Dans l’abîme du temps (Culbard)

danslabimedutemps-cov“Université de Miskatonic, Arkham, 1908. Le professeur Nathaniel Peaslee s’évanouit devant une classe d’étudiants, ne recouvrant ses sens que cinq ans plus tard. Horrifié de découvrir que, durant l’intervalle, son corps n’est pas resté inactif — et en proie à des cauchemars étranges et inquiétants — Peaslee tente de reconstituer la vérité sur les années manquantes de sa vie. Effrayant voyage à travers le temps, l’espace et les profondeurs de l’esprit, cette adaptation offre une mise en image terrifiante à l’un des derniers récits de Lovecraft.”

[Texte de la couverture arrière]

Avec Dans l’abîme du temps, Ian Culbard adapte en bande dessinée un autre court roman de H.P. Lovecraft (j’ai déjà commenté son adaptation des Montagnes Hallucinées). Il s’agit d’une histoire assez similaire et qui constitue en quelques sorte une suite. Écrite entre novembre 1934 et février 1935, c’est l’une des dernières histoires à être publiée du vivant de Lovecraft en juin 1936 par Astounding Stories. L’adaptation de Culbard est d’abord paru en anglais chez l’éditeur britannique SelfMadeHero en 2013 et a été traduite en français la même année chez Akileos.

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Le professeur Nathaniel Peaslee perd connaissance durant un cours à l’université. Lorsqu’il se réveille quelques heure plus tard il est non seulement amnésique mais doit réapprendre à parler et à marcher. Sa femme est horrifié et prétend que ce n’est plus le même homme. Après cinq ans de voyages de recherche autour du monde, la mémoire lui revient soudainement et il tente de retrouver une vie plus ou moins normale. Il se demande ce qu’il a bien pu faire durant cette période. On lui raconte qu’il faisait preuve d’une grande soif de savoir et d’une énorme capacité à apprendre le plus possible sur la science et la culture contemporaine. Il se comportait étrangement et semblait même faire preuve d’un savoir sur le passé ou le futur qu’il lui aurait normalement été impossible d’avoir… 

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Aussi, toutes les nuits, il fait des rêves étranges qui semble être des bribes de mémoires qui lui permettent avec le temps de reconstituer ce qui lui est arrivé. Son esprit aurait été substitué avec celui d’un être venu d’un passé pré-humain. La Grande Race des Yith utilise ainsi ce subterfuge pour voyager dans le temps et collecter de l’information sur toutes les civilisations tant du passé que du futur. Pendant qu’un Yith était dans son corps à collecter de l’information sur notre civilisation, Peaslee était dans le corps du Yith à leur enseigner ce qu’il savait et à apprendre sur les civilisations ayant habitées ou envahis la Terre à un moment ou l’autre (c’est incroyable le nombre de civilisation extra-terrestre ayant passé par la Terre — mais n’était-ce pas le cas de la Grèce ou de l’Égypte dans l’antiquité?). Par leur savoir sans limite, les yithiens étaient la plus grande race de toutes. Ils ne craignaient que la race des polypes géants, sortes de grands bulbes en partie matériel, armés de tentacules, qui s’attaquaient à tous ceux qu’ils rencontraient. Grâce à des rayons d’énergie, les yithiens avaient réussit à les contenir dans de grandes tours noires sans fenêtres et dans les profondeurs de la terre. Mais ils savaient qu’un jour les polypes se libèreraient et exerceraient leur vengeance exterminatrice…

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Peaslee publia une série d’articles sur ses “souvenirs” et la psychologie de ses rêves mais ceux-ci ne suscitèrent que peu d’intérêt. Pourtant, une vingtaine d’année plus tard, un chercheur australien le contacta car il avait découvert les ruines d’une civilisation inconnue ressemblant à celle qu’il avait décrit dans ses articles. Avec son fils et quelques collègues de l’université Miskatonic (incluant le Pr Dyer qui avait fait une découverte similaire en antarctique — voir Les Montagnes Hallucinées), il monta une expédition archéologique sur ce site australien. Une nuit, alors qu’il se promenait seul parmi les blocs cyclopéens dispersés dans les dunes de sable, il trouve “par hasard” l’entrée vers les profondeurs de la cité. Il explore des bâtiments miraculeusement préservés à la recherche d’une preuve de son expérience passé. Il trouve un message annonçant le réveil des polypes. Il en rencontre un qui le poursuit mais il lui échappe. Au matin, il se réveille dans les dunes. Était-ce un rêve? Il tente néanmoins de convaincre son fils d’arrêter les fouilles car il ne faut pas réveiller l’horreur qui dors dans les profondeurs…

