin, ou le Pic mineur). J’ai vu quelques autres espèces ailleurs (le Jaseur des Cèdres [au Jardin botanique, mais qui n’est pas dans la liste!], le Héron [aux Iles-Laval ou au Parc de la Visitation] et quand j’habitais à Laval (il plus de vingt ans!) j’en ai vu plusieurs autres dont je ne me souviens pas des noms — quoique des noms comme Gaie, Gros-bec, Junco, Quiscale, Vacher, Viréo, etc., évoquent tout de même quelques souvenirs). J’ai aussi quelques desiderata. J’aimerais bien capturer avec mon appareil photo un dindon sauvage ou un Colibri. Bien sûr, j’ai sans aucun doute vu plusieurs de ces espèces dans le parc sans jamais avoir pu les identifier avec certitude — même avec un bon guide (ça bouge beaucoup ces petites bêtes là et elles gardent souvent leur distance). Ça prend de bonnes jumelles ou une caméra avec un bon objectif téléphoto (zoom) et surtout BEAUCOUP de patience… J’en ai toute de même photographié plusieurs et je vais d’ailleurs bientôt faire un index des articles sur la faune que j’ai illustré et discuté (dont beaucoup d’oiseaux).

Observer (et photographier) les oiseaux est un beau passe-temps et un livre comme celui-là est fort utile pour non seulement aider les amateurs mais aussi pour faire découvrir ce plaisir à d’autres…

Les 100 plus beaux oiseaux de chez nous: les attirer, les identifier et les observer, par collectif. Québec: Édition Pratico-Pratiques (Coll. Je Jardine), Mars 2021. 258 pages, $C 29.95, ISBN 9782896588749, Pour lectorat tous public. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWorldCat ]

© Pratico Édition, 2021.

[ Translate ]

Shades: A Tale of Two Presidents

Shades-covFrom Pete Souza, the #1 New York Times bestselling author of Obama: An Intimate Portrait, comes a potent commentary on the Presidency — and our country.

As Chief Official White House Photographer, Pete Souza spent more time alongside President Barack Obama than almost anyone else. His years photographing the President gave him an intimate behind-the-scenes view of the unique gravity of the Office of the Presidency — and the tremendous responsibility that comes with it. 

Now, as a concerned citizen observing the Trump administration, he is standing up and speaking out. Shade is a portrait in Presidential contrasts, telling the tale of the Obama and Trump administrations through a series of visual juxtapositions. Here, more than one hundred of Souza’s unforgettable images of President Obama deliver new power and meaning when framed by the tweets, news headlines, and quotes that defined the first 500 days of the Trump White House. 

What began with Souza’s Instagram posts soon after President Trump’s inauguration in January 2017 has become a potent commentary on the state of the Presidency, and our country. Some call this “throwing shade.” Souza calls it telling the truth. 

In Shade, Souza’s photographs are more than a rejoinder to the chaos, abuses of power, and destructive policies that now define our nation’s highest office. They are a reminder of a President we could believe in, and a courageous defense of American values.

[Text from publisher’s website]

Shades_p74-75This makes us realize how great it is NOT to “hear” Trump’s tweets anymore. Shades is a great coffee-table book made mostly of pictures taken during Obama’s presidency with short captions contrasting the subject of the photo with some stupid comment or action from Trump that day (or the day before) and that Souza posted on his Instagram account. Putting a picture on the internet is great fun, but publishing it in a picture book really immortalized it for posterity. It is a quick read, but you can admire the pictures as long as you want. That’s a great book.

Shades: A Tale of Two Presidents, by Pete Souza. New York: Little, Brown & Co, October 2018. 240 pg., Hardcover, 7 x 9.25 in., $12.99 US / $16.99 Can. ISBN: 978-0-316-42182-9. stars-3-0

For more information you can check the following websites:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2018 by Pete Souza

[ Traduire ]

Terre errante (Liu Cixin)

TerreErrante-cov“Je n’avais jamais vu la nuit. Je n’avais jamais vu les étoiles. Je n’avais jamais vu le printemps, ni l’automne, ni l’hiver. Je suis né à la fin de l’Ère du freinage. La Terre venait tout juste d’arrêter de tourner.”

Lorsque les astrophysiciens découvrent que la conversion de l’hydrogène en hélium s’est accélérée à l’intérieur du Soleil, ils comprennent que notre étoile est sur le point de se transformer en une géante rouge qui absorbera de manière inéluctable la Terre. Pour contrer cette extinction programmée de l’humanité, les nations se regroupent pour mettre en branle un projet d’une ambition folle : élaborer des moteurs gigantesques afin de transformer la planète bleue en véritable vaisseau spatial et de l’emmener à la recherche d’une nouvelle étoile…

Dans cette novella écrite en 2000, Liu Cixin manifeste déjà tout le talent que l’on retrouvera à l’œuvre dans la trilogie du Problème à trois corps. Disponible sur Netflix sous le titre The Wandering Earth, l’adaptation cinématographique qui en fut tirée en 2019 se hissa au troisième rang du box-office mondial.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

>> Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs <<

Vers la moitié du vingtième siècle les scientifiques découvrent que le soleil va se transformer beaucoup plus tôt que prévu en géante rouge, ce qui anéantira la Terre. Deux solutions s’opposent: le clan des Vaisseaux (qui propose de construire une armada de vaisseaux pour que l’humanité quitte le système solaire en laissant le Terre derrière elle) et le clan de la Terre (qui propose de transformer la planète en un énorme vaisseau). C’est ce dernier qui l’a emporté. Une coalition planétaire a été créée afin de coordonner les efforts de cette entreprise gigantesque. Il a fallut près de quatre-cent ans pour se préparer: construire douze mille propulseurs géants en Amérique du Nord et en Asie, puis éloigner la Lune de son orbite. L’opération devait se réaliser en cinq étapes. D’abord l’ère du freinage: les propulseurs ont été actionné en angle pour arrêter la rotation de la Terre, ce qui a pris quarante-deux ans. Cela a eut des conséquences dévastatrices puisque la chaleur des propulseurs changea les climats, causant des tempêtes, et l’arrêt de la rotation causa des raz de marée qui força l’humanité à habiter des cités souterraines — de toute façon l’éloignement du soleil transformerait la planète en un désert de glace. 

