Images du mer-fleuri [002.021.202]

Allium giganteum 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

L’ail ornemental (appelé “Ornamental onion” en anglais) est une dénomination qui, en fait, regroupe de nombreuses espèces et hybrides du genre allium. On y retrouve, entre autres, les A. cristophii (Persian onion), les Allium hollandicum (Dutch garlic), Allium caeruleum (blue globe onion) et les Allium flavum (small yellow onion). Dans ce cas-ci il s’agit du cultivarGlobemaster” de l’espèce Allium giganteum (ail géant ou giant onion en anglais) qui constitue la plus grande variété d’ail ornemental (produisant des “globes” de 15 à 20 cm de diamètre). Comme les autres allium, ce sont de grandes plantes herbacées, vivaces et à bulbes, possédant un feuillage basale gris-vert en forme de lanière, et qui offrent des fleurs étoilées violettes qui forment des grappes globulaires (ombelles) qui poussent l’été au bout de tiges sans feuilles pouvant atteindre 80 cm de hauteur. Il a reçu le “Award of Garden Merit” de la British Royal Horticultural Society. Ces plantes ont un un fort parfum d’oignon ou d’ail mais, attention, elles ne sont pas comestible car elles contiennent du soufre (cystéine, sulfure) et en manger (tant les fleurs, graines, feuilles ou tiges) peut causer des nausées, vomissements ou de la diarrhée. Elles peuvent être particulièrement toxiques pour les animaux domestiques.

Le genre allium fait partie de la division des Magnoliophyta, de la classe des Liliopsida (Monocotyledonae), de l’ordre des Liliales, et de la famille des Liliaceae (ou Alliaceae selon la classification phylogénétique APG) . Il comprend près de neuf-cent espèces dont plusieurs ont pris une place importante dans l’agro-économie humaine, incluant des plantes maraîchères (légumes) comme  l’oignon (Allium cepa), l’échalote (A. cepa L. var. aggregatum), le poireau (A. ampeloprasum), l’oignon vert (ciboule ou A. fistulosum) ou des herbes comme l’ail cultivé (A. sativum) ou sauvage (A. ursinum) et la ciboulette (A. schoenoprasum). Certaines sont considérées comme ayant des propriétés médicinales. Le nom viendrait soit du celtique ( all / “brûlant, âcre”) ou du grec (ἀλέω / aleo / “to avoid”). (Sources: Wikipedia [FR/EN] et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.195]

Artemisia absinthium 

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[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

IMG_3922L’Absinthe (appelée wormwood en anglais) est un plante à fleurs, vivace, de la division des Angiospermae (Magnoliophyta), de la classe des Dicotyledonae, de la sous-classe des Asteridae, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae (caractérisée par leurs inflorescences composées de petites fleurs réunies en “capitules”) et du genre Artemisia. Elle forme généralement des arbrisseaux de 50 à 120 cm de hauteur, aux feuilles alternes — d’un “gris verdâtre sur le dessus et presque blanches et soyeuses sur le dessous” — et qui donnent vers la fin de l’été (de juillet à septembre) des fleurs “jaunes, tubulaires, réunies en capitules globuleux”. Le nom latin prendrait son origine dans le grec ancien avec d’une part ἀρτεμισία (artemisía — en référence à la déesse grecque Artemis, patronne de la nature sauvage, de la chasse et des accouchements, ou à la Reine Artemisia, épouse et soeur du roi Mausolus d’Halicarnasse) et d’autre part ἀσπίνθιον ou ἀψίνθιον (aspínthion / apsínthion [possiblement dérivé du Perse] — un goût amer, qui désignait également la plante du même nom). J’en ai vu au jardin botanique mais il y en aurait possiblement dans le parc Frédéric-Back car j’y ai vu de quoi de très similaire…

C’est une plante ornementale qui a de très nombreux usages: elle a des propriétés insectifuges et fongicides (elle repousse, entre autres, les piéride du chou, les pucerons et les acariens), médicinales (en tant que vermifuge, désinfectant, contre les nausées, elle facilite aussi la digestion en calmant l’estomac et évacuant la bile, et stimule le flux sanguin dans la région pelvienne — pour traiter les règles douloureuses ou absentes, ou même avoir un effet abortif) mais elle est surtout connue pour son utilisation en tant qu’aromate ajoutée aux spiritueux (principalement la fameuse liqueur d’absinthe), au vin (surtout le Vermouth mais aussi le vin Pelin en Roumanie) ou au thé (au Maroc). Il faut cependant être prudent car la plante contient une substance toxique, la thuyone, qui en quantité excessive (30~60 mg/kg) peut causer “des vomissements, de la diarrhée, des vertiges, des convulsions” et même la mort.

