Revue de zines… [002.020.305]

Un survol de quelques zines en tous genres… J’en épluche le contenu pour vous.

Animeland #231 (Juillet-Août 2020)

Animeland-231Avec ce numéro Animeland termine sa transformation en mook avec l’adoption d’un format légèrement plus petit (19.2 x 27 cm) et nous offre un super-dossier sur Ghost in the shell (quarante-deux pages)! On remarque en premier lieu des changements au niveau de la rédaction: jusqu’au début de 2019 Émilie Jollois était directrice de publication avec Christopher Macdonald comme Rédacteur en chef, puis Cédric Littardi la remplace avec Steve Naumann comme directeur éditorial. Avec ce numéro, Christopher Macdonald n’est plus mentionné et on retrouve deux directeurs éditorial: Sébastien Post (pour Ynnis) et Sébastien Célimon (pour Animeland). AM Media Network en est toujours l’éditeur et Anime News Network y est toujours un actionnaire mais la relation semble en être maintenant plus une de collaboration et d’entre-aide…

Le dossier de couverture commence avec un portrait du créateur de Ghost in the Shell, Masamune Shirow, puis on en décrit l’univers, les personnages, et les différents titres (série TV, OVA, films) avant d’aborder la plus récente série: GitS SAC_2045. On en fait le portrait des réalisateurs (Kenji Kamiyama et Shinji Aramaki), on poursuit sur des portraits et entrevues avec le producteur (Taiki Sakurai) et la conceptrice russe (character design, Ilya Kuvshinov). Finalement on traite de la musique, de la fascination de Shirow pour les armes et puis des figurines consacrées à la série.

En plus de la une, le numéro est divisé en cinq grandes sections: “On a vu” introduit quelques animation notoires (Altered Carbon: REsleeved, Sing Yesterday for me, Gleipnir, Appare-Ranman,  BNA, Tower of God, Carole & Tuesday S2, La famille Willoughby), un dossier (20 pages) sur comment l’industrie de l’animation s’en tire (ou pas) face au confinement de la COVID-19, et “Focus” qui met en lumière divers sujet d’actualité (l’animation Ailleurs de Gints Zilbqlodis, la plateforme de BD numérique Webtoon, l’anime Castlevania, et le festival virtuel de Annecy 2020). Après un dernier dossier (22 pages) qui fait le tour des plateformes de Video À Demandes (VÀD ou streaming) d’anime en France (Crunchyroll, ADN, Wakanim, Netflix, Amazon Prime, Okoo, France 4, Disney+), le numéro se conclut sur une série de chroniques (Jeu vidéo, Trouvaille, Musiques et Humeur).

Le format et la présentation sont agréables et aérés. Le contenu est varié et riche mais (comme je l’ai souvent dit) parfois un peu vague. J’apprécierais plus d’informations détaillées comme une fiche en encart qui donne toutes les informations de production sur un titre. Finalement, grave erreur, pas un mot sur les mangas dans ce numéros ! WTF?! L’industrie du manga est très liée à celle de l’anime et en est pour moi INDISSOCIABLE. Cette absence est impardonnable et sera corrigée j’espère dans les prochains numéros. (Je sais il s’agit ici d’ANIMEland mais je m’attend tout de même à une balance 50/50 ou tout au moins 60/40 entre les deux sujets). Finalement, l’ultime question demeure: ces changements réussiront-ils à permettre au magazine de survivre en ces temps difficiles ? (Le temps nous le dira… Pour l’instant je dois attendre que le numéro 232, qui vient tout juste de paraître, traverse l’Atlantique…)

Intéressant mais aussi un peu décevant. stars-3-0

dBD #144 (Juillet 2020)

dBD-144À la une ce numéro dBD nous offre une entrevue avec Jim, qui nous parle de sa série Une nuit à Rome à l’occasion de la sortie du tome quatre (chez Grand Angle). Le numéro se poursuit sur des entrevues avec Joël Alessandra (Les Voyages d’Ibn Battûta, avec Akalay, chez Dupuis, coll. Aire Libre), Romain Hugault (Pin-up Wings, t. 5 chez Paquet Coll. Cockpit), Zep (sur sa série Titeuf et la participation à une campagne Covid-19), Pascal Pierrey (rédacteur en chef de Picsou de 1990 à 2020) et James & Daniel Clarke (Kariba, chez Glénat).

On retrouve également des articles sur le dessinateur des petits Mickey Floyd Gottfredson, sur l’éditeur de manga Pika à l’occasion de son vingtième anniversaire, et sur l’intersection entre disques et BD (“Les disques d’aventures”). L’article sur Pika Éditions est tout particulièrement intéressant. Fondée en janvier 2000, cette maison d’édition spécialisée dans le manga s’adapte sans cesse pour rester compétitive: en 2007 elle intègre le groupe Hachette, puis adopte le Digital first (publiant ses titres d’abord en ligne), en 2015 elle se lance dans le “Simultrad” (parution de chapitre traduit en français en même temps que la version japonaise), en 2016 elle lance la collection Pika Graphik pour les titres plus sérieux, puis acquiert Nobi Nobi pour avoir une collection jeunesse, en 2018 elle y ajoute le “manfra” (manga de création française!). Ce qui fait qu’elle est maintenant le 2e éditeur de manga en France (avec 1800 titres, 64 séries en cours, 350 nouveautés par an et 40 millions d’exemplaires vendus au total) !

Dans le Cahier Critique je note La couleur tombée du ciel par Gou Tanabe chez Ki-oon (Super: “toujours le même soin apporté à la fabrication du livre (…) le trait sombre et détaillé de l’auteur japonais fait une nouvelle fois mouche, plongeant le lecteur dans l’émoi et la crainte”), Anonyme ! t. 1 par Kimizuka & Hioka chez Soleil/Manga (Super: ”une série qui se révèle plus fine qu’il n’y paraît“), Peuple Invisible par Shohei Kusunoki chez Cornélius (Super: “recueil de récits courts (…) paru dans le fameux magazine Garo entre 1970 et 1972. (…) Le résultat est surprenant, plein d’emphase pour un petit peuple souterrain, dont les tranches de vie questionnent en permanence la validité de leur propre existence. (…) excellent raconteur et très bon dialoguiste.”), Orient – Samurai Quest t. 1 par Shinobu Ohtaka chez Pika (Bien: “Si ce premier tome est globalement maîtrisé, il se révèle en revanche assez répétitif”) et Ad Romam t.1 & t.2 un collectif aux Éditions du Rocher (Bien: “Avec cette trame fantastico-historique, la série peut présenter de façon didactique et plutôt vivante l’histoire antique (…). Le tout est de bonne facture (…) malgré les dessins assez maladroits (…).”).

Comme toujours, dBD nous offre une lecture riche en informations et en découvertes… stars-4-0

dBD #145 (Août 2020)

dBD-145Un numéro spécial Été qui nous offre simplement les coups de coeur de la rentrée (neuf albums tout public et trois albums jeunesse) — mais pas d’actualités ou de Cahier Critique. Pour chaque titre, on retrouve une entrevue avec l’/les auteur(s) et un bref extrait d’environ trois à cinq pages. 

Du côté tout public on retrouve Radium Girls par Cy chez Glénat (Coll. Karma), Tanz ! Par Maurane Mazars chez Le Lombard, Les croix de bois par JD Morvan & Percio (d’après Dorgelès) chez Albin Michel, Mademoiselle J t.2 par Yves Sente & Laurent Verron chez Dupuis, Stern t.4: Tout n’est qu’illusion par Frédéric & Julien Maffre chez Dargaud, L’Alcazar par Simon Lamouret chez Sarbacane, Journaux troublés par Sébastien Perez & Marco Mazzoni chez Soleil (Coll. Métamorphose), Les frères Rubinstein t.1 par Luc Brunschwig, Leroux & Chevallier chez Delcourt, ainsi que Terre t.1 par Christophe Dubois & Rodolphe chez Daniel Maghen.

Du côté jeunesse on retrouve Le roi des oiseaux par Alexander Utkin chez Gallimard, L’Homme qui courait après sa chance par Pozla chez Delcourt et Les géants t.1: Erin par Lylian, Paul Drouin & Lorien Aureyre chez Glénat.