S’il diverge un peu du récit de Lovecraft et prend quelques raccourcie, Culbard reste tout de même fidèle à l’oeuvre original et l’adapte bien au format illustré. Le texte de Lovecraft constitue une example parfait du fantastique selon Todorov, où les événements peuvent avoir une explication tant rationnelle (ayant souffert d’un AVC ou de troubles de personnalité, Peaslee compense son amnésie en “inventant” des souvenirs à travers ses rêves) que surnaturelle (l’esprit de Peaslee a bel et bien voyagé dans l’abîme du temps et des créatures cauchemardesque se terrent au creux de la terre). Cet aspect est brillamment rendu dans l’adaptation de Culbard. Tout comme pour Les Montagnes Hallucinées, son style sobre et un peu candide donne au récit un charme innocent qui peine à exprimer l’univers terrifiant de Lovecraft.

C’est une bonne bande dessinée qui mérite d’être lue si vous êtes curieux de découvrir Lovecraft sans trop faire d’efforts.

Dans l’abîme du temps, par I.N.J. Culbard (adaptation/illustration) et H.P. Lovecraft (histoire). Talence: Akileos, septembre 2013. 120 p. 16.5 x 24 cm, 15 € / $C 29.95. ISBN 978-2-355-74147-0. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

Malheureusement, cette édition n’est plus disponible mais elle a été remplacée par un gros volume qui compile quatre des adaptations de Lovecraft par Culbard (La Quête onirique de Kadath l’inconnue, L’Affaire Charles Dexter Ward, Les Montagnes hallucinées et Dans l’abîme du temps): Lovecraft: Quatre classiques de l’horreur (Akileos, novembre 2018, 520 pages, ISBN 9782355743641).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2013 SelfMadeHero • © 2013 Akileos pour la version française.

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Amazon Prime Reading

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Amazon Prime is now not only offering free shipping (Prime Delivery), video and music streaming (Prime Video and Amazon Music), or photo storage (Amazon Photos) but also has unlimited reading on any device (Kindle readers or other devices through the Kindle app) with a selection of hundreds of books in electronic format that you can “borrow”. That new service is called Prime Reading. 

Learn more or browse the catalog. It includes books in French and graphic novels (like Attack on Titan, Battle Angel Alita, Preacher, The Walking Dead, Peanuts compendium, Initial D, Beck, etc. etc.) ! Cool.

It’s worth a look or a try (since I am already a Prime member).

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Les montagnes hallucinées (Culbard)

Montanges_Hallucinées-Culbard-cov“Septembre 1930, une expédition de scientifiques embarque pour les étendues glacées et désolées de l’Antarctique. Mais les secrets qu’ils vont découvrir révèlent un passé qui dépasse presque l’entendement et un avenir trop atroce à envisager. Par son approche scientifique rigoureuse, “Les Montagnes Hallucinées” (1936), véritable classique d’H P Lovecraft qui emprunte à “l’âge d’or” de l’exploration polaire, a ouvert une ère nouvelle de la science-fiction du 20e siècle.”

[ Texte de la couverture arrière ]

J’ai déjà amplement parlé de ce court roman de H.P. Lovecraft lorsque j’ai commenté son adaptation en manga par Gou TANABE (tome 1 et tome 2). Je ne m’attarderai donc pas sur cette histoire sinon pour mentionner qu’elle a aussi été adaptée en bande dessinée par Ian Culbard, un artiste britannique qui est bien connu pour ses adaptations (en collaboration avec le scénariste Ian Edginton) de grands classiques littéraires de Oscar Wilde (The Picture of Dorian Gray), Sir Arthur Conan Doyle (The Hound of the Baskervilles, A Study in Scarlet, The Sign of the Four, The Valley of Fear), Robert W. Chambers (The King in Yellow), et, bien sûr, H.P. Lovecraft (At the Mountains of Madness, The Case of Charles Dexter Ward, The Shadow Out of Time, The Dream-Quest of Unknown Kadath, The Shadow over Innsmouth). Ces adaptations ont originalement été publié en anglais par l’éditeur britannique SelfMadeHero et la plupart ont été traduite en français chez Akileos.