L’alcool d’absinthe est documenté dès l’antiquité (elle est mentionnée par Pythagore, Hippocrate et même dans le De rerum natura de Lucretius) comme ayant des propriétés médicinales, aphrodisiaque et stimulant la création. On retrouve des vins d’absinthe dès le XVIe siècle mais la recette actuelle (l’absinthe distillée avec des herbes comme l’anis vert et le fenouil) n’apparait qu’au XVIIIe siècle. Elle aurait été inventé en 1792 par le Dr Pierre Ordinaire ou par l’herboriste suisse Henriette Henriod dont la recette est acquise en 1797 par le major Dubied et son gendre Henri-Louis Pernod. Elle est commercialisée dès 1805 par la distillerie Pernod, puis sa préparation traditionnelle est popularisée dès 1830 par les soldats revenant d’Algérie: elle est diluée dans un grand verre avec trois à sept fois son volume d’eau (ce qui “trouble” sa couleur verte) en faisant couler l’eau goutte à goutte sur une cube de sucre placé sur une cuillère percée (pelle à absinthe). Elle acquiert de plus en plus de popularité jusqu’à constituer, en 1870, 90 % des apéritifs consommés en France. La “Fée verte” devient la consommation emblématique de la “Belle Époque” parisienne où ses propriétés psychotropes (voir hallucinogènes) et stimulantes sont appréciées des artistes et intellectuels comme Beaudelaire, Verlaine, Rimbaud, Toulouse-Lautrec, et Van Gogh. Toutefois, ses effets neurotoxiques négatifs génèrent un important mouvement d’opposition des ligues anti-alcooliques et elle est interdite en France (et dans de nombreux autres pays) dès 1915 et Pernod se reconvertit dans le pastis… Sa production est heureusement autorisée à nouveau en 1988 mais en règlementant ses taux de thuyone (provenant de l’absinthe), de fenchone (provenant du fenouil) et de pinocamphone (de l’hysope) à respectivement 35 mg/l, 5 mg/l et 10 mg/l, et en utilisant l’appellation “spiritueux aromatisé à la plante d’absinthe”. En 2010, les producteurs peuvent enfin utiliser la dénomination “absinthe“. Il en existe même des producteurs au Québec. Je serais bien curieux d’y goûter… (Sources: Wikipedia)

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Images du mer-fleuri [002.021.188]

Lavandula angustifolia 

[ iPhone 11 Pro / Nikon D3300, Maison Lavande, 2021/07/01 ]

La Lavande officinale (ou Lavande vraie, appelée true lavender ou English lavender en anglais) est une espèce d’arbrisseaux à fleurs de la classe des Dicotyledonae, de la sous-classe des Asteridae, de l’ordre des Lamiales, de la famille des Lamiaceae et du genre Lavandula. Originaire de la Méditerranée, elle est caractérisée par ses fleurs mauves ou violettes disposées en épis et qui sont très odorantes. Le nom proviendrait du latin lavare (laver, en référence au fait qu’elle servait à parfumée la lessive) ou peut-être aussi livere (bleuâtre, en référence à sa couleur). C’est une plante qui a de nombreux usages: on l’utilise comme plante ornementale dans les jardins, comme herbe aromatique en cuisine mais surtout on en extrait une huile essentielle qui est très utilisée en parfumerie et en cosmétique (pour faire des savons, shampoo, etc.). On lui attribut aussi des propriétés médicinales (sans toutefois qu’il n’y ait de preuves cliniques) analgésique, antidépressives, ou antiseptiques. Il faut cependant être prudent car son huile essentielle est toxique. On lui reconnait plus aisément son utilisation en aromathérapie pour soulager l’anxiété ou l’insomnie ou encore ses propriétés répulsives contre les les mites et les poux. C’est également une plantes mellifères qui est bien appréciée des abeilles. 