Rien de bien excitant dans ce numéro. stars-3-0

Nouveau Magazine Littéraire #29 (Mai 2020)

lnml-298Je ne lis pratiquement jamais de magazine sur la littérature générale mais ce Spécial Science-Fiction par Le Nouveau Magazine Littéraire (récemment racheté par son concurrent Lire) me semblait intéressant. En effet, outre les habituelles chroniques (Idées, Portrait, Critiques essais et fiction) que j’ai a peine survolées, ce numéro offre deux dossiers qui vont bien ensemble: un sur “Où est le progrès ?” et un autre sur la Science-Fiction.

Le dossier de couverture (vingt pages) se demande si notre société / civilisation fait encore des progrès (d’un point de vue littéraire, philosophique, économique et, bien sûr, scientifique). Doit-on remettre en cause la notion de progrès? Intéressante question. Les articles nous propose, évidemment, plusieurs suggestions de lecture pour poursuivre la réflexion…

Le dossier SF (en trente-deux pages) nous propose un dizaine d’articles. Dans “Prenez les issues de secours!”, Alexis Brocas nous présente différents scénarios où les auteurs de SF traitent de la survie de l’Humanité. Selon René Barjavel, dans La Faim du Tigre, cela se résume à une alternative: soit l’autodestruction apocalyptique, soit la fuite dans les étoiles…

Dans “Avis de réapparitions”, le magazine fait un retour sur les oeuvres fondamentales de trois auteurs dont on fête le centenaire: Frank Herbert (Dune), Isaac Asimov (Les Robots, Fondation, La Fin de l’Éternité) et Ray Bradbury (Fahrenheit 451, Chroniques Martiennes).

Dans “Narrés au décollage” on explore deux thèmes essentiels du genre: les voyages interstellaires et la terraformation de planètes. Dans la même ligne, “Panorama: Huit Planètes” nous présente les voyages galactiques au travers de huit monde différents: Luna (de Ian McDonald), L’archipel du rêve (de Christopher Priest), Trantor (dans Fondation de Isaac Asimov), Omale (de Laurent Genefort), Hypérion (de Dan Simmons), Trisolaris (dans Le Problème à Trois corps de Liu Cixin), Oasis (dans Le Livre des choses étranges de Michel Faber) et Vermillon Sands (de J.G. Ballard).

Dans ”Do you speak globish?”, Frédéric Landragin offre une réflexion sur les différentes manières dont la littérature de SF approche le problème principal du premier contact: l’aspect linguistique.

Dans “La main sur le tracker”, Marie Fouquet compare la surveillance accrue de l’état (drone, application de traçage, reconnaissance faciale) au temps de la crise COVID non pas avec le classique 1984 d’Orwell mais avec Les Furtifs d’Alain Damasio.

Dans “Ils nous l’avaient bien dit !”, Jean-François Paillard présente une SF, non pas postapocalyptique, mais celle qui annonce les lendemains qui chantent, les mondes meilleurs. Au delà du classique Meilleurs des Mondes (Aldous Huxley), il cite Ecotopia (Ernest Callenbach), Les dépossédés (Ursula Le Guin), Simon Du Fleuve 1: Le Clan des centaures (Claude Auclair), Après le monde (Antoinette Rychner), Gandahar (Jean-Pierre Andrevon), Semiosis (Sue Burke) ou Sa majesté des clones (Jean-Pierre Hubert).

Dans ”Galaxies africaines”, Hubert Prolongeau nos introduit à l’afrofuturisme avec des titres comme Nova (Samuel R. Delany), Kirinyaga (Mike Resnick), Qui a peur de la mort ? (Nnedi Okorafor), La Trilogie de l’héritage (Nora Keita Jemisin), L’Incivilité des fantômes (Rivers Solomon) et Rouge Impératrice (Léonora Miano).

Dans “L’invention de nouveaux genres”, Sandrine Samii nous parle de la SF déclinée au féminin qui s’interroge sur la sexualité: La Main gauche de la nuit (Ursula K. LeGuin), La Servante écarlate (Margaret Atwood), Chronique du pays des Mères (Élisabeth Vonarburg), Dawn (Octavia Butler) et Libère-toi Cyborg! (Ian Larue).

Dans “Humains, plus trop humains”, Alexis Brocas nous parle de notre extinction avec des romans apocalyptiques comme Je suis une légende (Richard Matheson), Le Fléau (Stephen King), La Route (Cormac McCarthy), Un Cantique pour Leibowitz (Walter M. Miller), Niourk (Stefan Wul), ou même World War Z (Max Brooks).

Un dossier SF ne serait pas complet sans un article sur les adaptations cinématographiques, ce que nous offre Hervé Aubron avec “Au cinéma, l’odyssée de l’impasse”. Le tout se termine sur une bibliographie qui nous suggère une sélection d’auteurs cultes: Philip K. Dick (Le dieu venu du centaure), Robert A. Heinlein (Étoiles, garde à vous!), Robert Silverberg (Les profondeurs de la Terrre), Jack Vance (Cycle de Tschaï), William Gibson (Neuromancien), A.E. Van Vogt (Le cycle du Non-A), Stefan Wul (Niourk), Stanislas Lem (Solaris), Ursula K. LeGuin (La main gauche de la nuit), Ayerdale (Mytale), Dan Simmons (Hypérion), Ann Leckie (La justice de l’ancillaire) et Pierre Bordage (Les guerriers du silence). On y ajoute aussi un essai: L’autre-mental: Figures de. l’anthropologue en écrivain de science-fiction (Pierre Déléage). stars-3-5

Solaris #214 (Printemps 2020)

Solaris-214Ce numéro spécial de Solaris est consacré aux Univers de Joël Champetier. Cinq ans après le décès de ce talentueux écrivain québécois, dix auteurs revisitent ses univers en nous offrant des textes qui s’inspirent et se situent dans l’oeuvre de Joël.

  • “Le passeur de livres” par Geniève Blouin se situe dans l’univers du Mystère des Sylvaneaux
  • “Comment le shiba aux pattes silencieuses décida l’avenir du monde” par Philippe-Aubert Côté se situe dans l’univers de “Visite au comptoir dénébolien” originalement publié dans Sourires
  • “Petite Poule rousse” par Jonathan Reynolds se situe dans l’univers de La Peau Blanche
  • “Celui qui crie” par Ariane Gélinas se situe dans l’univers de La mémoire du lac
  • “La mémoire du papillon” par Pascal Raud se situe dans l’univers de L’aile du papillon
  • “La mort au fond du monde” par Sébastien Chartrand se situe dans l’univers de La mer au fond du monde
  • “L’Amour en l’absence” par Jean-Louis Trudel se situe dans l’univers de La taupe et le dragon
  • “La voie du maître” par Éric Gauthier se situe dans l’univers des Sources de la magie 
  • “Le Rouge” par Élisabeth Vonarburg se situe dans l’univers de “Poisson-soluble” originalement publié dans Solaris #59
  • “Concerto pour extraterrestres ou mathématiciens” par Hugues Morin et Joël Champetier se situe dans l’univers de “Luckenbach, les mathématiques, et les autres dangers de Montréal” originalement publié dans Solaris #100

Le numéro se termine avec un autre épisode des “Carnets du Futurible”, par Mario Tessier: “Joël Champetier et la science dans ses oeuvres de fiction”. Le Futurible nous présente d’abord une courte biographie de l’auteur, puis commente quatre nouvelles (“Survie sur Mars” in ASFFQ 1987, “Coeur de fer” in Solaris 93, “Dieu, un, zéro” in ASFFQ 1990 et “Luckenbach, les mathématiques, et les autres dangers de Montréal” in Solaris 100) et deux romans (La Mer au fond du monde et La Taupe et le dragon) qui comportent des références explicites à la science.

