Festival Végane de Montréal 2022

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Au début du mois je suis allé faire un tour au 9e Festival Végane de Montréal qui se tenait les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès. J’en ai déjà parlé à quelques reprises sur le blog. Si je ne partage pas les idées politiques et les positions extrêmes du véganisme (je suis plus pour le flexitarisme), j’appuis totalement leurs idées contre la cruauté animale, pour une alimentation santé, une meilleure protection de l’environnement et une agriculture bio et organique. Ce festival est l’occasion idéale de découvrir les nouvelles tendances dans le domaine… Malheureusement, COVID oblige, cette année il y avait beaucoup moins d’exposants (un peu moins de quatre-vingt-dix), ce qui fait que les organisateurs ont été obligé de charger un prix d’entrée ($9 par jour, $15 pour les deux jours) pour être capable de tenir le festival.

J’ai fait le tour de la salle d’exposition très rapidement et je n’ai rien vu de bien nouveau ou d’extraordinaire… 

J’ai ignoré les exposants qui offraient des services ou des produits domestiques (comme des cosmétiques ou des montures de lunettes en bois) mais par contre je note Bego Vegan Label qui offre des chaussures et accessoires faits de cuir d’ananas, de raisins et de caoutchouc recyclé.

Il y a également de nombreux kiosques sur la protection des droits animaux auxquels je ne porte que peu d’attention (je suis d’accord avec le concept mais malheureusement je trouve qu’ils vont souvent trop loin…). L’un d’eux a toutefois attiré mon attention: ÉcureuilLand, un refuge consacré à trouver des familles d’accueil aux bébés écureuils orphelins ou blessés en attendant qu’ils puissent être retourné à la nature. 

Plusieurs exposants offrent des produits véganes variés comme Nature Zen ou Vibe Foods, ou des service de traiteurs véganes: Aliments Green Brothers, Les Filles Fattoush, PūrePrep, Sham Vegan (définitivement pas le nom que j’aurais choisi pour une compagnie!), et certains se concentrent sur un produit en particulier: le caramel (Les Délices MelGood), le chocolat (Hazelle Chocolat Noir), ou le quinoa (Gogo Quinoa).

Les classiques dans les produits véganes sont les substituts de viandes (étrangement je n’ai pas vu beaucoup de kiosques qui y étaient consacrés mais Gusta était toujours là) et les Faux-mages. Pour ces derniers, je note surtout  ZenGarry (qui produit entre autre un faux-mage de noix de cajou vieillie à la bière!) et le très connu Rawesome (fromage à la crème, gâteau au fromage, crème glacée, tous à base de cajou). Chose surprenante c’est rendu tellement populaire que l’on trouve des produits commerciaux comme Boursin ou Babybel avec des variétés végétaliennes! L’avantage avec ce genre de produit c’est qu’ils sont sans lactose et sans gluten. Toutefois, si vous n’avez aucune intolérance et que vous appréciez un bon fromage, ces produits sont totalement sans intérêt…

Finalement, je n’ai trouvé que trois produits plutôt originaux:

  • Une alternative de saumon fumée à base de cinq ingrédients simples (carottes, huile d’olive, vinaigre de cidre de pomme, sel de mer, arôme naturel de fumée) servie avec fromage à la crème végétalien sur un craquelin de riz brun et quinoa. J’ai pas trouvé ça plus bon qu’y faut. C’est produit par une compagnie appelée by2048 qui se donne pour mission de créer des alternatives délicieuses aux fruits de mer à base de plantes afin de protéger nos océans qui, selon certaines prédictions, seront à court de poissons d’ici 2048. Un objectif très louable.
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Reina Sakao

  • Les 400 pieds de champignon est une ferme de champignon urbaine à Montréal et une boutique qui vend des trousse de culture de champignon (des blocs pré-ensemencés) et prodigue des conseils. Ils offrent une dizaine de variétés différentes et des produits dérivés (sauces, marinades, champignons séchés, etc.). Fascinant.
  • L’Entreprise Sakao est issue d’une tradition familiale pluricentenaire dédiée à la culture et à la commercialisation du thé. Elle offre du thé en feuille, des accessoires, des ateliers de matcha, et des cérémonies du thé. Plutôt intéressant.

J’ai également assisté à deux conférences. 

La première, le 9 octobre à 14h, était “Afro-Veganism in Canada” donné par Joe G. Thomas, fondateur des Black Vegans of Toronto et auteur du livre Let Food Be Your Medicine Today; Live Healthy and Strong on Plant-Based Whole Foods. Je dois avouer qu’à prime abord j’ai trouvé le concept d’afro-véganisme plutôt ridicule mais dès le début de sa conférence j’ai compris à quoi il faisait allusion et j’ai acquiescé. Il a commencé par mentionner que durant la pandémie de COVID-19 le taux de mortalité était beaucoup plus élevé au sein des populations noires américaines. Si l’on met de côté les causes socio-économiques (qui ne sont pas pertinentes ici), il est évident qu’une alimentation pauvre cause à cette population des problèmes de santé comme l’obésité, le cholestérol et le diabète qui les a rendu très vulnérables à l’épidémie. C’est une situation qui est difficile de combattre à cause des déserts alimentaires, du lobby des grosses industries (McDonald, Burger King, Coke, Pepsi, etc.) et des faibles moyens économiques de ces populations. M. Thomas s’est exclamé “Je me fout de la politique du véganisme. Ici il y a des gens qui meurent et l’on doit trouver des solutions.” Il a alors longuement expliqué son cheminement et comment il s’est efforcé d’adapter des recettes des Caraïbes pour les rendent véganes afin de convaincre les afro-américains d’adopter une diète plus saine. Il a conclu en disant “Mes frères, la meilleure façon d’honorer nos ancêtres c’est de mener une vie saine et longue.” Voici un bref extrait (1 min.) de la conférence: 

