Monnaies anciennes 97

Pièce mystère (6) / Royaume environnant (5)

Pièce islamique moghol?

IMG_2352-2355Cette pièce-ci est vraiment la première qui me laisse complètement confondu et qui ne se retrouve pas dans mon champs d’expertise. C’est une assez belle pièce (G [Good], Cu/Ae [Cuivre/Bronze], 14 mm, ±4 g, prix et date d’achat inconnu, caractérisée par une patine verte avec quelques tâches jaunâtre et rougeâtre; die-axis: ↑?) par contre je n’ai aucune idée de la provenance, de la dénomination ou de l’époque à laquelle elle appartient. Je ne saurais même pas dire quel côté est l’avers et lequel est le revers, ou dans quel sens elle doit être vue/lue! Donc toute tentative d’attribution sera pure spéculation (et cette entrée sera donc très brève)… 

Je ne me suis jamais soucié jusqu’à maintenant de faire une fiche pour cette pièce. J’ai juste écris une petite note qui indiquait que mon attribution initiale était une pièce islamique (ce qui était peut-être l’attribution qui est venu avec la pièce lors de l’achat? Je ne me souviens d’ailleurs plus où, ni quand, je l’ai acquise, vu qu’il n’y a pas de fiche…) mais je n’en suis plus si sûr. Quoi que le fait qu’il n’y ait aucune représentation et seulement du texte pourrait porter en ce sens. Ce n’est certainement pas du chinois. Possiblement de l’arabique mais je soupçonne qu’il s’agit plus d’une langue d’un royaume indo-grec quelconque (Empire moghol?). La pièce semble d’une facture ancienne mais pourrait dater de n’importe quand entre le VIIIe et le XVIIe siècle… Quoiqu’il en soit toutes mes recherches par comparaison pictographique ou par mot-clé se sont révélées infructueuses. Je n’ai rien trouvé de vraiment similaire…

Si jamais quelqu’un a une idée ou une piste de recherche j’apprécirais si vous pouviez me contacter (ou laisser un commentaire). Merci…

Sources: Google: Islamic bronze coins, Numista: pièces moghol. Voir aussi ma fiche.

La semaine prochaine je vous présente une autre pièce médiévale mais cette fois européenne. Cette chronique approche de sa conclusion car j’ai présenté pas mal toutes les pièces de ma collection de monnaies anciennes. Je compte y mettre fin soit avec la centième entrée ou soit pour son deuxième anniversaire (cent-sixième entrée?). Il me reste toute de même encore quelques pièces intéressantes à vous présenter!

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Images du mer-fleuri [002.022.180]

Tulipa Flaming Flag

[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]

Les tulipes sont des plantes herbacées à fleurs qui appartiennent à la classe des Liliopsida (ou Lilianae selon l’APG III), à l’ordre des Liliales, à la famille des Liliaceae et au genre tulipa. Ce dernier regroupe plus d’une centaine d’espèces auxquelles s’ajoute une grande variété de cultivars et d’hybrides qui sont classés en quinze divisions. La plupart des tulipes cultivées appartiennent à l’espèce hybride Tulipa × gesneriana. C’est une plante vivace bulbeuse qui produit une fleur unique qui pousse au bout d’une longue tige, entourée de feuilles basales en forme de lanières. La fleur a généralement la forme d’une coupe, offre une très grande variété de couleurs, et est composé de trois pétales et trois sépales, avec un pistil central entouré de six étamines. Le nom proviendrait du turc tülbend qui signifie “plante-turban”.

Cette tulipe appartient à la division “Triomphe” (qui est elle-même l’hybridation des divisions “Simples hâtives” et “Darwin hybrides”) ou “Rembrandt” qui ont une apparence plutôt traditionnelle mais sont très robuste et résistent bien aux intempéries. Elle est caractérisée par des pétales blancs striés de riches flammes lavandes ou violettes. Chaque fleur est unique avec un motif distinct. La floraison débute vers le début ou la mi-printemps et est durable. De dix à quinze centimètres de haut, elles vont égayer n’importe quel jardin qu’elles soient en bordures, en pots ou en bouquet dans un vase de fleurs coupées. Toutefois, elles sont toxiques pour les animaux domestiques et les chevaux, et peuvent provoquer une malaise sévère en cas d’ingestion et une réaction cutanée allergique au contact. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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Monnaies anciennes 96

Pièce républicaine (4)

