TENET

Tenet-dvd“Armed with only one word—Tenet—and fighting for the survival of the entire world, the Protagonist journeys through a twilight world of international espionage on a mission that will unfold in something beyond real time.

Not time travel. Inversion.”

[ Text from the official website ]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

It has been a while since I’ve been surprised by a movie with a really original story…

A CIA agent find himself involved in a temporal war. I don’t know how much more I should say about the story without giving any spoilers… Consider yourself WARNED [just highlight to read]. People in a future earth ravaged by climate change try to save themselves by destroying their past — with a time f*ck up. Obviously they don’t believe in the Grand-Father Paradox. But another faction don’t want to take that risk and try to stop the plan. All is fought in our now…(END OF WARNING!).

It is a great movie with good action and an interesting story. The storytelling is obviously complex and I am sure that there’s holes in the storyline — you really have to pay attention — but at some point I don’t really care. I just want to be entertained and to enjoy the movie. It makes the most beautifully fascinating use of the Sator Square ! It was great and it is really worth watching.

TENET : UK / USA, 2020, 150 min.; Dir./Scr./Prod.: Christopher Nolan; phot.: Hoyte van Hoytema; Ed.: Jennifer Lame; Music: Ludwig Göransson; Prod.: Emma Thomas; Cast: John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki, Dimple Kapadia, Michael Caine, and Kenneth Branagh. Rated PG-13. It has received a score of 70% on Rotten Tomatoes (76% from the audience), 69% on Metacritic and 7.4/10 on IMDb. stars-4-0

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Capsules

Justine et les Durrells

Justine-covEn Grèce, sur une île des Cyclades, un homme se souvient de la ville d’Alexandrie. Avec une mémoire d’archiviste, il raconte ce qu’il a vécu là-bas avant la Seconde Guerre mondiale. Narrateur anonyme, Anglo-Irlandais entre deux âges, professeur par nécessité, il classe ses souvenirs, raconte son amour pour Justine, une jeune pianiste séduisante, un peu nymphomane et somnambule ; il évoque sa liaison avec l’émouvante Melissa, sa maîtresse phtisique. D’autres personnages se dessinent. D’abord Nessim, le mari amoureux et complaisant de Justine, Pombal, le Français, Clea, l’artiste-peintre, Balthazar, le médecin philosophe. Mais Justine, d’abord Justine, est au coeur de ce noeud serré, complexe, étrange, d’amours multiples et incertaines… 

En achevant le premier tome de son fameux Quatuor d’Alexandrie (Balthazar, Mountolive et Clea succéderont à Justine et seront publiés entre 1957 et 1960), Lawrence Durrell (1912-1990) en donna à son ami Henry Miller une définition devenue célèbre : “C’est une sorte de poème en prose adressé à l’une des grandes capitales du coeur, la Capitale de la mémoire…”

[Texte du site de Renaud-Bray]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Un Britannique déchu, l’aspirant romancier et enseignant L.G. Darley, évoque les souvenirs d’une affaire qu’il a eu à Alexandrie avec la passionnée Justine Hosnari et par ce fait tente de s’exorciser de cet amour impossible. Justine est un roman d’atmosphère sur l’amour — l’amour d’une femme mais surtout l’amour d’une cité: Alexandrie. C’est très beau, très bien écrit mais aussi un peu ennuyant. Cela m’a pris presque deux ans à lire ces deux-cent cinquante pages, dans mes moments libres, entre d’autres livres. C’est la première partie d’une tétralogie (Le Quatuor d’Alexandrie) où chacune des parties est plus ou moins axées sur un personnage différent (Justine, Balthazar, Mountolive et Cléa), offrant chaque fois une perspective différentes sur l’entourage du narrateur (L.G. Darley).

Quatuor-d-Alexandrie-covL’auteur, Lawrence Durrell, est un homme très cosmopolite qui haïssait l’Angleterre (sa société rigide et son climat). Né en Inde il a successivement habité à Corfou en Grèce, à Paris (où il a collaboré avec Henry Miller, Anaïs Nin et Alfred Perlès), à Alexandrie (où il était attaché de presse de l’ambassade Britannique), à Rhodes, en Argentine (où il travaillait pour le British Council Institute), en Yougoslavie, à Chypre (où il a été enseignant) et il s’est établi finalement dans le sud de la France. Le Quatuor d’Alexandrie a définitivement des accents autobiographiques, Durrell s’inspirant d’éléments de sa propre vie: son travail pour le gouvernement Britannique, le fait que sa première épouse s’installe à Jérusalem après leur séparation (comme Justine qui part pour un kibboutz en Palestine), et sa deuxième femme (Eve, une juive alexandrine) étant hospitalisée en Angleterre suite à une dépression, il s’installe à Chypre avec leur fille et prend un travail d’enseignant (comme le narrateur du roman). Et il a sûrement beaucoup aimé la ville d’Alexandrie… C’est là qu’il a rencontré Eve. C’est une ville cosmopolite comme lui, qui offre un complexe mélange de toutes les cultures et toutes les religions. Riches et pauvres s’y côtoient, partageant une culture tant Européenne qu’Arabe, sans trop s’offusquer des moeurs ou de la religion de chacun, qu’ils soient musulmans, juifs, orthodoxes ou chrétiens.

