Olympia Kyklos vol. 4

Après Thermae Romae, la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki !

Projeté une nouvelle fois depuis sa Grèce antique natale jusque dans le Japon contemporain, Démétrios se retrouve mêlé au conflit qui secoue les différentes générations de la famille Iwaya. Du catch ou de la lutte gréco-romaine, quelle discipline est la plus noble ? Quand votre père a été l’espoir olympique de toute une nation, difficile de faire entendre sa propre voix. Pour régler ce différend, il faudra l’intervention d’une vieille gloire du catch japonais, que Démétrios a croisé il y a bien longtemps…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui est sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump depuis mars 2018 et a été jusqu’à maintenant compilé en sept volumes chez Shueisha. Il a été traduit en français chez Casterman (six volumes de disponibles). C’est une comédie du style de Thermae Romae (voir aussi mon commentaire sur cette série) mais qui se situe dans l’antiquité grecque cette fois et traite de sujets autour du thème des jeux olympiques. Le manga a sans aucun doute été créé en anticipation des jeux olympiques de Tokyo de 2020 (mais qui furent reportés à l’année suivante à cause de la pandémie de Covid-19). J’ai déjà commenté le trois premiers volumes.

Page 3

Mari Yamazaki n’a as son pareil pour utiliser des artifices loufoques comme le voyage dans le temps pour nous faire réfléchir sur des sujets sérieux et comparer les cultures de l’antiquité et du Japon — cette fois grâce à la foudre de Zeus! Elle nous raconte les mésaventures de Démétrios, un jeune homme athlétique mais qui n’est pas du tout intéressé aux sports car il a l’âme d’un artiste (il peint des vases). Toutefois les circonstances le forcent toujours à faire de la compétition sportive. Pour l’édifier, les dieux l’envoient à tout bout de champs (et sans avertissement) dans le Japon moderne pour découvrir des aspects différents des disciplines olympiques. Dans ce volume, il découvre le catch (lutte professionnelle) et le compare à la lutte classique. Exceptionnellement, cette fois c’est le jeune Takuji qui est transporté à Athènes pour prendre quelques leçons auprès de l’entraîneur Platon qui allie discipline sportive et philosophie pour élever la conscience: “Toute pensée fausse qui traverse votre esprit entrave les mouvements de votre corps” !

Encore une fois Mari Yamazaki nous offre un récit qui non seulement nous diverti par sa mise en situation humoristique mais nous fait également réfléchir sur l’état de notre société. Son style est fort agréable car il est clair, détaillé et précis. Et, malgré les sauts dans le temps, la narration est fluide et facile à suivre. C’est donc une lecture tout à la fois plaisante, intéressante et même amusante. Comme toutes les oeuvres de Yamazaki, je recommande fortement ce manga. 

Olympia Kyklos, 4, par Mari Yamazaki. Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), août 2022. 200 pages, 13.2 x 18 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-22866-5. Pour lectorat adolescent (14+).

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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Pictorial chronicle [002.023.002]

Le jardin au cours des mois
The garden over the months

[ iPhone 13 Pro, Horteo meo (VSP), 2021-2023 ]

Blue Period #9

BluePeriod-9-cov“Afin de fabriquer le mikoshi du festival culturel de Geidai, Yatora et ses camarades travaillent d’arrache-pied pendant plusieurs semaines. Mais n’en voyant pas le bout et croulant sous la chaleur de l’été, les étudiants atteignent leurs limites. Heureusement, les renforts arrivent, mais suffiront-ils pour finaliser le projet ? Plus inquiétant encore, Yatora n’a pas peint de toutes les vacances et n’arrive plus à retrouver la joie de dessiner…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga Seinen sur la peinture écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en treize volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (onze volumes de disponibles, les suivants sont à paraître fin janvier et mai 2023) et la version française est publiée chez Pika (douze tomes de disponibles). Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté les trois premiers volumes, les trois suivants et les volumes sept et huit.