Puis vain l’ère de la fuite: la Terre ferait une quinzaines d’orbites, de plus en plus elliptiques, puis utiliserait la gravité de Jupiter pour accélérer jusqu’à atteindre la vitesse de libération qui lui permettrait de quitter le système solaire. C’est le moment le plus dangereux de l’opération particulièrement quand la planète passait en périhélie (au plus proche du soleil), lorsqu’elle traversait la ceinture d’astéroïdes, puis devait manœuvrer précisément pour échapper à la gravité de Jupiter. La crainte était surtout que le soleil n’explose avant que la Terre se soit suffisamment éloignée… Puis viendrait la Première ère de l’errance alors que la Terre sortirait du système solaire et accélèrerait pendant cinq-cent ans, atteignant une vitesse de 0.5% de la vitesse de la lumière, pour ensuite voguer en direction de son objectif pendant mille-trois cents ans. Puis ce serait la Seconde ère de l’errance, où la Terre se retournerait pour décélérer pendant cinq cents ans. Finalement, ce serait l’ère néosolaire, lorsque la Terre s’insèrerait dans l’orbite de Proxima Centauri. L’opération durerait une centaine de générations, soit deux mille cinq cents ans… Toutefois, alors que la Terre commençait à peine à accélérer, le soleil n’avait toujours pas explosé et la populace crue avoir été dupée et se révolta. Heureusement, l’explosion se produisit juste à temps pour empêcher l’irréparable…

La narration se fait au travers d’un seul personnage, un jeune chinois né à la fin de l’ère du freinage et qui est donc déjà assez âgé à la fin du récit alors que débute l’ère de l’errance. Le récit est fluide et captivant, les explications scientifiques étant claires mais suffisamment simple pour ne pas embêter le lecteur. Toutefois, c’est le genre de récit qui demande un sérieux effort de suspension de l’incrédulité car, si tout cela est scientifiquement possible, c’est tout de même assez invraisemblable… La seule chose qui m’a réellement agacé dans cette histoire c’est que, si l’auteur prend la peine d’expliquer que les propulseurs sont “nourrit” des rochers extraits des montagnes environnantes et que les humains se réfugient dans des cités souterraines, il n’explique aucunement ce qui est fait pour préserver la faune et la flore afin de repeupler la planète à la fin de son errance. C’est une grosse lacune.

Terre errante (流浪地球 / liúlàng dìqiú — originalement publié en mai 2019 dans le magazine Monde de la Science Fiction [科幻世界]) nous offre une courte lecture (c’est une novella) qui se lit fort bien. C’est aussi un excellent exemple de la littérature de science-fiction chinoise — quoique Liu Cixin reste encore l’un des rares auteurs chinois de SF a être traduit en anglais et en français [sur ce sujet voir La Presse, Slate, Res Futurae, Open Edition, Le petit journal]. Terre errante a reçu un “Galaxy”( prix chinois de la SF) en 2000. Liu Cixin a reçu le prix Hugo du meilleur roman en 2015, pour Le Problème à trois corps.

Terre errante, par Liu Cixin (traduction par Gwennaël GAFFRIC). Arles: Actes Sud, janvier 2020. 80 p., 10 x 19 cm, 9.00 € / $C 10.99. ISBN 978-2-330-13053-4. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© Liu Cixin (Ltd), 2000. © Actes Sud / FT Culture (Pékin) Co. & Chongqing Publishing & Media Co., Ltd, 2020 pour la traduction française.

WanderingEarth-movieCe court roman a également été adapté en un film chinois à grand déploiement que je me dois de mentionner ici. Malheureusement, le film s’est surtout inspiré de l’idée de base (à cause de l’explosion imminente du soleil, la Terre est transformée en vaisseau spatial) et offre un récit très différent de la novella. Ce n’est pas le même narrateur et l’aspect dramatique du récit tourne autour du fait que les scientifiques se sont trompé et que le Terre est capturée par la gravité de Jupiter, la mettant sur une trajectoire de collision destructrice. Les effets de la gravité causent l’arrêt des propulseurs et le jeune héros malgré lui doit aider un groupe disparate de militaires et de scientifiques à les repartir. Ce sera toutefois insuffisant et seulement un acte désespéré tout à fait invraisemblable sauvera la planète ! Sans être bien original, cela reste un film très divertissant mais qui est intéressant surtout parce qu’il démontre tout le progrès que le cinéma chinois a accompli ces dernières années.