La deuxième conférence à laquelle j’ai assisté, le 9 octobre à 15h15, était “Veganic Growing, Homesteading and Farming” donné par Jimmy Videle. Celui-ci est un agriculteur biologique américain, activiste et consultant qui s’est installé au Québec et a démarré avec sa femme, Mélanie Bernier, une ferme maraîchère végétalienne et une entreprise semencière artisanale, La Ferme de l’Aube (site internet, page FB) située à Boileau. Il est l’un des grand défenseur de l’agriculture végane en Amérique du Nord et ses propos son extrêmement intéressant. On peut en apprendre plus sur lui et sur l’agriculture végane sur sa page Facebook et son réseau Youtube. Au début de l’année prochaine il va publié un livre: The Veganic Grower’s Handbook: Cultivating Fruits, Vegetables and Herbs from Urban Backyards to Rural Farmyard, chez Lantern Publishing and Media, disponible en février 2013. Voici le video de sa conférence (52 min.):

 

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Acquisition au 37e SLAM

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Nuremberg Chronicle

Le mois dernier je suis allé faire un tour au 37e Salon du Livre Ancien de Montreal qui s’est tenu au pavillon McConnell de l’Université Concordia les 1er et 2 octobre 2022. Comme toujours je recherche surtout des éditions du XVIe ou XVIIe siècle d’auteurs de l’antiquité, dans un état respectable et dans un budget de moins de deux-cent cinquante dollars. Avec des critères aussi restrictifs je ne risque pas trop de dépenser. J’ai trouvé des tas de livres intéressants mais beaucoup trop chers! Comme cet in folio du XVIIIe siècle des Commentaires de [Jules] César [sur la Guerre des Gaules et la Guerre Civile] pour 14,000$ !! Ou un in folio de 1604 des oeuvres de Sénèque pour 1500$ ! En plus petit format il y avait un Tite Live en trois tomes datant de 1634 pour 1250$, ou deux tomes des Tragédies de Sénèque (1659-1664) pour 500$. Un marchand avait plusieurs ouvrages en Flamand ou en Hébreux assez anciens mais dans un piètre état et malgré tout assez cher. Là où j’ai commencé à être intéressé c’est avec une édition de 1683 du Rerum Romanorum de Florus pour 325$ (encore un peu trop cher…). Et il y avait toujours cette page in-folio d’incunable que j’avait vue au salon précédent (à 350$) tirée de La Chronique de Nuremberg (édition allemande de 1493) qui était maintenant juste 300$ — encore au-dessus de mon budget mais si le marchand l’a toujours au prochain salon j’espère peut-être l’obtenir pour moins cher encore, le rêve! Mais pour cette fois-ci, afin de ne pas repartir les mains vides, j’ai porté mon dévolu sur une édition du XVIIIe siècle des Satires de Perse et Juvénal pour un petit 50$… Pas mal tout de même.

IMG_3366La page titre de l’ouvrage se présente comme telle: “TRADUCTION DES SATIRES DE PERSE, ET DE JUVÉNAL. Par le Reverend Pere TARTERON, de la Compagnie de JESUS. NOUVELLE EDITION. Augmentée d’Argumens à chaque Satire. A PARIS, De la Compagnie des Libraires. M DCC LII. [1752] AVEC PRIVILEGE DU ROI.”

On peut décrire l’ouvrage comme un In-12 (10 x 17 cm), 1 feuillet blanc, xxxiv et 355 p., et 10f. (Table, errata, privilège). C’est une édition bilingue (latin et français en regard). C’est une reliure d’époque en veau, en assez bon état (quelques égratignures), basane, dos orné, 5 nerfs, pièce de titre brune, tranches rouges, coins frottés, coiffes limées, une garde marbré détachée. L’intérieur est très beau (à part quelques rares tâches). Le premier feuillet blanc contient un ex-libris moderne au stylo (“Geo.?Caron”). C’est un peu récent selon mes critères mais c’est tout de même un bon achat. [WorldCat]

En fait c’est une acquisition qui tombe à point car je prévois bientôt traiter de l’humour à Rome (et dans l’antiquité) et des auteurs comme Perse, ou même plus particulièrement Juvénal, en sont de bon exemples. Perse est moins intéressant car son style est notoirement obscure. Juvénal est plus léger et se moque sans vergogne, par la satire, de la décadence morale de ses contemporains… À suivre donc.

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2022 Montreal Vegan Festival

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Just a reminder for all food enthusiasts that the Montreal 9th Vegan Festival will be held at the Palais des Congrès (1001, Place Jean-Paul-Riopelle, Métro Place d’Armes) next week-end on October 8 & 9 (10h00 – 18h00). Tickets are $9 per day or $15 for both days (available at the doors or online).

The Montreal vegan festival offers live cooking shows and lectures, as well as many exhibitors’ booths to discover new and delicious products. It is a non-profit organization dedicated to share knowledge about veganism and vegan lifestyle which is against animal cruelty, for promoting better health and environmental protection. I am looking forward to see the latest trend in health food and, above all, to listen to the lecture of a guy I met in a previous vegan fest: Jimmy Videle. He is an American organic farmer, activist and consultant who moved to Quebec and started with his wife, Mélanie Bernier, a veganic market farm and artisanal seed company, La Ferme de l’Aube located in Boileau. He will speak about “Veganic growing, homesteading and farming” Sunday October 9 at 15h15.

