Le chat du rabbin #10: Rentrez chez vous!

ChatDuRabbin-10-cov“Zlabya et son père, le rabbin, mais aussi le rabbin du rabbin, aidés et interrompus par le Chat, bien sûr, racontent. Ils disent, à travers leurs voyages au Proche Orient de 1870 à 1973, leur quête d’une Terre Promise, d’un endroit où ne pas être en danger. Ils racontent un destin français, celui d’une famille ballotée par l’histoire, le racisme, la volonté de trouver sa place, d’Alger à Nice, en passant par Jérusalem ou la Galilée.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 9

Sur le bord de la mer, au début de l’année, le rabbin, sa famille et ses ouailles, font la cérémonie du Tashlih, où ils secouent les pans de leur vêtement comme pour en chasser le mal. Le chat commente que ”Croire en Dieu, c’est accepter de faire des trucs ridicules en son nom.” Le rabbin acquiesce que c’est absurde et ridicule… mais il est interrompu par des hommes sur la plage qui leur crient “Sales juifs. Retournez chez vous!” S’ensuit une échauffourée dans la mer… Suite à cet événement, le mari de Zlabya veut déménager en Israel. Alors le rabbin du rabbin raconte que quand il était petit il est allé à Jérusalem et ce ne fut pas une bonne expérience. Même Zlabya raconte que quand elle a fait une fugue elle s’est retrouvé dans un kibboutz en Galilée mais elle en est revenue. Le rabbin aussi a essayé d’aller en Israel pour accomplir le souhait d’une ouaille qui voulait y être enterré mais les anglais limitaient l’immigration (même des morts) alors il l’a enterré en Égypte! Mais le mari de Zlabya veut toujours y aller. Et il ira… quand ils seront vieux, en 1973. Zlabya est vieille et grosse (et le chat toujours vivant!!). Mais les gens le prennent pour un arabe et Zlabya ne peut pas supporter la climatisation. Alors ils trouveront le terre promise à… Nice! En fait, l’histoire des Juifs c’est l’histoire du monde… et de la famille de Joann Sfar.

Le style de Sfar m’agace toujours avec ses planches à six cases, son dessin brouillon et ondulant, ou ses couleurs criardes, mais c’est Sfar et on finit toujours tout même par trouver ça beau. C’est un long album avec un récit fort et riche qui diverti, amuse même, et fait réfléchir sur le racisme. Une très bonne lecture que je recommande — surtout pour les amateurs d’histoire, de chats et de métaphysique! Et comme toujours, dans le bas de la dernière page, Sfar nous annonce que le prochain album s’intitulera “Alleluia dans l’autobus!” En fait le tome 11, paru en novembre 2021, s’intitule La Bible pour les chats

Le chat du rabbin. 10, Rentrez chez vous!, par Joann Sfar. Paris: Dargaud (Coll. Poisson Pilote), octobre 2020. 96 pages, 22.5 x 29.5 cm, 16,00€ / $C 27.95, ISBN 978-2205-08003-2. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© Dargaud 2020.

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Feuilletage automnal

Voici quelques livres que j’ai emprunté à la bibliothèque et feuilleté sans avoir eut le temps de les lire complètement mais que je recommande néanmoins très fortement. Par ordre alphabétique inverse…

Unbeaten track in Japan 

UnbeatenTracksInJapan-CovJ’ai déjà parlé de cet ouvrage mais à cette époque je n’avais à ma disposition qu’une version électronique (disponible sur le Projet Gutenberg) qui ne contenait aucune illustration ou index. Je l’ai donc fait acheté par ma bibliothèque, où il est maintenant disponible, et je vous le recommande grandement si les récits d’aventures ou l’histoire du Japon de l’époque Meiji vous intéresse.

J’ai découvert Isabella Bird par la lecture du manga Isabella Bird, Femme Exploratrice, par Taiga Sassa, publié en français chez Ki-oon. Ayant trouvé ce manga tout à fait fascinant et sachant qu’il était basé sur les écrits de cette véritable aventurière Britannique, j’ai voulu en apprendre plus en lisant le texte original.