The Wandering Earth (流浪地球 / liúlàng dìqiú / Terre errante): Chine, 2019, 125 min.; Dir.: Frant Gwo; Scr.: Gong Ge’er, Yan Dongxu, Frant Gwo, Ye Junce, Yang Zhixue, Wu Yi et Ye Ruchang; Phot.: Michael Liu; Ed.: Cheung Ka-fai; Mus.: Roc Chen, Liu Tao; Prod.: Gong Ge’er; Cast: Wu Jing, Qu Chuxiao, Li Guangjie, Ng Man-tat, Zhao Jinmai. Disponible sur Netflix. stars-2-5

[ GoogleIMDbRotten TomatoesWikipediaYoutube ]

[ Translate ]

La librairie de tous les possibles

LibrairieDeTousLesPossibles-cov“Tout un tas de clients fréquentent la « Librairie de tous les possibles », où l’on trouve tout autant les livres dont on rêve que des accessoires de lecture rêvés, ou encore des livres sur des métiers incroyables liés au livre.

Un livre pour tous les amoureux du livre, qu’ils soient jeunes ou plus vieux : Yoshitake propose de petites histoires pour répondre à chaque demande de client. Des histoires tour à tour drôles, poétiques ou plus sensibles.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

La librairie de tous les possibles (あるかしら書店 / Arukashira shoten / lit. “La librairie “Je me demande si vous avez ceci ””) par Shinsuke Yoshitake est plus un album pour enfant qu’un manga. Il a été publié aux éditions Poplar (ポプラ社 / Popurasha) en juin 2017. Il également été traduit en anglais chez Chronicle Books sous le titre I Wonder Bookstore (December 2019, ISBN 9781452176512, $US 16.95).

LibrairieDeTousLesPossibles-p002-003Avec des dessins simples, Yoshitake nous raconte une trentaine d’histoires fantaisistes de deux ou trois pages chacune sur un libraire qui peut vous offrir tous les titres imaginables. Il se spécialise surtout sur les livres sur les livres. Un client entre dans la librairie et lui demande “Avez-vous un livre sur tel sujet”. Il disparait alors dans l’arrière-boutique et en revient avec une pile d’ouvrages à proposer. 

LibrairieDeTousLesPossibles-p004-005La table des matières est très astucieuse car c’est le dessin d’une étagère de livres. Elle se divise en sept sections: Livres un peu rares (L’arbre des écrivains, Les Albums-surprises du monde entier, Les livres à lire à deux, Le livre au clair de Lune), Accessoires de Lecture (Le robot assistant de lecture, L’appareil à couverture), Métiers de l’Édition (Le Biblio-Enquêteur, L’École des libraires de choc, L’art de bien présenter les livres, L’art d’emballer les livres, Le chien bouquiniste, Le spécialiste de l’adieu aux livres), Livres en fête (Les fêtes des livres, Le mariage en lecture, La lecture créative, Le tour du monde en lecture), Lieux célèbres pour leur livres (Le village où il pleut des livres, L’herbe aux livres, La bibliothèque d’outre-tombe, La bibliothèque sous l’eau), Livres sur les livres (Pourquoi les livres sont rectangulaires, Comment fabrique-t-on les livres?, La dixième vie des livres, Les amoureux des livres, Le livre à feuilleter lentement, Un livre rien qu’à soi, Comme des livres) et Livres sur les bibliothèques ou les librairies (Bibli-biblio Bibliothèque, C’est quoi une librairie?, Et si c’était un best-seller?).

Comme je travaille avec les livres, je n’ai pas pu m’empêcher de le feuilleté quand celui-ci m’est tombé entre les mains. Je l’ai trouvé super mignon et amusant. Je suis sûr que vous l’aimerez aussi. Et vous quel genre de livres voudriez-vous lire?

La librairie de tous les possibles, par Shinsuke Yoshitake. Toulouse: Éditions Milan, septembre 2018. 104 p., 15 x 21 cm, 13.90 € / $C 24.95. ISBN 978-2-4080-0625-9. Pour lectorat jeune (10+). stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWorldCat ]

© Yoshitake Shinsuke 2017

[ Translate ]

Histoires courtes d’Aoi Makino

HistoiresCourtes-covSi l’adolescence est l’une des plus belles périodes de la vie, elle est aussi source de bien des souffrances…

Au travers de petites histoires courtes sur la vie d’adolescentes, Aoi Makino nous plonge dans leurs quotidien, leurs tracas, mais aussi leurs joies et leurs émotions. Tour à tour mélancoliques, engagées ou discrètes, chacune de ces héroïnes vivent des moments qui marqueront par la suite leur prochaine vie d’adulte.

Depuis ce jour, je n’ai cessé de te filmer. Chaque jour… chaque jour… Jusqu’à ce que tu disparaisses.

À travers sa caméra, Minami apprend pour la première fois à aimer quelqu’un. Mais cette personne dissimule un lourd secret…  (Rec – le jour des larmes -)

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Histoires courtes (たったひとりの君へ―牧野あおい作品集― / Tatta Hitori no Kimi e makino aoi sakuhin-shū / lit. “À un seul toi — Oeuvre de Aoi Makino”) est un manga shōjo par Aoi Makino prépublié dans le magazine mensuel Ribon et compilé en un seul volume chez Shueisha en novembre 2018. La version française est parue chez Soleil Manga. Aoi Makino est une mangaka relativement nouvelle mais qui commence à être connu grâce à des titres comme Sekai no hate – The end of the world (セカイの果て) chez Panini et Sayonara Mini skirt (さよならミニスカート) chez Soleil et publié en anglais chez Viz sous le titre Not Your Idol.

Ce manga est une anthologie qui nous offre quatre histoires courtes.

