Automne au Parc de l’Île-de-la-Visitation

Rendons Grâce à la Terre
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Pour tous les bienfaits qu’Elle procure
— Pourquoi abuser une Mère généreuse?

Fall at Île-de-la-Visitation park

Give Thanks to Earth
For all the bounties She procures
— Why abuse a generous Mother?

Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Rhamnus cathartica / Moulin du Sault-au-Récollet
Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Voir photos de ma visite précédente

(Nikkon D3300 / iPhone 6s, document.write(“”); Parc de l’Île-de-la-Visitation, 2016-10-09)
P.S. Bonne Action de Grâce à tous ! / Happy Thanksgiving for all (Canadians)

Image du mer-fleuri

Fleurs d’automne
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Quelques couleurs tardives
Couverture de feuillage morne
— Présages d’une longue torpeur

Fall flowers
(iPhone 6s, document.write(“”); 2016-10-02)

Image du mer-fleurie

L’automne est à nos porte —
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La douce fébrilité de l’été
Bientôt ne sera qu’un souvenir

Beez
Laborieuses abeilles sur un soleil

Sunflower & bee Sunflower & bee 2
(Nikon D3300, document.write(“”); 2016-08-08)
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Haïku

Le chat curieux accepte tant la main de l’étranger
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Que la caresse douce du soleil de la fin août
— Qu’il est bon parfois de ne rien faire

                                                  clodjee
                                                  (2016-08-27)

Haikus par Soseki

“Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, document.write(“”); une part plus secrète et à la fois plus familière de son œuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l’étouffante pression de la vie réelle, où l’esprit fait halte au seuil d’un poème, dans une intense plénitude.”
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“Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu’ils sont pour moi le souvenir de la paix dans cœur… Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m’habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le cœur du lecteur.“

“Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l’auteur, précédés d’une préface par l’éditeur de ses Œuvres complètes au Japon.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

Lire la suite après le saut de page >>

J’ai déjà introduit le haiku quand j’ai commenté Cent sept haiku par Masaoka SHIKI, cet auteur même qui a encouragé S?seki à écrire et l’a initié aux haïkus. Né Kinnosuke Natsume à l’aube de l’ère Meiji, en 1867, il prendra le pseudonyme de «S?seki» en 1888 (utilisant les deux premiers charactères d’une expression chinoise attribuée à Liu Yiqing: ???? / shù dàn zh?n liú ou s?sekichinry? en japonais, littéralement «Se rincer la bouche avec une pierre et faire de la rivière son oreiller»). [ci-contre: p. 43]

Natsume S?seki (?? ??) deviendra l’un des auteur emblématique du Japon moderne. Après avoir étudié la littérature anglaise à l’Université de Tokyo, il part enseigner à Matsuyama (1895), puis à Kumamoto (1896), avant de passer trois ans d’études en Angleterre (1900-03) et de finalement succèder à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l’université de Tokyo. Toutefois, il quitte ce poste en 1907 pour se consacrer à l’écriture. On lui connait plus d’une vingtaine d’ouvrages dont principalement Je suis un chat (??????? / Wagahai wa neko de aru, 1905), Botchan (?????, 1906), Sanshirô (???, 1909), Et puis (???? / Sorekara, 1909), La porte (? / Mon, 1910), et Choses dont je me souviens (??????? / Omoidasukoto nado, 1910-11). Son importance dans la littérature japonaise est soulignée par le fait que son portrait apparait sur le billet de 1 000 yens.

Haikus est un ouvrage assez simple qui se lit très rapidement. Les petits poèmes sont typiquement présenté trois par page, agrémentés de peintures et de calligraphies par S?seki. Dans mon commentaire de Cent sept haiku, j’ai déjà mentionné ma déception de ne pas ressentir la profondeur de la pensée ou des sentiments de l’auteur que l’on s’attendrait à retrouver dans cette forme de poésie. Il est toutefois intéressant d’essayer de comprendre ce que l’auteur désir exprimer. C’est un bel ouvrage et j’ai particulièrement apprécié les illustrations de l’auteur (ci-contre: p. 23) ainsi que la préface et les notes qui lévent un peu le voile sur les intensions et le parcours de S?seki.

Somme toute c’est une très bonne lecture de chevet et pas nécessairement que pour les amateurs de culture nippone ou de poésie.

Haikus, par S?seki (traduits par Elisabeth Suetsugu). Arles, Éditions Philippe Picquier, janvier 2002. 144 pages, 14.5 x 23.0 x 1.0 cm, 8,00 € / $32.95 Cnd, ISBN 2-8097-0125-8. Lectorat: pour tous!

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Photos haiku: Shiki

En regardant une émission à la télévision japonaise, document.write(“”); Haiku Masters, diffusée en anglais sur NHK World, j’ai découvert un concept nouveau en art visuel: le photo haiku ! Le premier épisode de cette émission peut être visionné sur demande sur le site internet de la station.
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Cela m’avait déjà donné l’idée de faire
une video haiku inspiré par les nouvelles rames de métro Azur. Cette fois je vous propose deux photos haiku qui utilisent des textes de Shiki tirés de Cent sept haiku (ouvrage que j’ai tout récemment commenté):

Papillon qui dors
Sleeping Butterfly
(Photo: clodjee.com, iPhone 6, 2015-09-26 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 22)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 109): “Réplique adressée à S?shi (Zhuangzi), grand philosophe taoïste chinois, qui un jour avait rêvé qu’il était un papillon, avant de se demander s’il n’était pas plutôt un papillon rêvant qu’il était Zhuangzi.”

Deux kakis
Two Kaki
(Photo: clodjee.com, iPhone 6s, 2015-11-16 / Texte: Shiki, Cent sept haiku, p. 90)
Sur ce haiku, le traducteur note (Cent sept haiku, p. 110): “Bien que très malade et souffrant de consomption, Shiki continue de travailler, recevant de très nombreux haiku dont il doit faire la critique. Mais compensation : il s’offre deux kakis après la séance de travail”.

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