Elle est une culture iconique de la Provence mais est aussi cultivée dans de nombreux pays au climat tempéré sec et même au Québec, grâce à des variétés résistantes au gel. J’ai récemment visité les champs de la Maison Lavande, situé à St-Eustache. Cette entreprise a été créé en 2006 par deux journalistes en mal de campagnes. On y cultive de nombreuses variétés: la “Munsted” (développé à Surrey en Angleterre), la “Provence Bleue” (la variété française), la “Hidcote” (une autre lavande anglaise), la “Melissa” (développée en Oregon, caractérisée par ses fleurs blanches et roses), ainsi que les lavandins [variétés hybrides Lavandula × intermedia créé par le croisement entre les espèces L. angustifolia et L. latifolia] “Grosso” et “Fred Boutin”. (Sources: Wikipedia & Maison Lavande)

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Images du mer-fleuri [002.021.181]

Papaver 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2013/06/18 ]

J’ai déjà présenté une photo du Pavot oriental. Comme ces images ont été prise au même moment et à proximité, j’en déduis donc qu’il s’agit probablement de la même espèce (Papaver orientale) ou d’une espèce similaire (comme le coquelicot, i.e. Papaver rhoeas). Dans tout les cas il s’agit du genre Papaver, un genre de plantes  qui appartient à la classe des Equisetopsida (angiospermes de la sous-classe des Magnoliidae), de l’ordre des renonculales, et de la famille des Papaveraceae. Ce genre comprend une cinquantaine d’espèces dont les plus connues sont le coquelicot et le pavot à opium (Papaver somniferum). C’est une plante herbacée caractérisée par des feuilles pennées ou bipennée, de grandes fleurs souvent solitaires, à quatre pétales, et très colorées. Le fruit est une grande capsule (fruit sec) à déhiscence (ouverture spontanée) porricide (par les pores) ou apicale (par l’apex ou l’extrémité). Les tiges, dressées et cylindriques, ainsi que le fruit, produisent un latex blanc ou ivoire, généralement malodorant, qui contient des alcaloïdes aux propriétés somnifères, sédatives ou analgésiques, parfois toxique, ce qui fait que certaines espèces (mais surtout le Papaver somniferum) ont été utilisé pour la production de stupéfiants ou de médicaments. En Amérique du Nord, comme plantes ornementales, ont retrouve surtout le pavot d’Islande (Papaver nudicaule) et le coquelicot (Papaver rhoeas). (Sources: Wikipedia)

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Images du mer-fleuri [002.021.174]

Leucanthemum × superbum 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 ]

J’ai déjà mentionné la grande marguerite (aussi appelée marguerite horticole ou Shasta daisy en anglais) que j’avais photographié lors d’une visite dans le parc Frédéric-Back mais j’en avais vu aussi au jardin botanique. C’est une espèce de plantes à fleurs herbacées, vivaces, de la classe des Equisetopsida, sous-classe des Magnoliidae, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae et du genre Leucanthemum. Elle a l’apparence typique de la marguerite avec des pétales blancs disposés en rayons autour d’un disque jaune. Elle est le résultat d’une quadruple hybridation: en 1890 l’horticulteur Américain Luther Burbank a d’abord croisé une Marguerite commune (Leucanthemum vulgare) avec une Marguerite géante (Leucanthemum maximum), puis avec une Leucanthemum lacustre, et enfin avec une Nipponanthemum nipponicum. Il l’a nommé Shasta (du Mont Shasta dans la chaîne des Cascades en Californie) en référence à la blancheur des pétales qui évoque la neige. Si les représentant du genre sont souvent considéré comme des mauvaises herbes nuisibles, la Shasta est appréciée comme plante ornementale et de nombreux cultivars (comme la “Becky” illustrée ici) ont été développé pour l’industrie de la fleur coupée. J’ignore cependant si elle est comestible comme la marguerite commune ou si elle en a les propriétés médicinales (qui, comme la camomille, a des propriétés antispasmodiques, calmantes, digestives et astringente).(Sources: Wikipedia & divers sites horticoles)

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