Fête Nationale

Bonne Saint-Jean à tous!

Saint-Jean-Baptiste_et_l'Agneau_de_DieuNe trouvez-vous pas étrange qu’un état qui viens de passer une loi pour forcer la laïcité célèbre l’anniversaire d’un saint catholique comme fête nationale? N’est-ce pas absurde, voir hypocrite? Comprenez-moi bien: j’ai toujours été en faveur de la laïcité mais une laïcité pour tous et pratiquée dans le libre choix.

De toute façon, je crois qu’il est malgré tout plus approprié de se baptiser dans la bière au nom du solstice (fête de la musique, midsummer, etc.) que pour célébrer Saint Jean le baptiste

Vive l’été !

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[ Illustration: “Saint-Jean-Baptiste et l’Agneau de Dieu”, par Liénard de Lachieze (enlumineur français du XVe s.), Missel romain copié en 1492 pour l’évêque de Comminges Jean de Foix, feuillet 252r. (Sources: Wikimedia; BnF – Gallica, ms. latin 16827).]

Des nouvelles du parc

IMG_4529Après m’être promené dans le parc, je me suis demandé ce qu’il nous réservait comme surprise ce printemps. Je suis donc allé faire un tour au pavillon d’accueil du parc Frédéric-Back, à la Tohu, sur la rue des Régatiers. Ce n’est guère facile d’extraire de l’information de ces gens-là. Il n’y avait aucun dépliants et personnes ne semblaient savoir (ou vouloir donner) quoi que ce soit. On m’a référé à un écran tactile géant avec une carte inter-active du parc (qui n’est malheureusement pas disponible en ligne semble-t-il). 

J’y ai tout de même appris que l’échéancier que j’avais vu lors de l’ouverture de la section Boisé-Est en août 2017 (sous l’administration Coderre) avait été repoussé en partie (par l’administration Plante). Le reste de la section Est du parc (près du parc Champdoré et du Cirque du Soleil) devait ouvrir au printemps 2019, les sections de la Plaine et du Boisé à l’automne 2021 et les sections du Lac et des Terrasses à l’automne 2023 [c’est quoi cette idée d’ouvrir une section de parc à l’automne? C’est au printemps qu’il faut ouvrir, pour que les gens en profite tout l’été!]. Maintenant, il est plutôt question d’ouvrir les secteurs du boisé et des plaines (incluant le côté est, au sud du parc Champdoré) pour 2021, et d’ouvrir les secteurs du lac et des terrasses pour 2023. Je n’ai trouvé aucune mention du secteur sud (près de la Tohu et du Cirque du Soleil) mais comme il y est dit que le parc sera terminé en 2023, je suppose que ce secteur ouvrira aussi à ce moment.

Il existe beaucoup de différents sites internet sur le parc (le site de la ville, des Grands parcs (incluant les Legs du 375e), de tourisme Montréal et le site de la Tohu) mais finalement il y a peu de véritable information de disponible… Certains liens sont morts, l’information est parfois périmée et souvent on réfère au parc sous son ancien nom, le Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM). Il me semble que ce serait la moindre des choses dans le cas d’un projet ambitieux comme ce parc de tenir les citoyens bien informé des échéanciers et des projets. La carte inter-active que j’ai vu à la Tohu devrait être disponible en ligne!

Quand j’ai décidé de devenir propriétaire dans ce quartier, la présence du parc a été un élément important dans ma décision. Hélas, depuis ce temps il n’a été source que de déceptions: la lenteur des aménagements, l’ouverture d’un premier secteur à l’automne 2017 et non au printemps, la beauté de l’aménagement floral (les rudbeckia!) de la première année qui ne s’est pas répété par la suite, le manque d’entretient des sentiers l’hiver dernier (l’accès Émile-Journault pas déneigé, la voie polyvalente qui était une véritable patinoire), les belvédères mal entretenus (jusqu’à la semaine dernière) et maintenant aucune nouvelle ouverture de secteur avant 2021! C’est triste. Il va falloir s’armer de patience…

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Un tour des Îles

Hier, je suis allé faire un tour sur mon île natale. Tout les printemps je fais une une visite au cimetière pour m’assurer que tout est en bon état et pour saluer mes défunts ancêtres. Tant qu’à être dans le coin j’en profite pour faire un tour des îles où j’ai passé mes vingt premières années. Cette fois-ci c’était vraiment le bordel.