Justine, publié en 1957, a été écrit pendant le séjour de Durrell à Chypre (1952-56). Si il a une belle écriture et qu’il utilise une prose sensuelle et poétique, son style est plutôt expérimental pour l’époque. La narration est désarticulée, avançant et reculant au fil des souvenirs et des sentiments du personnage principal. Et comme ces flashbacks interviennent généralement sans la moindre transition, cela peut laisser le lecteur confus. Si le coeur du récit est le triangle amoureux entre le narrateur, Justine et son mari, le banquier copte Nessim, Durrell y ajoute un ensemble de personnages colorés qu’il utilise pour évoquer la beauté et la diversité de l’Alexandrie d’avant-guerre, ajouter une intrigue socio-politique et même un discours philosophique (voir mystique, au travers du groupe d’adeptes de la Cabbale qui se réunit autour de Balthazar). Toutefois, il s’en sert surtout pour donner une perspective multiple au récit (un peu comme dans le film Rashōmon). C’est aussi en quelque sorte un concept dickien, puisqu’il explore comment notre perception de la réalité est somme toute relative…

“Nous cherchons tous des motifs rationnels de croire à l’absurde. (…) après tous les ouvrages des philosophes sur son âme et des docteurs sur son corps, que pouvons-nous affirmer que nous sachions réellement sur l’Homme? Qu’il est, en fin de compte, qu’un passage pour les liquides et les solides, un tuyau de chair.”

— Lawrence Durrell, Justine (Le Quatuor d’Alexandrie, Le livre de Poche, p. 93) [une réflexion qui rappelle beaucoup Marcus Aurelius dans ses Pensées pour moi-même]

Cette complexité stylistique fait de ce roman, paradoxalement, à la fois un texte attrayant qui captive par sa beauté (au point qu’on en continue la lecture parfois sans même porter attention au récit) et une lecture difficile, voir même par moment désagréable. Je ne sais trop si c’est parce que j’ai lu ce roman par petits bouts, ou parce que j’ai changé plusieurs fois de la version originale à la traduction française (selon la disponibilité du document) mais l’écriture de Durrell m’est apparu compliquée et même parfois difficile à déchiffrer. Il me fallait souvent relire un paragraphe plus d’une fois pour en saisir le sens — certaines phrases échappant totalement à ma compréhension! C’est la version originale qui m’a donné le plus de fil à retordre. Est-ce dû à mon niveau de lecture de la langue de Shakespeare (que je croyais pourtant excellente) ou est-ce que le traducteur français en a poli le texte plus qu’il n’aurait dû en arrondissant certains angles du style de Durrell? Ou alors c’est simplement le style désarticulée de Durrell qui est très demandant. Étrangement, pour passer le temps au travail, j’ai commencé à lire le second tome, Balthazar. Je le lis par curiosité sans avoir vraiment l’intension de le terminer. Chose surprenante, je trouve cette lecture plus facile et plus agréable. Sans vraiment parler d’ “action”, l’histoire progresse plus rapidement et est moins “atmosphérique.” Avec la seconde partie, l’auteur a probablement trouvé son rythme… On verra si j’en continue la lecture…

D’une certaine façon ce roman m’a plus intéressé pour ce qu’il reflétait de la vie de son auteur que pour son récit lui-même. Durrell est un auteur réputé (qui a même été considéré pour un prix Nobel de littérature) et Justine (en fait, l’ensemble de la tétralogie) est considéré comme son chef-d’oeuvre, se plaçant soixante-dixième parmi les cents meilleurs romans de langue anglaise du vingtième siècle. Alors, même si mon impression est plutôt mitigé parce que j’en ai trouvé la lecture difficile, je crois que c’est tout de même un beau roman, profond, qui mérite d’être lu.

Justine (The Alexandria Quartet #1), by Lawrence Durrell. New York: Penguin, July 1991. 253 pages, $19.00 US / $22.50 CND. ISBN 9780140153194. stars-2-5

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Le Quatuor d’Alexandrie (Justine, Balthazar, Mountolive, Clea) par Lawrence Durrell (Traduction par  Roger Giroux). Paris: Livre de Poche (Coll. Classiques modernes / Pochothèque), octobre 1992. 1056 pages, 25,00 € / $44.95 Can., ISBN 978-2-330-07074-8. Pour lectorat jeune adulte (16+).

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Justine, le film

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la tétralogie a été adapté en un film hollywoodien à la fin des année soixante ! Il est décrit comme “Les amours d’un jeune Anglais à Alexandrie à la fin des années 1930 avec une prostituée et la femme d’un riche banquier qui complote contre les Anglais” (Wikipedia). 

Le film me semble relativement fidèle au roman. Bien sûr certaines scènes ont été changées et, comme je n’ai lu que le premier quart de la tétralogie, je ne peut pas juger du reste. Je me demande cependant si la partie avec le traffic d’arme et le fait que Darley a été manipulé par Justine a été ajouté pour le film ou si c’est simplement dans la partie du roman que je n’ai pas lu. Si cela représente bien reste de l’histoire, je suis intrigué et peut-être continuerai-je à le lire… Le roman se lit peut être comme un oignon et, avec chaque nouvelle partie, Darley découvre sans doute des vérités de plus en plus profondes sur Justine…

Le film offre une narration bien évidemment linéaire avec juste les éléments essentiels de l’intrigue. Vu de cette façon les personnages sont étrangement bidimentionnels. Est-ce que cela fait du sens pour celui qui n’a pas lu le roman? Et le film nous présente une Alexandrie qui semble plus perverse que belle…

Malheureusement, malgré un casting rempli d’acteurs connus, le film fut un échec total puisqu’il ne rapporta qu’un peu plus de deux millions de dollars au Box Office (alors qu’il en a coûté presque huit à produire).  Il semble aussi qu’il ait fait piètre impression sur l’audience qui ne lui a donné une cote que 5.6 / 10 sur IMBd et 36% sur Rotten Tomatoes. 

Justine-dvdJustine: USA, 1969, 116 min.; Dir.: George Cukor & Joseph Strick; Scr.: Lawrence B. Marcus & Andrew Sarris (basé sur le roman éponyme de Lawrence Durrell); Phot.: Leon Shamroy; Ed.: Rita Roland; Mus.: Jerry Goldsmith; Cast: Michael York (Darley),  Anouk Aimée (Justine), Dirk Bogarde (Pursewarden), Robert Forster (Narouz), Anna Karina (Melissa), Philippe Noiret (Pombal), John Vernon (Nessim), George Baker (Mountolive) et Severn Darden (Balthazar). Disponible pour visionnement sur Youtube. stars-3-0

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Les Durrells

Toutefois, ce qui est vraiment intéressant (et amusant) dans cette expérience de lecture, c’est ce qui m’a fait découvrir Lawrence Durrell — et toute sa famille. Car, à une exception près, ce sont tous des auteurs publiés que j’ai découvert en regardant sur PBS la série télé de la ITV Les Durrells à Corfou (The Durrells). Cette série télé de vingt-six épisodes relate les mésaventures (parfois loufoques) de la famille durant un séjour de quatre ans (1935–1939) sur l’île grecque de Corfou. 