Cette ouvrage est la réplique exacte de l’édition de 1911 (originalement publié par John Murray en 1885). Le texte de la couverture arrière nous apprend que “Isabella Bird, fille d’un pasteur de campagne, s’était fait dire par son médecin que voyager soulagerait ses problèmes de santé (maux de dos et dépression). Elle suivit ce conseil sans demi-mesures en se lançant dans des excursions vers les régions les plus reculées de l’Ouest américain, de la Malaisie, du Kurdistan, de la Perse, du désert marocain, de la Chine, et même du Japon. À peine dix ans après que ce dernier ait commencé à s’ouvrir à l’Occident, Bird entreprend de se rendre sur l’île de Hokkaido pour y rencontrer ses autochtones, les Aïnous, traversant des régions à peine connues des Japonais eux-même. Malgré son état de santé, elle parcourt plus de 1 400 milles à cheval, en pousse-pousse et à pied, suivant des sentiers de montagne sinueux et traversant d’innombrables rivières pour rencontrer des villageois dans leurs communautés éloignées et des paysans dans leurs champs. Tout au long de ce périple, l’intrépide exploratrice victorienne écrit à sa soeur et à ses amis des lettres poignantes et vivantes où elle décrit les vicissitudes de son voyage, les inconforts et les difficultés ainsi que les plaisirs et l’excitation de la découverte“. Unbeaten Tracks in Japan rassemble cette correspondance, agrémentant les descriptions de nombreux croquis et photographies par l’auteur elle-même, donnant ainsi à l’ouvrage une qualité ethnographique fascinante.

C’est déjà assez extraordinaire qu’une femme de l’Angleterre victorienne ait autant voyagé par elle-même mais cela est encore plus intéressant qu’elle ait beaucoup écrit sur le sujet et même publié une douzaine de livres où elle décrit dans les moindres détails tout ce qu’elle a vu et vécu au cours de ses périples. La plupart de ces ouvrages semblent suivre la même formule épistolaire. Toutefois, pour le moment, seul ses récits sur le Tibet (Chez les Tibétains) et l’Ouest Américains (Une anglaise au Far West) ont été traduit en français. 

J’ai bien aimé ce carnet de voyage épistolaire d’Isabella Bird au Japon mais il est malheureusement un peu laborieux à lire car il est long et composé principalement de descriptions. Je dois avouer que je n’arrêtais pas de m’endormir et que je pouvais lire à peine une dizaine de pages chaque soir (étrangement j’ai toujours trouvé que lire sur une tablette ou lecteur électronique est plus fatiguant). La lecture de ce livre était donc toute une entreprise, mais cela en valait quand même la peine car il offre une vue unique (et contemporaine) sur le Japon de l’ère Meiji. C’est un ouvrage qui intéressera donc surtout les fanatiques d’histoire japonaise ainsi que ceux qui lisent le manga et sont curieux d’en savoir plus sur Isabella Bird elle-même.

Unbeaten tracks in Japan by Isabella L. Bird. New York: Dover, 2005. 336 pages, 16 x 22 cm, $14.95 US, ISBN 9780486445151, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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Hommage à Hayao Miyazaki

HommageAMiyazaki-covCet ouvrage est une compilation de petits articles qui forment une référence bio, biblio et filmographique sur Hayao Miyazaki, ce maître du cinéma d’animation Japonais. Le livre débute avec une filmographie de sept pages. Il se divise ensuite en cinq parties, dont la première s’intitule “L’animateur de l’enfance”. On y traite en une ou deux pages chacunes des oeuvres de Miyazaki qui s’adressent tout particulièrement à un jeune public (Horus, Prince du soleil; Panda Petit Panda; Mon voisin Totoro; Ponyo sur la falaise; Porco Rosso; Le vent se lève) ainsi que deux thématiques qui lui sont chères: l’enfance et l’aviation. Dans la seconde partie, “L’âme de Ghibli”, on traite de la création du Studio Ghibli, des collaborateurs de Miyazaki (notamment Isao Takahata, Yoshifumi Kondô, Hiromasa Yonebayashi et Aoi Hiiragi), de quelques titres produit par le studio (Si tu tends l’oreille; Le Royaume des chats; On your Mark; Histoires courtes), du travail de son fils Gorô (Les Contes de Terremer; La Colline aux coquelicots) et des produits dérivés du studio. 

Dans la troisième partie, “Le Japon en toile de fond”, on aborde le fait qu’une bonne partie de l’oeuvre de Miyazaki est profondément ancrée dans la culture Japonaise (notamment ses mythes et ses religions) et on présente en deux ou trois pages les oeuvres en question (Princess Mononoke; Le Voyage de Chihiro; Nausicaä de la vallée du vent; Kiki la petite sorcière; Le Château dans le ciel). On y parle également de son travail de mangaka (où il crée des oeuvres “plus sombre et plus adulte” qui, a quelques exceptions, n’ont pas été traduites: Le peuple du désert, Nausicaä, Imotô, Le Voyage de Shuna, L’Ère des hydravions, Notes de rêveries, Le retour de Hans, Des tigres couverts de boue, Le vent se lève, Diner dans les airs, Illusions de Westall: Une excursion à Tynemouth), de sa vision du féminisme et de la grande influence qu’il a eut sur l’animation japonaise (Nadia, le secret de l’eau bleue est basé sur une adaptation de Vingt mille lieux sous les mers que Miyazaki avait débuté pour Tōhō, mais jamais complétée, et qui fut reprise par Gainax et Hideaki Anno).