Un fascinant numéro de Solaris qui se veut en quelques sortes un compagnon pour Tous mes univers, un recueil qui offre l’intégrale des nouvelles de Joël Champetier (trente-deux textes, 570 pages!, publié chez Alire), incluant même un inédit: le premier chapitre du roman inachevé Le Carrousel martien. stars-4-0

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Revue de zines… [002.020.209]

Un survol de quelques zines en tous genres… J’en épluche le contenu pour vous.

Animeland #230 (Avril-Juin 2020)

Animeland-230Après des délais de parution, des problèmes de distribution et finalement la COVID-19, je commençais à craindre pour la santé d’Animeland… Mais non, le magazine français de l’anime et du manga nous reviens avec une nouvelle formule qui tiens plus du mook que du magazine. C’est un superbe numéro de 144 pages, plein à craquer de dossiers richement illustrés et d’information de toutes sortes (mais il n’y a plus de section sur les actualités car il est beaucoup plus pertinent et opportun de les retrouver sur le site internet). Ce que AL aurait toujours dû être…

À la une on retrouve un énorme dossier de cinquante pages (!) sur City Hunter : la série télé, les épisodes essentiels, les films, OVAs et dérivés, la musique, portraits du créateur (Tsukasa Hojo) et de son personnage (Ryô Saeba), un article sur Family Compo (un autre manga de Hojo) et finalement des interviews avec Kenji Kodama (réalisateur de l’anime), Akira Kamiya (voix japonaise de Ryô Saeba), Vincent Ropion (voix française de Ryô Saeba), Momoko Suzuki (interprète des chansons de l’anime) ainsi que Philippe et Pierre Lacheau (scénariste et réalisateur de l’adaptation cinématographique Nicky Larson et le Parfum de Cupidon).

Le numéro se poursuit avec une trentaine de pages d’interviews avec Rumiko Takahashi (12 p.), Yukito Kishiro (6 p.), Hisashi Eguchi (6 p.), Makoto Aizawa (3 p., sur Quand la neige m’appelle chez ChattoChatto),  Di Nianmiao (4 p., sur UltraMarine Magmell chez Ototo), Hiroki Goto (2 p., sur Jump: L’âge d’or du manga chez Kurokawa), et Olivier Cuvellier (3 p.)

Puis on retrouve une section de chroniques sur l’anime (12 p.: fiches sur les parutions récentes, liste des titres de la saison d’Hiver 2020 et des parutions à venir), sur les films (6 p.), sur les mangas (16 p., articles sur Chainsaw Man, Lovecraft et le manga, Kôji Seo, ainsi que des fiches sur les parutions récentes et la liste des titres à venir — où je note que le tout dernier Mari Yamazaki, Olympia Kyklos, devait paraitre chez Casterman en juin!), et sur les “goodies” (12 p.).

Un très beau numéro, riche en informations. À lire absolument pour les amateurs d’anime et de manga. stars-4-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #228-229, #227, #226, #225, #224, #217-218-219, #216, #214-215, #209.

Capsules

dBD #142 (Avril 2020)

dBD-142Dans les actualités de ce numéro on retrouve un article sur Claire Bretécher (décédée en février), sur la reprise de la série (par Van Liemt et Zidrou) et une exposition à la cité du livre d’Aix-en-Provence de Ric Hochet, et sur la nouvelle collection manga “Moonlight” de Delcourt/Tonkam qui offre trois titres: Parasites amoureux (Miaki / Hotate), Le prix du reste de ma vie (Miaki / Tagushi) et Derrière le ciel gris (Miaki / Loundraw). On mentionne également la nouvelle collection KuroTsume consacrée aux “mangas” français et le décès de André Chéret, créateur de Rahan.

À la une, on retrouve un interview avec Mathieu Lauffrey (Raven, t.1 Nemesis chez Dargaud). S’enchaîne ensuite des interviews avec Alcante, Laurent-Frédéric Bollée et Denis Rodier (La bombe chez Glénat), avec Fabien Toulmé (sur L’Odyssée d’Hakim t.3 De la Macédoine à la France, chez Delcourt), avec Cécile Becq (sur l’intéressant Ama, Le souffle des femmes en collaboration avec Franck Manguin, chez Sarbacane) et avec Dugomier (sur Les Omnicients t.1 Phénomènes, chez Le Lombard). On retrouve aussi des articles sur les adaptations BD de Boris Vian (à l’occasion du centenaire de sa naissance), sur travaux préparatoires de Brüno pour L’Homme qui tue Chris Kyle (en collaboration avec Fabien Nury, chez Dargaud), et sur le scénariste Hubert (qui s’est suicidé en février).

Dans le Cahier Critique je note seulement deux mangas: Un monde formidable par Inio Asano chez Kana (Top!, des histoires courtes plutôt noire qui “propose une image déprimante du Japon”) et Shibuya Hell t.1 par Hiroumi Aoi chez Pika (Bien, “une fois accepté le ridicule de la situation, ce survival-horror (…) est plutôt rondement mené, notamment grâce à un dessin des plus expressifs”).

Une fenêtre sur l’univers complexe de la bande dessinée… stars-3-0

Capsules

dBD #143 (Mai-Juin 2020)

dBD-143À cause du confinement dû au COVID-19, dBD à sauté son numéro de Mai mais nous offre à la place un numéro double (128 pages au lieu de 96) pour Mai-Juin. À la une on retrouve d’abord une série d’articles-hommages (30 pages) sur les grands disparus de l’année : Juan Gimènez, Albert Uderzo, André Chéret, René Follet, et François Dermaut. Dans l’actualité, je note note un article sur la création d’une nouvelle collection de manga, Life, dans le cadre de Big Kana, qui se consacrera au lectorat mûrissant des jeunes adultes (20 à 30 ans) et dont les premiers titres sont d’abord Just Not Married par Kinoko Higurashi (en mai), First Job, New Life! par Yoko Nemu (en juillet), Cigarette and Cherry par Daishiro Kawakami (en septembre), et au second semestre, Corps solitaire par Haru Haruno (en octobre), Chacun ses goût par Machita (en novembre), et & -And par Mari Okazaki (en décembre — c’est quoi tout ces titre en anglais!!).

Le numéro se poursuit sur des interviews avec Zanzim (sur Peau d’homme, en collaboration avec Hubert, chez Glénat), avec Zabus & Hippolyte (sur Incroyable! chez Dargaud), avec Dimitri Armand et Tristan Roulot (sur Le convoyeur t.1 Nymphe, chez Le Lombard), avec Alex W. Inker (sur Un travail comme un autre, d’après le roman de Virginia Reeves, chez Sarbacane), avec Laurent Lerner (sur les éditions Delirium), et avec Dawid (sur SuperS t.5 avec Frédéric Maupomé et À l’unisson avec Delphine Cuveele, tous deux chez La Gouttière). On note également un article sur les chansons de bande dessinées.

Dans le Cahier Critique je remarque Hero Skill t.1 par Akagishi, Eguchi & Masa chez Delcourt/Tonkam (Bien, “prometteur”), San Antonio t.2 par Michaël Sanlaville chez Casterman (Bien, “atmosphères foldingues (…), coquin àa souhait, violent juste ce qu’il faut, rigolo comme pas deux”), Chainsaw Man t.1 par Tatsuki Fujimoto chez Kazé (Super, “si le scénario est pour l’instant assez léger, le traitement graphique est lui époustouflant”) et Néo Parasite par Hitoshi Iwaaki chez Glénat (Super, le commentaire de lecture ne correspond pas du tout à ce qu’est ce bouquin: il commente la réédition de Parasite alors que Néo Parasite est une anthologie d’histoires courtes qui rendent hommage à l’univers créé par Hitoshi Iwaaki !). Dans la section jeunesse, je note deux manga: Jizo par Mr Tan & Mato chez Glénat (Top! “Un ouvrage magnifique, dont la poésie n’a d’égale que la puissance évocatrice”) et Snack World t.1 par Sho.T chez Nobi-Nobi (Bien, “adapté d’un jeu vidéo à succès (…) agacé par les références répétitives aux smartphones (…), le dessin est lui d’un très haut niveau”).

Informatif et essentiel pour se tenir à jour sur la pléthore de parutions en BD. stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #141, #140, #138-139, #136-137, #135, #133-134, #132, #130, #121, et #115.