À la mort de son époux à Dalhousie, en Inde, en 1928, Louisa Durrell décide de déménager sa famille en Angleterre, à Bournemouth (Dorset), en 1932. Mais la famille y est misérable et à l’instigation de l’aîné — Lawrence (Larry), qui suggère qu’un climat tempéré serait plus agréable — elle déménage à nouveau à Corfou en 1935. Lawrence, vingt-trois ans et écrivain en herbe, s’y rend en premier avec son épouse Nancy Myers. Louisa l’y rejoint avec le reste de la famille: Leslie (dix-huit ans, dont l’intérêt se limite à la chasse et aux armes à feux), Margaret (Margo, seize ans et égocentrique, qui s’intéresse surtout aux garçons) et le cadet Gerald (Gerry, dix ans, qui ne s’intéresse qu’aux animaux). Ils seront aidé dans leur aventures par le chauffeur de taxi exubérant Spýros Hakaiópoulos et le médecin, naturaliste et traducteur Theódoros (Théo) Stefanídis. Chose amusante, si Lawrence parle de son séjour à Corfou dans son livre Prospero’s Cell, il y mentionne à peine la présence de sa famille. À l’opposé, Gerry, dans sa Trilogie de Corfou, ne mentionne jamais la présence de Nancy, la femme de Lawrence, ce qui fait qu’elle n’apparait pas dans la série télé… Avec le début de la deuxième guerre mondiale et l’invasion imminente de la Grèce par les Allemands, la famille retourne en Angleterre en 1939. Lawrence et Nancy, quant à eux, fuient à Alexandrie en 1941.

La série télé est très amusante et divertissante. Je la recommande chaudement. 

TheDurrells-dvdThe Durrells: UK, 2016-2019, 4 seasons de 6 episodes; Dir.: Steve Barron & Roger Goldby; Scr.: Simon Nye (basée sur la Trilogie de Corfou par Gerald Durrell); Phot.: Julian Court, James Aspinall; Mus.: Ruth Barrett; Prod.: Christopher Hall; Cast: Keeley Hawes (Louisa), Milo Parker (Gerry), Josh O’Connor (Larry), Daisy Waterstone (Margo); Callum Woodhouse (Leslie), Alexis Georgoulis (Spiros), Anna Savva (Lugaretzia), Yorgos Karamihos (Theo), Leslie Caron (Countess Mavrodaki), Ulric von der Esch (Sven), et James Cosmo (Captain Creech). stars-3-5

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En plus de l’oeuvre prolifique de Lawrence Durrell (dont Citrons acides qui relate son séjour à Chypre), son frère Gerald a écrit plusieurs ouvrage sur son travail de naturaliste et de conservationniste (il a pour ainsi dire réinventé le concept moderne du zoo) mais il est surtout connu pour sa “Trilogie de Corfou” (Ma famille et autres animaux publié en 1956 [Nelligan], Oiseaux, bêtes et grande personnes publié en 1969 et Le jardin des dieux publié en 1978) qui relate avec beaucoup d’humour le séjour de la famille en Grèce et a inspiré la série télé.  Même sa soeur Margaret a écrit un livre sur la pension de famille qu’elle a tenu à Bournemouth après le retour de Grèce, intitulé Whatever happened to Margo? [Nelligan], écrit dans les années ’60 et publié par sa petite-fille en 1995 (qui a retrouvé le manuscrit dans le grenier). Je vais m’efforcer de lire quelques uns de ces ouvrages et de les commenter plus tard…

À noter aussi que le 11 mars 1968 Lawrence Durrell a été interviewé à Radio-Canada sur l’émission Le Sel de la Semaine, animée par Fernand Seguin. L’entrevue est disponible sur les archives de Radio-Canada, sur Youtube et sur DVD [Nelligan]. On la décrit ainsi: “Lors de son passage au «Sel de la semaine», l’écrivain dévoile la source de son inspiration pour son chef-d’oeuvre [«Quatuor d’Alexandrie»]. L’animateur le questionne d’abord sur son parcours inusité, sur son enfance, sa carrière diplomatique, sa discipline d’écriture, ses rencontres, entre autres sa rencontre déterminante avec l’Américain Henry Miller”. C’est fort intéressant d’entendre l’auteur lui-même parler de sa vie et de son oeuvre.

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Terre errante (Liu Cixin)

TerreErrante-cov“Je n’avais jamais vu la nuit. Je n’avais jamais vu les étoiles. Je n’avais jamais vu le printemps, ni l’automne, ni l’hiver. Je suis né à la fin de l’Ère du freinage. La Terre venait tout juste d’arrêter de tourner.”