Le projet de mikoshi pour le festival était probablement un peu trop ambitieux mais heureusement le reste de la classe vient donner un coup de main au groupe de Yatora et le festival est une réussite (même s’ils ne gagnent pas le prix du meilleur mikoshi). Yatora profite du reste de l’été en allant à la pêche, en lisant et visitant une exposition sur Velasquez mais il ne peint qu’une seule toile. De retour en classe, les étudiants doivent s’attaquer à deux nouveau projets: peindre une fresque et faire une mosaïque. En faisant son bilan, Yosuke trouve que l’année a été plutôt difficile pour lui et il se demande si il est a la hauteur. Il n’a pas le talent de Yotasuke, avec qui il ‘arrête pas de se comparer, mais tente de compenser en travaillant fort. Et même si certains pensent que l’ardeur au travail est un talent en soi, il manque de confiance…

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Pages 54-55

Le style de ce manga est très ordinaire mais cela demeure une bonne lecture car les personnages sont attachants et le récit est entrainant. Toutefois, ce qui rend ce manga vraiment intéressant c’est qu’il nous ouvre une fenêtre sur le monde et les techniques de l’art d’une façon plutôt inhabituelle. En effet, l’auteur utilise le style narratif du manga shōnen en présentant une suite de défis et de compétitions comme moteur du récit ce qui a pour résultat de captiver l’attention du lecteur tout en lui enseignant les bases de l’art. Un bon manga mais surtout pour les amateurs d’art.

Blue period vol. 9, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), mai 2022. 192 pages, 13.4 x 18.0 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-6977-5, Pour lectorat adolescent (12+).stars-3-0

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© 2021 Tsubasa Yamaguchi. All rights reserved.

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Voeux de saison (urbi et orbi)

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Bon Nouvel An mes petits lapins 🐰! Que ce nouveau cycle solaire ☀️ vous amène paix ✌️, santé ⚕️, longévité et prospérité 🖖!

Happy New Year my little bunnies 🐰! May this new solar cycle ☀️ bring you peace ✌️, health ⚕️, longevity and prosperity🖖!

سنة جديدة سعيدة أرانب بلدي الصغيرة! أتمنى أن تجلب لك هذه الدورة الشمسية الجديدة السلام والصحة

新年快乐我的小兔子们! 愿这个新的太阳周期为您带来和平、健康、长寿和繁荣!

Feliĉan Novjaron miaj kunikletoj! Ke ĉi tiu nova suna ciklo alportu al vi pacon, sanon, longvivecon kaj prosperon!

Frohes neues Jahr meine kleinen Häschen! Möge dieser neue Sonnenzyklus Ihnen Frieden, Gesundheit, Langlebigkeit und Wohlstand bringen!

Καλή χρονιά κουνελάκια μου! Είθε αυτός ο νέος ηλιακός κύκλος να σας φέρει ειρήνη, υγεία, μακροζωία και ευημερία!

שנה טובה ארנבות קטנות שלי! מי יתן ומחזור השמש החדש הזה יביא לך שלווה, בריאות, אריכות ימים ושגשוג!

Buon Anno nuovo miei piccoli coniglietti! Possa questo nuovo ciclo solare portarti pace, salute, longevità e prosperità!

明けましておめでとう、私の小さなウサギたち! この新しい太陽のサイクルがあなたに平和、健康、長寿、繁栄をもたらしますように!

NISpu’ Hoch yIHmey chu’ nI’taHvIS nItlhdu’, yablIj neH!

Annum novum felicem mihi parva lepores! Utinam hic novus orbis solaris pacem, salutem, longitudinem et felicitatem vobis afferat!

Feliz Ano Novo meus coelhinhos! Que este novo ciclo solar lhe traga paz, saúde, longevidade e prosperidade!

¡Feliz año nuevo mis conejitos! ¡Que este nuevo ciclo solar te traiga paz, salud, longevidad y prosperidad!

З Новим роком мої маленькі зайчики! Нехай новий сонячний цикл принесе вам мир, здоров’я, довголіття та процвітання!