IMG_2333-2349De prime abord cette pièce semble être un semis républicain anonyme dans un état assez beau (semis, G [Good], Cu/Ae [Cuivre/Bronze], 17 x 19 mm [±0.7 po], 4.565 g, payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine brune avec quelques tâches vertes; die-axis: ↑↙︎). L’avers présente une tête de Saturne laurée et barbue à droite, avec un large “S” derrière. Le revers illustre la proue (prora en latin; parfois armée d’un rostre) d’un navire (généralement une galère) à droite avec un large “S” au dessus. C’est une pièce assez typique et commune de la république romaine qui a été frappée dès le IIIe siècle AEC, un peu avant le début de la deuxième guerre punique (218-202 AEC), et jusqu’au Ier siècle AEC. 

Le “S” est une marque de valeur pour le semis (un demi as, qui devait peser environ quatre gramme et demi de cuivre). Il est dit “anonyme” car il ne comporte pas d’inscription qui nomme le magistrat responsable de la frappe monétaire (quoique certaines de ces pièces comporte l’inscription “ROMA” sous le navire, ce qui n’est pas le cas ici).  Saturne est une divinité fondatrice de Rome, patron entre autre de la richesse (son temple sur le forum abritait le trésor public), il n’est donc pas surprenant qu’il soit représenté sur les premières monnaies de la république. Le revers illustre le moment où, après avoir perdu un combat contre son fils Jupiter, Saturne quitte sa terre natale en bateau et arrive au Latium pour fonder une nouvelle civilisation qui verra l’âge d’or de l’humanité. 

Toutefois, le style un peu grossier du portrait de Saturne nous laisse croire qu’il s’agit probablement d’une imitation. Certains domaines privés d’Italie on frappé de ces imitations et, comme il n’y avait pas de magistrat pour s’assurer de l’uniformité, on retrouve une grande variété de styles. Toutefois, ces imitations — tolérées par l’état car celui-ci avait cessé momentanément au 1er siècle AEC de produire de la monnaie de bronze à cause de l’instabilité politique — étaient d’assez bonne qualité. Cela ne semble pas être le cas ici alors il s’agit possiblement d’une imitation “barbare” provenant d’Hispanie (Espagne). Les peuples “celtibères” (des Ibères qui ont adopté la culture celtique et qui occupaient le nord de la péninsule ibérique, le sud étant habité par des Ibères et des colonies puniques) sont reconnu pour avoir produit beaucoup de ces imitations de monnaie romaine.

Il est à noter que si le revers illustre la proue d’un navire et un large “S”, son apparence diffère considérablement des représentations que l’on retrouve communément sur ce type de pièces. Le navire comporte un mat (et possiblement une voile), on y voit ce qui semble être un ou deux passagers, et il y a deux barres verticales à l’extrême gauche dont la signification m’échappe. Je n’ai trouvé aucune représentation comparable dans toutes les références que j’ai consulté… Donc, aucune identification et datation précise n’est possible. Tout ce que l’on peut dire c’est qu’il s’agit probablement d’une variation d’imitation celtibère d’un semis républicain anonyme, frappé en Ibérie vers le 1er siècle AEC.

Sources: Wikipedia (Saturne [FR/EN], semis [FR/EN], Ancient Iberian coinage), FAC (Saturnus, semis, galley); Sear RCV (1983): 116; Réf. en ligne: semis anonyme: Google, acsearch, FAC, vcoins, WildWinds (Syd 143a/Sear 766, Crawford 56[3]: text, image); imitations: acsearch, BM, CoinArchives, CoinTalk, colleconline, eBay, FAC, vcoins. Voir aussi ma fiche.

La semaine prochaine nous quittons définitivement le domaine des pièces de monnaie romaine (et même de l’antiquité) pour entrer dans la période médiévale. Je vous présente une pièce de monnaie mystère mais qui appartient aussi à un royaume environnant…

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Images du mer-fleuri [002.022.173]

Coreopsis lanceolata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/06/05 ]

Le Coréopsis lancéolé (appelé “Oeil de jeune fille” ou lance-leaved coreopsis en anglais et オオキンケイギク [Ōkinkeigiku] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace appartenant à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae car leur inflorescence est “composée” de multiples fleurs minuscules appelées capitules) et au genre Coreopsis (ou tickseed en anglais, qui compte près d’une centaine d’espèces dont celle-ci est la plus courante). Le nom du genre provient du grec κορις (Koris / “punaise”) et ὄψις (Opsis / “vue”) en référence à la forme de son fruit sec (d’où le nom anglais de “tickseed”) alors que le nom de l’espèce dérive du latin et signifie “en forme de lance” — en référence à la forme des feuilles.