Lorsque les astrophysiciens découvrent que la conversion de l’hydrogène en hélium s’est accélérée à l’intérieur du Soleil, ils comprennent que notre étoile est sur le point de se transformer en une géante rouge qui absorbera de manière inéluctable la Terre. Pour contrer cette extinction programmée de l’humanité, les nations se regroupent pour mettre en branle un projet d’une ambition folle : élaborer des moteurs gigantesques afin de transformer la planète bleue en véritable vaisseau spatial et de l’emmener à la recherche d’une nouvelle étoile…

Dans cette novella écrite en 2000, Liu Cixin manifeste déjà tout le talent que l’on retrouvera à l’œuvre dans la trilogie du Problème à trois corps. Disponible sur Netflix sous le titre The Wandering Earth, l’adaptation cinématographique qui en fut tirée en 2019 se hissa au troisième rang du box-office mondial.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

>> Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs <<

Vers la moitié du vingtième siècle les scientifiques découvrent que le soleil va se transformer beaucoup plus tôt que prévu en géante rouge, ce qui anéantira la Terre. Deux solutions s’opposent: le clan des Vaisseaux (qui propose de construire une armada de vaisseaux pour que l’humanité quitte le système solaire en laissant le Terre derrière elle) et le clan de la Terre (qui propose de transformer la planète en un énorme vaisseau). C’est ce dernier qui l’a emporté. Une coalition planétaire a été créée afin de coordonner les efforts de cette entreprise gigantesque. Il a fallut près de quatre-cent ans pour se préparer: construire douze mille propulseurs géants en Amérique du Nord et en Asie, puis éloigner la Lune de son orbite. L’opération devait se réaliser en cinq étapes. D’abord l’ère du freinage: les propulseurs ont été actionné en angle pour arrêter la rotation de la Terre, ce qui a pris quarante-deux ans. Cela a eut des conséquences dévastatrices puisque la chaleur des propulseurs changea les climats, causant des tempêtes, et l’arrêt de la rotation causa des raz de marée qui força l’humanité à habiter des cités souterraines — de toute façon l’éloignement du soleil transformerait la planète en un désert de glace. 

Puis vain l’ère de la fuite: la Terre ferait une quinzaines d’orbites, de plus en plus elliptiques, puis utiliserait la gravité de Jupiter pour accélérer jusqu’à atteindre la vitesse de libération qui lui permettrait de quitter le système solaire. C’est le moment le plus dangereux de l’opération particulièrement quand la planète passait en périhélie (au plus proche du soleil), lorsqu’elle traversait la ceinture d’astéroïdes, puis devait manœuvrer précisément pour échapper à la gravité de Jupiter. La crainte était surtout que le soleil n’explose avant que la Terre se soit suffisamment éloignée… Puis viendrait la Première ère de l’errance alors que la Terre sortirait du système solaire et accélèrerait pendant cinq-cent ans, atteignant une vitesse de 0.5% de la vitesse de la lumière, pour ensuite voguer en direction de son objectif pendant mille-trois cents ans. Puis ce serait la Seconde ère de l’errance, où la Terre se retournerait pour décélérer pendant cinq cents ans. Finalement, ce serait l’ère néosolaire, lorsque la Terre s’insèrerait dans l’orbite de Proxima Centauri. L’opération durerait une centaine de générations, soit deux mille cinq cents ans… Toutefois, alors que la Terre commençait à peine à accélérer, le soleil n’avait toujours pas explosé et la populace crue avoir été dupée et se révolta. Heureusement, l’explosion se produisit juste à temps pour empêcher l’irréparable…

La narration se fait au travers d’un seul personnage, un jeune chinois né à la fin de l’ère du freinage et qui est donc déjà assez âgé à la fin du récit alors que débute l’ère de l’errance. Le récit est fluide et captivant, les explications scientifiques étant claires mais suffisamment simple pour ne pas embêter le lecteur. Toutefois, c’est le genre de récit qui demande un sérieux effort de suspension de l’incrédulité car, si tout cela est scientifiquement possible, c’est tout de même assez invraisemblable… La seule chose qui m’a réellement agacé dans cette histoire c’est que, si l’auteur prend la peine d’expliquer que les propulseurs sont “nourrit” des rochers extraits des montagnes environnantes et que les humains se réfugient dans des cités souterraines, il n’explique aucunement ce qui est fait pour préserver la faune et la flore afin de repeupler la planète à la fin de son errance. C’est une grosse lacune.

Terre errante (流浪地球 / liúlàng dìqiú — originalement publié en mai 2019 dans le magazine Monde de la Science Fiction [科幻世界]) nous offre une courte lecture (c’est une novella) qui se lit fort bien. C’est aussi un excellent exemple de la littérature de science-fiction chinoise — quoique Liu Cixin reste encore l’un des rares auteurs chinois de SF a être traduit en anglais et en français [sur ce sujet voir La Presse, Slate, Res Futurae, Open Edition, Le petit journal]. Terre errante a reçu un “Galaxy”( prix chinois de la SF) en 2000. Liu Cixin a reçu le prix Hugo du meilleur roman en 2015, pour Le Problème à trois corps.

Terre errante, par Liu Cixin (traduction par Gwennaël GAFFRIC). Arles: Actes Sud, janvier 2020. 80 p., 10 x 19 cm, 9.00 € / $C 10.99. ISBN 978-2-330-13053-4. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-3-5

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© Liu Cixin (Ltd), 2000. © Actes Sud / FT Culture (Pékin) Co. & Chongqing Publishing & Media Co., Ltd, 2020 pour la traduction française.

WanderingEarth-movieCe court roman a également été adapté en un film chinois à grand déploiement que je me dois de mentionner ici. Malheureusement, le film s’est surtout inspiré de l’idée de base (à cause de l’explosion imminente du soleil, la Terre est transformée en vaisseau spatial) et offre un récit très différent de la novella. Ce n’est pas le même narrateur et l’aspect dramatique du récit tourne autour du fait que les scientifiques se sont trompé et que le Terre est capturée par la gravité de Jupiter, la mettant sur une trajectoire de collision destructrice. Les effets de la gravité causent l’arrêt des propulseurs et le jeune héros malgré lui doit aider un groupe disparate de militaires et de scientifiques à les repartir. Ce sera toutefois insuffisant et seulement un acte désespéré tout à fait invraisemblable sauvera la planète ! Sans être bien original, cela reste un film très divertissant mais qui est intéressant surtout parce qu’il démontre tout le progrès que le cinéma chinois a accompli ces dernières années.