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Le DALIAF en ligne !

daliaf-cover-montage-091147a551fd120c77fdef9936a138150b4755cbed2f3074b579eebbf4bd59d0Les Éditions Alire ont récemment annoncé que le Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française (publié chez Alire en 2011 — voir mon commentaire sur le sujet) était maintenant disponible en ligne sur le site Daliaf.com. Il faut bien se l’avouer: ce genre d’ouvrage de référence suscite un intérêt limité dans les librairies et il est donc difficile (et très coûteux) de le maintenir à jour en publiant périodiquement de nouvelles éditions augmentées. La meilleure solution est donc de le mettre disponible en ligne et de cette façon l’information qu’il contient peut être régulièrement mise à jour avec de nouvelles entrées sur les publications récentes et les découvertes d’ouvrages et d’auteurs plus anciens mais jusqu’alors non recensés. Cela nous fait donc un très beau cadeau de noël de la part des instigateurs du projet, c’est-à-dire Claude Janelle et Jean Pettigrew. Merci infiniment messieurs!

Le DALIAF en soit présente déjà un énorme “travail de recherche, d’analyse et de compilation (commencé en 1984)“ mais le site Daliaf.com représente plus qu’une simple mise à jour de ce répertoire de la “production francophone canadienne dans les genres de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, fantasy [principalement la SFFQ]) de 1835 à nos jours”. Car il y combine également “le contenu rédactionnel de plusieurs tomes de L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois (L’ASFFQ)”. Je vous invite à la consulter et ainsi découvrir dans toute sa beauté l’étendu de l’imaginaire en Amérique française (vous pouvez en profiter pour consulter la notice sur l’auteur de ce blogue!).

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L’Art du Manga

ArtDuManga-cov“Une présentation du monde des mangas dans laquelle l’auteur s’intéresse à leur origine, à leur évolution et à leur industrie. Il évoque également leur influence dans le monde entier, en particulier en France, ainsi que leurs liens avec l’animation, les jeux vidéo et l’art contemporain.

Savez-vous que Hokusal et les estampes sont les véritables ancêtres du manga contemporain ? Que chaque public trouve au Japon un manga adapté à son âge, son sexe, sa situation familiale ? Ou encore savez-vous que la France est le pays qui lit le plus de mangas au monde, après le Japon ? Comment se crée un manga ? Qui sont le mangaka et le tantôsha ? 

Un ouvrage accessible a tous pour découvrir l’univers du manga, les rouages de son industrie, ses origines et évolutions, et, bien sur, ses liens avec les arts contemporains. L’art du manga n’aura plus de secrets pour vous !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Assez brièvement (avec des articles généralement de seulement deux pages), cet ouvrage fait le tour de l’histoire et de tous les aspects importants du manga. Le premier chapitre, “Le manga, miroir du Japon”, se divise en plusieurs sous-sections: Au Japon, une culture du dessin plus que millénaire (où l’on fait remonter l’origine des mangas aux rouleaux peints (emakimonos) et à Hokusai); Une brève histoire des origines du manga moderne (les premiers mangas voient le jour durant les années ’30 et amènent l’explosion des magazines de prépublication); Osamu Tezuka, le père du tous les mangakas; Jeune [kodomo] ou vieux [Seinen, Josei], garçon [shônen] ou fille [shôjo]: à chaque lecteur ses mangas; Un “Style” manga éloigné des codes européens et américains; L’industrie du manga: des périodiques aux livres; Le Weekly Shônen Jump, fleuron du manga; Comment fabrique-t-on un manga?; et Les métiers du manga (mangaka, tantôsha [responsable éditorial], assistants).

Le second chapitre, “Le manga, une culture internationale”,  inclut les sections suivantes: Comment le manga a conquis le monde (la culture manga influence la BD et le cinéma); Les célébrités du manga contemporain (Go Nagai, Leiji Matsumoto, Eiichiro Oda, Akira Toriyama, Masashi Kishimoto); Le marché du manga en France; Comment sont adaptés les mangas en français ?; Manga et japanimation : une histoire commune; Manga et jeu vidéo; Manga, japanimation, jeu vidéo : des industries en crise ?; Artistes français et japonais : des parcours croisés; et Le manga à la française. 