Cette plante est indigène de l’Amérique du Nord mais a été introduite au Québec. Elle est constituée d’une souche rhizomateuse d’où se dresse des tiges ramifiées qui forment un buisson d’environ soixante centimètres de hauteur. Elle est caractérisée par des feuilles basales caduques et opposées, généralement poilues, étroites et lancéolées qui mesurent de cinq à quinze centimètre de long. Les fleurs, généralement d’un jaune éclatant (mais parfois bicolore jaune et rouge), sont des capitules formés à la fois de deux séries distinctes de huit fleurons ligulés avec une terminaison dentés et de minuscules fleurons discaux. Le fruit est un akène. Elle bénéficie d’une floraison prolongée qui s’étend de la fin du printemps jusqu’à l’automne. Elle est surtout une plante décorative, utilisé pour créer des prés fleuris (car elle attire les insectes pollinisateurs et les papillons) ou produire des fleurs coupés. Ici, il s’agit possiblement du cultivar “Goldfink”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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Monnaies anciennes 95

Les royaumes environnants (4)

Pièce Séleucide (2)

Antiochos IX (113-95) SeleucideMa seconde pièce Séleucide est une assez belle dénomination de type “B” (AE18, G [Good], Ae [Bronze], 18 mm [0.7 po], 3.836 g, payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine noire avec des concrétions vertes, jaunes ou rougeâtres, une frappe décentrée sur l’avers, ainsi qu’un flan plutôt mince (1.5-2 mm), trapézoïdal et possiblement grugé (le revers est plus petit que l’avers de deux ou trois millimètres!); die-axis: ↑↑). L’avers présente le buste d’un personnage masculin lauré à droite avec aucune inscription et une bordure en pointillé (qui met évidence la frappe décentrée). Le revers illustre une divinité féminine ailée, debout de trois-quart à gauche, la main droite tendue (sans doute pour présenter un object) et le bras gauche replié sur la taille soutenant un pan de vêtement, avec une large inscription verticale dans le champs gauche et une inscription verticale partielle qui disparait dans le rebord droit de la pièce — dans les deux cas les inscriptions sont illisibles. 

La représentation masculine de l’avers pourrait être le portrait d’un monarque ou d’une divinité. Pour ce qui est du revers, la divinité féminine ailée la plus commune sur les pièces de monnaie est une Victoire. Comme cette pièce-ci a été acheté dans un lot qui contenait surtout des pièces séleucides et qu’elle en porte toutes les caractéristiques, il suffit de la comparer aux pièces séleucides pour trouver des représentations similaires et ensuite d’en confirmer la description et la datation avec les ouvrages académiques.

Les recherches (tant par comparaison d’images que par mots clés) révèlent que ce type (une portrait mâle en avers et une Niké ailée avec inscriptions verticales sur le revers) se retrouve semble-t-il uniquement sous le règne de Antiochos IX. L’avers représenterait un buste lauré et ailé d’Éros à droite (sur ma pièce on ne distingue pas ses ailes qui se perdent dans le bord décentré). Le revers illustrerait une Niké avançant à gauche, tenant une couronne de laurier dans la main droite, retenant sa robe de la main gauche, entouré de l’inscription grecque verticale ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΟΧΟΥ (à droite) et ΦΙΛΟΠΑΤΟΡΟΣ (à gauche) [Basileos Antiochou Philopatoros / “Roi Antiochus Philopator”], avec une datation en chiffres grecques verticale dans le champs gauche, sous la couronne (par exemple “ΑΣ” = 201 SE = 112/111 AEC). Sur ma pièce on devine la fin de l’inscription de droite (possiblement un “ΑΝΤΙ” mais ce n’est pas clair si c’est une abréviation ou si le reste de l’inscription se perd dans le rebord grugé de la pièce; le “ΒΑΣΙΛΕΩΣ” semble totalement absent) et l’on distingue un peu “ΦΙΛΟΠΑΤ” sur la gauche (encore une fois: est-ce une abréviation ou est-ce que le reste se perd dans la bordure grugée?). On peut également deviner deux lettres grecques superposées dessous la couronne (tenue par le bras qui traverse le “ΦΙΛΟΠΑΤ”) qui constitue probablement la datation mais que nous ne pouvons malheureusement pas lire. Il faut donc se contenter des années de règne de Antiochos IX pour datation. Cette pièce a donc probablement été frappé dans un atelier indéterminé de Phénicie entre les années 114/113 et 96/95 AEC.