Déjà que depuis quelques années l’entrée des Îles est un chantier de construction. Le vieux pont étant jugé inadéquat, la municipalité a entrepris d’en construire un nouveau. Pour la durée des travaux un pont temporaire a été installé. À peine entrée dans les Îles, on croise l’armée et de nombreuses voitures de police. À cause des crues printanières, c’est le branle-bas de combat contre la rivière. On y fabrique des milliers de sacs de sable qui sont ensuite distribués en palettes aux citoyens. Toutefois, le pont temporaire ayant été installé très bas, il est menacé par la crue (l’eau passe à peine six pouces sous sa structure) et il est question de fermer l’accès aux Îles et même de les évacuer. Il faut dire que le nouveau pont en construction n’est guère mieux: l’eau circule à peine quelques pieds dessous. Néanmoins, les autorités ont décidé d’accélérer la finition du pont afin de pouvoir réouvrir l’accès le plus vite possible. En attendant, les gens qui ne veulent pas évacuer peuvent utiliser une navette ferroviaire.

Il me semble toutefois que tout cela est une crise créée de la main de l’Homme. C’est ce qui arrive quand on construit des ponts (temporaire ou nouveau) trop bas. Aussi loin que je me souvienne, il y a régulièrement eut des inondations printanières et même de beaucoup plus plus graves que celles-ci. Et jamais dans le passé je n’ai vu l’armée faire des sacs de sables, ni la police parler d’évacuation, ni même le premier ministre venir visiter les citoyens. Nous étions laissé à nous même et personne ne s’en plaignait. On retroussait nos manches et on nettoyait après. Quelle étrange société nous sommes devenu…

C’est un beau quartier et j’en garde de très beaux souvenirs: la nature, la quiétude, la camaraderie, l’entre-aide entre voisins, etc. (et on essai toujours d’oublier les mauvaises expériences – l’intimidation, les agressions, etc.). Cela me manque parfois mais malheureusement c’est si loin de tout (surtout quand le train de banlieue cessera ses opérations pour construire le REM: ça c’est un chantier qui va créer un bordel monstre!).

[ iPhone 8+, Îles Laval, 2019/04/22]

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Three haïku

I’d rather sleep and dream
Than live in this hurtful world —
Will the eternal night ever come ?

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Like for the law-men the librarian’s motto
Should always be “serve and protect” —
Protect the books and serve the readership !

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My haïku will always be free
As they are not bound by any form
But still cost me dearly to spawn

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Deserved end

I am exasperated by human behaviours. Most animals will never shit where they eat and will never hurt others unless in self-defence, self-preservation or to eat. While humans, lately, don’t care about anyone but themselves and will go out of their way to hurt others simply by pleasure, by revenge or even for no reasons at all. It is a mean, selfish creature that is slowly killing everything on this planet just because it wants stuff. Frankly, why fight against our own destructive nature and try to save ourselves? Or why try to even give our worthless selves a peaceful end? Why not go all the way toward a well deserved end?

I wish I was a recluse, away from all this stupidity. But I am not, so I always do my best not to hurt anyone and to help when I can. To give the other cheek. And it hurts to see all the others not giving back the same respect. People act selfishly, stupidly, against their own interest because they don’t make the effort to understand, to learn, to follow logic. I am exasperated and I am afraid. Afraid that I will eventually become like them, a beast. I am already becoming grumpy and resentful. If it is indeed our true nature to be not an animal but a beast, maybe it is also for me a deserved end…

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Vérité évidente en soi?

