Gunnm, t. 3

GunnmDeluxe-03-covLe troisième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres dix-sept à vingt-quatre, donc le tome quatre et une partie du tome cinq de l’édition originale) débute avec le match d’ouverture de la seconde ligue de Motorball. Les féroces combats s’étirent sur cent-vingt-trois pages! Gally choisit parmi ces concurrents les membres de l’équipe de challengers qui affronteront avec elle Jashugan: le #88 “King Crusher” Ajakati, le #7 “vent pourpre” Zaphal Takié, le #50 Tigel et le #1 Caligula. Ed fait faire une nouvelle lame pour Gally. Celle-ci se réconcilie avec Ido et décide qu’elle quittera le Motorball après le match contre Jashugan.

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Lors du fameux match, les challengers sont très rapidement éliminé, ne laissant que Gally et Jashugan qui s’affrontent dans un duel intense. La puissance de l’attaque de Jashugan éveille la mémoire de Gally, qui a la vision d’une plaine rouge, de son maître qui lui enseigne l’ars magna et qui l’appelle… la guerrière Yoko! 

Une histoire hors-série de soixante-six pages, “Le doigt sonique” (publiée préalablement dans le recueil Gunnm Other Stories (銃夢外伝 / Gunnm Gaiden)) nous montre Gally, trois mois plus tard, devenue instructeur de combat pour hunter-warrior. Elle affronte et vainc un criminel qui tire des billes de métal à très grande vitesse.

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Quelques années plus tard, Gally fait de la musique et lit beaucoup, alors que Ido a marié Shumira, la soeur de Jashugan. On y apprend que Ed avait revendu le corps de Berserker de Gally sans lui dire et que Umba en a retracer l’acheteur: une certain Dr. Desty Nova (un autre cyber-docteur déchu de Zalem). Pendant que Ido part à sa recherche, Gally doit affronter Zapan qui réapparait pour se venger!

Ce volume est un peu faible sur le scénario. La narration très rapide, est rythmé par de nombreux combats. Le dessin est toujours très dynamique et détaillé (trop parfois) mais les scènes de combats ne sont pas toujours clair.

La thématique n’évolue pas beaucoup. La quête d’identité de Gally devient tranquillement une quête d’humanité. Qu’est-ce qui définit l’humain? Son corps ou son esprit? Le cerveau influence-til le corps et vice-versa? En plus de cette réflexion philosophique, l’histoire nous questionne sur la disparité des richesses entre ceux qui ont tout et qui vivent dans les cieux (au paradis) et ceux qui n’ont rien et qui vivent dans l’enfer d’une décharge à la merci des criminels et de l’exploitation, n’ayant que le Motorball pour se distraire.

GunnmDeluxe-03-p296Gunnm est un manga culte, qui se lit bien mais qui nous laisse un peu sur notre faim. Si il y a un intéressant aspect philosophique dans l’histoire, j’y retrouve encore trop de combats — qui s’enchainent l’un après l’autre — à mon goût (le baston, toujours le damné baston — aka Nekketsu). C’est certes un titre qu’il faut avoir lu, mais (considérant l’énormité de ma PAL ou tsundoku !) j’hésite à en continuer la lecture… (il me reste encore trois volumes deluxe à lire (ou cinq en petit format), plus les dix-neuf tomes de Last Order !!! Plus au moins six volumes de Mars Chronicle — quoi que cette dernière série semble intrigante…). Je lirai probablement en échantillonnant quelques volumes de la suite et des séries suivantes…

Donc, pour résumer cette série de Yukito KISHIRO:  Gunnm c’est les aventures de Gally sur terre dans la cité de Kuzutetsu, la décharge; Last Order c’est les aventures spatiales de Gally sur Zalem; et Mars Chronicle c’est les aventures martiennes de Gally, dans son enfance, avant de se réveiller sur Terre.

À lire, donc, par curiosité et jusqu’à ce que celle-ci soit étanchée.

