Animeland #224

224-coverLa nostalgie n’aura jamais autant été d’actualité ! Cowboy Bebop, une des plus grandes séries animées, fête ses 20 ans cette année ! Retrouvez dans le magazine un dossier spécial consacré à ses créateurs, interviewés pour l’occasion.

Retrouvez aussi notre dossier éco, cette fois consacré aux fan-arts (et à leur business !), un dossier anime dédié à Monogatari, la rubrique pop-corn et ses reviews de films (Flavor of Youth, My Hero Academia: Two Heroes, Bungo Stray Dogs: Dead Apple…), les chroniques anime et manga, la suite de notre dossier manga consacré à L’Attaque des Titans, la review du jeu vidéo Octopath, notre rubrique Portrait de voix…

J’avais planifié de commenter AnimeLand régulièrement mais je me suis retrouvé assez occupé (et la bibliothèque où je le lis ne le reçoit pas toujours de façon très assidue — si j’avais un service de presse comme dans le bon vieux temps cela serait tellement plus simple!). Alors quand un nouveau numéro paraissait, je retournais simplement celui qui trainait sur le coin de mon bureau sans l’avoir commenté. J’ai donc passé quatre numéros sans les commenter. Toutefois, quand j’ai vu ce numéro “Double” (148 pages au lieu de 116, et dans un format légèrement plus grand) je me suis dis qu’il fallait absolument que j’en parle. Alors voilà…

D’abord, il faut rappeler que AnimeLand est sans conteste le meilleur magazine d’information (en dehors du Japon, bien sûr) sur l’anime et le manga (qui sont couvert en part égale, avec un peu d’espace consacré au cinéma, aux jeux vidéos et à la paraphernalia, i.e. figurines, modèles réduits, etc.). Que ce soit tant pour ses informations (voir leur fil de nouvelle sur le site internet: anime et manga), leur dossiers, interviews ou critiques, ce magazine demeure une lecture incontournable pour tout les fans qui se respecte.

Dans ce numéro (pour les détails voir le sommaire du numéro sur le site du magazine) j’ai été tout particulièrement intéressé à la sélection de séries télé de la rédaction (je note Holmes of Kyoto, une série de 12 épisodes sur Crunchyroll où le personnage et son assistante font des enquêtes) ainsi que sa sélection de mangas récents (je note La fille du temple aux chats [Makoto Ojiro, Soleil], Les montagnes hallucinées [Gô Tanabe adaptant H.P. Lovecraft!, Ki-oon], Le vieil homme et son chat [Nekkomaki, Casterman] et la réédition de La vie de Bouddha [Osamu Tezuka, Delcourt/Tonkam]), un article de huit pages sur la saga Monogatari, une série d’articles et d’interview qui célèbrent les 20 ans de Cowboy Bepop, un article sur Visions d’Escaflowne, un très intéressant article sur la dernière étape de production d’une animation: le compositing, un petit article sur Noise — le plus récent manga de Tetsuya Tsutsui chez Ki-oon, un article sur le mangaka Kenji Tsuruta (Spirit of Wonder, Emanon, L’Île errante), et un article sur Le signe des rêves de Naoki Urasawa.

Il y a tant de choses à découvrir dans un seul numéro d’AnimeLand! C’est beaucoup de petits sujets (une ou deux pages) ce qui me donne l’impression que les articles sont toujours trop courts… J’aimerais bien de temps en temps voir de véritable articles de fond avec analyse, présentation des personnages, synopsis des épisodes, interview avec le directeur, etc.

Dans un magazine comme AnimeLand, quand on a soif de découverte, même les publicités peuvent être une source d’information. J’ai ainsi appris qu’AnimeLand, en partenariat avec les éditions Ynnis, sortait le livre 100 Films d’animation japonais, un répertoire des films les plus marquants et qui constituera sans aucun doute une des rares références en français sur ce genre (208 pages, 29,90 €, paru en Octobre). Avec le même partenariat, le magazine a aussi annoncé la parution de Quiz Animeland, un jeu questionnaire qui permettra au amateurs de tester leurs connaissances manga et anime en 500 questions, divisées en cinq rubriques: manga, film, anime, classique et expert (14,95 €, novembre 2018). 