Une expérience récente m’a fait me questionner sur le racisme et la controverse du “racisme inversé.” Un collègue (d’origine haïtienne) me faisait remarquer que si un blanc dit “il y a trop de noirs ici” ce serait définitivement du racisme. Par contre, lorsqu’un noir dit “il y a trop de blancs ici” (ou similairement “il n’y a pas assez de noirs ici”) ce n’est pas considéré comme du racisme. Pourtant, me disait-il, c’est exactement la même situation (en miroir) et c’est donc dans les faits aussi du racisme. Ou plutôt, c’est ce que bien des gens considère comme du “racisme inversé.” Pourtant, on fait tout un plat en décriant ce concept, en affirmant fortement que le “racisme inversé” n’existe pas, que c’est un mythe.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre cette controverse car j’ai moi-même souvent eut l’impression de subir ce racisme inversé. Pour moi, quand on me fait sentir mal simplement parce que je suis blanc ou que l’on me traite de raciste — moi qui pourtant fait toujours beaucoup d’efforts pour traiter les gens équitablement (cela arrive surtout quand je critique ou fait un reproche à une personne qui passe devant moi dans une ligne d’attente ou qui ne respecte pas un règlement; C’est sans doute un mécanisme de défense quand ils sont pris en défaut, de tout de suite sortir la carte du racisme même si elle n’est pas justifiée). Je ne peux certainement pas comprendre toute l’horreur de subir le racisme (quoi que je vois et ressens ce que mon épouse expérimente parfois) mais je crois pouvoir en comprendre la frustration — ce n’est certes pas amusant de constamment subir l’oppression juste à cause de la couleur de sa peau (alors que pourtant on ne fait jamais de discrimination parce que les gens sont blonds ou roux ou qu’ils ont les yeux bleus ou de gros nez). 

Cela ne devrait pas exister et c’est exaspérant et enrageant de le subir. Ce n’est toutefois pas une raison de passer ses frustrations sur les autres qui eux ne vous ont jamais rien fait. Je comprend que l’oppressé puisse développer de la haine pour l’oppresseur mais si il projète cette haine avec violence (verbale ou physique) contre lui (ou toute autre personne qui lui ressemble sans nécessairement ÊTRE un oppresseur lui-même) cela en fait un acte tout aussi répréhensible, et l’oppressé sombre aussi bas dans l’abîme moral que l’oppresseur. Cela ne fait que renforcer le mépris ou la haine de l’oppresseur, ou de la faire naître chez celui qui, jusqu’alors, n’avait aucune raison de la ressentir. C’est ainsi que se perpétue la haine dans un cycle éternel et que le feu du racisme couve toujours quelques part. Il faut l’éteindre, l’éradiquer à tout jamais. Car, au bout du compte, il n’y aura toujours qu’une seule race d’hommes sur terre: la race humaine.

L’argument contre le “racisme inversé” est que c’est la défense des blancs pour justifier leur racisme. Ce serait l’invention du mouvement alt-right, des suprémacistes blancs et des opposants à la discrimination positive. Il n’en demeure pas moins que le “racisme inversé” est un fait — mais est-il aussi grave que le racisme? Le problème tient en fait à la définition que chacun donne au “racisme inversé” et même au racisme. Peut être que le gens ne parlent pas de la même chose… Si il n’y a pas de concensus (un example est la différence de définition du “racisme inversé” entre les pages française et anglaise de Wikipedia!), on s’entend généralement à définir le racisme comme étant une oppression et exploitation perpétrée par une race dominante contre un groupe minoritaire (par exemple l’esclavage). Les minorités raciales ou ethniques n’ayant pas le pouvoir économique et/ou politique de nuire aux intérêts de la majorité blanche, il ne peut donc pas y avoir de “racisme inversé”. Dans ce cas-ci, il serait donc plus juste de parler de préjudice racial ou de discrimination inversée. Ou alors si une personne a de la haine envers une autre personne parce qu’elle est différente, c’est de la xénophobie. Au delà de tout cet excès de “political correctness”, je crois que c’est jouer avec les mots. Dans l’esprit du commun des mortels, si tu haït l’autre parce qu’il est d’une race différente, c’est du racisme peu importe la race ou le statut sociale.