Gunnm, t. 3 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, janvier 2001. 368 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3477-X. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier et second volumes deluxe (et, tant qu’à y être, de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, t. 2

GunnmDeluxe2-covAprès avoir terminé la populaire série de manga Gunnm (銃夢 / Gun-mu / lit. “Rêve d’arme”), Yukito KISHIRO poursuit la publication avec des récits qui se situent dans le même univers: d’abord Ashman (Haisha en français chez Glénat ou Ashen Victor en anglais chez Viz) en 1997 avec une histoire qui se déroule dans la monde du motorball, un recueil d’histoires courtes (Gunnm Gaiden), puis l’année suivante avec Aqua Knight, situé dans un monde aquatique et qui se déroule une centaine d’année après Gunnm. Il interrompt cette série après le troisième volume, car il a décidé de poursuivre avec une nouvelle aventure de Gally (Last Order) mais pour se faire il doit réécrire une partie de la première série. Il profite de la réédition de Gunnm en format deluxe (6 vols) pour en changer la fin. C’est cette édition en grand format que je lis et dont j’ai déjà commenté le premier volume. Chacun de ces volumes inclut environ un tome et demi de l’édition originale (qui en comptait neuf). 

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Dans le deuxième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres huit à seize, donc une partie du tome deux et le tome trois de l’édition originale), Gally fait le rencontre de Yugo, un jeune garçon qui effectue des travaux d’entretien pour le Dr Ido. Elle en tombe rapidement amoureuse. Le rêve le plus cher de Yugo est de se rendre sur Zalem (celui était aussi l’obsession de son défaut grand frère). Malheureusement, il est impliqué dans le traffic de pièces de cyborgs (qu’il se procure en attaquant des victimes innocentes pour leur prendre, entre autre, leur colonne vertébrale). Vector le manipule avec la fausse promesse de l’aider à rejoindre Zalem si il réussit à amasser assez de crédits. Toutefois, Yugo est pris en flagrant délit et sa tête est mise à prix. Un hunter-warrior le retrace et le réduit en pièces, mais Gally réussit à préserver sa tête et le Dr. Ido lui reconstruit un corps. Réalisant qu’il a été trahit par Vector, il tente de se rendre à Zalem en escaladant un de ses cables d’alimentation, mais le système de défense de la ville flottante l’intercepte. Gally tente de la sauver mais, après un bref adieu, le bras de Yugo se rompt et il tombe dans la décharge, sans espoir de survie…

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Ravagée par la mort de Yugo, Gally a disparue. Le Dr. Ido la cherche partout et la retrouve finalement, par chance, dans une compétition de Motorball de troisième ligue. Gally a découverte que la seule façon de raviver ses souvenirs est se battre en utilisant sa technique du Panzer Kunst, et l’arène de Motorball offre plus d’opportunités de combats qu’en étant hunter-warrior. Pour passer en deuxième ligue et conserver son numéro “99” elle doit challenger Ajakati, à qui ce numéro a été attribué. Elle réussit sans trop de difficultés. Le Dr. Ido s’allie avec Jashugan, le grand champion du Motorball, car il pense que si elle est défaite, Gally abandonnera le combat et lui reviendra. Lorsqu’elle voit le Dr. Ido avec Jashugan, elle décide de challenger ce dernier…

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Ce volume est définitivement meilleur que le premier car on y retrouve beaucoup moins de combats et un peu plus de profondeur dans le récit. L’histoire s’attarde plus sur les motivations et les sentiments des personnages, ce qui la rend d’autant plus intéressante. Le dessin de Kishiro est attachant et dynamique. L’univers post-cataclysmique cyberpunk qui a créé pour Gunnm est tout à fait fascinant… C’est certes un manga d’action (de baston comme diraient les français ou nekketsu au Japon) mais qui mérite tout de même d’être lu car il offre un peu plus de simple scènes de combat.

Gunnm, t. 2 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, septembre 2000. 378 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3333-1. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Battle Angel (OVA)

BattleAngelOVABattle Angel (銃夢 / Ganmu [Gunnm] / lit. “Weapon dream”) compiles two OVAs released in Japan in June and August 1993. An English subtitled version was released by A.D. Vision on VHS in September 1993 and on DVD (with both dubbed and subtitled versions) in December 1999. The first OVA, “Rusty Angel”, introduces us to Gally and Scrapcity, and tells of the combat against Grewcica. The second OVA, “Tears Sign”, focuses on her friendship with Yugo and his dream to get to Zalem. [It was reviewed in PA #27: 37]

For the early 90s the quality of the animation was excellent, but unfortunately it looks disappointing by today’s standards. It still looks good though and offers excellent production value (nice storytelling and music soundtrack). However, one point that really bothers me is the editing which annoyingly and constantly cut the action to switch to scenes with other characters and then to cut back into the action.