Capsules

Solaris #212 (Vol. 45, #2 / Automne 2019)

Solaris-212Comme je l’ai déjà dit, Solaris est un périodique québécois de science-fiction et de fantastique qui nous offre en deux volets (fiction / documentaire et critique) une fenêtre privilégiée sur la SF&F francophone et plus particulièrement la SFFQ. Elle se réclame d’être “l’Anthologie permanente des littératures de l’imaginaire”. C’est un outil indispensable à tout amateur de SF et de fantastique. (Les citations descriptives proviennent de la présentation par Jean Pettigrew).

Dans le volet fiction de ce numéro, on retrouve cinq textes : “Manifeste 2113” par Frédéric Parrot (où le lecteur doit “prendre une terrible décision qui engagera l’avenir de la race humaine”), “Le Vieillard, l’enfant et la cuillère pensante” par Denis Roditi (où l’auteur “explore les confins extrêmes de l’éthique”), “Mémoire vive” par Étienne-Janosik Desforges (“une étonnante histoire dans laquelle les horreurs de la première Grande Guerre, le fantastique et la science-fiction s’entremêlent dans une intrigue à glacer le sang”), “Écho perdu” par Geneviève Blouin (où l’auteure “raconte (…) l’improbable rencontre de deux femmes que tout — mais vraiment tout ! — sépare…”) et “Eau et Diamant” par Derek Künsken (“un fascinant voyage dans un futur habité-contrôlé-maîtrisé par les IAs et la culture chinoise”).

Dans le volet documentaire on retrouve deux articles : Albert Robida : de la satire de la science à la science-fiction” par Julien Chauffour (où on “analyse (…) l’oeuvre de ce dessinateur humoriste et écrivain de grand talent, hélas un peu oublié bien qu’il eut été une figure tout aussi importante que Jules Verne en son temps”) et  “Les Carnets du Futurible : À nous l’infini, ou les visages de la philosophie cosmiste” par Mario Tessier (“qui souligne dignement le cinquantième anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune”).

Dans le volet critique nous retrouvons les habituels “Littéranautes” (pour les ouvrages locaux) et “Lectures” (pour les ouvrages étrangers) — vous pouvez vous référer au sommaire en ligne pour la liste des titres commentés.

Une bonne et informative lecture. stars-3-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #213 et #198.

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Capsules

La sphère d’Or (Erle Cox)

Sphere_d_or-cov“En Australie au début du siècle dernier, un jeune homme, Alan Dundas, creuse une banale citerne dans son jardin lorsque sa pioche heurte une matière très dure… Il met ainsi à jour le sommet d’une sphère faite d’un or plus résistant que tous les matériaux connus. Au prix de nombreuses ruses, qui transforment sa descente en une sorte de voyage initiatique. Alan parvient au coeur de la sphère. Là, il découvre de véritables trésors culturels et scientifiques témoins d’une très ancienne civilisation auxquels Alan consacrera désormais tout son temps, négligeant, non seulement les travaux de sa ferme, mais également sa jeune fiancée. Car le véritable joyau du trésor souterrain, c’est une jeune femme d’une beauté incomparable qui vit là, en état de stase, depuis vingt-sept millions d’années. Avec l’aide de son ami, le docteur Barry, Alan la ramène à la vie. Hiéranie – tel est son nom – leur livrera alors les clefs fantastiques de son monde et de son histoire, mais aussi et surtout le terrifiant contenu de la mission pour laquelle elle a été placée dans cette sphère…”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La sphère d’Or (titre original: Out of the Silence) est un roman de l’auteur australien Erle Cox. Il a d’abord été publié en feuilletons dans le journal The Argus (120 episodes en 1919) puis sous forme de livre en 1925. Il a connu une édition américaine en 1928 et, l’année suivante, une première traduction française (par Richard de Clerval) est paru dans la collection Le Masque. 

Ce roman de science-fiction raconte l’histoire de Alan Dundas, un jeune fermier australien qui, dans les années ’20, découvre un grand bâtiment sphérique enterrée dans son champs — fait d’une sorte de ciment très résistant qui est, nous le découvrirons vers la fin du récit, une forme d’or. Astucieux, il réussi non seulement à en trouver la porte mais également à déjouer tout les pièges qui protègent un précieux trésor: Plusieurs galeries concentriques exposent tout le savoir (artistique, technique, médical, littéraire, etc.) d’une civilisation ayant disparue dans un cataclysme il y a plusieurs millions d’années. Au centre, dans une sorte de “temple”, il découvre une sphère de cristal où git une femme d’une grande beauté qui se révèle être en animation suspendue. Grâce à un livre illustré qui explique comment la réveiller — et à l’expertise de son ami médecin, le Dr Dick Barry — il la ramène à la vie et en tombe immédiatement amoureux. 

Alan venait tout juste de commencer à courtiser la jeune Marian Seymour lorsqu’il est subjugué par la fascinante Hiéranie mais cette relation romantique naissante sera vite oubliée. L’occupante de cette arche du Savoir est définitivement sur-humaine: non seulement elle possède une intelligence (et un cerveau) de loin supérieur à l’humain contemporain, des connaissances scientifiques extrêmement avancées, mais elle est aussi dotée de pouvoirs extra-sensoriels. Elle apprends l’anglais très vite et explique son histoire à Alan et Barry. Elle leur fait aussi promettre de ne rien révéler à personne sur son existence. Toutefois, en apprenant que la mission de Hiéranie est de restaurer sa civilisation, Barry commence à craindre que d’avoir ravivé cette femme supérieure, froide et implacable, n’ait un effet néfaste sur l’avenir de l’Humanité… Alan, quand à lui, est éperdument amoureux… Mais l’amour pure de Marian réussira-t-il, dans un dénouement digne d’un drame shakespearien, à sauver le monde?

On ne peut pas vraiment reprocher à l’ouvrage son sexisme considérant l’époque à laquelle il a été écrit: tant dans la société australienne du début du vingtième siècle que dans le monde de Hiéranie la femme est très peu considérée. Pourtant, la relation de pouvoir entre Alan et Hiéranie est inversée puisque c’est cette dernière qui domine la relation. De plus, la bonne société de la petite ville de Glen Cairn semble contrôlée en arrière-plan par les femmes… Cox était peut-être en avance sur son temps…

Par contre, le racisme exprimé par le récit est quant à lui tout à fait impardonnable (quoi que, encore une fois, compréhensible pour l’époque). Dans le monde de Hiéranie, les races de couleurs ont été éliminé dans un grand génocide et avec une politique eugéniste stricte car elles étaient inférieures en tout points. “Elles pouvaient imiter et non créer. Elles se multipliaient beaucoup plus rapidement (…) et partout elles exigeaient comme un droit l’égalité pour laquelle elles n’étaient pas faites.” [p. 203] Barry semble s’objecter mais Alan acquiesce: “je pense que le monde serait meilleur et plus propre si quelques-unes de ses [sic] races en venaient à s’éteindre” [p. 210] et il cite les Turcs en particulier — ce qui est compréhensible car la défaite de Gallipoli a laissée aux Australiens des séquelles importantes qui ont perdurées.

Je note que l’oeuvre de Cox a presque une qualité prophétique lorsqu’il décrit la technologie de Hiéranie (télévision, CT-scan) ou l’avenir de la planète (qui évoque vaguement le nazisme et la Seconde Guerre Mondiale pourtant presque deux décennies d’avance!).  On note également que l’ouvrage offre un prologue qui figurait dans l’édition originale et qui avait été supprimé dans les éditions postérieures mais qui n’apporte absolument rien au récit.  Je me dois aussi de remarquer que la traduction comporte plusieurs erreurs grammaticales et typographiques. J’ai par contre bien aimé le style vieillot de l’ouvrage (normal considérant son âge) et surtout l’utilisation d’une langue qui évoque les vieux films français (je n’ai pas pu lire la version anglaise mais j’imagine que la traduction reflète le style original). Toutefois les épithètes sucrée qu’utilisent les protagonistes amoureux pour s’interpeler me semblent bien exagérés..