Sidebar: Qui a oppressé qui en premier?… On en revient à un paradoxe du type de l’oeuf et de la poule qui me rappel beaucoup mon propre questionnement sur l’origine de la souveraineté au Québec: le canadien-anglais hait-il le québécois parce qu’il est souverainiste? Ou le québécois hait-il l’anglais parce qu’il est oppressé? Et est-il souverainiste parce qu’il hait l’anglais qui lui tape dessus parce qu’il est souverainiste? Allez donc savoir où tout cela a commencé! Probablement parce que le québécois hait l’anglais qui l’a conquit et, après une tentative échouée de génocide culturel (lisez le rapport Durham), il l’a oppressé en le gardant longtemps peu éduqué et pauvre. L’anglais hait le québécois qui persiste à être différent (catholique et francophone) et rebel. Mon père, qui a beaucoup voyagé dans l’ouest canadien dans les années ’50 et ’60, a été témoin de cette haine des anglais (voitures avec des plaques d’immatriculation du Québec prisent pour cibles, travailleur québécois tabassés, etc.) et c’est ce qui l’a rendu souverainiste. Ce n’est sans doute pas par hasard que Vallières nous a appelé les “nègres” blancs d’Amérique… Enfin, je m’égare.

Je comprend parfaitement que ce serait une fausse équivalence de prendre la “discrimination” faite envers les blancs par les noirs et de la comparer avec tout l’historique du racisme que ceux-ci ont subi (particulièrement dans le cas des noirs américains et du lourd passé de l’esclavage). De la même manière, la “discrimination” qui m’est faite lorsque l’on me traite de raciste (et la tentative d’intimidation que cela représente) n’est AUCUNEMENT comparable à l’échelle de l’humiliation, de la frustration  et de l’oppression ressenti par la personne de couleurs qui subie le racisme. Toutefois, de mon point de vue, ce que je ressent est de l’oppression aussi — juste à plus petite échelle — et qui ne devrait pas être rendue triviale juste parce que je suis blanc. C’est un peu la faute des média qui ont perpétué le mythe du noir violent et criminel — d’où la réaction immanquable de la vieille dame qui resserre sa sacoche contre elle quand un jeune noir entre dans la pièce ou monte dans l’autobus. Un mythe qui est exploité tant d’un côté comme de l’autre pour générer la peur et un malaise sociale… Et bien sûr, indépendamment de son appartenance ethnique, c’est d’abord le caractère et l’éducation d’un individu qui le fait agir de façon stupide, irréfléchie ou inconsidérée.

Je trouve quand même au peu insignifiant tout ce pointage de doigts, ce “il a commencé en premier” et ce “il me hait plus que je le hait”. Cela en est presque enfantin. Le racisme, peu importe qui le commet, est un acte condamnable. En bout du compte, toute le monde devrait être respectueux envers l’autre — peu importe la couleur de sa peau ou sa culture d’origine. Point.

Note: Le titre de ce billet, “Self evident truth?”, fait référence à la Déclaration d’indépendance Américaine qui proclame “Nous soutenons que ces vérités vont de soi, que tous les hommes sont créés égaux.” C’est beau l’idéalisme…

(Mise à jour: 2019/03/10)

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Apprendre

Il y a des gens qui parlent constamment de ce qu’ils savent — ou pensent savoir. Ils en font l’inventaire et en sont fier. Mais ils portent peu d’attention aux opinions variées des autres. En fait, pour apprendre il faut simplement écouter, être à l’affut de ce que l’on ne sait probablement pas. Il n’y a jamais de fin à ce que l’on peut apprendre. Aucune connaissance n’est insignifiante. Pour connaître le monde, il faut juste s’ouvrir à lui…

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