Images du mer-fleuri [002.021.286]

Fraxinus americana 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/09]

Il n’y a pas que l’érable (Acer saccharum, Acer rubrum), le lierre (Parthenocissus quinquefolia, Parthenocissus tricuspidata) ou le vinaigrier (Rhus glabra, Rhus typhina) qui offrent de belles couleurs rouges à l’automne dans le parc. J’y ai également observé cet arbre qui déployait un panache flamboyant. Je me suis demandé ce que c’était et, après quelques recherches, j’ai découvert avec surprise qu’il s’agissait d’un Frêne blanc (appelé en anglais “white ash”). C’est la même variété d’arbre que j’ai devant ma maison et il ne donne jamais de telle couleurs! Évidemment, il s’agit d’un cultivar différent: le ‘Autumn Purple’.

Comme c’est le cas de la plupart des fleurs que je vous présente (Surprenant n’est-ce pas?), cet arbre  fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), et de la sous-classe des Asteridae (ou Compositae). Toutefois, la parenté s’arrête ici car cette plante ligneuse appartient à l’ordre des Scrophulariales (qui regroupe douze familles; dans la classification APG c’est l’ordre des Lamiales), à la famille des Oleaceae (qui inclut près d’une trentaine de genres où se répartissent neuf-cent espèces comme l’olivier, le jasmin ou le lilas) et au genre Fraxinus (qui regroupe une soixantaine d’espèces).

Les frênes sont caractérisés par une écorce rugueuse, des feuilles composées pennées, et des fruits produits en grappes de samares simples. C’est une espèce dioïques, c’est-à-dire monosexué, et chaque arbre est soit mâles (staminées), soit femelles (pistillées). Il peut atteindre de dix à vingt mètre de haut, vivre près de deux-cent-cinquante ans, et servir d’écosystèmes à de nombreux organismes. Il est d’ailleurs très vulnérable à l’agrile du frêne. Comme c’est un bois dur et dense  il est prisé en parquèterie, en ébénisterie, ainsi que pour fabriquer des manches d’outils, des battes de baseball, des arcs et même certains instruments de musique. Toutefois, dans des conditions extérieures humides, il pourrit rapidement. Son feuillage a été utilisé pour faire des tisanes et des boissons. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.279]

Bellum falsi solis: Heliopsis contra helianthus !

Lorsque je vous ai parlé des Hélianthes l’an dernier, j’ai mentionné qu’il y avait deux espèces dans le parc qui étaient très similaires aux tournesols. J’aimerais y revenir brièvement et profiter de l’occasion pour parader un peu les nouvelles capacités du iPhone 13 Pro (excellente qualité de photo et macro).

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/1 ]

Le premier exemple est la Heliopsis helianthoides (Héliopsis faux-hélianthe aussi appelé en anglais “Oxeye Sunflower” ou “False Sunflower”). Tout comme les hélianthes, cette plante herbacée vivace fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), de l’ordre des Asterales et de la famille des Asteraceae (les fleurs “composées”) mais elle appartient à un genre différent, les Heliopsis (qui inclus environ dix-huit espèces). Originaire d’Amérique du Nord, elle est caractérisée par des feuilles dentées de forme ovale ou lancéolée et par des capitules composites coniques formés à la périphérie de fleurons ligulés jaunes de deux à quatre centimètres (les “pétales”, qui persistent contrairement à ceux du tournesol qui flétrissent et tombent) et au centre de fleurons discaux de couleur jaune ou brunâtre. C’est une plante rhizomateuse qui peut atteindre de quarante à cent-cinquante centimètres de hauteur. Le nom, provenant du grec (helios / soleil et opsis / apparence), signifie d’une part “qui a l’apparence du soleil” et d’autre part (helianthoides) similaire à l’hélianthe. C’est une belle plante ornementale qui attire aussi les papillons. 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/4 ]