Je crois qu’AnimeLand a bien compris qu’une publication périodique ne peut être que marginalement profitable et que pour survivre il faut multiplier le plus possible les publications parallèles (c’est ce que j’avais l’intention de faire avec PA…). Depuis longtemps déjà, l’équipe du magazine produit de nombreux numéros spéciaux (AnimeLand X-Tra) et Hors-Série (dont le plus récent, dédié au mangas, passe en revue l’année 2018 en mangas) — que ma bibliothèque ne reçoit malheureusement pas! Depuis quelques années, ils ont aussi produits de nombreux livres (consacrés aux studios Disney ou Ghibli, au 30ème anniversaire du Club Dorothée ou au centenaire de l’animation Japonaise (que j’ai déjà commenté), ou encore à la culture japonaise (son quotidien, ses “stars”). Ces ouvrages ne sont toutefois pas toujours facile à trouver outre atlantique (encore une fois, des services de presse seraient appréciés!)…

Finalement, on ne s’ennui jamais avec AnimeLand. Et je suis impatient de voir le prochain numéro dédié à Gunnm (Battle Angel Alita) et Mirai, Ma Petite Soeur.

AnimeLand #224 — Octobre/Novembre 2018 [Collectif dirigé par Émilie Jollois et Christopher Macdonald]. Paris, AM Media Network, septembre 2018. 148 p. 12.00 € / C$18.40. ISSN 1148-0807. Lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Wikipedia — WorldCat ]

Voir aussi mes commentaires sur des numéros précédents:

/  #217-218-219  /  #216  /  #214-215  /  #209  /  etc.  /

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Koralovski

Koralovski-v01-cov“Et si la fin du pétrole n’était qu’un mythe… ?

Viktor Koralovski était le roi du pétrole russe. Une position qui lui a valu les foudres du président Khanine et dix ans d’emprisonnement.

À présent évadé malgré lui, Viktor va rapidement comprendre qu’en son absence, amis et ennemis sont devenus difficiles à distinguer. Et que son nom est au coeur d’une vaste conspiration, qui pourrait impliquer toute l’industrie pétrolière! Mais dans quel but… ?”

[Texte de la couverture arrière] 

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheur” [spoilers]! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même pris connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin! 

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Page 3

Dans le premier tome, Viktor Borissovitch Koralovski est un oligarque russe qui s’est enrichi dans le pétrole mais lorsqu’il est devenu trop riche et a montré des ambitions politiques, le président russe Vladimir Vladimirovitch Khanine le fait arrêter. Il est incarcéré depuis dix ans quand une mystérieuse attaque militaire contre la prison lui permet de s’évader. Il réussi à passer la frontière en Finlande et à obtenir l’aide d’un autre oligarque du pétrole, Aleksandr Orlov, qui le fait venir sur son yacht en mer Baltique.

Pendant ce temps, à Berlin, la journaliste Anika Keller travaille sur un article consacré à Koralovski. Son taxi frappe un SDF poursuivi par deux hommes. Ce simple incident va la propulsé au sein d’un complot d’envergure international. À l’hôpital, pendant que les médecins examinent le SDF, un commando masqué kidnappe le patient encore inconscient. Les médecins ont remarqué qu’il avait un implant RFID. En allant investiguer le lieu où les deux hommes avaient trouvé le SDF, ils découvrent une bombe dans un tunnel ferroviaire. Composé d’ogives nucléaires baignant dans l’essence, la bombe avait apparemment pour cible le président russe Khanine, qui est en visite à Berlin!

 

Koralovski 1: L’Oligarque, par Philippe Gauckler (couleurs par Scarlett Smulkowski). Bruxelles: Le Lombard (Coll. Troisième Vague), février 2015. 48 pages, 12.45€ / $21.95. ISBN 978-2-8036-3530-6. Pour public adolescent (15+). stars-3-0

Koralovski-v02-cov“À bord du yacht qui les a secourus, Koralovski et ses compagnons se mettent en route pour un laboratoire off-shore appartenant à sa société. Il s’agit du laboratoire qui a mis au point un procédé révolutionnaire permettant d’extraire la totalité d’un gisement de pétrole soi-disant épuisé. Mais à leur arrivée, le lieu est désert…”

[Texte du site de l’éditeur]

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Page 3

Dans le second tome, on apprend que le SDF est en fait un espion américain nommé Blasko. Un commando l’a exfiltré pour le ramener à Washington afin qu’il fasse son rapport sur un complot mondial. Anika et ses deux compagnons sont amené dans le bundesbunker du gouvernement allemand pour y être interrogé par les services secrets. Mais le bunker est attaqué par un commando et ils sont fait prisonniers. Les deux compagnons d’Anika se révèlent être des agents spéciaux du BND. Ils réussissent néanmoins à s’échapper et à libérer d’autres prisonniers: la chancelière allemande Andrea Kermel et le président russe Khanine. 