The storytelling succeeds to condense the first part of the manga into two 25-minute OVAs and still manage to smooth the story so it is easier to understand. The manga had the advantage to have several graphic novels to tell the story (the first OVA covers the first volume and half, while the second tell the story up to the end of the third volume). The numerous battles  — which felt a little sketchy and tedious on paper — look much more realistic and entertaining in the animation (although the Alita live-action movies does an even better job at rendering the battle sequences). Lastly, the anime has a better success in giving life and expressing the emotions of the characters. It makes the drama much more tangible.

It is a nice anime that deserves to be seen. Unfortunately, it seems to be difficult to find now-a-day. Hopefully, with the success of the movie, it will be released again on DVD.

Battle Angel : Japan, 1993, 2 x 25 mins.; Dir.: Hiroshi Fukutomi; Scr.: Akinori Endō (based on Yukito Kishiro’s manga); Art Dir.: Hidematsu Kaneko; Char. Des.: Nobuteru Yuki; Anim. Dir.: Nobuteru Yuki & Futoshi Fujikawa; Phot.: Hitoshi Yamaguchi; Ed.: Yukiko Ito & Satoshi Terauchi; Music: Kaoru Wada; Studio: Madhouse; Jap. Cast: Kappei Yamaguchi (Yugo), Miki Itō (Gally), Shunsuke Kariya (Dr. Daisuke Ido). stars-3-0

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[ ANNAmazonGoogleIMDbWikipedia ]

I have recently also commented on the Gunnm / Alita manga and the live-action movie.

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Alita : Battle Angel

AlitaBattleAngel-dvdWhen Alita (Rosa Salazar) awakens with no memory of who she is in a future world she does not recognize, she is taken in by Ido (Christoph Waltz), a compassionate doctor who realizes that somewhere in this abandoned cyborg shell is the heart and soul of a young woman with an extraordinary past. As Alita learns to navigate her new life and the treacherous streets of Iron City, Ido tries to shield her from her mysterious history while her street-smart new friend Hugo (Keean Johnson) offers instead to help trigger her memories. But it is only when the deadly and corrupt forces that run the city come after Alita that she discovers a clue to her past – she has unique fighting abilities that those in power will stop at nothing to control. If she can stay out of their grasp, she could be the key to saving her friends, her family and the world she’s grown to love. — (Promotional text)

This movie is based on the manga series Battle Angel Alita by Yukito Kishiro (which I recently commented). James Cameron had been interested in the story for a long time (he optioned the titled in 2000 and used it as inspiration for his TV series Dark Angel) but, being too busy with Avatar and its sequels, he passed the directorial torch to Robert Rodriguez. It is a good thing that Cameron and Jon Landau waited to produced Alita because it gave them the time to perfect the motion-capture CGI technology with Avatar. The type of fast action combat scenes needed to adapt the manga would not have been possible otherwise. It also gave them time to work on the script to make it shorter.

It’s an excellent movie, with superb special effects and great storytelling. It is both entertaining and compelling. They succeeded to tell the story within two hours while keeping enough elements of the manga to be faithful. I was afraid at first that they would not be able to adapt the story properly, but all the essential themes are there: the identity quest, the love story, the desire to protect the weak against evil, the dark post-cataclysmic world, the hopeful cyberpunk technology, the fabulous combat scenes, even the social comment about the stupidity of war and social inequity. 

The only major changes are that they explain early in the story the cause of the Earth’s destruction (the war between Earth and Mars — in the manga they just mentioned that Earth was hit by a meteorite without saying, at first, that it was intentional) and the nature of Alita (a martian soldier/berserker). Hugo (Yugo in the manga) also appears in the beginning of the movie (while he only appears in chapter eight in the manga). Most of the changes are minor and without consequence: Ido names Alita (Gally) from his dead daughter (instead of from his dead cat), his ex-wife Chiren doesn’t appears in the manga (that character was created for the anime), his assistant is different (she looks more like Myra, the doctor who replaces Yugo’s hand in chap. 10 of the manga), the Berserker replacement body is not found by Alita but by Ido, the speech in the “Kansas” bar to try to get the Hunter-Warriors’ help against Grewishka (Makaku) is made not by Alita but by Ido (who still has his Zalem symbol on the forehead in the manga), etc. The movie also adds the fact that Nova can see and speak through Vector. Despite those few differences, the movie seems quite similar (even more if we compare to the anime version, Battle Angel).