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Ce que TANABE nous raconte en six-cent-cinquante pages, Culbard lui le fait en seulement cent-vingt. Il ne s’attarde donc pas sur la description de la cité et de ses fresques. Son adaptation est concise mais efficace car elle demeure quand même très fidèle à l’oeuvre originale de Lovecraft. Sa representation de la cité et des créatures est encore plus conventionnelle que celle qu’en fait TANABE. (Et c’est peu dire!).

Toutefois, Culbard se distingue par le fait qu’il travaille en couleurs — avec une palette un peu glauque. On y voit, bien sûr, le style sobre du comics britannique mais fortement influencé par la bande dessinée européenne (ligne claire), puisque que Culbard a vécu en France et a lu et apprécié des auteurs comme Hergé, Tardi, Chaland ou Mézières. 

Donc, pour une adaptation précise et détaillée, il faut lire TANABE alors que si vous voulez une adaptation plus courte et un peu plus “grossière” c’est Culbard. Le récit de ce dernier n’en est pas moins intéressant. La narration est fluide et se lit très bien. C’est une bonne BD — la preuve c’est qu’elle a reçu le prix British Fantasy pour le meilleurs comics ou roman graphique en 2011. À lire absolument si vous êtes un amateur de Lovecraft.

Les Montagnes Hallucinées, par I.N.J. Culbard (adaptation/illustration) et H.P. Lovecraft (histoire). Talence: Akileos, janvier 2011. 122 p. 16.5 x 24 cm, 15 € / $C 29.95. ISBN 978-2-355-74079-4. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

Malheureusement, cette édition n’est plus disponible mais elle a été remplacée par un gros volume qui compile quatre des adaptations de Lovecraft par Culbard (La Quête onirique de Kadath l’inconnue, L’Affaire Charles Dexter Ward, Les Montagnes hallucinées et Dans l’abîme du temps): Lovecraft: Quatre classiques de l’horreur (Akileos, novembre 2018, 520 pages, ISBN 9782355743641).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2010 SelfMadeHero • © 2011 Akileos pour la version française.

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Capsules

The Walking Dead Compendium Three

WalkingDeadCompendium-3-covAfter watching the ninth season of the Walking Dead TV series, I wanted to go back to the comic book to compare the storytelling. I was not sure with which volume I stopped reading so I borrowed the latest big compendium at the library. The third compendium (published in October 2015) covers volumes 17-24 (issues #97-144). According to my borrowing history at the library, I should have read until vol. 25, but I don’t remember any of it so it is good that I read all that again to refresh my memory before going on with the next volumes. I still have seven volumes to catch up on (since the latest issue [in May] is #191 and the latest compilation is vol. 31 [#181-186, released last March — although vol. 32 (#187-192) is coming in August 2019]…

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This third compilation covers the Negan story arc (vol. 17-21) and the beginning of the whisperers story arc (vol. 22-24). Reading the comic after having seen the TV series provide quite a strange experience: some events happen on TV, but not in the comic and vice versa. Which is more troubling is that some events happen in both but not to the same characters and some characters are dead on the TV series but not in the comic (and vice versa). Really weird. It’s like having a peek into a parallel universe! Very confusing…

I don’t want to talk much about the story itself, to avoid spoilers, and anyway detailed synopses can be found on fan sites. The storytelling is excellent. It is fluid, easy to follow and has lots of twists, downturns and surprises. Of course, in such epic like the Walking Dead or Game of thrones, you cannot have any real “happily ever-after”. If not there wouldn’t be any story. And, when you are dealing with the end of the world as we know it, bad stuff keeps happening and you have to expect the worse case scenario. 