HistoiresCourtes-p014

Page 14

“REC — Le jour des larmes —” (REC-君が泣いた日- / Rec – Kimi ga naita hi / lit. “REC-Le jour où tu as pleuré”) est une histoire de 142 pages prépubliée dans Ribon entre décembre 2010 et mars 2011. Un jeune acteur de cinéma décide quitter sa carrière pour revenir à l’école pour retrouver une vie normale d’adolescent. Autour d’un chat abandonné, il se lie d’amitié avec une jeune fille que ses camarades jugent froide et cruelle (elle n’a jamais pleuré) mais qui est simplement misanthrope, ayant de la difficulté à s’ouvrir aux autres. Elle filme tout le temps en vidéo, mais jamais les humains — sauf lui. L’idole est poursuivi par les paparazzi qui veulent découvrir la vrai raison qui l’a poussé à mettre fin à sa carrière. Ils trouvent le réconfort l’un auprès de l’autre…

HistoiresCourtes-p145

Page 145

“Les malheurs de l’uniforme” (制服なんて好きじゃない。/ Seifuku nante suki janai / Lit. “Je n’aime pas les uniformes”) est une histoire de 48 pages prépubliée en avril 2018 dans Ribon. Rinka débute le collège, ce qui veut dire une nouvelle école, un nouvel uniforme, de nouveaux camarades. Elle a peur de se retrouver seule. Toutefois, elle découvre que son amie d’enfance Izumi, avec qui elle a passé tout le primaire, est au même collège. Toutefois ils se retrouvent dans des classes et des clubs d’activités différents: Izumi a choisi le club de danse et devient très populaire, alors que Rinka a choisi le club de photographie. Une rivalité inattendue se développe et elle en vient à détester ce nouvel uniforme. La réconciliation est-elle possible?

“Fin de cycle” (最終ループ / Saishū rūpu / lit. “Boucle finale”) est une histoire de 80 pages prépubliée en août 2010 dans Ribon Special Lemon spécial Été. Sa grande soeur demande à Miki de séduire Riku, le commis de la bibliothèque, pour se venger de lui mais Miki en tombe amoureux. Riku est rongé par le remord des choses mal qui a fait dans son passé. Miki est victime d’intimidation à l’école.  Les destins de ces trois personnes sont liés: vont-elles se blesser mutuellement? Une histoire sur le pardon…

HistoiresCourtes-p273

Page 273

“HAL” (HAL-ハルー / Haru) est une histoire de 50 pages prépubliée en novembre 2009 dans Ribon Fantasy numéro spécial. Shizuku a l’habitude d’être première de classe mais une nouvelle venue à l’école la déclasse. Alors qu’elle commence à avoir de la haine pour sa rivale, un dieu de la mort lui apparait et lui offre trois souhait qui lui permettrait de faire disparaître les gens qu’elle veut. Succombera-t-elle à ses pulsion ? En comprendra-t-elle les conséquences? Une variante shōjo sur Death Note.

Ce manga nous offre des histoires un peu clichées mais tout de même agréable à lire. Le style de dessin est du shōjo typique et donc plutôt charmant. Pour un livre choisi au hasard (pcq c’était un one-shot volumineux) pour passer le temps, j’ai été bien diverti et je n’ai donc pas été déçu. Une lecture facile et amusante qui plaira surtout aux jeunes filles dans le groupe d’âge ciblé.

Histoires Courtes, par Aoi Makino. Paris: Soleil Manga, mars 2020. 336 p., 11.9 x 17.6 x 2.2 cm, 8.99 € / $C 14.95. ISBN 978-2-302-08187-1. Pour lectorat jeune adolescent (12+) — quoiqu’au Japon le public cible est plus les 8-12 ans. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelligan ]

© 2018 by Aoi Makino. Version française © 2020 Éditions Soleil.

[ Translate ]

Quelques lectures à venir

J’ai récemment fait la découverte de quelques titres que je vais m’empresser de me procurer à la bibliothèque afin de les lire (et possiblement commenter) le plus rapidement possible.

Kebek-2-covD’abord, j’ai découvert que le tome deux de Kébek par Philippe Gauckler allait finalement paraître le 14 janvier 2021. J’ai déjà commenté le premier tome et j’ignore si l’histoire se terminera avec le deuxième ou si elle nécessitera un troisième (ce qui aiderait à ne pas trop précipiter le récit). Le titre de ce deuxième tome sera “Adamante” mais aucun descriptif n’est disponible pour l’instant. J’espère qu’il ne tardera pas trop à traverser l’Atlantique car j’ai très hâte de le lire…

Kebek: t. 2: Adamante, par Philippe Gauckler. Ed. Daniel Maghen, 96 pages. 19,00 € / $C 39.95. ISBN 978-2-35674-084-7. À paraître le 14 janvier 2021. [ Google ]

Je viens à peine de finalement mettre la main sur le volume six de Isabella Bird que je découvre que le sept est déjà paru en Europe depuis le début décembre ! Celui-là va certainement prendre quelques mois avant de nous parvenir…

J’attend également avec impatience le Pline #9: L’Opium d’Andromaque, qui est paru fin Octobre, et qui devrait atteindre nos rivages d’ici la mi-janvier (selon Les Libraires) — en espérant qu’il n’y ai pas trop de délais avant qu’il soit disponible en bibliothèque…