Annoyingly, the movie ends on a sort of cliff-hanger: will Alita succeed to reach Zalem and get her revenge from Nova? That’s what we will know in the sequels — if they are ever produced. It all depends on the success of the first movie. Despite mixed reviews, it seems that it was well received (the sales more than doubled the budget and ratings were good enough on IMDb [7.4] and Rotten Tomatoes [60% for the critics but 93% for the audience]). For my part (but I was already an Alita fan), I think it was an excellent adaptation and I enjoyed it greatly. I warmly recommend it. stars-4-0

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Gunnm, t. 1

Gunnm-GF-01-covGunnm (銃夢 / Gun-mu ou Jūyume / contraction de l’anglais “gun” (fusil) et du japonais “yume” (rêve) donc lit. “Rêve d’arme”) est un manga par Yukito KISHIRO qui a été publié en feuilleton dans Business Jump dès 1990 et dont le premier volume parait au Japon en septembre 1991 chez Shueisha. Suite à un conflit avec son éditeur en 2010, la parution de la série continue chez Kodansha. En 1995, une première édition en France se fait en neuf volumes chez Glénat (ce sera d’ailleurs parmi les premiers mangas à recevoir une traduction française). À peu près au même moment la version anglaise parait chez Viz Comics sous le titre “Battle Angel Alita” (puis réédité chez Kodansha Comics). En 2000, Glénat publie un édition deluxe grand format en six volumes. Ces éditions ne sont plus disponible mais Glénat a récemment rééditée Gunnm avec une nouvelle traduction. 

Gunnm n’est que la première de trois séries de manga et l’histoire se poursuit avec Last Order (19 vols.) et Mars Chronicle (6 vols jusqu’à maintenant). Un recueil de quatre histoires courtes, Gunnm Other Stories, a également été publié mais trois des histoires sont incluses dans l’édition deluxe grand format. Le manga a été adapté en un roman de Yasuhisa Kawamura, en animation (deux OVA de 30 min.) en 1993 par Hiroshi Fukutomi, puis au cinéma par Robert Rodriguez et James Cameron sous le titre Alita: Battle Angel.

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Sur une Terre post-cataclysmique (suite à l’impact d’une météorite), ce qui reste de l’humanité survit à Kuzutetsu, dans l’ombre de la cité flottante Zalem (où réside l’élite). Dans la décharge à déchets de la cité, le cyber-docteur Daisuke Ido découvre la tête d’une femme cyborg dont le cerveau humain est miraculeusement encore en vie. Il la soigne et la nomme Gally (Alita), car celle-ci est amnésique et ne se souviens plus de rien. Il finit par lui fabriquer un corps. 

Il n’y a plus d’autorité pour faire régner la loi et l’ordre dans les bas fonds de Kuzutetsu, alors l’usine 33 (qui alimente Zalem en énergie et en vivres par un long cable) fait appel à des chasseurs de primes, les Hunter-warrior. De nombreux criminels s’attaquent aux cyborgs pour leur voler des pièces ou des membres (la colonne vertébrale est d’ailleurs très prisée).  Pour émuler Ido, mais surtout pour traquer et éliminer ceux qui s’attaquent aux faibles, Gally décide de devenir Hunter-warrior. 

GunnmAprès une altercation avec le cyber-monstre Makaku, le corps de Gally est détruit. Toutefois, Ido le remplace par le corps d’un berserker, un guerrier cybernétique qu’il avait découvert plus tôt dans les ruines d’un vaisseau spatial. C’est une véritable machine de guerre, résultant d’une technologie et d’un savoir-faire oubliés depuis longtemps. Si Gally ne se souviens pas de sa vie antérieure, elle est capable d’utiliser intuitivement une ancienne technique de combat cyborg appelé Panzer Kunst, et de controller les fonctions de son nouveau corps. Cela fait d’elle un combattant d’exception et lui permet de défendre Ido contre la vengeance de Makaku… Mais qui est-elle vraiment? 

En plus des sept chapitres du récit, ce volume contient également des informations sur les usines et les bornes de Kuzutetsu, le court récit “Douce Nuit” (en trois parties, 100 p.) qui traite des origines de Ido, ainsi qu’un “art book” de vingt-deux pages qui offre des notes et des croquis sur la création de Gunnm. 

Ce manga nous offre donc une quête existentielle dans un univers cyberpunk post-cataclysmique, teinté d’un commentaire sociale sur la division des richesses. C’est un manga seinen mais avec un récit très inspiré par le sous-genre shōnen du nekketsu, où le héros — souvent orphelin — doit réaliser une quête initiatique qui l’amène à affronter de nombreux obstacles et des adversaires en tournoi ou combat singulier.