L’Helianthus tuberosus (Topinambour, qui est aussi appelé en anglaisJerusalem artichoke” ou “wild sunflower”), quand à elle, est du même genre que le tournesol, helianthus (où l’on retrouve vingt-quatre espèces et, bien sûr, plusieurs hybrides). Cette plante herbacée vivace peut atteindre de deux à trois mètres de hauteur et est caractérisé par des feuilles lancéolées, dentées et alternes (de dix à vingt-cinq centimètres de long), des capitules plats de cinq à dix centimètres de diamètre formés de dix à vingt fleurons ligulés jaunes (pétales, qui sont plus long que pour l’Héliopsis) en périphérie et de plus d’une soixantaine de fleurons tubuleux jaune-brun au centre, ainsi que par ses rhizomes tubérisés qui ressemblent un peu au gingembre. Elle s’apparente à plusieurs autres variétés d’hélianthes (avec lesquelles elle peut donc être confondue), particulièrement l’Hélianthi (Helianthus strumosus) et le tournesol vivace (Helianthus laetiflorus).

Originaire d’Amérique du Nord, elle a eut un rôle important dans la culture des autochtones qui l’utilisaient comme fourrage et légume. Samuel de Champlain en a fait la découverte lors de ses voyages (voir les citations plus bas) et il la partagea à Port-Royale avec Marc Lescarbot et Jean de Poutrincourt qui ramenèrent cette “truffe du Canada” en Europe après l’échec de la colonie en 1607. Son nom scientifique signifie “fleur de soleil” tubéreuse (du grec hêlios / soleil et anthos / fleur) en référence à ses grandes fleurs jaunes qui évoquent l’astre solaire. Ses noms communs origine tous d’une méprise: le nom français de “Topinambour” résulte d’une association erroné avec la tribu brésilienne des Tupinambas et le nom anglais de “Jerusalem Artichoke” provient de la déformation de girasole, le nom italien du tournesol. 

C’est une belle plante ornementale mais qui est aussi cultivée pour ses tubercules comestibles. Ceux-ci peuvent être consommé cru, fermenté ou cuit et leur saveur s’apparente à l’artichaut. Comme la patate, ils peuvent être pilé ou moulu en farine mais au lieu de l’amidon elles contiennent de l’inuline (un glucide polysaccharides qui n’affecte pas la glycémie mais peu provoquer des flatulences!) et sont riches en vitamines et minéraux. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

“Nous vinsmes mouiller l’ancre jusques à Saincte Croix, distante de Québec de quinze lieues; c’est une poincte basse, qui va en haulsant des deux costez. Le pays est beau & uny, & les terres meilleures qu’en lieu que j’eusse veu, avec quantité de bois, mais fort peu de sapins & cyprès. Il s’y trouve en quantité des vignes, poires, noysettes, cerises, groiselles rouges & vertes, & de certaines petites racines de la grosseur d’une petite noix ressemblant au goust comme truffes, qui sont très-bonnes rôties & bouillies. Toute ceste terre est noire, sans aucuns rochers, sinon qu’il y a grande quantité d’ardoise; elle est fort tendre, & si elle estoit bien cultivée, elle seroit de bon rapport.” [23 juin 1603] — Des sauvages ou Voyages de Samuel Champlain (1603), livre premier, chap. VI (p. 26).

“Le lendemain nous fusmes voir leur habitation avec nos armes, & fismes environ une lieue le long de la coste. Devant que d’arriver à leurs cabannes, nous entrasmes dans un champ semé de bled d’Inde, à la façon que nous avons dit cy-dessus. Il estoit en fleur, & avoit de haut 5 pieds & demy, & d’autre moins advancé, qu’ils sement plus tard. Nous veismes aussi force feves de Bresil, & des citrouilles de plusieurs grosseurs, bonnes à manger; du petum & des racines qu’ils cultivent, lesquelles ont le goust d’artichaut. Les bois sont remplis de chesnes, noyers, & de très beaux cyprés, qui sont rougeastres, & ont fort bonne odeur. Il y avoit aussi plusieurs champs qui n’estoient point cultivez, d’autant qu’ils laissent reposer les terres; & quand ils y veulent semer, ils mettent le feu dans les herbes, & puis labourent avec leurs besches de bois. Leurs cabannes sont rondes, couvertes de grosses nattes faites de roseaux, & par en haut il y a au milieu environ un pied & demy de descouvert, par où fort la fumée du feu qu’ils y font.“ [21 juillet 1605] — Les Voyages du sieur de Champlain (1613), livre premier, chap. VIII (p. 66).