If I do not share some of the vegan politics and extreme positions (as I do enjoy my honey, cheese and yogurt), I agree with most of their ideas on agriculture, health and environment. We do have to care for the Earth (and in return it will eventually care for us…). I guess I am rather a semi-vegetarian — since I am eating eggs, milk produces, fishes and seafoods as well as chicken’s meat I am more a Flexitarian, the most versatile of the vegetarian variations as it is a mix between Lacto-ovo vegetarianism, Pollotarianism and Pescetarianism [actually it is also quite similar to the Buddhist vegetarianism which avoids eating all creatures walking on four legs]. 

In previous years (I’ve talked several times about the fest on the blog) the entrance to the Vegan Fest was free but, unfortunately this year due to a lack of exhibitor participation (they had planned for 130 exhibitors but only 95 registered), they have to charge entry in order to make the event possible. So please go visit the festival to encourage them and, more importantly, enjoy and discover all sorts of healthy foods and habits that are much better for both us and the planet. It is quite important to insure the sustainability of our civilisation… 

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Westmount Antiquarian Book Fair

Antiquarian Book FairI have often talked about my fondness for old books (see entries “Old Books”,  Cabinets of curiosities”, “2020 Antiquarian Book Fair”, “Latest acquisition” and “Natural History – Final research”). This interest was put on hold for a while since there was no antiquarian book fair during the pandemic. Until now. I was recently informed by Mr. Wilfrid de Freitas that the 29th Westmount Antiquarian Book Fair would be held on Saturday May 21 2022 at the Centre Greene (1090 Avenue Greene, Westmount) from 10:00 to 17:00. I couldn’t miss this.

I first took a quick tour of the place to spot interesting books. It was quick since it is a very small fair (“Canada’s Smallest Book Fair !”). I was mainly looking for 16th or 17th century editions of classical authors. Also, since I have books mostly in Greek, Latin and old French, I was looking maybe for a 17th or 18th century book in English. However my budget was limited to about $200. I found many interesting books but most of them were way over my budget, like a collection of letters from Italian artists by Giovanni Bottari (Italian, 1754-57, 2 vol. for $375) or The Shepherd Calendar by the poet Edmund Spencer (English, 1653, $3000 !!). Within five or ten minutes I had spotted two or three possible candidates for purchase: 

I looked around several time to make sure I didn’t miss anything and to ponder the expanse. After thirty minutes I took the plunge. I chose the first option, the 17th century edition of Aristotle’s Politics. The seller was Ayers Books (owned by Lindsay Bignell, they don’t have a physical location, sell only in book fair or by appointment and can be reach only by email or phone — see the contact information in the list of members of the “Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec [CLAQ]”). Seeing that I was still hesitating, the nice lady offered me a discount of fifty dollars which brought the price right within my budget! Lucky me! Apparently the book was acquired from the succession of an old monk. It is a nice addition to my collection of old books. It is not my oldest book but it is one of the nicest (well preserved, my third oldest, second biggest and, above all, a very interesting subject). 

Here’s the title page:

API𝚺TOTELOY𝚺 𝚷O𝚲ITIK𝛀N BIB.[λία] O.[κτώ] (Aristoteloys Politikon, Biblia Októ)

ARISTOTELIS POLITICORVM LIBRI VIII (Aristotle’s Politics, in eight books)

cum perpetua Danielis Heinsii (with the continuous Daniel Heinsius’)

in omnes libros paraphrasi (paraphrase of all the books)

accedit accuratus rerum index (including an accurate index of things)

LVGDVNI BATAVORVM (Leyden, Netherland)

Ex Officinâ ELZEVIRIANA (from the Elseviers’ Printing House)

ANNO clↄ Iↄ CXXI. (MDCXXI / Year 1621)

This book is an in octavo (8vo, i.e. about 5.25 x 7.25 inches / 13 x 18 cm), set in contemporary full vellum, yapp edges, handwritten title on the spine (faded in this case). Besides a few stain, annotations and worm holes it is in pretty good shape. It has 1045 pages, plus sixteen introductory pages and a forty pages index (so it is 2.5 inches thick). It is a first Elzevir edition, presenting the Greek and Latin texts in parallel, with a commented synopsis (in Latin) by Daniel Heins for each book. According to the colophon, the typesetting was done by Isaac Elzevir. [ Abe BooksGoogleWorldCat ]

As we all know, Aristotle (Ἀριστοτέλης / Aristotélēs) was a greek philosopher, student of Plato, that lived in Athens and Macedonia (where he tutored Alexander the Great!) during the 4th century BCE (384–322). His thinking had a profound influence on the medieval scholars and it endured through the Renaissance up to the Enlightenment when new philosophers (like Descartes, Hume, Kant, Spinoza) built upon his work to develop a modern way of thinking. Aristotle wrote over one hundred and fifty treaties but only a third of his corpus survived and is available to us. It includes his Πολιτικά (Politiká / lit. “the things concerning the πόλις [polis]” i.e. Politics) which is a treaty of political philosophy. In it he discusses the various forms of communities, what constitute the best political regime, citizenship, welfare, constitutions, the education in an ideal state and even music theory! 

