Slaughter House-Five

Slaughterhouse-Five-covThe first-ever graphic novel adaptation of Kurt Vonnegut’s Slaughterhouse-Five, an American classic, is one of the world’s great anti-war books.  An American classic and one of the world’s seminal antiwar books, Kurt Vonnegut’s Slaughterhouse-Five is faithfully presented in graphic novel form for the first time from Eisner Award-winning writer Ryan North (How to Invent Everything: A Survival Guide for the Stranded Time Traveler) and Eisner Award-nominated artist Albert Monteys (Universe!). 

Listen: Billy Pilgrim has…
…read Kilgore Trout
…opened a successful optometry business
…built a loving family
…witnessed the firebombing of Dresden
…traveled to the planet Tralfamadore
…met Kurt Vonnegut
…come unstuck in time.

Billy Pilgrim’s journey is at once a farcical look at the horror and tragedy of war where children are placed on the frontlines and die (so it goes), and a moving examination of what it means to be fallibly human.” [Text from the publisher’s website and the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I read this novel in high-school (a very long time ago) and I thought it was great. Indeed it is a classic of American science-fiction literature. When I saw that it had been made into a graphic novel adaptation, I thought it would be a great occasion to reacquaint myself with this story (a movie adaptation was also made a long time ago but it wasn’t very good). However I was a little worried because it is not an easy story to illustrate. After I finished reading the comics I was relieved: it was very well done (as far as I can remember the original book, of course).

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Page 9

It is the story of Billy Pilgrim who has a strange power (well, it would be a super-power if he had any control over it, so it’s more of a curse): he has come unstuck in time. He doesn’t lives his existence in chronological order and his mind can switch at anytime to a different part of his life, from (not necessarily in that order) his birth in 1922, to 1943 when he refuse to fight in the war and becomes a chaplain’s assistant, to 1944 when he is a prisoner of war after the battle of the Bulge and find himself a slave-laborer in the Slaughterhouse-Five in Dresden until it is “liberated” by the Russians after much horrors, to 1948 when his PTSD lands him in a mental hospital, to 1955 when he is a successful optometrist, to 1964 when he meets science-fiction writer Kilgore Trout, to 1967 when he is kidnapped by the Trafamadorians (an alien species who experience time all at once) and put in a zoo, to 1968 when he survives a plane crash and to 1976 when he dies — So it goes. 

It is an extraordinarily compelling story, very complex and above all — although war is a very serious business — very funny. It is an antiwar manifest sugarcoated with humour. It is also a very clever time-travel story where science-fiction, as usual, becomes a mirror that reflects the joys and the cruelties of the human condition. And the art is very good too. I enjoyed this graphic novel adaptation very much and I can only recommend it for the reader either to discover the work of Kurt Vonnegut or to experienced it anew. 

Slaughter House-Five or the children’s crusade, by Ryan North and Kurt Vonnegut; illustrated by Albert Monteys. Los Angeles: Archaia (Boom Entertainment), September 2020. 192 pages, 7 x 9.75 in., $US 24.99 / $C 32.99, ISBN 978-1-68415-625-2. For a teen readership (13+). stars-3-5

For more information you can check the following websites:

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© 2020 Kurt Vonnegut LLC. All rights reserved.

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Pension de Famille

PensionDeFamille-cov“En 1947, Margaret Durrell doit faire face à un divorce, avec deux enfants à élever, et à la menace d’un désastre financier. Sur les conseils de sa tante Patience, une redoutable vieille fille, et malgré les sarcasmes de ses frères Lawrence et Gerald, elle ouvre alors une pension de famille prétendument BCBG à Bornemouth, ville respectable du bord de mer britannique. Un peintre et son modèle, une schizophrène, des infirmières, deux musiciens de jazz… Sous le regard narquois des voisins, la pension de Margo tourne à la ménagerie humaine. S’ajoutent à ce joyeux désordre les visites de Gerald, qui ramène une troupe de singes et un énorme python. Margo ne se laisse pas démonter pour si peu et s’embarque même dans une histoire d’amour clandestine avec un joueur de trombone.