Les extraits cités proviennent de Oeuvre de Champlain, vol. 1 (présenté par G.-É. Giguère). Montreal: Éditions du Jour, 1973. Le texte est également disponible en ligne sur le Project Gutenberg.

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Images du mer-fleuri [002.021.272]

Monarda fistulosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/07/17 & 2021/07/16]

La Monarde sauvage (appelée Wild Bergamot ou “bee balm” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Lamiales, à la famille des Lamiaceae (regroupant environ six mille espèces divisées en plus de deux cent genres, incluant plusieurs espèces d’herbes aromatiques comme la menthe, le romarin, la sauge, l’origan, le thym ou la lavande) et au genre Monarda (qui comprend seize espèces). Elle pousse en plusieurs branches dressées d’une hauteur d’environ un mètre et se répand par ses racines (rhizomes) ce qui fait qu’elle forme généralement des bosquets touffus. Elle est caractérisée par des feuilles lancéolées et dentées (longues de deux à huit centimètres) et des belles fleurs (d’une couleur variant entre le rose et la lavande, parfois blanche) qui poussent en grappes compactes et solitaires à l’extrémité de chaque branche (une grappe de quatre centimètres de long peut contenir de vingt à cinquante fleurs!). La floraison se fait de juin à septembre. Son nom fait référence, d’une part, au botaniste espagnol Nicolás Monardes et, d’autre part, à ses fleurs tubulaires et creuses (fistulosus / “en forme de tuyau, creux, poreux”).

La monarde est une plante ornementale appréciée pour ses charmantes fleurs. C’est aussi une plante mellifère qui attire les pollinisateurs (surtout les bourdons mais aussi abeilles, colibris et lépidoptères) et est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles ou larves de papillons (Lintneria eremitus, Pyrausta orphisalis, Pyrausta signatalis, Xenotemna pallorana). Elle est également considérée comme une plante médicinale par de nombreuses tribus autochtones d’Amériques (Menominee, Ojibwés, Onneiouts, Pieds-Noirs, Winnebagos) qui l’utilisent en tisane ou en cataplasme pour traiter le rhume, les infections ou les flatulences. Finalement, c’est une plante aromatique utilisé pour son huile essentielle (composée principalement de p-cymène, carvacrol et de thymol). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Pour ma part, comme j’ai prise cette photographie dans un parc urbain, j’appellerais cette fleur une monarde urbaine (en hommage à Silverberg). 😉

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Images du mer-fleuri [002.021.265]

Impatiens balfourii 

[ iPhone 11 Pro, VSP, 2021/09/17 ]

J’ai récemment découvert cette plante dans mon jardin. Elle y était par hasard… Par curiosité nous l’avons laissé poussé et je ne le regrette pas du tout puisqu’elle offre de très charmantes fleurs qui s’apparentent un peu aux orchidées.

