Images du mer-fleuri [002.023.025]

Rhamnus cathartica

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

Le Nerprun cathartique (appelé en anglais common buckthorn) est une espèce d’arbrisseau buissonnant à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rhamnales (qui ne comprend que trois familles), à la famille des Rhamnaceae (qui regroupe neuf-cent espèces réparties en une cinquantaine de genres), et au genre Rhamnus (les nerpruns, qui inclus une centaines d’espèces d’arbustes ou de petites arbres). Le nom de l’ordre et du genre provient des termes grecs et latins (Ράμνος / Rhamnos) pour cette plante (Plinius, Naturalis historia: 24, 124) alors que l’épithète spécifique provient du grec (καθαρτικός / kathartikós) et signifie “purgatif”. Quant au nom vernaculaire français il dérive du latin niger prunus (“prunier noir” -> “noir prun”). J’ai déjà mentionné cette plante en 2014.

Cet arbrisseau originaire d’Europe peut atteindre de deux à cinq mètres de haut. Il est caractérisé par une écorce lisse d’un ton gris-brun, un bois dur dont la couleur tire sur l’orangé, des feuilles elliptiques ou ovales, nervurées et finement dentelées (de vingt-cinq à quatre-vingt-dix millimètres de long par douze à trente-cinq de large), des fleurs d’un ton vert-jaune à quatre pétales qui poussent en grappes de cinq à dix, et un fruit qui est constitué d’une drupe de six à dix millimètres de diamètre et qui contient quatre graines. Le fruit est vert durant l’été et tourne au noir par la suite. Le feuillage vire au jaune à l’automne. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées. Un autre trait caractéristique qui permet d’identifier l’arbrisseau est que ses branches se terminent généralement par une épine (au printemps elle est souvent entourée de deux bourgeons ce qui lui donne l’apparence d’une empreinte d’un cerf d’où le nom vernaculaire anglais de “buckthorn”). 

Introduite en Amérique du Nord, le nerprun y est considéré comme envahissant et même nuisible car il a des propriétés allélopathique: certains composés chimiques contenu dans son écorce et son feuillage et exsudé par ses racines empêche la croissance d’autres plantes dans son entourage. Le feuillage et les graines sont même légèrement toxique pour l’homme et les animaux. Les composés d’anthraquinone  et d’emodin qu’il contient ont des propriétés purgatives qui peut causer des crampes violentes (un processus toutefois très utile pour permettre la propagation des graines par les oiseaux). Pour cette raison, l’écorce et le fruit ont parfois été utilisé en médecine traditionnelle comme purgatif. Ils avaient également un usage en teinture. Les fleurs attirent les pollinisateurs et la plante est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles (principalement la chenille du Gonepteryx rhamni).

Le parc Frédéric-Back contient beaucoup de petits arbres fruitiers, surtout sur les bordures nord et sud-est, et il est important de pouvoir les distinguer les uns des autres car leurs fruits ne sont pas tous comestibles. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

[ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.023.018]

Salix exigua

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/10/11 ]

Le saule coyote (appelé en anglais sandbar ou narrowleaf willow) est un espèce d’arbuste à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Salicales, à la famille des Salicaceae (les saules et les peupliers) et au genre Salix (qui comprend plus de trois-cent-cinquante espèces). Le nom scientifique provient du terme latin pour le saule alors que l’épithète spécifique fait simplement référence à l’étroitesse des feuilles (exiguë, de petite taille). Le nom vernaculaire aurait pour racine le germanique salχaz et l’indo-européen wel (“rouler, tourner”) et ferait référence à la flexibilité du bois.

Native de l’Amérique du Nord, cette plante pousse en arbustes denses, qui se répandent par les racines en colonies clonales, et qui peuvent atteindre de quatre à sept mètre de haut. Elle est caractérisée par ses branches minces et très flexibles, ses feuilles étroites lancéolées et légèrement dentelées (de quatre à douze centimètres de long par deux à dix millimètres de large) et une inflorescence formée par des chatons (de huit à dix centimètres de long) qui apparaissent après le feuillage à la fin du printemps. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées.

C’est un arbuste ornemental dont les branches servent à faire de l’osier, utilisé en vannerie et comme matériau de construction. L’écorce peut également produire des fibres pour fabriquer toiles, ficelles et cordes. Riche en tannin, l’écorce est aussi utilisée en tannerie. L’écorce et le feuillage ont de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre toux, douleurs et fièvres). Riches en vitamine C, les feuilles sont comestibles en plus d’avoir des propriétés antispasmodiques, sédatives, ou anaphrodisiaques. De façon similaire, c’est à partir de l’écorce de saule blanc (Salix alba), réduite en poudre et bouillie, que l’on produit la salicyline à partir de laquelle a été synthétisé l’acide acétylsalicylique (aspirine).