À travers ces excentriques personnages de l’Angleterre d’après-guerre se découvre le talent de Margaret Durrell, qui complète ainsi le trio familial d’écrivains.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai découvert les Durrell avec la série de télévision Les Durrells à Corfou (The Durrells). Celle-ci raconte les aventures un peu loufoques des Durrells, une famille anglo-indienne qui, trouvant le climat anglais difficile, décide de s’installer sur l’île grecque de Corfou dans les années ’30. Intrigué par cette famille colorée qui aimait se raconter par l’écriture j’ai d’abord lu Justine (la première partie du Quatuor d’Alexandrie, publiée en 1957) par Lawrence Durrell (voir mon commentaire). Puis j’ai lu Ma famille et autres animaux (My Family and Other Animals, 1956) par Gerald Durrell (voir mon commentaire). Même la cadette de la famille, Margaret Durrell, a suivi la trace de ses deux frères et a écrit Pension de Famille (Whatever Happened to Margo?, 1996). Elle y raconte ses mésaventures alors qu’elle décide d’ouvrir une pension de famille à Bornemouth dans les années ’40, après être revenu de Corfou, et que son choix de pensionnaires s’avère souvent plutôt désastreux (sans compter la ménagerie que Gerald laisse sous sa responsabilité). Entre les pensionnaires aux comportements douteux, les espiègleries de leurs enfants, les aventures amoureuses et les visites occasionnelles de sa mère Louisa, de ses frères Lawrence, Leslie et Gerard, ou même de sa tante, Margo mène une vie très occupée! 

Apparement l’ouvrage aurait été écrit dans les années ’60 et oublié dans le grenier, jusqu’à ce que sa petite-fille le retrouve et le fasse publié en 1995. Comme le dit Gerald dans la préface, “Margo a montré qu’elle appréciait le côté comique de la vie et qu’elle avait le don d’observer les points faibles des gens et des lieux. Comme nous, elle a parfois tendance è exagérer et à laisser son imagination prendre son essor, mais je ne crois pas que ce soit si mal quand il s’agit de raconter ses aventures de façon divertissante.” En effet, l’écriture me rappel beaucoup celle de Gerald dans sa trilogie de Corfou. C’est écrit avec beaucoup d’humour et cela se lit très vite et bien. C’est donc une excellente lecture, amusante et agréable, qui vous offrira certainement du bon temps, surtout si vous avez apprécié la série télé.

Si vous n’avez pas encore découvert les aventures des Durrell à Corfou, j’en profite pour vous signaler que la série télé de ITV / PBS Masterpiece est disponible en diffusion continue (streaming) sur Amazon Prime Video,  Apple TV, et Google Play. Elle sera également diffusée en français sur les ondes de Ici Artv à partir du 23 mars 2022. J’ai également découvert qu’il existait une autre adaptation des romans de Gerald Durrell, cette fois un film de 87 minutes réalisé en 2005 intitulé My Family and Other Animals et disponible en diffusion continue sur BritBox (via Prime Video ou Apple TV).

Pension de famille, par Margaret Durrell (Traduction: Jean Rosenthal). Paris: Nil Éditions, 1997. 254 pages, 14 x 22.5 cm, 19.00 € / $C 34.95, ISBN 2-84111-069-9. Pour lectorat adolescent (12+). Cette édition n’est plus disponible mais l’ouvrage a été réédité chez Robert Laffont en octobre 2018. stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 1995 by Margaret Durrell. © 1997 Nil Éditions pour la traduction française.

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Cogitationes me

IIII. Thought of the day (for myself)

Today we are celebrating the greatest mystery of our time: the fact that a symbol of fertility (and constant renewal) can give birth to a symbol of sweet decadence — a rabbit laying chocolate eggs ! One can wonder what it has to do with the son of god being crossed and coming back to announced the zombie apocalypse. Go figure…

[002.021.094]

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POÉSIE DU DIMANCHE [002.021.052]

Je vous dis merde

À vous tous, je vous dis merde
Car je sais que j’vous emmerde
Vous m’avez persécuté
Vous m’avez désavoué

Je vois que vous espérez
Me voir périr
Je vois que vous désirez
Me voir souffrir

Je pars dans mon désert
Je pars en solitaire
Je pars m’isoler
Je vais me retirer
De cette société
Qui est de vous peuplée

Je ne fait pas d’adieu
Je pars vivre heureux
Et sans du sujet me perdre
Je vous dis merde