I recently started to pay more attention to who were the publishers of those old books. They were often both printer, librarian, distributor and even scholar. This book was published by the Elzevir. The Elzeviers House (Wikipedia [FR/EN]; Encyclopedia Britannica; National Library of Belarus) is a publishing house founded by Lodewijk (Louis) Elzevir (1540-1617). He learned the trade by working at the printing shop of Christoffel Plantijn in Antwerp. He moved to Leyden around 1580 and his descendants continued publishing until 1791. When he died, his son Bonaventura took over the business. Bonaventura Elzevir (1583–1652) began publishing in 1608, and in 1626 he took into partnership his nephew Abraham Elzevir (son of his brother Matthijs [Matthieu]; (1592-1652)). In 1617, his other nephew (Matthijs’ second son), Isaac Elzevir (1596–1651), had acquired printing equipment that he gave to his oncle and brother in 1626 when he decided to change career (he purchased a tavern in Rotterdam).

Old books are fascinating objects even if you cannot read them. They open the door to so many questions and just thinking about who might have manipulated and read them throughout the centuries is quite enthralling. I hope I will have the chance to discover (and acquire — if my budget allows it) many more.

Incidentally, the next Antiquarian book fair will be held at the Concordia University (Pavillon McConnell (1400 Boul. De Maisonneuve O.) on October 1st (from 12:00 to 18:00) and 2nd (from 11:00 to 17:00). It is organized by the “Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec” and will be a little bigger than the Westmount book fair. 

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Images du mer-fleuri [002.022.138]

Festival de la tulipe d’Ottawa

OTF-logoAprès deux ans d’absence à cause de la pandémie de COVID, le Festival Canadien des Tulipes d’Ottawa est de retour. Je ne pouvais donc pas manquer cet événement car c’était pour moi l’occasion de regarnir ma réserve de photographies de fleurs… J’avais planifié de m’y rendre le lundi seize mai mais, comme les météorologues annonçaient de la pluie pour dimanche et lundi, j’ai décidé de devancer ma visite au samedi quatorze mai. Le festival avait officiellement débuté la veille mais les cérémonies d’ouverture n’avaient lieu que le samedi matin. Je m’attendais donc à ce qu’il y ait foule. Je ne me suis pas trompé là-dessus. Cependant, ce que j’avais oublié de tenir compte, c’est la canicule: ce jour là il faisait trente degrés à l’ombre !

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Parc des Commissaires

Nous sommes entré dans Ottawa vers midi. Après un bref arrêt dans un Mcdo pour manger notre lunch (nous nous étions préparé des sandwich) avec un café, nous nous sommes dirigé vers le Parc des Commissaires et le Lac Dawe. Il y avait une longue file d’attente pour le stationnement payant, alors nous somme aller du côté Est du lac. On s’est trouvé du stationnement sans trop de difficulté sur Kippewa Drive et sommes entré dans le parc par l’avenue Charles-Jackson. Nous nous sommes alors dirigé vers l’Ouest. Un table d’information distribuait une carte (qui n’est malheureusement pas disponible en ligne et qui n’indique pas les emplacements des plates-bandes de fleurs). Elle ne nous a pas été d’une grande utilité. J’ai navigué mon parcours du parc surtout avec Google Map et j’ai par la suite découvert une carte interactive du jardin qui indique les emplacements des plates-bandes et leur contenu (ce qui est assez utile pour aider à identifier les cultivars de tulipes que je photographiais). 

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Carte interactive

La première plate-bande que nous avons rencontré est la numéro sept, qui présentait des tulipes El Niño, Hugs and Kisses, et Bleu Aimable. C’est le cultivar El Niño qui ressortait le plus avec ses pétales multicolores en forme de lys (en pointe) avec des dégradés passant du rose au jaune mais surtout d’orange. Un peu plus loin nous avons rencontré la plate-bande six qui, selon la carte interactive, offrait des tulipes Salmon Dynasty, Match, Graceland mais la signalisation sur place indiquait aussi la présence de tulipes Pleasure (qui, selon l’internet, est blanche à la base avec un dégradé de jaune crémeux clair et un soupçon de rose) et Arctic Lips (que je n’ai pu identifier mais j’imagine qu’elle est blanche). On y retrouvait également des tulipes d’un jaune vif et uniforme qui ne correspondait à aucun des cultivars répertoriés pour cette plate-bande. Une plate-bande qui avait une allure un peu dégarnie par endroit… Ici c’est la Salmon Dynasty qui se distinguait le plus avec ses dégradés de jaune, rose pastel qui passe à l’orange et au rouge. Après avoir passé une série de plates-bandes qui n’offrait aucune tulipes (le festival semble avoir beaucoup moins de plates-bandes cette année) nous passons à la section suivante…

Après avoir passé la statue “Man with Two Hats” (par l’artiste hollandais Henk Visch et qui, avec sa statue jumelle à Apeldoorn, commémore le rôle crucial joué par les soldats canadiens dans la libération des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale) où plus tôt le matin avaient eut lieu la cérémonie d’ouverture du festival, nous arrivons à la plate-bande numéro cinq. On y retrouve les flamboyants cultivars de tulipes Banja Luka, Washington, World’s Favourite, et Fire Wings. Quelques pas plus loin, de l’autre côté du chemin, nous trouvons la plate-bande quatre qui présente quelques rangés de Diamond Jubilee (blanche avec une fine bordure rouge), beaucoup de tulipes Kelly (rouge et blanche) avec quelques Delta Graffiti (tulipe classique rose/pourpre) de dispersées parmi elles. Un peu plus loin, du côté droit de la route, il y a la plate-bande trois avec ses tulipes Flaming Agrass (en avant-plan, en deux tons de jaune), Dynasty (en arrière-plan, rose avec une touche jaune/orange), et, tout au fonds, Flaming Flag (caractérisé par ses pétales blancs avec des flammes lavande). Suit la plate-bande deux avec son mélange de Queensday et Pink star (en avant-plan), de Akebono et Double Shirley en arrière-plan, et de Affaire et Beauty Trend (au fond). Finalement, près de l’entrée du Parc des Commissaires nous trouvons la superbe plate-bande numéro un qui présente une première ligne de Muscari latifolium (“jacinthes à grappes” dans la famille des Asparagaceae), suivie de rangées de Salmon Prince ou de Purple Prince (selon l’emplacement), ainsi que de Ruby Prince (au fond) avec, ici et là, des Candy Prince, Flair, Foxtrot, et Silk Road.