Le troisième et dernier chapitre, ”Le manga, reflet de la société contemporaine”, aborde les sujets suivants: Yoshihiro Tatsumi et Kazuo Kamimura : deux icônes du Gekiga; Le manga au féminin (Machiko Hasegawa, Riyoko Ikeda, le Groupe de l’an 24, Naoko Takeuchi, CLAMP, Kyoko Okazaki, Ai Yazawa, Rumiko Takahashi); Les mangas sont-ils trop violents et trop sexués ?; La culture cosplay; Japan Expo; Manga et art contemporain; et Le webtoon.

L’ouvrage se termine sur un glossaire et une bibliothèque manga idéale en 50 titres: Akira (Katsuhiro Otomo, chez Glénat), Amer Béton (Taiyo Matsumoto, chez Delcourt), Appleseed (Masamune Shirow, chez Glénat), Ashita no Joe (Asao Takamori & Tatsuya Chiba, Glénat), Au coeur de Fukushima (Kazuto Tatsuta, Kana), Ayako (Osamu Tezuka, Delcourt), Bakuman. (Tsugumi Oba & Takeshi Obata, Kana), Battle Royale (Masayuki Taguchi & Koshun Takami, Soleil), Billy Bat (Naoki Urasawa & Takashi Nagasaki, Pika), Bride Stories (Kaoru Mori, Ki-oon), Capitaine Albator Le Pirate de l’Espace (Meiji Matsumoto, Kana), City Hunter (Tsukasa Hojo, Panini), Cobra (Buichi Terasawa, Black Box), Crying Freeman (Mazuo Koike & Ryoichi Ikegami, Kabuto), Dead Dead Demon’s Dededededestruction (Inio Asano, Kana), Death Notę (Tsugumi Oba, & Takeshi Obata, Kana), Devilman (Go Nagai, Black Box), Domu, Rêves d’Enfants (Katsuhiro Otomo, Les Humanos), Dragon Ball (Akira Toriyama, Glénat), Fairy Tail (Hiro Mashima, Pika), Gantz (Hiroya Oku, Delcourt), Gen d’Hiroshima (Keiji Nakazawa, Vertige Graphic), Golgo 13 (Takao Saito, Glénat), Gon (Masashi Tanaka, Pika), Guunm (Yukito Kishiro, Glénat), Icare (Jiro Tanigushi & Moebius, Kana), La fille de la plage (Inio Asano, IMHO), L’Île Panorama (Suehiro Maruo, Casterman/Sakka), Le vagabond de Tokyo (Takashi Fukutani, Le Lézard Noir), L’Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge, Atrabile), La plaine du Kanto (Kazuo Kamimura, Kana), La Rose de Versailles (Riyoko Ikeda, Kana), Le coeur de Thomas (Moto Hagio, Kaze), Le Sommet des Dieux (Jiro Taniguchi, Kana), Les fleurs du mal (Shuzo Oshimi, Ki-oon), Lorsque nous vivions ensemble (Kazuo Kamimura, Kana), Monster (Naoki Urasawa, Kana), Naruto (Masashi Kishimoto, Kana), Nausicaä de la vallée du vent (Hayao Miyazaki, Glénat), NonNonBa (Shigeru Mizuki, Cornelius), One Piece (Eiichiro Oda, Glénat), Opus (Satoshi Kon, IMHO), Planètes (Makoto Yukimura, Panini), Pluto (Naoki Urasawa, Kana), Quartier Lointain (Jiro Taniguchi, Casterman), Ranma ½ (Rumiko Takahashi, Glénat), Slam Dunk (Takehiko Inoue, Kana), Une vie dans les marges (Yoshihiro Tatsumi, Cornélius), Vinland Saga (Makoto Yukimura, Kurokawa) et Wet Moon (Atsushi Kaneko, Casterman).

Une référence importante à avoir et à lire.

L’Art du Manga, par Jean-Samuel Kriegk. Paris: Éditions Palette, avril 2021. 76 pages. 24 x 27.5 cm, 29,50 € / $48.95 Can,  ISBN 9782358322980. Pour un public jeune adulte (14+). stars-4-0

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© Éditions Palette, 2021.