Le complot prends de l’ampleur, car une bombe similaire est trouvé à bord d’un tanker de gaz naturel liquéfié. À bord du yacht de Orlov, Koralovski se rend sur une plateforme de forage où il avait installé un laboratoire pour développer un procédé nouveau d’extraction du pétrole. Il n’y trouve qu’une autre bombe. Plusieurs autres bombes sont aussi découvertes dans des terminaux pétroliers au Moyen-Orient. La situation est grave et Orlov décide d’organiser un meeting pour trouver une solution…

Koralovski 2: Dans L’ombre du Monde, par Philippe Gauckler (couleurs par Scarlett Smulkowski). Bruxelles: Le Lombard (Coll. Troisième Vague), août 2015. 48 pages, 12.45€ / $21.95. ISBN 978-2-8036-3598-6. Pour public adolescent (15+). stars-3-0

Koralovski-v03-cov“La confrontation tant attendue par Koralovski avec le président Khanine est de courte durée : une menace d’attaque nucléaire au Kazakhstan éclate, visant l’un des gisements de pétrole les plus importants au monde. Ne connaissant pas l’ampleur de l’infiltration ennemie dans leurs services de sécurités, Koralovski et son équipe n’ont d’autre choix que de se rendre eux-mêmes sur place, pour tenter d’empêcher le pire de se produire…”

[Texte du site de l’éditeur]

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Page 6

Dans le troisième tome, Blasko s’embarque sur un avion bimoteurs pour se rendre à Washington, où il doit témoigner devant une commission d’enquête des forces armées au sujet du complot mondiale qui vise à déstabiliser la production de pétrole au Moyen-Orient à l’aide de terrorisme nucléaire. La conspiration rassemble des éléments du complexe militaro-industriel et de Wall Street, ainsi qu’une organisation terroriste russe. La mémoire de Blasko lui revient peu à peu il se souviens qu’une véritable attaque nucléaire est prévu pour bientôt sur le site pétrolier de Kashagan en mer Caspienne. Comme pour démontrer que les organisations militaires des touts les pays semblent vraiment infiltrés par des éléments du complots, l’avion de Blasko est intercepté par les forces canadienne à la demande du DIA et sous de fausses accusations. Mais Blasko réussi à sauter en parachute…

Le petit groupe dont fait partie la journaliste Anika Keller se réfugie dans une safe-house où ils sont rejoint par Koralovski et Orlov. On y discute de révéler l’existence du complot par une émission de télé. La rencontre entre Koralovski et Khanine fait des étincelles. Les discussions sont cependant interrompues par la nouvelle de l’attaque nucléaire imminente au Kazakhstan. Le groupe s’embarque à bord d’un hydravion en direction la mer Baltique pour intercepter l’ekranoplane (un hydravion à effet de sol volant au raz de l’eau) qui transporte les ogives nucléaires. 

L’histoire se termine sur un air festif dans la villa de Orlov à Bakou. Khanine a amnistié Koralovski et Blasko a finalement témoigné à la commission d’enquête ouvrant la porte à un grand nettoyage dans l’administration gouvernementale… La dernière scène ressemble étrangement aux scènes de banquets dans les Astérix (hommage?)!

Koralovski 3: Des Horizons de Feu, par Philippe Gauckler (couleurs par Scarlett Smulkowski). Bruxelles: Le Lombard (Coll. Troisième Vague), août 2016. 48 pages, 12.45€ / $21.95. ISBN 978-2-8036-3518-4. Pour public adolescent (15+). stars-3-5

J’ai précédemment introduit l’oeuvre de Philippe Gauckler et je vous présente ici sa plus récente série. Dans cette trilogie, Gauckler nous offre un style réaliste, qui démontre qu’il a maintenant acquit une grande maîtrise de son art. Toutefois, comme c’est parfois le cas dans les BD franco-belge, les cases sont plutôt statique. Cependant la fluidité de l’action reste très bonne malgré tout. Le récit est, quant à lui, excellent. L’histoire est de toute évidence inspirée de la réalité (bien sûr Khanine représente Vladimir Vladimirovich Putine et Koralovski est Mikhaïl Borissovitch Khodorkovski) mais cet affaire de complot pétrolier demeure peu vraisemblable. Toutefois, somme toute, c’est un bon thriller. C’est une lecture agréable et divertissante que je recommande sans peine. Je me demande bien ce que nous réserve Gauckler pour sa prochaine série…