Évidemment, la lecture de cet ouvrage me confirme que La nuit des temps de Barjavel (commenté précédemment) offre de grandes similitudes avec La sphère d’Or. Celui-ci l’a définitivement “inspiré” ou “influencé” et les similitudes sont si grandes que certains l’ont même accusé de plagiat. Je me souviens d’avoir lu que Barjavel avait commencé à écrire La nuit des temps comme un scénario de film et, le projet étant tombé, il en a ensuite fait un roman. Peut-être que son scénario était une adaptation de La sphère d’Or et que, par la suite (l’éditeur jugeant peut-être qu’il y avait assez de différences entre les récits), le crédit pour Cox a été “oublié”? Quoi qu’il en soit les deux romans sont bons et chacun est assez original à sa façon pour que l’on prenne du plaisir à lire les deux indépendamment.

Par son récit crédible, qui nous offre une histoire à la fois fascinante et captivante, remplie d’éléments intéressants,  La sphère d’Or constitue une bonne lecture. À lire.

La sphère d’or, par Erle Cox (traduit par Pierre Versins et Martine Renaud). Dinan: Terre de Brume (coll. Terres Mystérieuses), janvier 2008. 360 pages, 14 x 24 cm, 20.50 € / $C 34.95. ISBN 978-2-84362-367-7. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Terre de Brume, 2008, pour la présente édition

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Entrevue capsule: Yves Meynard

Voici la dernière des trois entrevues-capsules que j’ai réalisé avec des auteurs de SFFQ au Salon du Livre de Montréal en novembre 2019. (J’espérais en faire plus à Boréal mais la convention a été reporté due à la COVID-19; je me reprendrai peut-être au prochain Salon du Livre de Montréal, si il a lieu…). Je suis désolé que cela m’est pris si longtemps avant de mettre cette entrevue en ligne…

Les entrevues-capsules sont de mini-entrevues avec des auteurs (surtout de science-fiction) de chez nous. Le principe de ces entrevue est de s’en tenir à deux ou trois questions de base (qui êtes-vous, que faites-vous, etc.) et que l’entrevue ne dure pas plus que deux à cinq minutes. Cela doit être compacte et bien se digérer!

Yves Meynard est maintenant un vétéran de la SFFQ. Il est un auteur versatile car il écrit tant en français qu’en anglais, et est à l’aise dans plusieurs genres littéraires dont la science-fiction et la fantasy.  Il a été membre de la rédaction de Samizdat et Solaris, dont il a été directeur littéraire de 1994 à 2002. Il a été co-anthologiste pour Sous des soleils étrangers, Orbite d’approche, Tesseracts 5 et Escales sur Solaris. Il commence à écrire en 1986 et, depuis lors, a publié plus de cinquante nouvelles, dix-neuf livres en français (dont neuf romans pour la jeunesse) et deux romans en anglais (The Book of Knights et Chrysanthe). Il est également lauréat de nombreux prix littéraires.  (Sources: Alire, Biblio, DALIAF,  Goodreads, Page officielle, Wikipedia).

( voir la version 4K de la vidéo disponible sur Vimeo )

Autres entrevues-capsules disponibles: Catherine Sylvestre / Francine Pelletier, Sébastien Chartrand et Jonathan Reynolds.

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Capsules

Ghost in the Shell: SAC_2045

Ghost-in-the-Shell_SAC-2045_Main-PosterWhen sustainable war spawns a “post-human” threat, Major Kusanagi and her Section 9 team are called back into action.

In the year 2045, after an economic disaster known as the Synchronized Global Default, rapid developments in AI propelled the world to enter a state of “Sustainable War”. However, the public is not aware of the threat that AI has towards the human race.

Full-body cyborg Major Motoko Kusanagi and her second-in-command Batou are former members of Public Security Section 9, who are now hired mercenaries traveling hot devastated American west coast. This land is full of opportunity for the major and her team, they utilize their enhanced cyberbrains and combat skills from their time working in Section 9. However, things get complicated with the emergence of “post humans,” who have extreme intelligence and physical powers. The members of Section 9 comeback together again in order to face this new threat.

[Text from the official website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Anime Story

At the end of the Stand Alone Complex TV series, Section 9 is disbanded. In this series, the team has become a mercenary unit named GHOST that operated outside Japan (mostly in the United States) for the last six years. The only former member that didn’t joined GHOST was Togusa. He hesitated because of his family and later regretted the decision. He eventually divorced and found a job at a private security company. The Prime Minister asks Aramaki to reform Section 9 and Togusa is put in charge of locating his former colleagues.

After a failed mission where they were defending a one-percenter against the attack of a group of outlaws, the GHOST team is kidnapped by the NSA who want to use them in a mission to capture Patrick Huge, the rich owner of a tech company. The target reveals itself as a formidable opponent that can anticipate their move and even hack their cyberbrains. As the Major is about to be taken over, Saito terminate Huge. Smith is furious because he wanted him taken alive in order to study him. He explains that Huge was what the NSA calls a “Post-Human.” So far, humans have improved themselves with cyberbrains and cyber-implants. However, the post-humans are the opposite: A.I. which somehow have succeeded in taking over the brain of humans and therefore represent an unprecedented threat to humanity. Unfortunately, Smith consider the GHOST team as a liability and want to eliminate them. He is stopped by Aramaki who arrives in extremis with new orders from the American President. The new Section 9 mission will be to hunt post-humans.

It’s episode 8 and the real story finally begins. The team is back in Japan after six years (Batou came back a few days earlier but got entangled in a bank robbery). There are three post-humans that have been identified in Japan. One is an ex-boxer who seems to have a grudge against corrupt politicians. He kills the Prime Minister’s father-in-law and then goes after Teito himself but stops short of killing him (maybe he felt that he was a good man?). The next post-humans to be identified is a teenager that wrote a program creating mob justice. As they are investigating his story, Togusa get infected by some of his code and disappears! Will he becomes a post-human too? To be continued… in the second season (another twelve episodes, directed this time by Shinji Aramaki, but no release date has been announced yet).

>> End of Warning <<

I’ve mentioned this series recently and was eager to have a look — although I was sure that I would totally dislike its 3D animation. Yes, a few aspects of the CGI are quite awkward — the movements of the characters seem sometimes odd despite that fact that it’s motion capture animation and some character’s hair, mostly Aramaki’s and Tokusa’s — but the 3D quickly grow on you and you eventually even forget that it’s there as you focus on the action and the story. The character designs (by a Russian artist) are faithful and pleasant (the Major sure looks like a doll!) and the storytelling is excellent: well paced and captivating. My favourite part is that, as usual with Ghost in the Shell, the cyberpunk background world (socio-political setting, technology, etc.) is quite superb. 

Interestingly, the story seems inspired by the work of transhumanist Ray Kurzweils, who predicted that the A.I. singularity would occur in 2045. One element of the story that differ from the previous series, which are generally nippo-centric, is that the first half is set in the United States (which has experience some sort of civil war again). Also, when I watched the series on Netflix, no dubbed version was available yet because the coronavirus lock-down has delayed production (I am more of a subtitles guy anyway). 

So far, this new Stand Alone Complex series seems not much appreciated by the critics, considering the very average ratings that it is receiving (6.0 on IMDb, 47% on Rotten Tomatoes, and C+ on ANN). Anime fans are probably irked by the 3D animation. Too bad for them. It is an excellent anime, well worth watching. It is entertaining, an appropriate continuation of the franchise and, despite my initial misgivings, quite beautiful. A must see for any anime, cyberpunk or Ghost in the Shell fans. stars-4-0

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The empire of corpses vol. 1

EmpireOfOCrpses-1-covVoici le récit des héritiers du Dr. Frankenstein…

À la fin du XIXe siècle, une technologie révolutionnaire permettant de réinsuffler la vie se répand dans le monde entier. John Watson, jeune étudiant en médecine, est contraint d’entrer au service de la couronne britannique pour échapper aux travaux forcés. Il part alors pour la lointaine Asie dans l’espoir de redonner l’âme et la parole à son ami… Volume 1/3

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 50

The empire of corpses (屍者の帝国 / Shisha no Teikoku / lit. “l’empire des cadavres”) a d’abord été publié sous la forme d’un roman (Kei Itoh étant décédé avant de l’avoir fini, l’ouvrage a été complété par son ami Enjo Toh et publié en août 2012 chez Kawade Shobo Shinsha). Ce light novel a été publié en français chez Pika Roman (496 pages, 14.95 €, ISBN 9782376320173). L’histoire a ensuite été adapté en un long métrage d’animation sous la direction de Ryoutarou Makihara (octobre 2015), puis en manga par Tomoyuki Hino. Le manga a été publié en feuilleton dans Young Dragon Age (Kadokawa) entre octobre 2015 et octobre 2016, puis publié en trois volumes (en février, juin et novembre 2016) chez Fujimi Shobo (Kadokawa). Il a été traduit en français chez Pika Édition.