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Blue Period #7-8

BluePeriod-7-covVol. 7

“Yatora a réussi l’exploit d’être admis au concours de Geidai du premier coup. Le cœur vibrant, plein d’attentes et d’inquiétudes à la fois, il fait ses premiers pas à l’Université des Arts de Tokyo pour goûter à sa nouvelle vie d’étudiant. Il va y faire des rencontres surprenantes, mais va également se confronter à la dure réalité des écoles d’art…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 7, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), janvier 2022. 192 pages, 13.3 x 18 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 9782811661014, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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T. 7, pp. 80-81

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“À peine entré à Geidai, Yatora déchante. Non seulement il se sent incompétent comparé aux autres étudiants, mais les professeurs lui font également comprendre qu’il doit commencer par oublier tout ce qu’il a appris jusqu’ici pour trouver sa propre identité artistique. Rien ne semble gagné pour Yatora, qui est aussi dépité qu’exaspéré… mais ouvert à la découverte d’autres centres d’intérêt !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 8, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), mars 2022. 192 pages, 13.2 x 18.1 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 9782811668068, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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T. 8, pp. 86-87

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga Seinen sur la peinture écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en douze volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (dix volumes de disponible, les suivants sortiront à la fin novembre 2022, en janvier et en mai 2023) et la version française est disponible chez Pika (le douzième volume devrait paraître à la mi-novembre 2022). Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté dans un premier temps les trois premiers volumes puis les trois suivants.

Yatora est finalement accepté à l’université de Geidai mais il se rend rapidement compte que le plus difficile reste à faire. Il se fait dire que tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant n’était pas vraiment de l’Art. Mais qu’est-ce que de l’Art? Il a de la difficulté à réaliser les projects pour ses cours. Il est découragé et doit tout réapprendre. Toutefois il se fait de nouveaux amis à l’université qui l’aident dans sa nouvelle quête. Dans le tome huit, les étudiants des départements des beaux-arts et de musique de Geidai se regroupent en équipes pour fabriquer des mikoshi (sorte de char allégorique) et des happi (manteau traditionnel) pour un festival culturel. Le sujet qu’ils choisissent est un peu complexe. Malgré leur inexpérience (et un typhon!) réussiront-ils a terminer le mikoshi à temps pour le festival?

J’ai trouvé ces deux tomes un peu moins intéressants que les précédents. Le style de Tsubasa Yamaguchi me semble toujours plutôt ordinaire mais le fait que le récit nous amène découvrir le monde et les techniques de l’art en utilisant les codes du manga shōnen mérite tout de même de recevoir quelques éloges. Cela reste un bon manga, agréable à lire, qui intéressera surtout les amateurs d’art et de manga.

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© 2020 Tsubasa Yamaguchi.

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Festival Végane de Montréal 2022

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Au début du mois je suis allé faire un tour au 9e Festival Végane de Montréal qui se tenait les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès. J’en ai déjà parlé à quelques reprises sur le blog. Si je ne partage pas les idées politiques et les positions extrêmes du véganisme (je suis plus pour le flexitarisme), j’appuis totalement leurs idées contre la cruauté animale, pour une alimentation santé, une meilleure protection de l’environnement et une agriculture bio et organique. Ce festival est l’occasion idéale de découvrir les nouvelles tendances dans le domaine… Malheureusement, COVID oblige, cette année il y avait beaucoup moins d’exposants (un peu moins de quatre-vingt-dix), ce qui fait que les organisateurs ont été obligé de charger un prix d’entrée ($9 par jour, $15 pour les deux jours) pour être capable de tenir le festival.

J’ai fait le tour de la salle d’exposition très rapidement et je n’ai rien vu de bien nouveau ou d’extraordinaire… 

J’ai ignoré les exposants qui offraient des services ou des produits domestiques (comme des cosmétiques ou des montures de lunettes en bois) mais par contre je note Bego Vegan Label qui offre des chaussures et accessoires faits de cuir d’ananas, de raisins et de caoutchouc recyclé.