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBAnQBiblio MtlGoodreadsWikipediaWorldCat ]

© Gauckler / Éditions du Lombard 2015

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L’art subtil du commentaire-critique

On me demande souvent quels sont les critères que j’utilise quand j’écris des critiques (reviews) de livres ou de films. En fait, j’utilise les même critères que j’ai développé au cours des années alors que j’écrivais des critiques d’abord pour Samizdat (un fanzine de science-fiction et fantastique québécois, 1987-1994) et, par la suite, pour Protoculture Addicts (un magazine sur la culture, le dessin animé et la bande-dessinée japonaise, 1987-2008). J’ai été rédacteur-en-chef pour ce dernier pendant plus d’une vingtaine d’années et ce sont ces même critères auxquels je demandais à mes collaborateurs d’adhérer. Je vais donc profiter de la présente occasion pour vous expliquer un peu comment je procède. Et je suggère à quiconque qui désire écrire des critiques de suivre ces quelques lignes directrices.

J’aimerais d’abord définir la critique comme étant un simple commentaire et non pas une critique analytique. Cette dernière cherche à étudier, en profondeur, les moindres aspects d’une oeuvre: les motivations des personnages, les choix narratifs, le message de l’auteur, etc. Une simple critique, quant à elle, n’est qu’un commentaire qui se veut ni objectif, ni constructif, ni négatif : c’est juste une opinion, un ressenti, que l’on exprime. On aime ou on aime pas, et on tente d’expliquer pourquoi, en décortiquant brièvement les impressions que l’oeuvre nous a laissé.

Je préfère d’ailleurs parler de “commentaire” et non de “critique” car ce dernier terme fait plus pompeux et peut aisément être confondu avec son cousin analytique. Un commentaire donne une impression plus modeste. On ne cherche pas a donner de leçon mais simplement à dire ce qu’on en pense. Dans le cas d’un livre, on pourrait parler de commentaire de lecture mais comme on peut commenter aussi des documents audio-visuels (des BD ou des manga, des films (vu au cinéma, en Dvd, ou Blu-ray), ou même de la musique (concert, CD)) je préfère m’en tenir simplement à “commentaire.” Bien sûr, l’approche sera un peu différente selon le type d’ouvrage  que l’on commente (livre, cinéma, musique).

Une autre question que j’entend parfois c’est “pourquoi se donner la peine de faire un commentaire” alors que l’on pourrait bien se contenter d’apprécier une oeuvre pour ce qu’elle est sans trop se poser de question. Je dois avouer que pour moi c’est plus une déformation professionnelle. J’ai écrit tellement de commentaires pour les publications pour lesquelles je travaillais que maintenant je ne peux pas m’empêcher d’analyser et de penser à ce que je ressens au fur et à mesure que je progresse dans le livre que je lis ou dans le film que je visionne. Et tant qu’à avoir des idées ou des opinions, pourquoi ne pas les partager? Car la raison fondamentale d’un commentaire c’est cela: partager ses coups de coeur (ou de foudre!), son amour (ou parfois son aversion) pour une oeuvre, ou simplement donner son opinion. Parfois, aussi, il s’agit de vouloir aider les autres à comprendre et à mieux apprécier une oeuvre ou, tout au moins, à partager la façon dont nous percevons une oeuvre (à travers le prisme de nos expériences personnelles, de notre savoir, de notre vécu). Si nous sommes passionné par un sujet, il est tout naturel de vouloir partager cette passion. Le lecteur (du commentaire) en fera bien ce qu’il veut…

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March, Book 1: Civil Rights history in comics

“Congressman John Lewis (GA-5) is an American icon, one of the key figures of the civil rights movement. His commitment to justice and nonviolence has taken him from an Alabama sharecropper’s farm to the halls of Congress, from a segregated schoolroom to the 1963 March on Washington, and from receiving beatings from state troopers to receiving the Medal of Freedom from the first African-American president.” (…)

March is a vivid first-hand account of John Lewis’ lifelong struggle for civil and human rights, meditating in the modern age on the distance traveled since the days of Jim Crow and segregation. Rooted in Lewis’ personal story, it also reflects on the highs and lows of the broader civil rights movement. Book One spans John Lewis’ youth in rural Alabama, his life-changing meeting with Martin Luther King, Jr., the birth of the Nashville Student Movement, and their battle to tear down segregation through nonviolent lunch counter sit-ins, building to a stunning climax on the steps of City Hall.”