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Page 17

J’ai lu ce manga sur la recommendation de mon neveu et je ne le regrette aucunement. Pourtant le récit n’est pas particulièrement bien mené et, si le dessin est plutôt agréable, la mise en page manque un peu de fluidité. Ce serait donc un manga plutôt moyen si ce n’était de sa prémisse vraiment géniale.

Les récits historiques vont souvent utiliser des personnages ayant existé, des célébrités, afin de donner un peu de véracité à l’histoire. Dans ce cas-ci, le récit innove en utilisant des personnages fictifs célèbres. Il s’agit d’un récit historique alternatif (uchronie) du genre steampunk — il se déroule à l’époque victorienne mais avec une technologie plus avancées qu’il ne devrait, avec principalement l’utilisation d’androïde et de programmation informatique. 

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Page 60

Le protagoniste est le Docteur Watson [personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle pour ses romans de Sherlock Holmes] qui, accompagné de son fidèle ami et serviteur Vendredi [nommé d’après un personnage de Daniel Defoe dans Robinson Crusoé], se rends en Afghanistan (au service de l’Empire et sur les ordres de “M” [directeur de MI6 dans James Bond de Ian Fleming] et de van Helsing [chasseur de vampires dans Dracula de Bram Stoker]) sur les traces de la créature de Victor Frankenstein [personnages du roman de Mary Shelley]. Il est également accompagné de Frederick Burnaby [agent de renseignement britannique réel] et de Nikolaï Krassotkine [personnage des Frères Karamazov par Fiodor Dostoïevski] — et parfois aidé par l’agente de Pinkerton Hadaly [personnage de L’Ève Future par Auguste de Villiers de L’Isle-Adam] et de Ulysses S. Grant [président américain réel] — il recherche d’abord et avant tout le journal de Victor Frankenstein qui serait entre les mains de Alexeï, l’un des Frères Karamazov !

Frankenstein a inventé les “nécromates” [de necros — “mort” en grec — et automate], des morts ressuscités que l’on peut programmer avec l’ajout d’une prise au cerveau et d’un nécrogiciel pour en faire une main d’oeuvre docile et bon marché. Mais le plus grand secret de Victor Frankenstein a disparu avec lui: comment leur donner le libre-arbitre et une âme ! Karamazov a également découvert une nouvelle technique pour faire des nécromates encore plus puissants. Cette technique dangereuse attise la convoitise de toutes les grandes puissances…

Malheureusement, je n’ai que le premier tome d’une série de trois et ne peut donc pas découvrir le dénouement de cette histoire captivante et fascinante. Toutefois, l’histoire ayant également été adaptée en anime, le visionnement de celle-ci me semble donc la suite logique. Je vais voir

The empire of corpses n’est pas vraiment une histoire de zombies — mais presque. C’est une superbe histoire sur de beaux dessins de Tomoyuki Hino et, même si le récit laisse un peu à désirer, c’est un bon manga, à lire absolument surtout pour les fans de steampunk.

The empire of corpses, vol. 1 par Project Itoh & Toh EnJoe (Scénario) and Tomoyuki Hino (Dessin). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Seinen), novembre 2018. 160 p., 13 x 18 cm, 7,50 € / C$ 12.95. ISBN 978-2-8116-3905-1. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© Tomoyuki Hino 2016. La traduction française est © 2018 Pike Édition.

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GITS SAC: Solid State Society

Ghost in the Shell: S.A.C.—Solid State Society is the third movie since 1995’s Ghost in the Shell anime adaptation. This feature-length TV movie was broadcast on Skyperfect! in September 2006 and released on DVD by Bandai Visual in November of the same year. Fantasia 2007 treated the fans by screening this excellent cyberpunk anime on the big screen! Directed by Production I.G.’s Kenji Kamiyama, fans can enjoy yet another high-tech sci-fi story, which is set in 2034, Tokyo. The timeline is two years after the last TV series (2nd GIG), as Japan is still dealing with the Asian refugee problems. 

SolidStateSociety-image2Major Motoko Kusanagi left Section 9 — Japan’s elite anti-terrorist unit — and was missing for over two years. She left because she felt that by acting alone she could investigate more discreetly (using multiple cyber bodies), more freely (without the irritating political oversight) and therefore more efficiently. For Batou, the absence of Motoko leaves his work meaningless and he picks & chooses the case he’s working on, taking assignments only when he thinks it might bring him closer to her. With the Major’s departure and Batou refusing assignments, Togusa was forced to become the leader of the team as her successor. Togusa is, as usual, a man of justice. Married and having two children, he’s different from the other team members who are all single — including the aging Chief Aramaki who has been struggling to deal with the fact that Section 9 has to move on without the Major. Other members such as Saito and Ishikawa keep their positions as network expert or sniper. All Section 9’s characters are extremely honest and act with a sense of justice and responsibility. They’re all faithful to their convictions as they were in the TV series. 

SolidStateSociety-image1Section 9 hired 20 rookies, and their latest mission is to solve a case involving politically charged hostages. Somehow, one of the terrorist suspects committed suicide on the spot, leaving a strange message: “The Puppeteer is coming”. At the same time, many other mysterious cases keep taking place, including one where a huge amount of abused children seem to have been kidnapped by an organization of ultranationalist retirees. What links all those cases together? It seems to be the work of a super-intelligent hacker who has been manipulating all this, but to do what exactly, no one knows… 

SolidStateSociety-image4This movie is first class entertainment. Like the previous movies, it offers great music and superb animation. It has all the complex socio-political background of the previous TV series and maintains the series’ trademark cyberpunk feeling, but Director Kamiyama injected the storyline with so many themes — such as mass suicide, terrorism, biochemical weapons, kidnapping, old folks’ problems and child abuse — and subplots that the story gets confusing. It’s not easy to follow what’s happening in this extremely intricate movie. After the screening I was not quite sure of what I had just watched and who the Puppeteer really was! It’s one of those cases where you really need to purchase the DVD and watch the key scenes several time in order to be able to really enjoy the complexity of the movie. 

SolidStateSociety-image3In my humble opinion, I think that Director Kamiyama should have simplified and streamlined the storyline, maybe sticking with Togusa’s plot-line. I bet the viewers could have felt more empathy towards the movie if it was a little less complex. The animation itself has an overwhelming beauty, but, using all the great animation technology and talent of Production I.G., I think Director Kamiyama could have created a masterpiece, if he had just come up with a more coherent story. In the end, the true identity of the Puppeteer is still not very clear — but maybe Director Kamiyama kept it mysterious on purpose? 