J’ai photographié ce beau bosquet de Salix exigua au début de l’automne. Il grandissait depuis quelques années le long d’un fossé du parc Frédéric-Back. Il a malheureusement été entièrement coupé par les gestionnaires du parc au début de l’hiver… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

[ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.023.011]

Verbena hastata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/07 & 08/26 ]

La Vervaine hastée (appelée “American vervain” ou “blue vervain” en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae (qui rassemble un dizaine d’ordres), à l’ordre des Lamiales (qui regroupe seulement quatre familles dans la classification de Cronquist mais une vingtaine dans la classification APG), à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui comprend environ trois mille espèces divisées en quatre-vingt-dix genres), et au genre Verbena (où l’on retrouve pas loin de cent-trente espèces). Le nom de la famille et du genre provient du latin verberare (“frapper”) et désignait dans l’antiquité une plante sacrée ou rituelle que certains prêtres utilisaient pour frapper une personne pour la guérir ou la bénir ou même déclarer la guerre (comme des rameaux de laurier, d’olivier ou de myrte). Pline l’Ancien la mentionne dans son Histoire Naturelle (Liber XXV, cap. LIX). L’épithète spécifique (nom scientifique de l’espèce) signifie simplement “en forme de lance”. J’ai déjà parlé de la verveine des jardins (Glandularia x hybrida qui appartient au genre Glandularia), de la verveine de Buenos-Aires (Verbena bonariensis du genre Verbena) et du lantanier (Lantana camara du genre Lantana). La verveine la plus connue et la plus usuelle est la Verveine officinale (Verbena officinalis).

La verveine hastée pousse sur une tige rigide quadrangulaire qui peut atteindre jusqu’à deux mètres et se divise en plusieurs faisceaux. Elle est caractérisée par ses feuilles simples, opposées, aux marges dentelées, généralement de forme lancéolée (mesurant jusqu’à quinze centimètres de long par trois de large) et par ses épis (panicule) de petites fleurs mauves qui se développent à l’extrémité des faisceaux et peuvent atteindre une quinzaine de centimètres. Les fleurs quinti-lobées, d’un centimètre de long, s’épanouissent par petits groupes à partir de la base de l’épis vers le haut. La floraison s’effectue du milieu à la fin de l’été. Native des États-Unis et du sud du Canada, elle se retrouve surtout dans les milieux humides (bordures de lacs ou de cours d’eau). Comme la plupart des autres verveines, elle attire les pollinisateurs (surtout les bourdons et les abeilles), elle peut être utilisé en cosmétique et avoir des usages médicinales. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

[ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.023.004]

Asclepias incarnata

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/08/26 ]

Quand j’étais jeune je ne connaissais qu’une seule sorte d’Asclépiade: l’asclépiade commune (asclepias syriaca) que l’on appelait “herbe à cocons” et qui était considéré comme une mauvaise herbe car elle poussait sur le bord des routes et dans les champs abandonnés (voir photo datant de 2014 et une autre de 2019). J’ai toutefois découvert l’été dernier, à ma grande surprise, qu’il en existait plusieurs variétés au Québec, dont l’Asclépiade tubéreuse (Asclepias tuberosa). Et cet été, j’en ai découvert une autre: l’Asclépiade rouge (Asclepias incarnata aussi appelée en anglais swamp milkweed).

C’est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliopsida (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à l’ordre des Gentianales (qui comprend six familles), à la famille des Asclepiadaceae (qui regroupe environ deux mille espèces divisé en près de deux-cent-cinquante genres) et au genre Asclepias (où l’on retrouve près de cent-cinquante espèces). Le nom tant de la famille que du genre fait référence à Asclepios, le dieu grec de la médecine, car elle est considérée comme une plante médicinale. Le nom latin de l’espèce veut simplement dire “incarnat” ou “couleur chair”.

Originaire d’Amérique du Nord, cette plante peut atteindre un mètre ou un mètre et demi de haut et est caractérisée par des feuilles lancéolées opposées (de sept à quinze centimètres de long par un à quatre centimètres de large), des fleurs rosées et parfumées, pentamères (cinq sépales, pétales et étamines symétriques) et disposées en ombelles, ainsi que par les cosses (fruits déhiscents) qu’elle produit et qui contiennent des filaments soyeux auxquels sont rattachés les graines (à maturité la cosse s’ouvre et les graines sont dispersées par anémochorie). Toutes les variétés d’asclépiades produisent également du latex (un liquide blanchâtre qui contient des alcaloïdes, des cardénolides et des terpènes qui rendent la plante toxique). La floraison se fait en juillet et en août. On la retrouve surtout dans les milieux humides (marais, fossé, bordure de cours d’eau) et partiellement ombragés.

C’est une plante qui a de nombreux usages: en phytothérapie, dans l’industrie textile (mais pas autant que l’asclépiade commune), et en horticulture où elle est cultivé pour ses qualités décoratives (fleurs coupées) mais surtout nectarifères car elle est visitée par de nombreux pollinisateurs (le plus connu étant le papillon monarque — Danaus plexippus). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

[ Translate ]

Pictorial chronicle [002.023.002]

Le jardin au cours des mois
The garden over the months

[ iPhone 13 Pro, Horteo meo (VSP), 2021-2023 ]