(Text from the publisher’s website; see also the back cover)

Congressman John Lewis wanted to be a preacher. He grew up on his parents’ farm in rural Alabama taking care of the family chickens (to whom he was practising preaching!). The story starts in his congressional office as he is preparing to go assist at Obama’s inauguration. A black lady comes into the office with her children to show them up a place where history was made. Instead they meet with the Congressman himself who takes this opportunity to tell them a little about himself and the history of the civil rights movement. With the help of his uncle Otis and Martin Luther King, Jr., to whom he wrote a letter, he succeed to go to college in Nashville. There, he contributed to the Student Movement and, inspired by Gandhi’s nonviolent protest, took many actions to fight against segregation.

The storytelling is excellent and the art is pretty good. It is a superb idea to bring back to life Congressman Lewis‘ memories, such as his actions of civil disobedience, for a new generation to understand what the civil rights movement was all about. It is very educational and it is probably even more relevant today than when it was first published (considering the “Black Lives Matter” movement and the fact that I discovered this book through a CNN report about President Trump insulting Congressman Lewis, saying he was “all talk and no action” !).

All in all, it’s a nice way to teach the history of an important moment of our Western Civilization, but also an excellent occasion to talk about good moral values. The life of great role models like Congressman Lewis need to be recorded for the posterity, but not only in history books or museums but also as part of our popular culture. It’s a good reading for the Black History Month and I cannot recommend it more strongly.

March: Book One, by Congressman John Lewis, Andrew Aydin, and Nate Powell. Marietta GA: Top Shelf Productions, August 2013. 128 pg., Softcover, 6.5″ x 9.5″, 14.95 US / $19.99 Can. ISBN: 978-1-60309-300-2. stars-3-5

For more information you can check the following websites:

[ Traduire ]

S’enfuir – Récit d’un otage

“En 1997, document.write(“”); alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de Pyongyang, de Shenzhen, de Chroniques birmanes et de Chroniques de Jérusalem.” [ Texte du site de l’éditeur ]
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“Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand t’es otage, tu n’as même pas ce genre de repères. Tu n’as rien.” [ Texte de la couverture arrière ]

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Dear Deer

“A woman stares at a deserted exhibition in the local museum, document.write(“”); a place said to be haunted by the phantom of a deer, “Ryomo-Shika”… Twenty-five years earlier three siblings reported seeing the deer, becoming first famous, then infamous when their claim was debunked. The fallout was devastating. The second son, Yoshio, is now living in a psychiatric institution; Akiko, the unsociable youngest daughter, lives in the country with an older man; and the eldest son, Fujio, who has remained in town, is burdened with debt from the family’s failing business. Now, with their father dying, the three siblings along with their respective partners and friends, have returned home, their first reunion in many years. But time hasn’t dulled their rivalries and or their rancour. They find themselves once again at a crossroads in life.”
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(Text from the
Festival’s program)


WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

I admit that I misunderstood the movie description in the program, so I thought it would be some sort of ghost story. Not at all.

When they were kids, siblings Fujio, Yoshio and Akiko saw a rare deer that was supposed to be extinct and took a blurry picture. But people thought it was an hoax and that they lied to attract attention or just misidentified a common deer. They were quite hurt no to be believed. On top of that, after their mother’s death, their father became quite abusive, so the younger brother and sister left their hometown and the older brother stayed to take care of the family business. He has to work hard to keep it (and the town) together despite serious economic problems as a big development company tries to buy off the land. The younger brother seem to have a mild case of obsessive-compulsive disorder as he seems to have internalize all his guilt and frustrations from the childhood. The younger sister is good looking and has always had her ways with men, but unfortunately she eloped with a loser. She is very selfish but she eventually soften. She has a very unhappy life in Tokyo.

Twenty-five years later, they come back to their hometown when their father become gravely ill. They all have been greatly affected by their childhood have serious psychological problems. The death of the father brings back to the surface all their issues and what stayed unsaid for a long time is being expressed making their return trip a cathartic experience that is finally freeing them from the weight that had kept them miserable for all those years.

This is a very beautiful and interesting movie. Japanese movies are always good at showing us the beauty of the countryside. The director said that he was inspired by the fact that people from the countryside and people from the city seem to have very different mentality and way of life.