The Wandering Earth (流浪地球 / liúlàng dìqiú / Terre errante): Chine, 2019, 125 min.; Dir.: Frant Gwo; Scr.: Gong Ge’er, Yan Dongxu, Frant Gwo, Ye Junce, Yang Zhixue, Wu Yi et Ye Ruchang; Phot.: Michael Liu; Ed.: Cheung Ka-fai; Mus.: Roc Chen, Liu Tao; Prod.: Gong Ge’er; Cast: Wu Jing, Qu Chuxiao, Li Guangjie, Ng Man-tat, Zhao Jinmai. Disponible sur Netflix. stars-2-5

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Ghost in the Shell: Arise

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GITS Arise 1: Ghost Pain

GITS-Arise-1“World War IV is over, but a bomb has gone off in Newport City, killing a major arms dealer who may have ties with the mysterious 501 Organization.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the first episode (June 2013, 58 min.), we discover the Major when she is still in the military. As she comes back to Japan, she must do an investigation on the possible corruption of her deceased superior officer as well as on his murder. She discover that she is much more involved that she would have thought. In the course of her investi­­gation, she encounters Aramaki, who offers her a job as consultant. This episode, as well as the whole series, offer us the origin story of the Major and the Section 9. It is quite an interesting story and the animation is pretty good (not as much as the movies, of course).

GITS Arise 2: Ghost Whisperers

GITS-Arise-2“Freed of her responsibilities for the 501 Organization, Motoko must now learn how to take orders from Aramaki.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the second episode (November 2013, 56 min.), we find again a story where the military are being scapegoated and seek revenge for it — but they are actually being manipulated. The Major is told to assemble a team but it might be hard to chose the members… As always, it is a nice cyberpunk story with great animation.

GITS Arise 3: Ghost Tears

GITS-Arise-3“As Motoko and Batou attempt to thwart a mysterious terrorist group, Togusa tracks the killer of a man with a prosthetic leg made by Mermaid’s Leg.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the third episode (June 2014, 58 min.), the Major has assembled a team composed of her recent “adversaries”, but they are still just a bunch of mercenaries working for Section 9. And she is still missing a member to fit with Aramaki’s requirement. This a story of foreign terrorists using technology to move their ideology forward. The Logicoma (a bigger and less advanced version of the Tachicoma) are interacting more with the team. The theme of artificial intelligence is, as always, omnipresent.

This series (and this episode in particular) shows us a more personal side of the Major as she has a boyfriend. She is shown as being more vulnerable as she is getting often infected by viruses. Both in episodes one and three, she gets personally involved with the subject of her investigation. Also, having a personal relationship is a weakness that enemies can exploit. I guess, with time, she will learn from her mistake and become the more hardened, distant and cold Motoko that we know in the rest of the franchise. Your real enemy is often closer than you might think… This is a really interesting story with good animation. It is certainly a must-see for all Ghost in the Shell fans.

Strangely, this OVA series has five episodes but Netflix has been  streaming only three of them — go figure why. The two other episodes are “Ghost Stands Alone” (September 2014, see Japanese trailer) and “Pyrophoric Cult” (August 2015, see Japanese trailer). The series was also adapted into a TV series (titled GITS: Arise – Alternative Architecture) and completed by a movie (GITS: Arise – The New Movie, which concludes the plot of episode 5) and a manga (GITS: Arise ~Sleepless Eye~ which was published in Monthly Young Magazine between April 2013 and June 2016, was compiled in seven volumes and tells how Batou and the Major met during the civil war).

I suspect the series was titled “Arise” because it is about the origin story of both the Major and Section 9. All in all, it is a good cyberpunk story, compelling storytelling, full of socio-political background typical of the rest of the franchise. It is well worth watching if you are either an anime fan or a cyberpunk aficionado.

Data File

Ghost in the Shell: Arise (攻殻機動隊 ARISE / Kōkaku Kidōtai Araizu / Mobile Armored Riot Police: Arise): Japan, 2013-2015, OVA anime, 5 x 50 min.; Dir. / Char. Des.: Kazuchika Kise; Scr.: Tow Ubukata; Music: Cornelius; Studio: Production I.G. Cast: Maaya Sakamoto / Elizabeth Maxwell (Major Motoko Kusanagi), Ikyuu Jyuku / John Swasey (Aramaki), Kenichiro Matsuda / Christopher Sabat (Batou), Yoji Ueda / Jason Douglas (Paz), Tarusuke Shingaki / Alex Organ (Togusa), Takuro Nakakuni / Marcus Stimac (Saito), Mayumi Asano / Mary Elizabeth McGlynn (Kurutsu), Atsushi Miyauchi / Brian Mathis (Mamuro), Masahiro Mamiya / Chris Rager (Ibachi), Kenji Nojima / Eric Vale (Tsumugi), Takanori Hoshino / David Wald (Raizo), Miyuki Sawashiro / Jad Saxton (Logicoma).stars-3-0

For more information you can consult the following web sites:

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Also, you can check the official trailer on Youtube:

© 士郎正宗・Production I.G / 講談社・「攻殻機動隊ARISE」製作委員会

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Capsules

Ghost in the Shell: SAC_2045

Ghost-in-the-Shell_SAC-2045_Main-PosterWhen sustainable war spawns a “post-human” threat, Major Kusanagi and her Section 9 team are called back into action.

In the year 2045, after an economic disaster known as the Synchronized Global Default, rapid developments in AI propelled the world to enter a state of “Sustainable War”. However, the public is not aware of the threat that AI has towards the human race.

Full-body cyborg Major Motoko Kusanagi and her second-in-command Batou are former members of Public Security Section 9, who are now hired mercenaries traveling hot devastated American west coast. This land is full of opportunity for the major and her team, they utilize their enhanced cyberbrains and combat skills from their time working in Section 9. However, things get complicated with the emergence of “post humans,” who have extreme intelligence and physical powers. The members of Section 9 comeback together again in order to face this new threat.