J’ai déjà expliqué le contexte historique de cette pièce dans l’entrée précédente (#94). Antiochos IX est le fils de Antiochos VII et de Cléopâtre Théa. À la mort de son père en 129 AEC, il est trop jeune pour lui succéder alors sa mère l’envoi à Cyzique où il grandit (d’où son surnom de Cyzicenus, “le Cyzicène”). Le trône retourne donc à son oncle Démétrios II, puis à son demi-frère Antiochos VIII en 125 AEC (après qu’il ait réglé son compte à l’usurpateur Alexandre II). Considérant sans doute que sa mère (Cléopâtre Théa) avait trahie son père (Démetrius II) lorsqu’elle épousa son beau-frère (Antiochos VII) pendant que son époux était captif des Parthes, il la fait assassiner. Dès qu’il est âgé d’une vingtaine d’années (vers 114 AEC), Antiochos IX conteste le pouvoir de son demi-frère. Pour consolider son alliance avec les Ptolémées d’Égypte, il épouse la reine Cléopâtre IV. Le conflit dure presque vingt ans alors que chacun des demi-frères règne sur une partie de la Syrie: Antiochos VIII sur la région côtière (Antioche et Damas) et Antiochos IX sur la région intérieure (la Cœlé-Syrie, y compris la Phénicie). Ils font assassiner leurs épouses respectives. Cette pièce commémore donc l’une des victoires de Antiochos IX contre son demi-frère (possiblement lorsqu’il capture et fait exécuter Cléopâtre Tryphaena en 111 AEC).

Lorsque Antiochos VIII meurt dans une révolte en 96 AEC, Antiochos IX règne enfin sur toute la Syrie mais pas pour longtemps puisqu’il est défait l’année suivante par son neveu Séleucos VI… Cette querelle familiale affaiblira beaucoup la dynastie séleucide qui ne durera encore qu’une trentaine d’année avant que Pompée ne fasse de la Syrie une province romaine

Sources: Wikipedia (Séleucide [FR/EN], Dynastie Séleucide [FR/EN], Seleucid coinage, Antiochos IX [FR/EN]), FAC (Seleukid kingdom, Seleukid Era); BMC v.4: #27-29; S-GCV: 7173; Réf. en ligne: Google, acsearch, BM, cerberuscoins, CoinTalk, FAC (GY57102), nobleromancoins, numismatics, vcoins, vcoins, WildWinds Hoover 1254 (text, image). Voir aussi ma fiche (recto, verso).

Bibliogaphie: 

La semaine prochaine nous nous arrêtons à nouveau sur ce qui semble être une pièce de la république romaine.

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Images du mer-fleuri [002.022.166]

Tulipa Washington

[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]

Les tulipes sont des plantes herbacées à fleurs qui appartiennent à la classe des Liliopsida (ou Lilianae selon l’APG III), à l’ordre des Liliales, à la famille des Liliaceae et au genre tulipa. Ce dernier regroupe plus d’une centaine d’espèces auxquelles s’ajoute une grande variété de cultivars et d’hybrides qui sont classés en quinze divisions. La plupart des tulipes cultivées appartiennent à l’espèce hybride Tulipa × gesneriana. C’est une plante vivace bulbeuse qui produit une fleur unique qui pousse au bout d’une longue tige, entourée de feuilles basales en forme de lanières. La fleur a généralement la forme d’une coupe, offre une très grande variété de couleurs, et est composé de trois pétales et trois sépales, avec un pistil central entouré de six étamines. Le nom proviendrait du turc tülbend qui signifie “plante-turban”.

Cette tulipe appartient à la division “Triomphe” (qui est elle-même l’hybridation des divisions “Simples hâtives” et “Darwin hybrides”) qui est caractérisée par une apparence plutôt traditionnelle mais qui est très robuste et résiste bien aux intempéries. Elle fleurie entre le milieu et la fin du printemps. Le cultivar “Washington” présente de grandes fleurs sur de hautes tiges dans le style “flamboyant” car ses pétales sont d’un jaune éclatant striés au centre par une “flamme” d’un rouge vif. De plus, la fleur dure longtemps et constitue donc une excellente fleur coupée. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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