Délaissant les tulipes pour quelques instants nous avons passé le pavillon du lac Dawe pour nous assoir sur la pelouse (près de la marina et en face du bâtiment du HMCS Carleton), à l’ombre, pour se reposer un peu. Là, nous avons pu observer une ancre de bateau, une réplique de canon du XVIIIe siècle, le lac Dawe, un gros chien noir qui se rafraichissait dans le lac, un lilas, et un pommetier. Après avoir appliqué de la crème solaire, nous avons repris le chemin en sens inverse, retournant vers l’Est, en longeant le lac sur la promenade des lumières noires. Nous avons ensuite traversé la Promenade Queen Elizabeth pour nous diriger vers le centre du parc.

Au coeur du parc nous avons passé le rond-point qui contient la plate-bande numéro huit, composée seulement de tulipes Canada 150 et Vampire. Nous avons rapidement passé les plates-bandes neuf, composée de tulipes Mariette (rose), Merlot (rouge vin) et Elegant Lady (jaune et rose pastel), puis l’énorme plate-bande dix (contenant les tulipes Green Power, Yellow Madonna, Queensday, Veronique Sanson, Avocado, Secret Perfume, Foxtrot, Cranberry Thistle, Attila Graffiti, Hemisphere, Pink Star, Dream Touch, et Stability !) et la plate-bande onze (Promiss et Antoinette). Nous tentions de rejoindre l’extrémité sud-est du parc où, cette année, semblaient se trouver la majorité des plates-bandes (numéro quinze à vingt-six) mais le temps passait (il était près de 15h30 et il fallait penser au chemin de retour) et la canicule m’avait complètement épuisé. Le plus loin que nous avons réussis à nous rendre est un peu avant la plate-bande quatorze (jonquilles Mount Hood, Princess Irene, Pretty Princess), en passant en trombe près des plates-bandes douze (Big Love et jonquilles Mount Hood) et treize (Akebono, Black Hero, Dream Touch, Dutch Dancer, Dazzling Sensation, Uncle Tom, Ice Cream, et Marilyn).

Somme toute ce fut une belle journée même si il y avait foule, que la chaleur était accablante et que le jardin n’était pas à son meilleur (moins de plates-bandes que par le passé, quelques tulipes fanées par la chaleur ou d’autres n’ayant pas encore fleurit). Là, j’ai vu assez de tulipes pour le reste de l’année ! Dans les prochaines semaines je vous montrerai mes plus beaux clichés de tulipes…

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Salon du V.E. 2022

Ce week-end se tenait au Stade Olympique le Salon du véhicule électrique (et hybride rechargeable). Celui-ci promettait aux visiteurs “trois jours pour voir, essayer, analyser et comparer toutes les dernières innovations technologiques en matière de mobilité électrique.” Je dois toutefois avouer que pour $12.25 c’était plutôt décevant. J’en ai fait le tour en moins d’une heure. J’étais intéressé voir ce qu’il y avait sur le marché dans le cas des voitures électriques mais aussi des vélos électrique… 

Pour ce qui est des voitures électriques ce salon n’offrait rien comme information qu’on ne peut pas trouver sur l’internet ou dans des dépliants. Par contre, si vous vouliez vous assoir dans un véhicule pour avoir une meilleure idée des dimensions et du confort, ou si vous désiriez faire des essais de route, là le salon en valait la peine. Mais il fallait s’armer de patience car il y avait foule! J’ai tout de même trouvé la brochure «Choisir un véhicule rechargeable qui répond à vos besoins» qui fournit plein de renseignements utiles pour comparer les différents modèles (il est disponible pour téléchargement sur le site de roulonselectrique.ca). Cela m’a permis d’établir les tableaux suivants:

Voitures Électriques (en-dessous de $45,000)

Modèle

Catégorie

Prix de base

Prix après rabais

Batterie (kWh)

Autonomie (km)

Nissan Leaf SV

Compact

$37,500

$25,500

40

240

Chevrolet Bolt EV

Sous-compact

$38,200

$26,200

65

417

Nissan Leaf S Plus

Compact

$40,100

$28,100

62

363

Chevrolet Bolt EUV

VUS sous-compact

$40,200

$28,200

65

397

Mazda MX30

VUS sous-compact

$42,150

$30,150

35.5

161

KIA Soul Premium

VUS sous-compact

$43,000

$31,000

39.2

248

Volkswagen ID.4

VUS compact

$45,000

$33,000

82

400

Subaru Solterra

VUS compact

$45,000

$33,000

71.4

366

Toyota BZ4X

VUS compact

$45,000

$33,000

71.4

354

Hyundai Kona

VUS sous-compact

$45,000

$33,000

64

415

KIA Niro

VUS sous-compact

$45,000

$33,000

64

385

KIA EV6

VUS Compact

$45,000

$33,000

58

373

Hyundai Ioniq-5

VUS compact

$45,000

$33,000

58

354

Tesla Model 3

Compacte de luxe

$60,000

$60,000

50

438

Voitures Hybrides (en-dessous de $45,000)

