Nous rêvions de robots

NousRevionsDeRobots-cov“De la terre fertile et tangible d’une enfance agricole ardue, rêveuse et sensuelle, à l’enfermement d’un futur dématérialisé à la suite de la Grande Captation numérique, une femme raconte ses transformations physiques et amoureuses, la persistance de sa nature humaine. Comment conserver la mémoire de l’être et des sensations sur le chemin de la post-humanité ? Comment résister à l’entreprise totalisante à l’œuvre derrière les machines ? Avec Nous rêvions de robots, quelque part entre Asimov et Volodine, Isabelle Gaudet-Labine propose un récit de science-fiction décliné en poèmes, duquel n’est conservé que le plus précieux, le frisson, la beauté et le secret, pour affirmer l’humain.

À l’envers de toi / Philéa-2 zéro-2 / je suis / ce que je ne sais pas…”

[Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur]

Un collègue avait suggéré hier de profiter de l’heure gagnée par le retour à l’heure normale pour lire un court roman. Je me suis dit que ce serait l’occasion idéale pour m’attaquer à ce court recueil de poésie dont j’appréhendais la lecture depuis l’été…

D’emblée je dois avouer que je préfère écrire de la poésie qu’en lire. Toutefois, lorsque j’en lis, je l’approche un peu comme j’approche l’art : je préfère de beaucoup l’art figuratif à l’art abstrait. J’aime comprendre ce que je vois/lis sans devoir constamment l’analyser comme un puzzle. Je préfère donc des poètes lyrique comme Beaudelaire ou Nelligan, dont la lecture évoque des sentiments, des impressions, des souvenirs, des rythmes, auxquels je peux facilement m’identifier, sans nécessairement avoir une trame narrative. Il s’agit d’évoquer des sentiments par allégorie, bien sûr, mais ce que l’auteur veux exprimer demeure tout de même relativement clair même si l’expérience personnelle de l’auteur qui génère ce sentiment ne l’est pas toujours. 

De nos jours, chez les poètes modernes, cette clarté est rarement présente, ce qui fait que j’évite d’en lire. Toutefois, la promesse d’une poésie de science-fiction était irrésistible pour moi et, envahit par la curiosité (et ayant rencontré l’auteure à Boréal l’été dernier), j’ai décidé de tenter l’aventure avec Nous rêvions de robots, par Isabelle Gaudet-Labine.

Malheureusement, malgré tout mes efforts, cette lecture fut ressenti comme une corvée. Les mots n’évoquaient pas de sentiments, et les images ne se formaient dans mon esprit qu’avec difficulté. Mais que veut-elle donc exprimer?

Le recueil est divisé en trois parties. J’ai réussi à apprécier un peu la première, où l’auteure relate son passé agricole, car je pouvais assez bien suivre ce qu’elle tentait d’exprimer. Le présent, envahit par l’informatique, était lui beaucoup plus difficile à déchiffrer et la lecture en était donc dépourvue de plaisir. Le futur robotisé quant à lui était plutôt amusant puisque l’auteure ici tente, non pas d’exprimer des sentiments, mais plutôt de raconter une histoire fictive, à l’aide de ses strophes et de ses rythmes brisées. “Qu’une fiction m’efface / de la Grande Capture / Je deviens fée / dans la forêt des machines

Je ne regrette pas d’avoir assouvie ma curiosité même si l’expérience n’a pas été aussi agréable que j’aurais voulu. Ce ne fut pas une heure perdue mais cela a confirmé ma méfiance envers la poésie moderne. Toutefois si, contrairement à moi, vous savez l’apprécier je suis sûr que vous passerez de bons moments avec Nous rêvions de robots

Nous rêvions de robots, par Isabelle Gaudet-Labine. Chicoutimi: Éditions La Peuplade, septembre 2017. 108 pg. $19.95. ISBN 978-2-924519-57-8. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-2-0

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBAnQBiblioGoodreadsGoggleWorldCat ]

© 2017 Isabelle Gaudet-Labine • Éditions La Peuplade.

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Automne au Parc de l’Île-de-la-Visitation

Rendons Grâce à la Terre
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Pour tous les bienfaits qu’Elle procure
— Pourquoi abuser une Mère généreuse?

Fall at Île-de-la-Visitation park

Give Thanks to Earth
For all the bounties She procures
— Why abuse a generous Mother?

Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Rhamnus cathartica / Moulin du Sault-au-Récollet
Fall at Île-de-la-Visitation park Fall at Île-de-la-Visitation park

Voir photos de ma visite précédente

(Nikkon D3300 / iPhone 6s, document.write(“”); Parc de l’Île-de-la-Visitation, 2016-10-09)
P.S. Bonne Action de Grâce à tous ! / Happy Thanksgiving for all (Canadians)

Image du mer-fleuri

Fleurs d’automne
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Quelques couleurs tardives
Couverture de feuillage morne
— Présages d’une longue torpeur

Fall flowers
(iPhone 6s, document.write(“”); 2016-10-02)

Image du mer-fleurie

L’automne est à nos porte —
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La douce fébrilité de l’été
Bientôt ne sera qu’un souvenir

Beez
Laborieuses abeilles sur un soleil

Sunflower & bee Sunflower & bee 2
(Nikon D3300, document.write(“”); 2016-08-08)
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Haïku

Le chat curieux accepte tant la main de l’étranger
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Que la caresse douce du soleil de la fin août
— Qu’il est bon parfois de ne rien faire

                                                  clodjee
                                                  (2016-08-27)

Haikus par Soseki

“Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, document.write(“”); une part plus secrète et à la fois plus familière de son œuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l’étouffante pression de la vie réelle, où l’esprit fait halte au seuil d’un poème, dans une intense plénitude.”
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“Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu’ils sont pour moi le souvenir de la paix dans cœur… Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m’habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le cœur du lecteur.“

“Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l’auteur, précédés d’une préface par l’éditeur de ses Œuvres complètes au Japon.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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J’ai déjà introduit le haiku quand j’ai commenté Cent sept haiku par Masaoka SHIKI, cet auteur même qui a encouragé S?seki à écrire et l’a initié aux haïkus. Né Kinnosuke Natsume à l’aube de l’ère Meiji, en 1867, il prendra le pseudonyme de «S?seki» en 1888 (utilisant les deux premiers charactères d’une expression chinoise attribuée à Liu Yiqing: ???? / shù dàn zh?n liú ou s?sekichinry? en japonais, littéralement «Se rincer la bouche avec une pierre et faire de la rivière son oreiller»). [ci-contre: p. 43]

Natsume S?seki (?? ??) deviendra l’un des auteur emblématique du Japon moderne. Après avoir étudié la littérature anglaise à l’Université de Tokyo, il part enseigner à Matsuyama (1895), puis à Kumamoto (1896), avant de passer trois ans d’études en Angleterre (1900-03) et de finalement succèder à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l’université de Tokyo. Toutefois, il quitte ce poste en 1907 pour se consacrer à l’écriture. On lui connait plus d’une vingtaine d’ouvrages dont principalement Je suis un chat (??????? / Wagahai wa neko de aru, 1905), Botchan (?????, 1906), Sanshirô (???, 1909), Et puis (???? / Sorekara, 1909), La porte (? / Mon, 1910), et Choses dont je me souviens (??????? / Omoidasukoto nado, 1910-11). Son importance dans la littérature japonaise est soulignée par le fait que son portrait apparait sur le billet de 1 000 yens.

Haikus est un ouvrage assez simple qui se lit très rapidement. Les petits poèmes sont typiquement présenté trois par page, agrémentés de peintures et de calligraphies par S?seki. Dans mon commentaire de Cent sept haiku, j’ai déjà mentionné ma déception de ne pas ressentir la profondeur de la pensée ou des sentiments de l’auteur que l’on s’attendrait à retrouver dans cette forme de poésie. Il est toutefois intéressant d’essayer de comprendre ce que l’auteur désir exprimer. C’est un bel ouvrage et j’ai particulièrement apprécié les illustrations de l’auteur (ci-contre: p. 23) ainsi que la préface et les notes qui lévent un peu le voile sur les intensions et le parcours de S?seki.

Somme toute c’est une très bonne lecture de chevet et pas nécessairement que pour les amateurs de culture nippone ou de poésie.

Haikus, par S?seki (traduits par Elisabeth Suetsugu). Arles, Éditions Philippe Picquier, janvier 2002. 144 pages, 14.5 x 23.0 x 1.0 cm, 8,00 € / $32.95 Cnd, ISBN 2-8097-0125-8. Lectorat: pour tous!

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