À l’opposé, dans la quatrième partie intitulé “Un imaginaire tourné vers l’Occident”, on remarque que beaucoup des titres sur lesquels Miyazaki a travaillé sont des adaptations ou sont, pour le moins, inspirées de la littérature Occidentale: Le Chat botté (Charles Perrault), Le Château de Cagliostro (Maurice Leblanc via Monkey Punch), Sherlock Holmes (Arthur Conan Doyle), Heidi (Johanna Spyri), Anne, la maison aux pignons verts (Lucy Maud Montgomery), Fifi Brindacier (Astrid Lindgren — malheureusement la version de Miyazaki ne vera jamais le jour), Les Joyeux Pirates de l’Île au trésor (Robert Louis Stevenson), Conan, le fils du futur (Alexander Key), et Le Château ambulant (Diana Wynne Jones).

Dans la dernière partie, “Hayao Miyazaki, et après?”, on nous parle du dernier projet du maître (Kimitachi wa dô ikiru ka, adaptant un livre jeunesse de Genzaburô Yoshino), de ses héritiers (notamment Hiromasa Yonebayashi et le studio Ponoc, dont le premier long métrage a été Arrietty : Le Petit Monde des Chapardeurset il ne faut pas oublier Gorô Miyazaki qui a réalisé pour NHK la série télé adaptant Ronya, fille de brigand et le long-métrage 3D de Aya and The Witch) et de ses influences françaises (Paul Grimault, Saint-Exupéry, Moebius). L’ouvrage se conclu sur un lexique et une bibliographie.

Beaucoup a déjà été écrit sur Miyazaki et cet ouvrage pourrait bien n’être qu’un livre de plus, mais j’ai bien aimé le fait qu’il soit composé de petites parties qui se lisent facilement. J’ai surtout apprécié les articles qui présentent chacune des oeuvres importantes de Miyazaki en deux ou trois pages. Ce qui est bien aussi avec ce genre d’ouvrage c’est qu’on est pas obligé de tout lire: on ne s’attarde que sur ce qui nous intéresse. Il y a plusieurs articles sur des gens (Benoit Chieux, Steve Alpert, Neil Gaiman, Isabelle Vanini, Alexis Hunot, Balak, Noë Monin) qui ont travaillé avec ou été influencé par Miyazaki et que je n’ai pas lu parce ce que ça ne m’intéressait pas. Toutefois, dans l’ensemble, c’est une très bonne référence sur — et même une introduction à — Hayao Miyazaki qui mérite d’être lue ou feuilletée.

Hommage à Hayao Miyazaki : un coeur à l’ouvrage, par Stéphanie Chaptal. Paris: Ynnis, 2020. 155 pages, 27 cm, 14.95 € / $C 24.95, ISBN 978-2-376-97131-3, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-5

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© 2020 Ynnis Éditions.

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Guide des premiers soins pour votre chat

GuidePremiersSoinsChat-covComme beaucoup d’ouvrages du genre, celui-ci vous apprendra de façon simple et efficace à garder votre animal de compagnie en santé (voir “comment utiliser ce livre”). Il est divisé en quatre parties (voir sommaire): “Un chat en bonne santé“ (anatomie, vaccination, dressage, alimentation, etc.), “Premiers soins de base” (manipulation, nettoyage et pansage, médicament, etc.), “Premiers soins d’urgence” (réanimation, fractures, morsures, empoisonnement, etc.), et “Annexes” (répertoire des premiers soins, glossaire et index).

Ce qui fait la particularité de ce livre — et qui a attiré mon attention — c’est qu’il est bien écrit, présenté en sections claires et précises mais surtout superbement illustré de photographies, tableaux, schéma et dessins qui rendent l’information agréable et facile à assimiler. Ce n’est, bien sûr, pas un ouvrage que l’on va lire d’une couverture à l’autre d’un seul coup mais c’est un ouvrage de référence essentiel à avoir si vous possédé un chat. Il ne vous protégera pas contre toutes les circonstances (j’avais l’ouvrage entre les mains et cela n’a pas empêché mon adorable Saya de trépasser) mais les informations qu’il contient vous seront sûrement utiles. Un excellent ouvrage.

Guide des premiers soins pour votre chat : tout ce que vous devez savoir en cas d’urgence, par Jennifer Parker. Paris: Broquet, 2021. 192 pages, 23 cm, $C 24.95, ISBN 978-2-89654-666-4, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2021 Hachette Livre, Marabout pour l’édition française. © 2021 Broquet Inc pour l’édition canadienne-française.