Il s’agit de la Balsamine de Balfour (appelé en anglais “Balfour’s touch-me-not”, “Poor man’s orchid” ou encore “Kashmir balsam”). C’est une plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Geraniales (ou Ericales en classification APG), à la famille des Balsaminaceae (qui comprend entre six cent et mille espèces réparties en deux ou quatre genres selon la classification) et au genre Impatiens (qui regroupe la presque totalité des espèces de cette famille puisque le genre Hydrocera n’en inclut qu’une seule). Originaire de l’Himalaya elle est caractérisée par un tige glabre qui se divise en plusieurs rameaux (atteignant 15 à 120 cm de haut), des feuilles alternes, ovales, pointues et dentées (d’environ quatre centimètres de large), et de petites fleurs roses ou lavandes (de 2 cm) qui poussent en grappes de quatre à huit fleurs au dessus des dernières feuilles. La fleur est composée d’un sépale blanc en forme de casque, de deux pétales inférieurs roses avec une touche de jaune à la base et d’un petit éperon. La floraison se fait de juillet à septembre. La dissémination s’effectue lorsque le fruit mûr, en forme de capsule ( de 20 mm), éclate spontanément (déhiscence explosive) et propulse les graines sur une distance d’une dizaine de centimètres à plusieurs mètres. 

La nom de Balsamine provient d’un fait que certaines espèces (comme l’Impatiens balsamina) étaient utilisées pour faire des baumes afin de soigner les blessures. Le nom latin Impatiens (impatient, incapable d’attendre) fait référence à la dissémination explosive de la plante. Le nom de l’espèce rend hommage au botaniste écossais Isaac Bayley Balfour. C’est une plante ornementale cultivée pour ses belles fleurs mais elle se retrouve aussi à l’état sauvage et plusieurs États américains la considère comme une plante envahissante. Elle attire les insectes pollinisateurs comme le bourdon mais aussi les colibris. Les feuilles des Balsamines (aussi appelé en anglais jewelweed, touch-me-not, ou busy lizzie) nourrissent plusieurs espèces d’insectes (dont des lépidoptères et des coléoptères comme le scarabée japonais) mais sont toxiques pour d’autres espèces. Malgré cela les Balsamines, dont certaines espèces contiennent des composés anti-inflammatoires et/ou fongicides, sont utilisées en herboristerie pour traiter les piqûres d’insectes et les dermatites causées par certaines plantes (ortie, herbe à puce, sumacs). Elles sont une composantes de produits comme Preparation H ou des élixirs floraux de Bach. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.258]

Linaria vulgaris 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/09/10 ]

J’ai déjà illustré cette fleur il y a quelques année, mais j’aimerais en reparler puisque je vous ai présenté la semaine dernière le Lotus corniculatus (a.k.a. “eggs and bacon”) et qu’ensemble ces deux fleurs constituent ce que j’appel le “petit-déjeuner floral”. Elles sont d’ailleurs très similaire et il faut prendre garde à ne pas les confondre.

La Linaire commune  (appelé en anglais “common toadflax ou “butter-and-eggs“) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Scrophulariales (ou Lamiales selon la classification phylogénétique APG), à la famille des Scrophulariaceae (ou Plantaginaceae selon APG III, qui regroupe près de deux milles espèces réparties en une soixantaine de genres) et au genre Linaria (qui regroupe environ cent-cinquante espèces). Il existe principalement une vingtaine d’espèces de linaires.

La linaire commune atteint entre quinze et quatre-vingt-dix centimètre de hauteur et est caractérisé par de nombreuses tiges non ramifiées et des feuilles alternes très fine (deux à six cm de long par un à cinq mm de large), d’une couleur bleu-vert glauque, et qui ressemblent à celles du lin (d’où le nom). Les fleurs, qui poussent en grappes au sommet des tiges, sont deux à trois cm de long et sont constituées de deux lèvres closes jaunes avec une tache orange et d’un long éperon. Elle fleurit entre juin et octobre. Elle sert de nourriture à de nombreux insectes (surtout des papillons de nuit) et n’est pollinisée que par de grosses abeilles et des bourdons, car sa corolle fermée n’est accessible qu’avec une certaine force.

C’est une plante rudérale et une mauvaise herbe mais qui peut être utilisée comme fleurs décoratives. Malgré une légère toxicité pour l’humain et le bétail (due à la présence de glycoside cyanogénétique), elle est utilisée en médecine traditionnelle (par l’infusion des feuilles) entre autres pour ses propriétés diurétiques et antipyrétiques. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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