Dear Deer (????????): Japan, 2015, 107 mins; Dir.: Takeo Kikuchi; Scr.: Noriaki Sugihara; Ed.: Azusa Yamazaki; Music: Takuro Okada; Cast: Yuri Nakamura (Akiko), Yoichiro Saito (Yoshio), Shota Sometani (Fujio), Kôji Kiryû, Rinko Kikuchi, Yûrei Yanagi, Takeshi Yamamoto, Wakana Matsumoto, Yasushi Masaoka.

Film screened at the Montreal World Film Festival on September 3rd, 2015 (Cinema Quartier Latin 9, 11h00 – the theatre was filled only at 10% of its capacity) as part of the “First Film World Competition” segment. The director was present to introduce the movie and for a Q&A afterward.

For more information you can visit the following websites:

Dear Deer © 2015 Office Kiryu.

[ Traduire ]

Haman

“A tragic story of a girl who becomes a monster. Deeply in love, document.write(“”); Haruka decides to have sex with her boyfriend. But the results are catastrophic: she accidentally kills him. Traumatized, she flees the scene. Her cursed life has begun. Does she have any hope of escaping the malediction? A dark fantasy about life, sex and love. ”
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(Text from the
Festival’s program)


WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

I was not expecting much from this movie. I thought it would be a Fantasia-style gory and sexual horror movie. I was surprised to discover I was a more subtler and meaningful fantastical tale.

Haruka is cursed. She goes to a love hotel to have sex for the first time with her boyfriend. What should have been a pleasant occasion turns into a nightmare when her boyfriend unexpectedly and painfully dies during intercourse. She has no idea what happened: she was enjoying herself on top of him when there’s suddenly a gush of blood as she appears to have ripped off her boyfriend’s penis. She flees the scene in horror. The next day, in the news, the police talks of a gruesome murder as the sex of the victim appears to have been bitten off in a very inhuman way.

She skips school and wanders around in a dazed state. Has she dreamed or hallucinated the whole ordeal? Is that a fantasy induced by teenage angst and sexual anxiety? Or is she really some sort of monster and it happened for real? Is that even possible to have teeth “down there”? As she wanders on the road, she is kidnapped and raped by a pervert, but she kills him too, by “biting” off his penis with her vagina. The curse is confirmed.

Eventually, she meets Yosuke — who is nice to her and helps her overcome the trauma. She also meets his sister (so she said but she ends up being a jealous impersonator stalking Yosuke). They starts dating but Haruka fears that if they go further she will kill him. However, she accepts to date him only if they have a sexless relationship. Of course, with time, Yosuke cannot endure such a sexless love and wants to have her even if he knows that it will probably kill him. A love to die for.

The director said he was inspired by the true story of Sada Abe — who killed her lover and kept his penis as a souvenir. Even if the story had already been adapted in several movies — the most famous being Ai no Korida / In the realm of the senses by Nagissa Oshima — it seemed to him to be a good starting point to talk about sex and love.

The movie was very low budget and was shot within twelve days with a crew of seven (all volunteers) but most of the work was done by Tetsuya Okabe (directing, script, editing, etc., even paying for the lunch of the crew!). The film looks pretty good for such a low budget production and the director succeeded to turn a subject of comedic horror into a thoughtful allegory.

The title, Haman (???), is a slang blend (or portemanteau) expression made from ? [Ha, tooth] and ???? [Omanko, vagina] meaning “toothed vagina”. I am not sure if the director was aware of this when he wrote the script (most probably), but the idea of the “vagina dentata” (in Latin) can be found in the folklore of many ancient cultures.

All in all, it was a good movie and I enjoyed it. It is amusing to see that the story ends up much more interesting by being treated through a more mainstream movie (with minimum gore and nudity–we see Haruka’s breast in only one scene) rather than as a comedic horror film.

Haman (??? / lit. “toothed vagina”): Japan, 2015, 95 min.; Dir./Scr./Ed.: Tetsuya Okabe; Phot.: Yumi Hasegawa; Music: HIR, Shintaro Mieda; Cast: Nonka Baba, Yusuke Kojima, Maki Mizui, Mukau Nakamura, Shoei Uno.

Film screened at the Montreal World Film Festival on September 2nd, 2015 (Cinema Quartier Latin 16, 20h30 – the theatre was filled only at 18% of its capacity) as part of the “World Great” segment. The director was present to introduce the movie and for a Q&A afterward.

For more information you can visit the following websites:
Haman © 2015?????.

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