J’ai lu ce manga il y a une vingtaine d’années et j’en avais gardé un très bon souvenir. C’est effectivement une série qui avait été très bien reçu tant en France qu’aux U.S.A. En prévision de la sortie de l’adaptation cinématographique, j’ai décidé d’en faire une relecture et celle-ci n’a pas altérée ma première impression. C’est un très bon manga, plein d’action mais aussi d’émotions et d’idées qui appelles à la réflexion. Je vous le recommande.

Gunnm, t. 1 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, juillet 2000. 362 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3293-9. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Arzak Rhapsody

ArzakRhapsody-DVDPerché sur son fidèle Ptéroïde anti-gravité (où rien de grave ne peut l’atteindre), Arzak explore le Désert ‘B’, un monde parallèle peuplé de créatures étranges, situé aux frontières du rêve et d’une réalité au-delà du réel. Mais Arzak ne rêve-t-il pas d’un univers qui est en lui…ou en chacun de nous ?

(Texte promotionnel — voir aussi la couverture arrière de la jaquette)

Ce dessin animé est une série de quatorze capsules de 3:30 min. chacunes qui offrent un dessin minimaliste qui est terriblement animé. On y retrouve différentes aventures (et mésaventures) du célèbre guerrier solitaire et (généralement) silencieux alors qu’il parcours le désert B, affrontant l’herbe-serpent ou diverses autres créatures. C’est un peu sans queue ni tête mais les récits sont étoffés par une narration et Moebius donne, pour la première fois, la parole à Arzak. Tout comme les planches de Moebius, ces capsules sont un peu inégales en qualité (et en intérêt). L’univers d’Arzak est un peu tourné en ridicule avec des personnages clownesques (où l’on pourrait peut-être discerner une influence de Winsor McCay?). 

C’est mauvais mais tout de même amusant et intriguant. À la défense de cette curiosité décevante, il faut admettre qu’elle est définitivement produite pour un public jeune alors que la série originale s’adressait aux adultes. On s’attendrait néanmoins à mieux de la part d’un créateur comme Moebius. C’est trop court et plein de potentiel inexploité (quoique le graphisme s’améliore avec les derniers épisodes). Cela aurait pu être tellement mieux…

Il est intéressant de constater que l’on voit déjà le début de la convergence des différents univers (et styles) de Giraud / Moebius avec des éléments qui rappellent Le Garage Hermétique, d’autres qui font définitivement partie du monde SF déjanté et imaginatif de Moebius — parfois hilarant et absurde, parfois mystique et obscure (avec des allusions au Arzach original ou à Edena) — et même des relents d’atmosphère western à la Blueberry. Cette série d’histoires nous laisse donc présager la suite — L’Arpenteur

À voir par amusement ou par curiosité.

Arzak Rhapsody: France, 2002, 51 min., série télévisée d’animation (14 episodes); Dir., Scr., Des.: Moebius; Dir. Art.: Alexandre Brillant; Ass. Réal.: Francois Narboux; Mus.: Zanpano; Studio: Millimages Online; Prod.: Wolfland Pictures, Carrere Group, France 2. stars-2-5

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Capsules

More on TV

Beside the usuals (season 5 of Poldark, season 7 of Elementary, season 5 of Killjoys), this week I also watched episode 12 (season 6) of The 100, a Hunger Game look-alike; the third episode of Pandora, a Star Trek wannabe; and episode 12 of Blood & Treasure, an amusing Indiana Jones facsimile. Yes, I was entertained, but could only wonder: “is there any really original TV shows left for us to watch?”

The third episode of Pandora offers good enough writing (nothing genius but that’s okay). The plot thickens, the special effects improve and the actors seem to find some sort of balance — but it is still not a stellar performance. Maybe worth continuing watching…

TheBoysPosterAnother new show is The Boys on Amazon Prime Video which is based on a comic book that I haven’t read or even heard about until now. It is a superheroes TV series with some dark humor (a little like Deadpool) which shows the darker side of the supes (it also reminds me a lot of Watchmen), presenting them just as merchandizing pawns of a corporation — each one is a kind of parody of an existing superhero: Superman, Flash, Wolverine, Aquaman, Wonder Woman, etc. They are being targeted by a rag tag group of people who all suffered from the superheroes exploits’ collateral damage and want to get back at them. It is entertaining, well made and, so far (after three episodes), good enough to keep my interest (ratings of 9 on IMDb and of 79% on Rotten Tomatoes). It’s well worth watching.stars-3-5

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