Il y a également de nombreux kiosques sur la protection des droits animaux auxquels je ne porte que peu d’attention (je suis d’accord avec le concept mais malheureusement je trouve qu’ils vont souvent trop loin…). L’un d’eux a toutefois attiré mon attention: ÉcureuilLand, un refuge consacré à trouver des familles d’accueil aux bébés écureuils orphelins ou blessés en attendant qu’ils puissent être retourné à la nature. 

Plusieurs exposants offrent des produits véganes variés comme Nature Zen ou Vibe Foods, ou des service de traiteurs véganes: Aliments Green Brothers, Les Filles Fattoush, PūrePrep, Sham Vegan (définitivement pas le nom que j’aurais choisi pour une compagnie!), et certains se concentrent sur un produit en particulier: le caramel (Les Délices MelGood), le chocolat (Hazelle Chocolat Noir), ou le quinoa (Gogo Quinoa).

Les classiques dans les produits véganes sont les substituts de viandes (étrangement je n’ai pas vu beaucoup de kiosques qui y étaient consacrés mais Gusta était toujours là) et les Faux-mages. Pour ces derniers, je note surtout  ZenGarry (qui produit entre autre un faux-mage de noix de cajou vieillie à la bière!) et le très connu Rawesome (fromage à la crème, gâteau au fromage, crème glacée, tous à base de cajou). Chose surprenante c’est rendu tellement populaire que l’on trouve des produits commerciaux comme Boursin ou Babybel avec des variétés végétaliennes! L’avantage avec ce genre de produit c’est qu’ils sont sans lactose et sans gluten. Toutefois, si vous n’avez aucune intolérance et que vous appréciez un bon fromage, ces produits sont totalement sans intérêt…

Finalement, je n’ai trouvé que trois produits plutôt originaux:

  • Une alternative de saumon fumée à base de cinq ingrédients simples (carottes, huile d’olive, vinaigre de cidre de pomme, sel de mer, arôme naturel de fumée) servie avec fromage à la crème végétalien sur un craquelin de riz brun et quinoa. J’ai pas trouvé ça plus bon qu’y faut. C’est produit par une compagnie appelée by2048 qui se donne pour mission de créer des alternatives délicieuses aux fruits de mer à base de plantes afin de protéger nos océans qui, selon certaines prédictions, seront à court de poissons d’ici 2048. Un objectif très louable.
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Reina Sakao

  • Les 400 pieds de champignon est une ferme de champignon urbaine à Montréal et une boutique qui vend des trousse de culture de champignon (des blocs pré-ensemencés) et prodigue des conseils. Ils offrent une dizaine de variétés différentes et des produits dérivés (sauces, marinades, champignons séchés, etc.). Fascinant.
  • L’Entreprise Sakao est issue d’une tradition familiale pluricentenaire dédiée à la culture et à la commercialisation du thé. Elle offre du thé en feuille, des accessoires, des ateliers de matcha, et des cérémonies du thé. Plutôt intéressant.

J’ai également assisté à deux conférences. 

La première, le 9 octobre à 14h, était “Afro-Veganism in Canada” donné par Joe G. Thomas, fondateur des Black Vegans of Toronto et auteur du livre Let Food Be Your Medicine Today; Live Healthy and Strong on Plant-Based Whole Foods. Je dois avouer qu’à prime abord j’ai trouvé le concept d’afro-véganisme plutôt ridicule mais dès le début de sa conférence j’ai compris à quoi il faisait allusion et j’ai acquiescé. Il a commencé par mentionner que durant la pandémie de COVID-19 le taux de mortalité était beaucoup plus élevé au sein des populations noires américaines. Si l’on met de côté les causes socio-économiques (qui ne sont pas pertinentes ici), il est évident qu’une alimentation pauvre cause à cette population des problèmes de santé comme l’obésité, le cholestérol et le diabète qui les a rendu très vulnérables à l’épidémie. C’est une situation qui est difficile de combattre à cause des déserts alimentaires, du lobby des grosses industries (McDonald, Burger King, Coke, Pepsi, etc.) et des faibles moyens économiques de ces populations. M. Thomas s’est exclamé “Je me fout de la politique du véganisme. Ici il y a des gens qui meurent et l’on doit trouver des solutions.” Il a alors longuement expliqué son cheminement et comment il s’est efforcé d’adapter des recettes des Caraïbes pour les rendent véganes afin de convaincre les afro-américains d’adopter une diète plus saine. Il a conclu en disant “Mes frères, la meilleure façon d’honorer nos ancêtres c’est de mener une vie saine et longue.” Voici un bref extrait (1 min.) de la conférence: 