J’aimerais bien aussi lire le Cesare #13. L’auteur avait fait une longue pause en 2014 et avait reprit la production en 2018 pour le volume 12 (paru en France en janvier 2020 et déjà commenté). Fuyumi Soryo a par la suite remit le manga sur pause à nouveau… et aurait reprit le travail à l’automne 2019 mais le volume treize n’est toujours pas paru…

Bambi-covJ’ai récemment découvert que l’histoire originale de Bambi a été republiée avec des illustrations du célèbre dessinateur de livre pour enfants Benjamin Lacombe. Considéré comme un conte pour enfant (9 à 12 ans) à cause du film de Disney ce livre est actuellement un roman animalier pour adulte écrit par Félix Salten, un auteur autrichien, en 1923 mais qui “fut interdit et brûlé par les nazis qui y décelaient “une allégorie politique sur le traitement des juifs en Europe”. Les éléments symboliques sont nombreux tout en restant discrets (…)” [Paris-Match #3733, p. 33]. Je suis donc curieux de revisiter cette histoire…

Bambi, par Félix Salten, illustré par Benjamin Lacombe. Paris: Albin Michel, novembre 2020. 176 pgs. 22.7 x 30.7 cm, 29.90 € / $C 44.95. ISBN 9782226450210. [ AmazonGoogleBeDethèqueGoodreadsWorldCat ]

Les superbes adaptions de Lovecraft par Gou Watanabe se poursuivent chez Ki-oon avec L’Appel de Cthulhu (qui est paru en Septembre, cette fois avec une couverture rouge). Je l’ai réservé à la bibliothèque et m’y attèlerai dès que je le reçois ! Mais cela ne s’arrête pas là, puisque Ki-oon annonce déjà Celui qui hantait les ténèbres pour mars 2021 (avec une couverture verte) !

J’attend toujours aussi Olympia Kyklos par Mari Yamazaki (Casterman, vol. 1/4, 15,95 $, 200 pages, ISBN 9782203202986) qui devait paraître en juin 2020 mais qui semble avoir été retardé à cause de la COVID et paraîtra plutôt en mars 2021. C’est une comédie du style de Thermae Romae mais avec des grecs. [ MangaNewsGoogleAmazon ]

Même si j’ai été plutôt déçu par le premier volume de Ad Romam (commenté récemment), j’ai tout de même l’intention de lire le tome deux que j’ai déjà réservé à la bibliothèque… Par simple curiosité…

J’ai déjà sur ma table de chevet Aliss de Patrick Sénécal / Jerk Dion publié chez Alire (en collaboration avec Studio Lounak). Mais cela m’apparait un peu heavy donc je vais probablement attendre un peu avoir de le lire…

J’ai aussi réservé pour ma femme à la bibliothèque la BD biographique Les Étoiles de l’Histoire t.3: Brigitte Bardot (Dupuis, mai 2020, 136 pages, ISBN 9791034749133, 12+). Comme BB était l’une des idoles de mon adolescence (je me demande bien pourquoi) je vais probablement en profiter pour la lire aussi…

Voici encore quelques titres que j’ai l’intention de lire dans les prochains mois (dès que disponibles):

DernierEnvolDuPapillon-COvEt j’en passe… Il y a plusieurs titre en cours / en attente de lecture sur ma table de chevet (Justine par Laurence Durrell, La lanterne de Nyx vol. 1-2 par Kan Takahama, Le dernier envol du papillon aussi par Kan Takahama, The Hound and other stories par Gou Tanabe chez Dark Horse ainsi que plusieurs périodiques — Solaris, dBD, Animeland) et plusieurs autres déjà lus qui attendent d’être commenté (Histoires Courtes d’Aoi Makino, Les frères Karamazov chez Kuro-Savoir, Les fleurs de la Mer Égée par Akame Hinoshita, Isabella Bird #6, Mariko Parade par Boilet et Takahama, Terre Errante par Liu Cixin — tiens, un roman!, La librairie de tous les possibles par Shinsuke Yoshitake, Tokyo, amour et libertés par Kan Takahama, et Nos compagnons par Jiro Taniguchi).

Cela me fera beaucoup de lectures et beaucoup de pain sur la planche! Il va me falloir essayer de regarder moins de télé, ce qui sera sans doute difficile car beaucoup de nouvelles séries intéressantes devraient se pointer en 2021. Sur ce sujet d’ailleurs j’ai aussi découvert que l’une de mes série anime fétiche, Kimagure Orange Road, est maintenant disponible sur RetroCrush ! J’ai aussi débuté le visionnement de la cinquième saison de la sublime série The Expense ainsi que de la nouvelle série Raised by Wolves — dont le sujet est une guerre de religion entre les Athées et les adeptes de Mithra qui se poursuit sur une planète désolée après que les derniers survivants de l’humanité y ait trouvé refuge. Pour épargner la sensibilité des croyants, il semble que le récit ait été placé dans le futur d’un monde alternatif où le culte de Mithra a prédominé sur les autres (dans NOTRE réalité il a éventuellement été absorbé par le culte de Sol Invictus au IIIe siècle avant d’être définitivement supplanté par le christianisme au IVe siècle mais a en quelque sorte survécu à travers le manichéisme et le zoroastrisme). 