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Comprendre les migraines

ComprendreLesMigraines-CovJ’aime bien cette défunte collection car elle présente ses différents sujets de façon ordonné et clair. Quand on souffre d’un problème on est heureux de trouver les informations essentielles présentées d’une façon simple et concise. Dans ce cas-ci on nous explique qu’est-ce qu’une céphalée, quel sont les différents types de migraines, leurs déclencheurs et comment vivre avec selon le genre de patients. Malheureusement, avec les migraines il n’y a pas de solution facile (ni miraculeuse)… C’est un peu décourageant mais cela m’a tout de même donné quelques pistes à suivre…  

Comprendre les migraines, par Anne MacGregor. Montréal: Modus Vivendi (Coll. Médecine Familiale), 2006. 184 pages, 12 x 19 cm, $C 9.95, ISBN 978-2-89523-438-8, Pour lectorat adolescent (14+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-0

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© Family Doctor Publications 2000-2006

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Bambi : l’histoire d’une vie dans les bois

Bambi-covJ’ai découvert cette nouvelle édition dans un article de Paris-Match (#3733, p. 33) et j’en ai même brièvement parlé l’an dernier. Je l’ai fait acheté par ma bibliothèque — c’est surtout mon épouse qui l’a lu car moi je n’ai eu le temps que de la feuilleter. 

Considéré comme un conte pour enfant (9 à 12 ans) à cause du film de Disney (sortie en 1942) ce livre est actuellement un roman animalier pour adulte écrit en 1923 par Félix Salten, un auteur autrichien. Le titre original est Bambi: Eine Lebensgeschichte aus dem Walde (le nom “Bambi” viendrait de bambino, qui veut dire “enfant” en italien). Étrangement, il fut banni par les nazis qui y voyaient une allégorie politique sur le traitement des juifs en Europe. Ce symbolisme n’est pas vraiment évident à la lecture mais cela reste tout de même un long récit dramatique, trop sérieux et volumineux pour être approprié pour un jeune lectorat. Malgré une histoire qui transpose clairement des connotations autobiographiques et un ton sombre qui reflète l’inquiétude de sa communauté, le récit de Salten en bout du compte est empreint de pacifisme et d’optimisme. Tout cela est bien remis en contexte par les préfaces de Maxime Rovere et de Benjamin Lacombe ainsi qu’une postface qui commente la nouvelle traduction par Nicolas Waquet.

Si c’est le récit de Salten qui vous intéresse, il peut être trouvé facilement et à peu de frais en format électronique (Project GutenbergKindleKobo) mais ce qui rend cette édition intéressante ce sont les superbe et très nombreuses illustrations de Benjamin Lacombe. Un ouvrage qui mérite définitivement que l’on s’y attarde…

Bambi: l’histoire d’une vie dans les bois, par Félix Salten, illustré par Benjamin Lacombe. Paris: Albin Michel, novembre 2020. 176 pgs. 22.7 x 30.7 cm, 29.90 € / $C 44.95. ISBN 9782226450210. Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2016, Éditions Payot & Rivages pour la traduction en langue française. © 2020 Albin Michel Jeunesse pour la présente édition.

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Samedi Nature [002.021.310]

Black fox?

Friday we’ve spotted a creature in the Park (near entry #20, Deville street, along the building of what was Frank & Dino Aliments). It looked like a fluffy black cat, with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual. It was moving quickly, with agility, staying close to the ground. It looked strange for a cat. I couldn’t take any picture but our first thought was “Could that be a fox?”. My wife once saw a fox in the park. Usually foxes are red but I know that some can have darker colour. A quick search on the internet confirmed that in Canada the Silver fox has a black fur with white tips and that there are increased sighting of them in the GTO. So, why not in here? 

Although, after looking at the pictures on the web, I am not so sure. The creature we saw had no white tip on the tail and foxes walk taller, looking more like a dog than a cat. Maybe it was a youngster. Or maybe it was just a fluffy black cat with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual… Has anyone seen something like that?

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Update:

My nephew suggests that the creature we saw was a Fisher (a.k.a. the “Fisher Cat” or “Pékan” or “Martre pêcheuse” in French — the scientific name is Martes pennanti). It is in the family of the Mustelidae (like the weasels, otters and ferrets). He says he saw one last year in a park of Montreal and, indeed, there had been many sightings in the West Island and southshore. I agree that it is certainly a suitable candidate (although the creature we saw looked a little smaller, fluffier and I am not sure it was moving in a hopping way like the Fisher). Here are a few videos to give you an idea of what the Fisher looks like: Complètement Animal: Le Pékan, Fisher cat vs squirrel, Fisher cat in Vermont snow, Meet the Fisher, Fisher in North Bay, Ontario. I’ll keep an eye on the area in case I could see it again and confirm this identification.