La deuxième conférence à laquelle j’ai assisté, le 9 octobre à 15h15, était “Veganic Growing, Homesteading and Farming” donné par Jimmy Videle. Celui-ci est un agriculteur biologique américain, activiste et consultant qui s’est installé au Québec et a démarré avec sa femme, Mélanie Bernier, une ferme maraîchère végétalienne et une entreprise semencière artisanale, La Ferme de l’Aube (site internet, page FB) située à Boileau. Il est l’un des grand défenseur de l’agriculture végane en Amérique du Nord et ses propos son extrêmement intéressant. On peut en apprendre plus sur lui et sur l’agriculture végane sur sa page Facebook et son réseau Youtube. Au début de l’année prochaine il va publié un livre: The Veganic Grower’s Handbook: Cultivating Fruits, Vegetables and Herbs from Urban Backyards to Rural Farmyard, chez Lantern Publishing and Media, disponible en février 2013. Voici le video de sa conférence (52 min.):

 

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2022 Montreal Vegan Festival

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Just a reminder for all food enthusiasts that the Montreal 9th Vegan Festival will be held at the Palais des Congrès (1001, Place Jean-Paul-Riopelle, Métro Place d’Armes) next week-end on October 8 & 9 (10h00 – 18h00). Tickets are $9 per day or $15 for both days (available at the doors or online).

The Montreal vegan festival offers live cooking shows and lectures, as well as many exhibitors’ booths to discover new and delicious products. It is a non-profit organization dedicated to share knowledge about veganism and vegan lifestyle which is against animal cruelty, for promoting better health and environmental protection. I am looking forward to see the latest trend in health food and, above all, to listen to the lecture of a guy I met in a previous vegan fest: Jimmy Videle. He is an American organic farmer, activist and consultant who moved to Quebec and started with his wife, Mélanie Bernier, a veganic market farm and artisanal seed company, La Ferme de l’Aube located in Boileau. He will speak about “Veganic growing, homesteading and farming” Sunday October 9 at 15h15.

If I do not share some of the vegan politics and extreme positions (as I do enjoy my honey, cheese and yogurt), I agree with most of their ideas on agriculture, health and environment. We do have to care for the Earth (and in return it will eventually care for us…). I guess I am rather a semi-vegetarian — since I am eating eggs, milk produces, fishes and seafoods as well as chicken’s meat I am more a Flexitarian, the most versatile of the vegetarian variations as it is a mix between Lacto-ovo vegetarianism, Pollotarianism and Pescetarianism [actually it is also quite similar to the Buddhist vegetarianism which avoids eating all creatures walking on four legs]. 

In previous years (I’ve talked several times about the fest on the blog) the entrance to the Vegan Fest was free but, unfortunately this year due to a lack of exhibitor participation (they had planned for 130 exhibitors but only 95 registered), they have to charge entry in order to make the event possible. So please go visit the festival to encourage them and, more importantly, enjoy and discover all sorts of healthy foods and habits that are much better for both us and the planet. It is quite important to insure the sustainability of our civilisation… 

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37e Salon du Livre Ancien de Montreal

Je rappelle aux amateurs de livres anciens, rares et d’art que le 37e Salon du Livre Ancien de Montreal se tiendra cette fin de semaine au pavillon McConnell de l’Université Concordia (1400, boul. de Maisonneuve ouest). Pour plus d’informations consultez la page internet ou la page Facebook de la Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec (CLAQ). Cette année le salon met en vedette des livres consacrés à la poésie. 

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