—miyako

Kôkaku Kidôtai: Stand Alone Complex — Solid State Society. Japan, 2006, 109 min.; Dir.: Kenji Kamiyama; Scr.: Kenji Kamiyama, Shôtaro Suga, Yoshiki Sakurai; Phot.: Kôji Tanaka; Ed.: Junichi Uematsu; Art Dir.: Yusuke Takeda; Char. Des.: Hajime Shimomura, Takayuki Goto, Tetsuya Nishio; Mechan. Des.: Kenji Teraoka, Shinobu Tsuneki; Mus.: Yoko Kanno; Prod.: Production I.G.; Distr.: Bandai, Manga Entertainment; Cast: Atsuko Tanaka (Motoko Kusanagi), Akio Ohtsuka (Batou), Kouichi Yamadera (Togusa), Kazuya Tatekabe (Col. Tonoda), Masuo Amada (Col. Ka Gae-Ru), Osamu Saka (Daisuke Aramaki), Takashi Onozuka (Pazu), Tarô Yamaguchi (Boma), Toru Ohkawa (Saito), Yutaka Nakano (Ishikawa), Yuya Uchida (Takaaki Koshiki), Dai Sugiyama (Proto), Nana Yamauchi (Togusa’s daughter), Yoshiko Sakakibara (Prime Minister Kayabuki). Available on R2 Dvd in Japan (BCBA-2606, 109 min., ¥9800) and on R1 Dvd in North America (Bandai/Manga Entertainment, #25176, Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US [Limited edition: $39.98 US], rated 13+). stars-4-0

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SolidStateSociety-covIn 2034, two years after the departure of Major Motoko Kusanagi (after the events of the TV series, Stand Alone Complex, which starts in 2030 and before the second movie, Innocence, set in 2032), Togusa is now in charge of Section 9, which has been expanded with the addition of several new recruits. Batou, frustrated to have been left behind by the Major, is still looking for her and therefore picks & chooses only the cases that seem related to his quest. A string of strange incidents — starting with a series of suicides, followed by the kidnapping of many children, and an economical conspiracy plotted by a group of old ultra-nationalists — seem to lead to a mysterious super-hacker nicknamed the “puppeteer.” The Major is carrying her own parallel investigation — which leads Batou to suspect her of being the puppeteer. In the end, the real identity of the perpetrator is the most surprising revelation of all. 

This movie is directed by Kenji Kamiyama, the same person who directed the Stand Alone Complex TV series. It is therefore not surprising to find here the same excellent quality of production, as much in the design as in the animation. However, if the director succeeded to masterfully tie up all the elements of the story in the TV series, he seems to have difficulty to do the same in a movie format. Solid State Society feels like a long TV episode where he tries to compress the storyline of an entire series. There are too many sub-plots and the different elements of the story are mixed together in such a complex way that it sometimes lacks coherence and the viewers get confused (it took me at least two viewings to understand the complexity of the plot and even then I am not sure I understood everything correctly). 

The timeline of the various series and movies seems confusing as well. The first movie is supposed to be set in 2029, while Solid State Society is set in 2034. It is not clear exactly when Major Kusanagi left Section 9. Also, they should have encountered the Puppet Master / Puppeteer before (in the first movie), but no mention is made of a prior encounter as if the first movie never happened. In fact, it feels like Solid State Society is a retelling of the encounter between the Major and the Puppeteer. 

Despite the complex socio-political themes and the beautiful animation, Solid State Society does not have the same depth than the previous movies (directed by Mamoru Oshii) and it certainly doesn’t have the same contemplative beauty. It is a very nice movie, but it is much more demanding to the viewers than the TV series and even the previous movies — which you all need to have seen to really appreciate and understand this movie — so I would recommend it mainly to the die-hard Ghost In The Shell fans. Nevertheless, Solid State Society (and GITS in general) is the epitome of intelligent SolidStateSociety-Dvd-ratingscyberpunk anime (a genre that, unfortunately, we don’t see often). Finally, I must add that the Limited Steelbook case edition (which contains three discs: one disc with the main feature, one disc full of extras, and the Solid State Society soundtrack CD) is totally awesome. 

—clodjee

Bandai / Manga Entertainment, #25176 (ISBN 978-1-59409-831-4), Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US (Limited Edition: $39.98 US), rated 13+ (Violence). See back cover.

You can also check the trailer from Youtube:

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonANNBiblio • GoogleIMDbProduction I.G.Wikipedia ]

Ghost In The Shell: Stand Alone Complex—Solid State Society ©2006-2007 Shirow Masamune • Production I.G. / Kodansha. 

Those articles were first published respectively in PA #94: 76 (November-December 2007) and PA #93: 83 (September-October 2007).

Please also check the following Ghost in the shell articles:

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GITS: Stand Alone Complex 2nd GIG

Anime Story

2004 was a great year for theatrical anime releases in Japan. It brought us Hayao Miyazaki’s Howl’s Moving Castle, Katsuhiro Otomo’s Steamboy and, of course, Mamoru Oshii’s Ghost In The Shell 2: Innocence. However, most of the Japanese anime industry’s production, and what really sustains it, remains the television series, like Gundam Seed, Fullmetal Alchemist, and yes, Ghost In The Shell: Stand Alone Complex. 

SAC-2gig-logoGhost in the Shell: Stand Alone Complex was a big hit in 2003 and Japanese DVD sales did great, so the creative team at Production I.G. decided to bring out a second season (titled “2nd Gig”). Now fans can look forward to another 26 episodes of cyber-political intrigue and action. 

Sac-2gig-illo11I can easily imagine that director Kenji Kamiyama was under a great deal of stress, with his work being compared with Mamoru Oshii’s Innocence, and to meet the fans’ expectations after the first season! Despite the high stakes, the young director was up to the task and I think he did a marvellous job. The “2nd Gig” is even better and more intriguing than the first season. He succeeded totally in creating his own world, telling the story in his own personal style, and we don’t even feel the need to compare his series with Oshii’s movie. Each has its own merit. 

Kamiyama not only respected Masamune Shirow’s original manga, but he gave it life by detailing, even more so than Oshii’s movies did, its near-futuristic setting defined by the interaction of humanity and technology in a complex Asian geo-political environment. His strong, captivating storytelling is very well supported by the superb animation, the beautiful and elaborate artwork and an enchanting soundtrack. It is so great to see that there is such a great new talent in Japan, able to create a serious and intelligent story that can both entertain our senses and stimulate our mind. It is not surprising that both seasons of the TV series have received a great deal of acclaim, not only from anime fans, but also from those who seek serious science fiction shows. 

SAC16-illoASAs the “2nd Gig” starts, Section 9, which had been dissolved at the end of the 1st season, is resuming its job as an anti-cyberterrorist mobile unit. Although the team has returned, their work isn’t easy, and many difficulties lie ahead of them. The Japanese political landscape is changing and the government is keeping a close eye on their special police. The “Laughing Man” case might be solved, but it doesn’t take long for another terrorist organization, “The Individual Eleven,” to show up. Who are they? Are they the result of another “Stand Alone Complex”? They seem to be stirring up an uprising against the Asian immigrants and refugees. Could it be that simple? But some other politically-motivated forces seem to be at work. Can Major Motoko Kusanagi and her team unravel the complex overlapping political plots before they affect the nature of the government? 

Technology might be omnipresent in Stand Alone Complex, but it is not overwhelming. In the “2nd Gig,” Director Kamiyama and Production I.G. keep an even greater focus on the human side of the story by exploring the characters’ hearts and emotions — even in the case of some of the terrorists. Each key member of Section 9 has a dedicated episode where we learn more about their past and personality. It is not done simply to paint a richer background; every single bit of information has its meaning. They also give a more humane face to the government (more likeable than the usual fat, corrupt, old minister) with the new Japanese prime minister, a young, good-looking lady who embodies the beauties (and sometime ineptitudes) of democracy. In contrast, there is the ugly face of Gohda, a shady character who embodies the threat of militarism. Also, the intelligent Tachikoma robots (their name means “standing, spinning top”) are back with a new, expanded sidekick role (definitely inspired by Motoko’s cute “helper” programs in the Man-Machine Interface manga). With their cute voices and comical comments, they give a human feel to the technology. 

SAC14-illoASThe terrorism and the Asian refugees’ problems seem to be an allusion to the Palestinian question and to some conspiracy theories that surfaced after 9/11 in Europe and in Japan (such as, American right wing groups being behind 9/11 in order to justify military action abroad and domestically limit civil liberties). But it is only used to emphasize the fact that, even in the future, terrorism — the favorite style of warfare of the 21st Century — is still omnipresent and we still haven’t found a way to deal with it. Despite all the advanced technology, humanity is still facing tremendous problems (war, pollution, corruption, poverty, overpopulation, crime). Nothing changes, and even the future’s future is still uncertain. Is there a solution to the crisis? Is there a possibility for us humans to be saved? The answer in “2nd Gig” might be in the origami cranes that appear in some episodes and that symbolize the prayers for peace and salvation. All we can do is, like Section 9, act with courage and determination (even if it means going against the rules sometimes), pray and hope for the best! 