Modèle

Catégorie

Prix de base

Prix après rabais

Batterie (kWh)

Autonomie (km)

Toyota Prius Prime

Compact

$33,750

$28,750

8.8

40

KIA Niro PHEV

VUS sous-compact

$34,600

$29,600

8.9

42

Hyundai Ioniq

Compact

$35,150

$30,150

8.9

47

Ford Escape PHEV

VUS Compact

$42,000

$37,000

14.4

60

Subaru Crosstrek

VUS sous-compact

$43,200

$38,200

8.8

27

Hyundai Tucson

VUS Compact

$43,700

$38,000

13.8

53

Mitsubishi Outlander

VUS Compact

$44,200

$39,200

13.8

39

Toyota RAV4 Prime

VUS compact

$45,000

$35,000

18.1

68

KIA Sorento

VUS Intermédiaire

$45,000

$40,000

13.8

51

BMW 330e xDrive

Compact de luxe

$45,000

$45,000

12

32

Première constatation: Les hybrides n’en valent pas la peine car elle sont aussi chères que les voitures électriques. Cela est dû au fait que les gouvernements n’offrent que $5000 de subventions ($2500 pour le Fédéral et $2500 pour Québec—quoi que ce montant peut varier selon le modèle; en effet il n’y a aucune subventions pour les modèles de luxe) alors que les subventions pour les voitures électrique sont de $12,000 ($5000 pour le Fédéral et $7000 pour Québec). Aussi, quand les voitures à essence seront interdites (2030? ou 2035?), il y a de bonne chance pour que cela inclus aussi les hybrides !

Deuxième constatation: Si le gouvernement veut encourager l’achat de voitures électriques suffisamment pour complètement retirer les véhicules à essence d’ici dix ou quinze ans, il va falloir que les prix baissent considérablement. C’est encore beaucoup trop cher!!! Évidemment, ce qui n’aide pas est le fait que pour l’instant la plupart des modèles électriques sont des VUS…

Le modèle qui m’apparait le plus intéressant pour l’instant est la Chevrolet Bolt. Elle semble avoir une bonne capacité de coffre arrière et est un des meilleur modèle tant au niveau du prix que pour les performances.

IMG_1792Bien sûr on rêve tous d’avoir une Tesla mais elle demeure très dispendieuse (je l’ai inclus dans le tableau qu’à titre de comparaison). Toutefois Tesla a annoncé un nouveau modèle à $25,000 US ($32,000 CAD) pour l’an prochain mais Elon Musk a par la suite contredit cette annonce… J’ai d’ailleurs été très déçu de constater que Tesla n’était pas présent au salon. Il y avait seulement des membres du Club Tesla Québec qui exposaient leurs voitures personnelles… derrière des cordons de sécurité, ce qui fait que personne ne pouvait s’en approcher. J’aurais bien aimé m’assoir derrière le volant d’une Tesla juste pour le plaisir!

Pour ce qui est des vélos électrique, il y a eut ces dernières années une véritable explosion du marché. Je connaissais déjà les modèles des boutiques locales — Kolo (Faster-KS), Dyad (Banana Boss), ou FABulous (Reaper, Shadow-Step) — mais on peut aussi trouver une pléthore de modèles sur l’internet: Rad Power Bikes, Biktrix, eBikeBC, Dost, Ohm, Quantum, YulBike, KBO, Morfuns, etc. Tellement que c’est difficile de s’y retrouver dans cette forêt de modèles différents mais similaires… Je m’attendais donc à retrouver ces modèles connu au salon. Mais non, à part YulBike, j’y ai découvert d’autres boutiques et d’autres modèles dont j’ignorais l’existence! Comme Bolton, iGO, Ride Bike Styles, ou Velec. Même Téo (de Téo Taxi) fait des vélos! J’aurais tant aimé voir un kiosque de la boutique VéloTric de Coaticook avec un échantillonnage de modèles de Rad Bikes! Déception, ils n’y étaient pas… Je me suis imaginé dans mes vieux jours au volant d’un tri- ou quadriporteur mais je trouve ça lourd, encombrant et cher. J’ai été ravi de découvrir une compagnie qui fabriquait de simples tricycles électriques (E.T. Ride)!

Finalement, en périphérie du salon, on retrouvait de nombreux kiosques qui offrait des bornes de recharges, des batteries, des technologies vertes (de l’équipement solaire comme des thermopompes), des pièces d’auto, et autres produits écologiques (du savon!). Cela aurait pu être intéressant mais la plupart des kiosques n’étaient pas vraiment attrayants… Je ne regrette pas y être aller mais j’ai vraiment été déçu…

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Salon du livre 2021

SLM_affiche-separee-24x36_03Cette année le Salon du livre de Montréal se tenait en ligne entre le 13 et le 28 novembre et sur place, au Palais des Congrès, du 25 au 28 novembre. 

C’est un premier salon du livre dans la (presque) post-pandémie. Cela demande beaucoup plus d’organisation: vérifier le passeport vaccinal, exiger le port de masque, favoriser l’achat de billet en ligne que l’on peut simplement scanner sur son téléphone intelligent, etc. La vente de billets pour des tranches horaires spécifiques permet de mieux contrôler le nombre de visiteurs. J’avais peur qu’il y ait une foule monstre de gens qui avaient hâte de participer à une activité culturelle après le confinement mais non c’est même mieux que les salons passés. Il y a donc peut être des leçons à tirer de cette expérience.