[Text from the official website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Anime Story

At the end of the Stand Alone Complex TV series, Section 9 is disbanded. In this series, the team has become a mercenary unit named GHOST that operated outside Japan (mostly in the United States) for the last six years. The only former member that didn’t joined GHOST was Togusa. He hesitated because of his family and later regretted the decision. He eventually divorced and found a job at a private security company. The Prime Minister asks Aramaki to reform Section 9 and Togusa is put in charge of locating his former colleagues.

After a failed mission where they were defending a one-percenter against the attack of a group of outlaws, the GHOST team is kidnapped by the NSA who want to use them in a mission to capture Patrick Huge, the rich owner of a tech company. The target reveals itself as a formidable opponent that can anticipate their move and even hack their cyberbrains. As the Major is about to be taken over, Saito terminate Huge. Smith is furious because he wanted him taken alive in order to study him. He explains that Huge was what the NSA calls a “Post-Human.” So far, humans have improved themselves with cyberbrains and cyber-implants. However, the post-humans are the opposite: A.I. which somehow have succeeded in taking over the brain of humans and therefore represent an unprecedented threat to humanity. Unfortunately, Smith consider the GHOST team as a liability and want to eliminate them. He is stopped by Aramaki who arrives in extremis with new orders from the American President. The new Section 9 mission will be to hunt post-humans.

It’s episode 8 and the real story finally begins. The team is back in Japan after six years (Batou came back a few days earlier but got entangled in a bank robbery). There are three post-humans that have been identified in Japan. One is an ex-boxer who seems to have a grudge against corrupt politicians. He kills the Prime Minister’s father-in-law and then goes after Teito himself but stops short of killing him (maybe he felt that he was a good man?). The next post-humans to be identified is a teenager that wrote a program creating mob justice. As they are investigating his story, Togusa get infected by some of his code and disappears! Will he becomes a post-human too? To be continued… in the second season (another twelve episodes, directed this time by Shinji Aramaki, but no release date has been announced yet).

>> End of Warning <<

I’ve mentioned this series recently and was eager to have a look — although I was sure that I would totally dislike its 3D animation. Yes, a few aspects of the CGI are quite awkward — the movements of the characters seem sometimes odd despite that fact that it’s motion capture animation and some character’s hair, mostly Aramaki’s and Tokusa’s — but the 3D quickly grow on you and you eventually even forget that it’s there as you focus on the action and the story. The character designs (by a Russian artist) are faithful and pleasant (the Major sure looks like a doll!) and the storytelling is excellent: well paced and captivating. My favourite part is that, as usual with Ghost in the Shell, the cyberpunk background world (socio-political setting, technology, etc.) is quite superb. 

Interestingly, the story seems inspired by the work of transhumanist Ray Kurzweils, who predicted that the A.I. singularity would occur in 2045. One element of the story that differ from the previous series, which are generally nippo-centric, is that the first half is set in the United States (which has experience some sort of civil war again). Also, when I watched the series on Netflix, no dubbed version was available yet because the coronavirus lock-down has delayed production (I am more of a subtitles guy anyway). 

So far, this new Stand Alone Complex series seems not much appreciated by the critics, considering the very average ratings that it is receiving (6.0 on IMDb, 47% on Rotten Tomatoes, and C+ on ANN). Anime fans are probably irked by the 3D animation. Too bad for them. It is an excellent anime, well worth watching. It is entertaining, an appropriate continuation of the franchise and, despite my initial misgivings, quite beautiful. A must see for any anime, cyberpunk or Ghost in the Shell fans. stars-4-0

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Book Club

BookClub-dvd“Diane (Diane Keaton) is recently widowed after 40 years of marriage. Vivian (Jane Fonda) enjoys her men with no strings attached. Sharon (Candice Bergen) is still working through a decades-old divorce. Carol’s (Mary Steenburgen) marriage is in a slump after 35 years. Four lifelong friends’ lives are turned upside down to hilarious ends when their book club tackles the infamous Fifty Shades of Grey. From discovering new romance to rekindling old flames, they inspire each other to make their next chapter the best chapter.”

[Text of the DVD cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Four friends of a certain age are meeting regularly for their book club. As they feel they are stuck in their life, they will find the courage to go beyond their confort zone and try new experiences after reading Fifty Shades of Grey ! It is the proof that books can change your life !

Like most rom-com the story is very simple, but quite funny and mostly dialogue-based. The acting is excellent (which is to be expected considering its strong cast), the storytelling is well knit — although it doesn’t offer many surprises. It was very successful at the box office (making about seven times its initial budget) despite very average ratings from the critics (6.1 on IMDb, 54% / 52% on Rotten Tomatoes and 53% on Metacritic). All in all, it is very entertaining. It’s a good movie to forget all your troubles for a moment. stars-3-0

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Capsules

Colette

colette_poster“After marrying a successful Parisian writer known commonly as “Willy” (Dominic West), Sidonie-Gabrielle Colette (Keira Knightley) is trans­­planted from her childhood home in rural France to the intellectual and artistic splendor of Paris. Soon after, Willy convinces Colette to ghostwrite for him. She pens a semi-auto­­­biographical novel about a witty and brazen country girl named Claudine, sparking a bestseller and a cultural sensation. After its success, Colette and Willy become the talk of Paris and their adventures inspire additional Claudine novels. Colette’s fight over creative ownership and gender roles drives her to overcome societal constraints, revolutionizing literature, fashion and sexual expression.”

[Text of the DVD cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

It takes the British to produced an interesting bio-pic about the iconic French writer Colette! The movie is very simply made (the budget must have been small) but the sets are very nice and authentic (it was filmed in Budapest). The acting is also quite superb particularly for Keira Knightley. Like all biographical work it is certainly dramatized but it seems quite faithful to the highlight of Colette’s life. The movie focuses mainly on the period when Sidonie-Gabrielle Colette (played by Knightley) was married to Henry Gauthier-Villars (aka “Willy”, played by Dominic West), the writing of the Claudine novels and her lesbian affairs, first with American socialite Georgie Raoul-Duval (played by Eleanor Tomlinson, of Poldark fame — although her attempt at an American accent is rather disappointing) and then with the aristocrat Mathilde de Morny (aka “Missy”, played by Denise Gough) — which could be considered the French Gentleman Jack. The movie ends as she separates from Willy, after his Claudine betrayal, and finally starts her prolific solo career as a writer.