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I like Kirkman & Adlard black and white art. It is realistic and dark, detailed and fluid enough so you can clearly understand what’s happening and follow the action. It has improved considerably since the beginning. However, there is something I don’t like in the way they draw the characters’ faces (I am not sure what: is it a little static? Too much shadow?). And, of course, there is a lot of graphical violence, although less as the story progress (or is it that we notice it less?). Anyway, overall, it is a well-written and interesting story that makes for a great comic.

I have never been a big fan of zombies but what interested me into this story is its post cataclysmic aspect. It is a setting that not only has good story potential but also allows to push the human psyche to its limits and reveal our true nature. In the beginning it was a story of survival, but now it becomes more and more a story about rebuilding a society. I can’t wait to see what will happen in the next volume, what will be the differences with the TV series. From now on, I’ll go back to read the comic volume by volume, as the next big compendium (#4, covering vol. 25-32) will only be released in October 2019. 

You can also read my comment on the TV series and the first eleven volumes of the comic — which I wrote in January 2011 !

The Walking Dead Compendium Three, by Robert Kirkman (story) and Charlie Adlard (art) [with inking by Stefano Gaudiano, gray tones by Cliff Rathburn and lettering by Rus Wooton]. Berkeley: Image Comics (Skybound imprint), October 2015. 1088 pages, 25.9 x 16.9 cm, $US 59.99 / $C 79.50. ISBN 978-1-63215-456-9. For mature readers (18+). See the back cover. stars-3-5

For more information you can consult the following web sites:

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© 2015 Robert Kirkman, LLC. All rights reserved.

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Capsules

Mai, mois de la BD

Mai, c’est le mois le plus beau mais, au Québec, c’est aussi le mois de la BD. Celui-ci s’exprime au travers de deux événements distincts.

1754D’une part, les bibliothèques de Montréal organisent de nombreuses activités (conférences, rencontres, ateliers, etc.), expositions et concours autour du thème de la bande dessinée. La programmation de cette soixantaine d’activités est disponible en ligne. 

Cette année la BD se décline au féminin dans les bibliothèques. En effet, avec la participation de son personnel et de treize personnalités publiques féminines, les bibliothèques ont produit une brochure qui offre un peu plus d’une cinquantaine de suggestions de lecture BD (une infime partie des 400 000 BD de ses collections) créées par des femmes. La brochure est disponible dans les bibliothèques mais aussi en ligne.

Malheureusement, on y retrouve que deux manga: Nana par Ai Yazawa chez Declourt/Akata et Isabella Bird, femme exploratrice par Taiga Sassa chez Ki-oon — que j’ai lu et recommande moi-même très chaudement. C’est avec honte que j’avoue n’avoir lu qu’un seul autre des titres recommandés: Persepolis de Marjane SATRAPI (que j’ai également très apprécié). Un autre titre se trouve cependant sur ma liste de lecture: Cet été-là par Mariko et Jillian TAMAKI chez Rue de Sèvres.

FBDM-bandeau-710x399L’autre événement de ce mois de la BD, c’est le FBDM. La 8e édition du Festival BD de Montréal sera orientée sur l’international. Avec des volets francophone et anglophone, le festival se veut un carrefour entre l’Europe et l’Amérique, en y faisant la promotion des talents tant québécois que canadiens. L’événement, qui est tout public, bilingue, et gratuit, se tiendra du vendredi 24 au dimanche 26 mai 2019, à L’Espace La Fontaine (Parc Lafontaine).

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The Complete Cartoons of The New Yorker

CompleteCartoonsNewYorker-covI acquired this phenomenally huge book in a sale earlier this fall and I paid only fifteen dollars for it. I have always liked the single-panel cartoons (often referred to as “gag cartoon”, in the likes of what you find in the series “For Dummies”, or in Herman or Bizarro, and, of course, in newspapers’ editorial cartoons) and the most iconic of those could be found in the magazine The New Yorker. So I was quite pleased with this acquisition. However, it is the type of nightstand book that you savour slowly and it took me a couple of months to go through its 655 pages and over 2,000 cartoons (about two weeks of actual reading). Unfortunately the used copy I purchased did not include the two CDs with all 68,647 cartoons ever published in the magazine (if so it would have taken me much more time to read!).