Vues d’ensemble du salon

Je n’ai  quand même pas pris de chance: J’ai  acheté mon billet en ligne quelques jours d’avance (moins cher que sur place) et j’avais mon passeport vaccinal dans l’appli VaxiCode (hélas je crois que la dernière mise à jour de mon téléphone a effacer l’information car mes informations n’y étaient plus ! Heureusement j’avais une photo dans mon téléphone de la version papier du passeport). 

Autre première, le salon a déménagé au Palais des congrès. En fait, ce déménagement devait avoir lieu l’an dernier mais la pandémie a fait que le salon avait été annulé alors c’est donc cette année que le salon inaugure son nouvel emplacement. Je ne sais pas si c’est à cause de ce nouveau lieu ou si pandémie oblige (en fait il parait que la vaccination covid prends beaucoup de place dans le Palais des Congrès alors le salon utilise ce qui reste) mais cette année le salon est beaucoup plus petit que par le passé. Et au lieu d’être carré, il prends la forme d’un long rectangle (voir le plan). Il y a moins d’éditeurs et les kiosques de chacun sont plus petit (il n’y a plus d’énormes espaces pour les distributeurs et Alire, par exemple, n’a que deux espaces au lieu des quatre habituels). Mais bon c’est mieux que rien… Ce sera sans doute mieux l’année prochaine.

SDL-2021-Plan

Autre première, pour la première fois en dix ans je n’ai pas obtenu de laisser-passer de média. J’ai dû payer mon entrée! Mais bon je ne suis plus éditeur de magazine, je ne travaille même plus en bibliothèque et je ne suis qu’un tout petit poisson dans le vaste océan de l’information nuagique et, même si le blogue s’est beaucoup amélioré ces dernières années, je comprends que je doive laisser ma place aux plus gros joueurs (on m’a dit que c’était à cause de la pandémie qu’ils devaient réduire les accès média — la pandémie a le dos large ! Ça ne fait pas moins de monde si je viens de toute façon; ça fait juste plus d’argent dans les poches du salon…). Mais bon il faut bien faire sa part…

Pour ce qui est du salon lui-même je crois qu’il prouve la résilience du milieu de l’édition. Il y a malgré tout plus de titres que le regard peut en voir. Cette grande variété est une bonne chose — quoiqu’il semble que  tout un chacun qui le veut peut écrire et publier un livre sans qu’il y ait de restriction sur la qualité du produit… Malgré cette pléthore je n’ai malheureusement pas vu de nouveautés excitantes cette année. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en pas: elles peuvent avoir échappé à mon regard ou alors les éditeurs et distributeurs n’amènent au salon que les gros vendeurs et non pas les titres qui mériteraient d’être découvert (mais voilà que je me répète d’années en années).

J’ai tout de même noté quelques titres qui méritent d’être mentionnés: 

Je suis d’abord passé au kiosque des Éditions Alire où des auteurs comme Maxime Houde, Richard Ste-Marie et Jonathan Reynolds (voir l’entrevue-capsule réalisée avec lui au Salon du Livre de 2019) signaient leurs oeuvres et où l’on pouvait trouver les romans de ma frangine Catherine Sylvestre (voir l’entrevue-capsule réalisée avec elle au Salon du Livre 2018). Leur catalogue de parutions 2021-2022 est maintenant disponible et leur plus récent titres sont l’étude Les Années d’éclosion (1970-1978) sous la direction de Claude Janelle, le recueil Criminelles par Ariane Gélinas et Maureen Martineau,  Les étages ultérieurs par Éric Gauthier,  Il y aura des morts par Patrick Sénécal,  Stigmates par Richard Ste-Marie, L’Empire bleu sang par Vic Verdier, et les oeuvres de deux auteurs autochtones: Les meurtres du Red Power par Thomas King et L’automne de la disgrâce par Wayne Arthurson.

Je note également l’éditeur scolaire Chenelière qui offre des façons innovatrices d’utiliser la BD et la littérature jeunesse dans l’enseignement (La BD au primaire, La BD au secondaire, Lire et apprécier les romans en classe, ou encore Demain, j’enseigne avec la littérature jeunesse), l’éditeur de BD québécoise de haute qualité Moelle Graphik, la tendance aux omnibus avec les intégrales du Guide du Mauvais Père (par Guy Delisle chez Shampooing) et de l’Ostie d’chat (par Zviane et Iris chez Shampooing également), le dernier Guy Delisle (Chroniques de Jeunesse — voir mon commentaire) chez Pow Pow, la superbe collection d’adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe chez Ki-oon (voir mes commentaires), et quelques BD de chez Gallimard et Futuropolis (dont l’adaptation du Clan des Otori).

Finalement, on retrouve un SEUL kiosque dédié à la littérature anglophone du Québec, Get Lit ! (tenu par la librairie Paragraphe), où j’ai vu la traduction du dernier Delisle (Factory Summer chez Drawn & Quarterly). C’est bien dommage qu’on y accorde si peu de place. Aussi, si il n’y avait de thème général au salon cette année, il y en avait peut-être un non-officiel car j’ai trouvé beaucoup des livre sur l’environnement et les Premières Nations, dont ce kiosque dédié à la littérature autochtone. 