Biset
1976/02/27

Le poète du dimanche vous offre encore une oeuvre de jeunesse sortie de ses vieux tiroirs. Rien de bien sophistiqué et qui ne respecte aucunes règles poétiques si ce n’est que c’est en vers. Cela exprime la rébellion de l’adolescent qui souffre d’intimidation et ne se sent pas accepté par une société qui lui semble si incompatible avec ses rêves et ses aspiration. Il la rejète et aspire à la solitude — tout en gardant une touche d’humour. J’avais treize ans. Blessé mais toujours narquois. Comme c’est mon habitude je n’ai changé que quelques mots ici et là pour balancer la métrique de certain vers, éviter les répétitions et resserrer un peu le sujet. J’aime bien…

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Poésie du dimanche [002.021.024]

Le poète du dimanche est de retour. Mais comme mon vieux cerveau engourdi ne peut plus cracher que des tanka et des haïku, je ressort des vieilleries. Cette semaine, en cherchant des vieux papiers dans mes boites, je suis tombé sur un cahier de poésie datant des années ’70. Le plus ancien de ces poèmes date de 1972, alors que je n’avais que dix ans. On y voit que mes goûts pour la SF, la philosophie, le morbide et l’Histoire ne datent pas d’hier. La plupart de ces poèmes de jeunesse sont plutôt moches, mais il y a tout de même quelques perles oubliées que je vais vous présenter dans les prochaines semaines…

Je débute avec cette fable de 1975, évidemment inspirée d’Ésope et de Jean de La Fontaine :

L’archéologue et la momie

Dame momie dans son sarcophage couchée
Gardait un secret qui la rendait folle
Maître archéologue, passant par là, intrigué
Lui dit à peu près ces paroles:

“Bonjour, ma dame momie
Que vous êtes bien conservée et que vous êtes jolie
Sans rien vous cacher, si votre bandage
Se rapporte à votre coffrage
Vous êtes le phénix de toute l’Égypte ancienne !”

À ces mots, la momie en peine
Pour montrer ses ornements d’or
Lui mit sous le nez ses trésors

L’archéologue s’en saisit en disant: “Ma chère soeur
Apprenez que tout bon chercheur
Vit au dépend de celui qui détient les secrets
Cette leçon vaut bien un peu d’or, et c’est bien fait !”

Dame momie, pleurant des larmes de numides
Décida, mais un peu tard, qu’elle vivrait dans une pyramide

Biset Lermite
1975/04/03

Je trouve cette fable plutôt amusante. J’ai toutefois fait quelques modifications: j’ai changé “resta figé” par “intrigué”, j’ai remplacé “ornage” (qui n’existe pas) par “coffrage” et l’ai interverti avec “bandage” et j’ai choisi de mettre “larmes de numides” au lieu de “larmes humides” qui fait un peu enfantin (quoi que “larmes de numides” ne veut rien dire non plus mais cela semble moins bête). À l’époque je signais mes poèmes “Biset Lermite” — qui sonnait comme “Bernard-l’hermite” et évoquait l’image d’un pigeon des plus communs et solitaire. C’est bien sûr inspiré de la fable de La FontaineLe Corbeau et le Renard” (elle même volée à Ésope et à Phèdre). C’est pas génial mais c’est tout même pas trop mal pour un gamin de presque treize ans…

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Pictorial chronicles [002.020.366]

Collines glacées

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/12/31 ]

Si vous allez prendre une marche dans le parc Frédéric-Back, sortez vos crampons ! Apparemment, encore cette année, ils ont confié l’entretien des sentiers à la même équipe qui fait aussi l’entretien des patinoires !

Disons qu’ils sont TRÈS parcimonieux sur l’épandage d’abrasifs…

J’ai dû écourter ma marche de santé car ça devenait trop dangereux. Je voulais tout de même pas finir 2020 à l’hôpital ! Bonne année à tous !

Voici quelques images du parc ces dernières semaines:

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Le vieil homme et son chat vol. 2-4

Comment prendre le temps de vivre et de vieillir en faisant de chaque moment un trésor d’humour, de tendresse et de nostalgie? Le vieil homme et son chat pourrait bien connaître le secret du bonheur.

Dans une petite ville côtière du Japon, loin des mégalopoles, Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat âgé de 10 ans. Ou alors est-ce le matou qui veille sur son maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue ? Difficile à dire, tant les deux compères sont inséparables.