Colette offers a very good cinematic experience: it is beautiful, interesting and entertaining all at once and it makes you discover who Colette really was if, like me, you don’t know much about French literature. The movie seems to have gone relatively unnoticed (small box-office of  $14.6 millions) despite a rather good critical reception (ratings of 6.7 on IMDb, 87% / 70% on Rotten Tomatoes and of 74 % on Metacritic). However, it is definitely worth watching (and it is currently streaming on Netflix). stars-3-5

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Capsules

Steve Jobs

71wjwLLNYXL._AC_SL1500_“Witness the founder of Apple like never before. Steve Jobs paints an intimate portrait of the brilliant man at the epicentre of the digital revolution, backstage in the final minutes before three iconic products launches. Directed by Academy Award winner Danny Boyle (Slumdog Millionaire), written by Academy Award winner Aaron Sorkin (The Social Network) and starring Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen and Jeff Daniels.”

[Text of the DVD cover]

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This bio-pic is telling us the life of Steve Jobs [played by Michael Fassbender] and his relationships with the people close to him (his daughter Lisa, Joanna Hoffman [Kate Winslet], John Sculley [Jeff Daniels], Andy Hertzfeld [Michael Stuhlbarg], Steve Wozniak [Seth Rogen], and Chrisann Brennan [Katherine Waterston]) through only three specific events: the launch of the MacIntosh (in 1984), the launch of the Next (1988) and the launch of the iMac (1998).

It is an interesting movie, cleverly written and superbly acted. However, because it is compressing all the story into those three events, it ends up overly dramatized. Also, if it expresses well the spirit and mentality of Jobs (without caring whether Fassbender looks like him or not), it is doubtful that the plots elements of the movie really happened the way it is depicted. At first, I was annoyed by this but, after all, it is based on Walter Isaacson’s biography and received the blessing of Wozniak, so it most have some sort of accuracy. I think it explains well the genesis of Apple and its very innovative products. If it barely broke-even at the box-office, it was very well received by the critics (with ratings of 7.2 on IMDb, 86% / 73% on Rotten Tomatoes and 82% on Metacritic). All in all, I think it is an interesting, well-made and entertaining movie. It’s worth seeing. stars-3-5

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Capsules

The Trip to Spain

TripToSpain-cov“After jaunts through northern England and Italy, Academy Award®-nominee* Steve Coogan (Philomena) and Rob Brydon (Cinderella) embark on another deliciously deadpan culinary road trip. This time around, the guys head to Spain to sample the best of the country’s gastronomic offerings in between rounds of their hilariously off-the-cuff banter. Over plates of pintxos and paella, the pair exchange barbs and their patented celebrity impressions, as well as more serious reflections on what it means to settle into middle age. As always, the locales are breathtaking, the cuisine to die for, and the humor delightfully devilish.”

[Text from the DVD cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Michael Winterbottom continues the cinematographic adaptation of his TV series The Trip (first season in 2010 was set in England). After the movie The Trip to Italy (2014) our travellers now goes to Spain (in 2017 — and in 2020 they also went to Greece!). Two comedians (Steve Coogan and Rob Brydon) reunite for a trip to Spain (Cantabria, the Basque region, Aragon, Rioja, Castile-La Mancha and Andalusia), where one is writing restaurant reviews and the other a book about their trip that mirror a journey he took  when he was younger and was inspired by the book As I Walked Out One Midsummer Morning by Laurie Lee. This movie offers more of the same: we get similar improvisations, jokes, voice imitations and movies references than previously. However, it is also a great occasion to showcase the nice Spanish food, landscapes and historic sites. It was well-liked by the critics (ratings of 6.6 on IMDb, 83% / 64% on Rotten Tomatoes, and 66% on Metacritic), but personally I found it beautiful but only mildly amusing. stars-2-5

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Capsules

The empire of corpses (anime)

EmpireOfCOrpses-dvd-covFrom the studio that produced Attack on Titan comes a captivating historical action thriller based on an award-winning novel by Project Itoh. In an alternate version of 19th century London, the world has been revolutionized by “corpse reanimation technology” creating armies of undead who serve the living as laborers across the globe.

In an attempt to revive his dearly departed friend, young medical student John Watson becomes obsessed with replicating the work of Dr. Victor Frankenstein—the legendary corpse engineer whose research produced the only re-animated corpse to possess a soul. But when his illegal experiments put him at odds with the British government, Watson is drafted into a worldwide race to find the lost research notes of Victor Frankenstein before the secrets of the human soul fall into the wrong hands.”  [Text from Funimation website]

This anime movie is based on a novel by Itō Satoshi (left unfinished after his death it was completed by his friend Enjō Tō) published in August 2012 by Kawade Shobo Shinsha. It was also adapted into a manga by Tomoyuki Hino (I have recently commented on it).

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

EmpireOfCOrpses-illo1In 1878, young Doctor Watson illegally resurrects his dear friend Friday. When caught he is sent by M, the head of the British secret service, on a mission to Afghanistan via India. With the help of Frederick Burnaby and Nikolai Krasotkin, he must recover the Notes of Victor Frankenstein which have been found by Alexei  Karamazov. Until now, corpse technology can reanimate people only as soulless zombie apt to perform only basic menial tasks. However Frankenstein was able to produce a corpse with a soul, free-will and speech — known as “The One”. His Notes would allow to tremendously improve corpse technology and are coveted by all the great powers of the world.