Malgré sa petite taille, ce fut un bon salon du livre. Beaucoup des exposants à qui j’ai parlé l’on trouvé épuisant, plus qu’à l’habitude (dû à l’aspect plus compacte et au port du masque, sans doute). J’aurais aimé y voir plus de nouveautés (et pas seulement les meilleurs vendeurs) et peut-être même une petite section dédiée au livre ancien. Il y a toujours de la place pour s’améliorer. À l’an prochain !

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43th Japan Academy Film Prize (2020)

The Japan Academy Film Prize (日本アカデミー賞 / Nippon Akademī-shō) is the Japanese Academy Awards (Oscars). It is awarded each year by the Nippon Academy-shō Association. The nominees were announced on January 15th and the winners were revealed at the ceremony held at the Grand Prince Hotel New Takanawa on March 6th. (Sources: Japan Academy Prize, Google, IMDb, Wikipedia).

See our entries for the previous years: 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2010, 2007.

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Full Awards list (winners in red) after the jump:

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2020 Antiquarian Book Fair

Today I went to the Westmount Antiquarian Book Fair hosted by Mr. Wilfrid M. de Freitas (web) at the Centre Greene. I already mentioned several time my interest for old books (including posts on the previous book fair, my research to identify a copy of “Natural History”, and the other book fair at Concordia University). Strangely, I was hoping NOT to find anything interesting because I didn’t want to spend too much (and my wife thinks I have already too many books).

Therefore I gave myself very strict purchasing guidelines. I was looking for a 16th or 17th century edition, preferably with vellum or pigskin bindings, in average condition, about a subject related to classical authors (like Cicero, Pliny, Suetonius, etc.) and for a price under two-hundred dollars. I would have probably also considered any 18th century editions with veal or sheepskin bindings, in good condition and about a really interesting historical subject or a 19th century book about one of my current interests (a book by Isabella Bird [because of the manga about her travels in Japan] or a Bradshaw’s guide [because of Michael Portillo’s Great British Railway Journeys BBC documentary series]). But I found and purchased nothing. I am proud of myself!

There was a few interesting books but they were all outside my criteria and quite expensive (certainly over $500 and several even in the thousands, up to $4500 for one!). It really seemed overpriced even despite their good condition. I saw only two books within my budget, at $125 and $150, both at the table of François Côté (from whom I purchased last time). One I had already seen at the previous book fair (Disputationes de argumentis, quibus efficitur Christum prius fuisse, quam in utero Beatae Virginis secundum carnem conciperetur [questionnement théologique sur la Vierge Marie], par Josua Placeus, in-4, 1660, $125) and another one also on an ecclesiastical subject (I already have too many of those!). Maybe I’ll find a great treasure at the next book fair.

Speaking of which: the 37th Montreal Antiquarian Book Fair will be held on September 26-27 (Saturday: 12h00-18h00, Sunday: 11h00-17h00) at Pavillon McCornell of Concordia University (1400 De Maisonneuve Blvd West). It’s organized by the Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec (unfortunately the link to both their FB and web page seem dead).

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Egyptian mummies: Exploring ancient lives

IMG_7086“Egyptian mummies: Exploring ancient lives” is the North American premiere of an exhibition created by the British Museum. Using digital image projections, explanatory videos and over two-hundred objects from ancient Egypt, it “reconstructs the lives of six people who lived along the Nile”. It tells the story of each of those individuals, their beliefs and the diseases they suffered from.

The original British Museum exposition (opened to the public from May to November 2014) was showcasing eight mummies, one-tenth of their Egyptian mummies’ collection. However, for its international tour the exhibition was limited to six mummies. It first opened at the The Powerhouse Museum in Sydney, Australia (from December 2016 to Avril 2017) before moving to Hong Kong in 2017, then Taipei, Taiwan (from November 2017 to February 2018) and it is now at the Museum of Fine Arts in Montreal from September 2019 to March 2020. The next stop will be in Toronto at the Royal Ontario Museum from May to September 2020.

In the early days of Egyptology, the only way to learn about mummies was to unwrap them. 19th century European collectors were even turning this into a social event with lavish “unwrapping parties.” However, the British Museum, with its strong ethics about artifact preservation, always refused to perform any invasive intervention on its mummies and its collection is therefore in excellent condition. Since the 1970s the development of cutting-edge technology, like combining x-ray devices with high-resolution three-dimensional computerized imaging (computerized tomography (CT) scanning) in order to create detailed 3D visualizations of the internal structures, has revealed much more informations that a simple unwrapping would have provided — while still preserving the mummies’ integrity. Combining the resources provided by medical science with those learned from anthropology and archaeology, has allowed the egyptologists to learn a tremendous amount of information about the life and death of ancient Egyptians: not only their culture and way of life, but also their biology, genetics, diet, diseases, burial practices and embalming techniques. This exhibition is illustrating all this through the exemples of six in dividuals (and their mummies) who lived in the Nile valley between 900 BCE and 180 CE.

Apparently the only official catalogue of the exhibition’s international tour was produced by the Powerhouse Museum in Sydney and is now sold out. However, the catalogue from the original British Museum exhibition is still available.

You can visit (and visit again) “Egyptian mummies: Exploring ancient lives” at the Montreal Museum of Fine Arts (1380 Sherbrooke Street West) from September 14, 2019 to March 29, 2020.

It is a superb and fascinating exhibition, rich in informations and artifacts. I enjoyed it greatly and everyone must absolutely see it. When I visited, in early January, the museum was packed (so, PLEASE don’t bring your five or six year-old Kids, as they might not be old enough to understand the complexity of such subject, and don’t bring your crying baby in its giant stroller !!!). stars-4-0

Here’s a teaser of the exhibition (available on Youtube):

More information and pictures after the jump >>

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