A New Yorker cartoon is usually made of one drawing (but sometimes of the sequence of two or three), plus a funny caption. Most of the time all the humour is in the caption… Here are some examples:

 

The cartoons are organized into the eight decades during which the magazine was published (from its founding in 1925 until the publication of the book in 2004) and each period is introduced by an essay by one of the magazine’s most distinguished writers: 1925-34 (introduction by Roger Angell), 1935-44 (Nancy Franklin), 1945-54 (Lillian Ross), 1955-64 (John Updike), 1965-74 (Calvin Trillin), 1975-84 (Ian Frazier), 1985-94 (Mark Singer) and 1995-2004 (Rebecca Mead). The book starts with an Editor’s Note by Robert Mankoff and a Forword by David Remnick, and concludes with an index of Artists.

In addition, for each era, you find a brief overview of a predominant theme (the depression, drinking, nudity, television, cars, the space program, slipper dogs, business culture, the internet and politics) as well as a brief profile (including a mini-portfolio) for a key cartoonist (Peter Arno, George Price, James Thurber, Charles Adams, William Steig, Saul Steinberg, George Booth, Jack Ziegler [about whom I’ve already talked], Roz Chast, and Bruce Eric Kaplan).

In a way, this book chronicles the history of the magazine, but also the history of the American society. Therefore, it is much more than just a funny reading as it provides great insights and understanding of the socio-politics of each era.

For me, the cartoons were funny most of the time (not LOL, but a chuckle or quiet giggle), but I also often didn’t get it (particularly the older ones — I guess culture change with time or the context was lost to us as sometimes you needed to be there to understand). However, I enjoyed reading this book immensely. If you have a chance, it is worth the time and therefore highly recommended. stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

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Capsules

Pictorial chronicle

Today’s bounty

Today I took a day off at the library to go… visit another library! This afternoon, my wife and I went to the Atwater Library and Computer Center. Founded in 1828 as the Montreal Mechanics’ Institution (the first in continental British North America) to “educate workers for the emerging industries”, it is now registered as charity and acts as a community library, digital learning centre and meeting place. It is a private library but it is opened to everyone (for an annual membership fee of $35 — and, as they say, “[u]nlike municipal libraries, we don’t ask people to show ID documents or proof of their address”). Like all anglophone cultural institutions it relies mostly on donations and volunteer service. It receives over 100,000 visitors annually as it offers “courses and workshops to help young and old master technology in the digital age, (…) literary and educational events, financial literacy sessions, exhibitions on literature and history, (…) and much more.” The library is housed in a heritage building (built between 1818 and 1820) located in Westmount (1200 Atwater Ave., corner of Tupper St.). It is a beautiful place. The floor of the mezzanine is made of glass panels. It has a respectable collections of books and audio-visual documents (nearly 40,000 titles).

Our main reason to visit the library was its Annual Fall Books sale. The donations of documents that doesn’t make it to the library’s collection are sold to help raise funds. There’s a wide selection of new and used books, CDs, DVDs available at very reasonable prices (between $0.50 for paperbacks and $1 for hard covers, to a range of $5 to $20 for larger art books). There was a lot of interesting books, but I had to limit myself because most of them were rather voluminous. I found quite a bounty.

Today's Bounty

It purchased only two books but they were quite a find. First, I got The Complete Cartoons of the New Yorker ($15, a huge book of 11.25 x 13.25 inches, 2 inches thick and weighting about six pounds!) which presents a collection of the editorial and comical illustrations published in the famous magazine since its founding in 1925 up to 2004 (date of publication of the book). I really love those cartoons and can’t wait to read that (although it’s quite heavy to manipulate)! [ Amazon / Biblio / Goodreads / WorldCat ]

Since I am currently writing about Books of Hours, it is quite serendipitous that the second book I purchased was The Belles Heures of Jean, Duke of Berry ($5). It offers colour reproductions (with commentary) of every folio of the beautiful devotional illuminated manuscript (now hosted in The Cloisters Collection of the New York Metropolitan Museum of Art). It was commissioned around 1409 by Jean, duc de Berry to the Limbourg brothers just a few years before they also illustrated the more famous Très Riches Heures for the same patron. It is a very beautiful and amazing book. It will probably take me a while before going through it.  [ Amazon / Biblio / Goodreads / Wikipedia / WorldCat ]

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