In conclusion, “2nd GIG” is even better than the first season. While still very political, dealing with terrorism and immigration problems, it also elaborates on more of the personal history of each of the main characters, including Major Kusanagi. The cyberpunk political intrigue is at moments a little complex, but it is the most intelligent anime series I have ever seen and it is superbly animated. It’s not all action, there’s also drama — and I did cry a few times. A real masterpiece! Of course, such an exceptionally excellent anime series cannot be seen only on TV. SAC-2gig-ratingsYou have to purchase the DVD to watch it over and over again, to enjoy all the minute details of this superb animation and share the experience with your friends! And if after that you want more, the series was followed by a movie: Solid State Society. 

> Please, read the warning for possible spoilers <<

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Ghost in the shell: Stand Alone Complex (anime)

Overview

GITS-SAC-logoWith the TV version of Ghost in the Shell (Kokaku Kidotai) director Kenji Kamiyama (and his production team — including the full support of original creator Shirow Masamune) is bringing a new dimension to the standard police detective drama adding a techno-cyberpunk flavour. Not only is this a very high quality show visually (HD full-digital screen to satisfy even the most hard-core fan!), but it is also full of exciting, intelligent storytelling. You can see that the writers really put forward their best efforts to attract viewers. 

SAC-KusunagiCCThe story is set in a future Tokyo populated with high-tech doohickeys, and lots of cyborgs and androids. Fans of Ghost in the Shell find out immediately that this story is quite different from the manga or games. It’s a kind of alternate world created for the TV series, closer to what was already developed for the movie. The manga is funny and set in a fictitious future (lots of made-up names) where Section 9 is an international anti-terrorist unit. The TV series’ setting feels less like a militaristic anti-terrorist outfit and more like a special police force dealing with cyber crimes. It is more serious and more realistic. Nevertheless, like the movie, which was based mostly on the manga, the TV series is using bits and pieces of the manga’s story. We could consider the TV series as a prequel to the movie, whereas the new manga, Man-Machine Interface, is the direct sequel of the original manga. 

GHSill02RSo what do they mean by “Stand Alone Complex”? It could mean that the series is mostly made of stand alone episodes (self contained stories), with a few more complex episodes (the “Laughing Man” story arc). However, episode 6 also provides another explanation: it refers to the fact that Laughing Man’s imitators are independent copycats, created without an original. To me it seems that Production I.G.’s writers want to make the point that “It’s extremely difficult and almost impossible today to stand alone in this complex society of computers and networks.” Each episode throws enormous amounts of technical information and detail about computers, science and politics for the viewer to digest. At first, for an average nincompoop like myself, the contents of this show can be too much, but with a bit of patience it’s certainly educational. I think, in a way, it’s charming to see so much information on technology. Compared to ordinary anime shows, the amount of dialogue and information is quite huge. 

You really have to sit down and watch this TV show over and over again to catch the small details and to understand better. In this respect it shares much in common with its source, the manga. On the other hand, despite all this, the show can also be watched as an intelligent police/detective drama. The viewers can try to solve crimes with Section 9 members and get great satisfaction to see the conclusion of each cyber-crimes case. But don’t think that the show is as slow paced as the film — there is still a lot of action! 

SAC-illo02The characters seem to be like normal humans, but in fact most of them are cyborgs (or with some sort of cybernetic enhancement). I wonder if, in the near future, when humans begin to replace body-parts to improve their lives and live more comfortably, we’ll have different kinds of crimes? It’s the same type of premise as in Patlabor : if technology takes us there, the nature of crime will change. Of course we’re all human, but how in the world can we live and “stand” with our own personalities in this extremely complex society of the future? In this show, all criminals are making statements of a kind (politically, individually or otherwise). 

SAC01-03This is certainly a strong series evolved from speculative fiction, with excellent (and exotic Russian sounding) music by Yoko Kannno (Cowboy Bebop, Escaflowne and Macross Plus) and viewers will enjoy this full-action crime fighting anime! In our opinion, this series clearly shows one thing: good writing and storytelling make a great difference! There are many shows with high quality visuals, but with weak stories. Ghost in the Shell is one of the best shows to come down the road in the last few years and hearkens back to a period where stories and strong characters were the main focus. I’d like to send out enthusiastic applause to the creators of this show! 

Despite its high quality animation and intelligent story, the show has a few annoying details: the original opening is much better than the 3D one which starts with episode 3 and there are some technical impossibilities (like the cloaking devices which are not consistent with those in the movie). 

SAC08-02This anime won’t disappoint you — in fact, you’ll be totally hooked! A must see show that I’d recommend to anyone. In order to understand the TV series a bit better it is recommended to have seen the movie or read the manga (you would already know the characters and technological background), but you will probably manage anyway if you just dive straight in (you’ll find some helpful information, right after the jump). The series was very well received with critics’ rating of 8.5 on IMDb and of 67% / 100% on Rotten Tomatoes. Enjoy !

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

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Ghost In The Shell (manga)

I’ll continue on the thematic of Ghost in the shell for a little while… I dug out those two reviews of the original GITS manga respectively published in PA #83: 20 (March-April 2005) and PA #84: 20 (June-July 2005) — however I have relativized the original rating. Note that I had already (briefly) reviewed those manga along with the live-action movie and that I have also reviewed The Ghost in the Shell Perfect Edition, tome 1.5 : [ Human Error Processer ] on this blog.

Ghost In The Shell

Ghost_in_the_shell-1-covA totally superb book! This second edition offers the original Japanese size (5.75” x 8.25” which is a smaller, more convenient size than the original English edition, but still easy to read contrary to the 4” x 6” of Lone Wolf & Cub) and some extra pages that were originally cut because they were too racy (hence the 18+ rating and the parental advisory for explicit content). It is a nice thick book, with glossy paper, that has a good feel when held. Shirow’s artwork might be of variable quality, varying from the beautiful colour illustrations to the sketchy SD characters, but his story is solid and profound (although a little too technical by moments). Most of this first volume offers the framework for the first movie (with some variations and more details), but you can also find a few ideas that were used for the Stand Alone Complex TV series, and the sixth chapter is the basis for the story of the second movie. A classic and a must. 

Ghost in the shell (攻殻機動隊 / Kōkaku Kidōtai / Mobile Armored Riot Police) by Masamune Shirow (translated by Frederik L Schodt and Toren Smith). Milwaukie, OR: Dark Horse Manga, October 2004. 368 pg. $24.95 US / $33.99 Can. ISBN 1-59307-228-7. For adult readership (18+). See the back cover. stars-3-5

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Ghost In The Shell #2: Man-Machine Interface

Ghost_in_the_shell-2-covLike the first volume, this one is really a superb book. Even more than the first, since there is three time more colour pages, the designs are much nicer and the art is more detailed (particularly in the colour pages – however, a problem in the reproduction of the screen-tone sometimes creates an annoying shimmering effect in the B&W art). It is a more mature work. The story is more serious and complex, to the point that it becomes difficult to follow and understand. That’s the major drawback of the book. Motoko has merged with the Puppet Master and swims freely in the virtual sea of information. She has moved to the private sector and works as the head of security for Poseidon Industrial. Her new nature allows her to move from one artificial body to another, which is quite convenient in her line of work, but makes the story even more confusing. On top of that you have Shirow’s philosophical reflection on life, intelligence and existence. Besides the main character, the story of this book has not much to do with the first part. The art is sublime and the story challenging. A must. 

Ghost In The Shell #2: Man-Machine Interface, by Masamune Shirow (translated by Frederik L Schodt and Toren Smith). Milwaukie, OR: Dark Horse Manga, January 2005. 312 pages (mostly in colour, with 106 in B&W), flipped, $24.95 US / $32.00 Can, ISBN 978-1-59307-204-9. For adult readership (18+, Lots of nudity & Violence). See the back cover. stars-4-0

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