Aussi Doctor Who (série 13) devrait reprendre le 1er janvier, A Discovery of Witches (S2) le 9 janvier, Real Time with Bill Maher (S19) le 15 janvier, Batwoman (S2) le 17 janvier, Euphoria (spécial #2) le 24 janvier, For All mankind (S2) le 19 février, When calls the Heart le 21 février, The Walking Dead (S10) le 28 février, sans compter le film Dune annoncé pour le 1er octobre, The Mandalorian (S3) pour le 25 décembre, un quatrième film de The Matrix (pour décembre également) ou encore les séries télé de Foundation, Lords of the rings, McMafia (S2), His Dark Materials (S3), Gentleman Jack (S2), Star Trek Discovery (S4), Outlander (S6), Westworld (S4), Call the Midwife (S10), Lost in Space (S3), The Morning Show (S2), Carnival Row (S2), Emily in Paris (S2), Star Trek: Picard (S2), un remake de Shōgun (!) et les multiples spin-off de Star Wars qui n’ont pas encore de dates annoncées! Wow! Où vais-je trouver le temps de lire ?

[ Translate ]

Lovecraft country

LovecraftCountry-covThe critically acclaimed cult novelist makes visceral the terrors of life in Jim Crow America and its lingering effects in this brilliant and wondrous work of the imagination that melds historical fiction, pulp noir, and Lovecraftian horror and fantasy.

Chicago, 1954. When his father Montrose goes missing, 22-year-old Army veteran Atticus Turner embarks on a road trip to New England to find him, accompanied by his Uncle George—publisher of The Safe Negro Travel Guide—and his childhood friend Letitia. On their journey to the manor of Mr. Braithwhite—heir to the estate that owned one of Atticus’s ancestors—they encounter both mundane terrors of white America and malevolent spirits that seem straight out of the weird tales George devours.

At the manor, Atticus discovers his father in chains, held prisoner by a secret cabal named the Order of the Ancient Dawn—led by Samuel Braithwhite and his son Caleb—which has gathered to orchestrate a ritual that shockingly centers on Atticus. And his one hope of salvation may be the seed of his—and the whole Turner clan’s—destruction.

A chimerical blend of magic, power, hope, and freedom that stretches across time, touching diverse members of two black families, Lovecraft Country is a devastating kaleidoscopic portrait of racism—the terrifying specter that continues to haunt us today.

[Text from publisher’s website ; see also the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

This is a tale of two horrors. First, it is the story of an extended black-american family that has to deal with a covenant of powerful and ruthless warlocks trying to bring back Adam’s paradise on Earth and, in order to do so, are in search of lost knowledge. Above all, it is the terrifying story of what it is for black-americans to live through the 1950s Jim Crow America. It is told through eight short stories that are interlinked, each focusing on one member of the family and using a different sub-genre of horror for its storytelling.

In “Lovecraft country”, Atticus Turner receives a letter from his father, Montrose (with whom he always had a difficult relationship), telling him that he found some genealogical information about his deceased mother and that they should go together to Arkham — well, he misread the letter and it is actually Ardham, Massachusetts, but it is still in the middle of what he calls “Lovecraft country”. He comes back to Chicago but his father has disappeared. Along with his uncle George Berry and childhood friend Letitia Dandridge, he goes on a road-trip — dodging all sorts of racist dangers — to reach the Ardham Lodge, owned by Samuel Braithwhite. There, Atticus discovers that he is the descendant of the Braithwhite ancestor, Titus, and that his father was kidnapped in order to set a trap for Atticus who is needed for a nefarious ceremony of witchcraft. With the help of Samuel’s son, Caleb, Atticus frees is father, foils the plan of the elder Braithwhite (killing him and all the members of “The Order of the Ancient Dawn” in the process) and escapes (mostly) unhurt.

In “Dreams of the which house”, Letitia inherits some money and she uses it to purchase a huge house in the middle of a white neighbourhood, which causes her many pains and harassment. On top of that, she discovers that the Winthrop House is haunted by his previous owner, Hiram Winthrop. After many troubles, she succeeds to strike a deal with the ghost. However, it is revealed that Caleb Braithwhite is behind the sale of the house to Letitia, as Hiram was a friend-turned-rival of his father and in possession of a precious item that he covets. 

In “Abdullah’s book”, Caleb steals a family heirloom from George and Montrose and, in exchange for its return, asks them to break in the natural history museum to retrieve a book from a secret room. Helped by the members of their Freemason lodge, the brothers will undergo a dangerous Indiana Jones-style expedition through tunnels and riddles, to recover Hiram’s “Book of Names”.

In “Hippolyta disturbs the universe”, George’s wife discovers a secret compartment in an orrery (the mechanical model of an unknown solar system) of the Winthrop House, containing a book and a pair of keys. If George and his nephew have always been fans of pulp-style science-fiction and horror stories, Hippolyta had always been fascinated by physics and astronomy. The book brings her to an observatory in Wisconsin but, instead of a telescope, she finds a machine that open doors through time and space! She finds herself on a sandy beach on an alien planet from a distant solar system inhabited only by Ida. She had been exiled there by Hiram Winthrop two decades ago, along with all the domestic staff of the house, to scare them into telling him where his son Henry went. He had run off with one of the maids. But Hiram died before he could free them and all the other had perished, killed by the alien flora and fauna of the planet. 

In “Jekyll in Hyde Park”, Ruby — Letitia’s sister — in contacted by Caleb who want to use her to gain information on Atticus and Letitia, and to spy on members of other warlock lodges. In exchange, he offers her a potion that can transform her into a white woman! She discovers what real freedom is, but also that it comes with a price…

In “The narrow house”, Atticus and Montrose are trying to locate Henry Winthrop, who ran off from his father’s house with a black maids and some of his father’s precious notebooks. Tasked by Caled, they follow his trail to Illinois but find out that his entire family was killed when their house was burned down by a racist mob. However, due to a protection spell gone awry, Montrose is able to get information (and the notebooks) from his ghost. However, Atticus and his father decide not to share the books with Caleb.