Vol. 2: Le vieil homme et son chat se font les griffes

VieilHommeEtSonChat-2-covCueillette de fruits de gingko, enquête sur l’apparition d’un fantôme, séjour à Tokyo… Un retraité affairé, Daikichi ? Accompagné d’un Tama fidèle au poste, il sait aussi chérir ces instants quotidiens d’autant plus précieux qu’ils sont fugaces, et goûter avec ses voisins les évocations du riche passé de l’île où l’on vit avec les chat.

(Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

Le vieil homme et son chat se font les griffes (t. 2), par Nekomaki. Paris: Casterman, juin 2019. 176 pages, 15.1 x 20.9 cm, 15,00 € / $C 28.95, ISBN 978-2-203-15567-1. Pour lectorat adolescent (12+).

Vol. 3: Le vieil homme et son chat se frisent les moustaches

VieilHommeEtSonChat-3-covCoup de tonnerre sur l’île : alors que Daikichi jardine, que ses voisines se querellent et que le gourmand Tama chipe de la nourriture, les habitudes de chacun sont égayées par l’arrivée d’un jeune et charmant médecin venu de la ville. Le citadin pourra compter sur la bienveillance des humains et des chats, parfois à son corps défendant…

(Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

Le vieil homme et son chat se frisent les moustaches (t. 3), par Nekomaki. Paris: Casterman, octobre 2019. 176 pages, 15.3 x 20.9 cm, 15,00 € / $C 28.95, ISBN 978-2-203-15568-8. Pour lectorat adolescent (12+).

Vol. 4: Le vieil homme et son chat boivent du petit lait

VieilHommeEtSonChat-4-covLes saisons se suivent sur l’île aux chats mais elles ne se ressemblent pas ! L’épicerie ferme, obligeant la population à organiser des missions de ravitaillement sur l’île voisine… Et voici Daikichi en charge du colis des vieux ! Au café, en revanche, on embauche. Et quelle nouvelle recrue : une jeune femme qui fait chavirer bien des coeurs et donne envie aux anciens de jouer les entremetteurs avisés…

(Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

Le vieil homme et son chat boivent du petit lait (t. 4), par Nekomaki. Paris: Casterman, juillet 2020. 176 pages, 15.2 x 21.1 cm, 15,00 € / $C 28.95, ISBN 978-2-203-17924-0. Pour lectorat adolescent (12+).

J’ai déjà parlé du premier tome de cette série. Le vieil homme et son chat (ねことじいちゃん / Neko to Jii-chan) est un manga seinen publié en feuilletons dans Comic Essay Gekijou (Media Factory) et qui a été compilé en volume chez Kadokawa depuis septembre 2015. La série est toujours en cours au Japon (la version française du vol. 5 est paru en octobre 2020 et un sixième volume est paru au Japon en janvier 2020).

Je rappel d’ailleurs que le manga a été adapté au cinéma sous le titre The Island of cats, qui est sortie en salle au Japon en février 2019 (le film de 103 min. est réalisé par IWAGŌ Mitsuaki sur un scénario de TSUBOTA Fumi et met en vedette TATEKAWA Shinosuke, SHIBASAKI Kō, EMOTO Tasuku, YAMANAKA Takashi, HAYAMA Shōno, TANAKA Yūko et KOBAYASHI Kaoru; pour plus d’information voir le site officiel ainsi que les sites suivants: ANNAsianWikiIMDbYoutube).

Ce manga nous raconte la vie quotidienne de Daikichi, un vieil instituteur à la retraite, de son chat, Tama, mais aussi de tous les autres habitants d’un petit village côtier japonais situé sur l’île aux chats. Chaque volume nous offre seize histoires courtes divisés selon les quatre saisons. Le récit est entrecoupé de quelques flashback qui développent un peu l’histoire des personnages. Chose amusante, les auteurs (car ce pseudonyme cache deux auteurs) ajoutent de temps en temps quelques recettes de cuisine locale. 

C’est un manga plein d’humour et de tendresse, au rythme lent, paisible et d’une atmosphère nostalgique qui me rappelle un peu les récits du regretté Jiro Taniguchi. Toutefois, ce qui caractérise le plus ce manga c’est son style un peu inhabituel au crayonné et à l’aquarelle. C’est vraiment très beau et visuellement agréable.

Le vieil homme et son chat offre donc une lecture enrichissante et chaleureuse que je recommande à tous mais surtout aux amateurs de chats et de culture japonaise. stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Nekomaki / ms-work 2015-2016.

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