EmpireOfCOrpses-illo3He finds Karamazov and discovers with horror that his new technique to improve corpses rely on live subjects ! He also learns that Karamazov is no longer in possession of Victor’s Notes as he left them in Japan. One year later, Watson, Friday and Burnaby are in Tokyo and, with the help of Seigo Yamazawa, break into Osato Chemicals (Friday hacks into the security system!). Unfortunately, they are too late, “The One” is already there and, after a fierce battle, escapes with his creator’s Notes. The team is again saved by Ulysses Grant and Hadaly who bring them to the United States on the steamship USS Richmond.

However, “The One” arrives in San Francisco first and takes over the Paul Bunyan, a super-computer working on steam and electricity. Using ultra-sound, he sends a wireless command to all corpses, turning them into berserks who attack people (typical zombies like in The Walking Dead). This also affects Friday, who needs to be sedated. “The One” is finally captured by M who transports him to the Tower of London. So far, the storytelling has been quite excellent. Unfortunately, from that point, the story gets muddled and confusing…

EmpireOfCOrpses-illo4Hadaly has her own agenda. Like Watson, who wants to give a soul to Friday, she is seeking a soul for herself — as she is revealed to be a mechanical automaton created by Thomas Edison. With her help, the team leave for London aboard the submarine Nautilus. They crashes the Tower Traitor’s Gate to discover that M has nefarious intents. After analyzing the Notes, he uses the Babbage analytical engine and Victor’s brain to send another wireless code that transform Britain’s corpses into berserks but also takes control of the humans! His motivation for doing that are not very clear: he wants to bring peace to the world (?!)…

However, “The One” escapes and kills M. As he plays music on a giant organ, he takes control of the Babbage engine. He is motivated by hatred and revenge against humanity, but also wants to give a soul to Hadaly, who he calls Lilith, to make her into the bride that Frankenstein refused him. He also wants to take over Friday’s body to form the perfect couple. Of course, after a long battle, Watson succeeds to stop him, causing the destruction of the Babbage engine and of the Tower, and restoring to the people their souls and wills. In the end, with the help of Friday, Watson experiments on himself. Then, after very long ending credits, we finds Watson four years later with a new adventure partner named Holmes and Hadaly now goes by the name of Irene Adler!

>> End of warning <<

This anime movie is a superb example of steampunk story — a type of alternate history (or uchronia) set in a more technologically advanced Victorian era. I like the idea to create “necroware” to program the dead (in a way slightly reminiscent of Westworld) using a neural plug, a modified typewriter and punch-cards or Charles Babbage’s Analytical Engine! The retrofuture world that the story depicts looks quite fascinating.

The premisses of the story are also quite innovative. While historical fiction often uses real historical people as characters, this story interestingly uses illustrious fictional characters. If some of the characters have really existed (Ulysses S. Grant, Frederick Burnaby, Thomas Edison), most of them come from the works of Sir Arthur Conan Doyle (Watson, Holmes, Irene Adler, “M” could also possibly be for Moriarty or Mycroft), Ian Fleming (M, MoneyPenny, Osato Chemicals), Fiodor Dostoïevski (Alexei  Karamazov, Nikolai Krasotkin), Mary Shelley (Victor Frankenstein and his creature), Daniel Defoe (Friday from Robinson Crusoe), Jules Verne (the Nautilus submarine), or even Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (Hadaly, the android from The Future Eve). This shows a great literary culture from the writer.

EmpireOfCOrpses-illo2For the most part of the movie the storytelling is excellent. Unfortunately, in the end (the last third of the movie), the story gets overly mystical (crystals?) and too many parts of the plot are left without any explanations. The whole part with Alexei Karamazov is not very clear: what are his motivations and end-game? Same thing with “M”: what does he want to accomplish? The conclusion of the story is rather confusing and disappointing. However, the greatest assets of the movie is its really beautiful animation (particularly the background art which is quite superb). The battle scenes are also very well executed.

The animated movie is much better than the manga. It’s more beautiful, the story is better organized and more fluid, the action scenes are easier to understand. I like the Russian exploding corpses — explosions are much more fun when animated! Also (and I rarely say this) the English dubbed version is very good. The movie was less appreciated by the general audience (6.0 on IMDb, 42% on Rotten Tomatoes) than by anime fans (A- on ANN, 7 on MyANimeList). All in all, it is a very good movie, worth watching, particularly if you are a steampunk fan.

The empire of corpses (屍者の帝国 / Shisha no Teikoku): Japan, anime, 2015, 120 mins; Dir.: Ryoutarou Makihara; Scr.: Hiroshi Seko, Kōji Yamamoto, Midori Gotou (based on the novel by Project Itoh & Toh Enjoe); Char. Des.: redjuice, Takaaki Chiba; Art Dir.: Yūsuke Takeda; Chief Anim. Dir.: Hirotaka Katō, Takaaki Chiba; Mecha Des.: Gorou Murata, Hitoshi Fukuchi, Junya Ishigaki, Shinobu Tsuneki; CGI Dir.: Emiko Nishida; Music: Yoshihiro Ike; Studio: Wit; Prod.: George Wada, Noriko Ozaki, Takashi Yoshizawa; Cast: Yoshimasa Hosoya / Jason Liebrecht (Watson), Ayumu Murase / Todd Haberkorn (Friday), Kana Hanazawa / Morgan Garrett (Hadaly), Taiten Kusunoki / J. Michael Tatum (Burnaby), Akio Ohtsuka / Sean Hennigan (M), Daiki Yamashita / Micah Solusod (Krasotkin), Jiro Saito / Kenny Green (Yamazawa), Kōji Ishii / Greg Dulcie (Grant), Shinichiro Miki / Mike McFarland (Alexei Karamazov), Takayuki Sugo / R Bruce Elliott (The One). Available on bilingual Blu-ray/DVD from FUNimation ($34.98 US). stars-3-5

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©Project Itoh & Toh EnJoe / THE EMPIRE OF CORPSES Licensed by Fuji TV through FCC to Funimation® Productions, Ltd. All Rights Reserved.

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