In “Horace and the devil doll”, the head of the Chicago lodge, police Captain Lancaster, is suspecting that Caleb want to renege on their deal and betray him. He also knows that Hippolyta visited the Warlock Hill observatory, but doesn’t know her exact involvement. He therefore decides to use George and Hippolyta’s talented son, Horace, to spy on her. As the boy refuses, Lancaster curses him with a powerful spell that makes him being pursued by some sort of voodoo doll (revenge of Chucky style !). Being unable to speak, Horace is able to alert Ruby to his ordeal by using Scrabble tiles, and she then enlist Caleb to help break the spell.

In “The mark of Cain”, all the members of the Turner/Berry/Dandridge families finally share each other stories and decide, while feigning to help Caleb take over all the lodges, to prevent him to accomplish his plan. With the help of Hiram’s ghost, they find his weakness and strip him of his powers. In an “Epilogue”, we see that, in the aftermath, all the family members goes on happily ever after.

If the book is not horrific in the way Lovecraft’s stories are, it nevertheless offers an interesting twist on Lovecraft universe and influence. However, Lovecraft Country has been adapted into a TV series that add elements (a few monsters) that are closer to Lovecraft’s stories. The TV series change several details of the book’s story (mostly Caleb is a woman named Christina and Horace is a girl named Diana) and add several side stories (adding some Asian horror with the character of Ji-Ah, a Korean friend of Atticus whose also a demon) that make it more captivating and complete. In comparison, and looking back at it, I would say that the book’s storytelling seems a little disappointing. 

Lovecraft Country is nevertheless a very interesting book that offers a great read. However, you can always save time by watching the excellent TV series.

Lovecraft country, by Matt Ruff. New York: Harper Collins, February 2016. 376 pg., Hardcover, 6 x 9 in., $26.99 US / $33.50 Can. ISBN: 978-0-06-229206-3. stars-3-5

For more information you can check the following websites:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© 2016 by Matt Ruff

[ Translate ]

On Tyranny (Tim Snyder)

On-Tyranny-cov“The Founding Fathers tried to protect us from the threat they knew, the tyranny that overcame ancient democracy. Today, our political order faces new threats, not unlike the totalitarianism of the twentieth century. We are no wiser than the Europeans who saw democracy yield to fascism, Nazism, or communism. Our one advantage is that we might learn from their experience.

On Tyranny is a call to arms and a guide to resistance, with invaluable ideas for how we can preserve our freedoms in the uncertain years to come.”

[Text from publisher’s website ; see also the backcover]

This is a tinny and short book (almost a pamphlet) that warns democracy in America is in danger, compares the current situation with how democracy died in Europe and, through twenty lessons of history, teaches us how to fight to protect it. The book opens with a quote by Leszek Kolakowski: “In politics, being deceived is no excuse.”

After a brief introduction about “History and Tyranny”, Snyder offers us twenty lessons: 1. Do no obey in advance: “most of the power of authoritarianism is freely given (…) a citizen who adapts in this way is teaching power what it can do”; 2. Defend institutions: “It is institutions that help us to preserve decency (…) choose an institution (…) an take its side”; 3. Beware of the one-party state: “The parties that (…) suppressed rivals (…) exploited a historic moment to make political life impossible for their opponent. So (…) support (…) the rules of democratic elections”; 4. Take responsibility for the face of the world: “Notice the swastikas and the other signs of hate”; 5. Remember professional ethics: “When political leaders set a negative example, professional commitments to just practice become more important. (…)authoritarians need obedient civil servants”; 6. Be wary of paramilitaries: “When the men with guns who have always claimed to be against the system start wearing uniforms and marching with torches (…), the end is nigh. When the pro-leader paramilitary and the official police and military intermingle, the end has come”; 7. Be reflective if you must be armed: “If you carry a weapon in public service (…) be ready to say no”; 8. Stand out: “The moment you set an example (…) others will follow”; 9. Be kind to our language: “Think up your own way of speaking (…) separate yourself from the internet. Read books”; 10. Believe in truth: “To abandon the facts is to abandon freedom”; 11. Investigate: “Figure things out for yourself (…) subscrib[e] to print media”; 12. Make eye contact and small talk: “stay in touch with your surroundings, break down social barriers, and understand whom you should and should not trust”; 13. Practice corporeal politics: “Get outside (…) Make new friends and march with them”; 14. Establish a private life: “Consider using alternative forms of the internet (…) Tyrants set the hook on which to hang you”; 15. Contribute to good causes: “Be active in organizations (…) pick a charity or two (…) you will have made a free choice that supports civil society and helps other to do good”; 16. Learn from peers in other countries: “no country is going to find a solution by itself”; 17. Listen for dangerous words: “extremism, terrorism, emergency, exception (…) the treacherous use of patriotic vocabulary”; 18. Be calm when the unthinkable arrives: “Modern tyranny is terror management (…) terrorist attacks (…), disaster, (…) suspension of freedom of expression, (…) right to a fair trail”; 19. Be a patriot: “set a good exemple (…) for the generations to come”; 20. Be as courageous as you can: “If none of us is prepared to die for freedom, then all of us will die under tyranny.” He concludes with an epilogue about “History and Liberty.”

In other words: Complacency is the death of democracy. Hear that republicans? Wow. Everything in this book is so true. It should be read by everyone because the fight for our life is not over yet… It is a short but quite interesting reading. Well worth the time. 

On Tyranny; Twenty Lessons From The Twentieth Century, by Timothy Snyder. New York: Tim Duggan Books (an imprint of Crown Publishing, a division of Penguin Random House), February 2017. 128 pg., Softcover, 4-3/8 x 6-1/4, 9.99 US / $13.50 Can. ISBN: 978-0-8041-9011-4. stars-3-0

For more information you can check the following websites:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© 2017 by Timothy Snyder

[ Traduire ]

Ad Astra XIII

AdAstraXIII-covLes ruses de Scipion ont mis Carthage en mauvaise posture… Hannibal accepte alors de parlementer avec son ennemi. Malheureusement, le Romain ne veut pas d’un statu quo… Ce sera la victoire ou rien ! Les deux chefs se séparent donc sans être arrivés à un accord. 

Mais les apparences sont parfois trompeuses et, pour le Carthaginois, cette discussion aura au moins servi un objectif : celui de mettre en place ses pions… ou, en l’occurrence, ses éléphants de guerre ! Si Rome a maintenant l’avantage, ses adversaires sont loin de s’avouer vaincus… 

Bravoure, complots et stratégie… Les légendaires Hannibal et Scipion s’affrontent une dernière fois. Plongez au cœur de cette ultime bataille !

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Ad Astra: Scipion l’Africain & Hannibal Barca (アド・アストラ -スキピオとハンニバル- / Ad Astra – Scipio to Hannibal) est un manga seinen historique par Mihachi KAGANO qui raconte les faits saillants de la deuxième guerre punique qui opposa non seulement Rome et Carthage mais aussi leurs stratèges respectifs: Scipion l’Africain et Hannibal Barca. Il a été prépublié dans le magazine Ultra Jump (entre mars 2011 et février 2018), puis compilé en treize volumes chez Shūeisha. La version française est parue chez Ki-oon.

AdAstraXIII-p010

Page 10

Ce dernier volume de la série est entièrement consacré à la Bataille de Zama. Seize ans après qu’Hannibal ait traversé les Alpes, à l’automne 202 AEC, les deux généraux s’apprêtent à avoir une confrontation finale sur une plaine au sud de Carthage. L’armée d’Hannibal est composée de 80 éléphants de guerre qui forment l’avant-garde, 4000 cavaliers qui forment les ailes de chaque côtés de la formation d’attaque [l’aile gauche, est formée de cavaliers Numides] et 36 000 fantassins (une première ligne de frondeurs Baléares, une deuxième ligne de soldats Libyens et Carthaginois [commandé par Silenos] et une troisième ligne de soldat Ibères et Gaulois plus expérimentés [sous le commandement d’Hannibal]). L’armée de Scipion est composée de 6000 cavaliers (qui forment les ailes, des Numides [à droite, 4000] sous le commandement de Massinissa, et des romains [à gauche, 2000] sous le commandement de Caius) et de 29,000 fantassins (une première ligne intercalant des fantassins Légers Vélites [sous Appius] et des fantassins lourds Hastati [sous Bandius], une deuxième ligne de fantassins lourds principes [sous Marcus], et une troisième ligne de fantassins lourds triarii [sous Scipion]).

La charge des éléphants d’Hannibal (trop jeunes et inexpérimentés) reste sans effet. Scipion, qui a étudié les tactiques de l’ennemi, réussi à les retourner contre lui. Il évite les feintes et réussi à encercler l’armée carthaginoise. C’est la victoire mais Hannibal survit et fuit vers Carthage où il s’adresse au sénat pour obtenir du renfort, sans succès. Pour épargner sa cité, il décide donc de se rendre à Scipion. Il se rend à Tunis pour négocier la paix. Carthage devra payer une lourde indemnité à Rome, abandonner ses colonies et renoncer à son armée. Scipion triomphe à Rome mais il est politiquement affaibli par l’inimitié de Caton et des accusations de corruption. Il mourra en 183 AEC, amère, pestant contre l’ingratitude romaine. Hannibal est exilé et, après une longue errance, trouve refuge au royaume de Bithynie, où il est traqué par les troupes romaines mais il choisit de se donner la mort par poison plutôt que d’être capturé ou tué par les romains… Il meurt la même année que Scipion… Les deux héros eurent donc une fin tragique, sans gloire… Rome règlera définitivement son compte à Carthage avec la troisième guerre punique (149-146 AEC).

Cette série de manga prends fin d’une façon un peu décevante. Toutefois, elle a offert ce qui était promis, c’est-à-dire une histoire un peu romancée de la deuxième guerre punique, axé sur les caractères des deux généraux opposés. Elle a suivi le fil de l’Histoire, sans plus. Si le récit est bon, voir captivant (si vous aimé les détails de tactiques militaires, bien sûr), c’est surtout son superbe dessin, très constant dans sa qualité, qui vole la vedette dans cette série. Il est clair et très précis, juste suffisamment efficace pour bien décrire les scènes de combats. 

Un manga fort intéressant, à lire surtout si vous êtes amateur de manga historique et de la Rome Antique.

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. XIII, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon, novembre 2018. 210 pages (208 pl), 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 979-10-327-0335-9. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

Ad Astra Publius Cornelius Scipio Africanus Major & Hannibal Barca © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

ad_astra-v01 ad_astra-v02 ad_astra-v03 AdAstra-v04-cov
AdAstra-v05-cov AdAstra-v06-cov AdAstra7-cov AdAstra8-cov
[ Translate ]